Un taux de croissance de 6, 8 % attendu en 2020 (BCEAO).

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Un taux de croissance de 6, 8 % attendu en 2020 (BCEAO).

Media7.info: Suite à une concertation avec les directeurs généraux des banques et établissements financiers du Sénégal, dans le cadre de leur rencontre trimestrielle, le directeur national de la BCEAO, Mouhamed Al Aminou Lo a fait un point sur la situation du système bancaire, les relations entre les banques et leurs clientèles mais aussi sur le cadrage macroéconomique pour le Sénégal et ses perspectives de croissance.

Au Sénégal, le taux de croissance dans le cadrage que la Banque centrale a fait, devrait ressortir à environ 6% en 2019 et il est attendu en 2020 à 6,8%, a informé M. Lo. Ce, dit-il, grâce au dynamisme du secteur tertiaire mais également aux dépenses d’investissements. Quant au déficit budgétaire, conformément aux critères de convergence de l’UEMOA, devrait ressortir aux alentours de 3%.

« Le déficit courant qui rend compte de nos relations avec l’extérieur devrait pour l’année 2019 s’améliorer même s’il reste encore négatif (8,4% en 2019 après 9,4 en 2018), en d’autres termes le Sénégal a besoin de l’épargne international pour financer sa balance des paiements », a déclaré Ahmadou Al Aminou Lo. Ceci est donc loin des normes communautaires qui est de 5% et s’explique, selon M. Lo, par « les importants investissements qui sont en cours au Sénégal et qui contiennent une bonne dose d’importation de biens d’équipements ».  A cela s’ajoute, la facture pétrolière et de la balance des biens mais aussi par la facture d’importation des produits alimentaires d’où « la nécessité pour le Sénégal de maitriser l’autosuffisance alimentaire et surtout pour les céréales ».

Les créances sur l’économie continuent à augmenter. Après un léger repli en 2018 de l’ordre de 5,9%, il est attendu en 2019 une hausse des crédits à l’économie au secteur privé de l’ordre de 8,1%. Selon le directeur national de la BCEAO, cette hausse devrait continuer en 2020 avec 10,1%. « C’est dire que nous attendons à ce que le système bancaire continue à financer l’économie. Les crédits à l’économie rapportés au Produit intérieur brut (PIB) qui est une mesure du degré de financiarisation de l’économie reste l’un des plus élevés en Afrique. Au Sénégal, nous sommes aux alentours de 33% ». Pour ce qui est de la situation du système bancaire à la fin de l’année 2019, sur la base des chiffres provisoires, les crédits ont augmenté de 8% comparés à l’année 2018 pour s’établir à 4 881 milliards de FCFA.

L’activité des établissements financiers de crédit est restée dynamique à la fin décembre 2019, à un rythme plus soutenu que l’année précédente, selon la BCEAO. Le total bilan des établissements de crédit est ressorti à 7 675,5 milliards à la fin décembre, en progression de 425,7 milliards (+5,9%) comparativement à la même période de l’année précédente. 

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