Présidentielle à Madagascar: certains candidats dénoncent des irrégularités

7

 Un agent électoral compte les vote lors du 1er tour de l’élection présidentielle à Madagascar, le 7 novembre 2018.

Deux jours après la présidentielle, le dépouillement continue sur la Grande Île. Pour l’instant, on connaît les résultats de seulement 6% des 24 000 bureaux de vote. Côté politique, les contestations pointent leur nez. Certains candidats dénoncent des irrégularités.

Dès ce jeudi, le candidat Hery Rajaonarimampianina a dénoncé des irrégularités. Dans un communiqué, l’ex-chef d’Etat a déploré un « fichier électoral non valide, la présence de bulletins déjà pré cochés, ainsi que des intimidations. Tout porte à croire que le vote de la population malgache a été victime de ces détournements, nous ne nous laisserons pas faire ».

Ce vendredi matin, c’est au camp de Marc Ravalomamana de pointer des anomalies. Selon le porte-parole du mouvement, dans certains districts, il y a eu beaucoup d’irrégularités. Des électeurs dont les noms ne figurent pas sur les listes, des signatures absentes, des anomalies qui « ont causé beaucoup de préjudices ».

Marginal

Réaction aussi de la délégation d’observateurs de l’Union européenne ce matin qui estime que « ces irrégularités sont marginales ». Le chef de mission Christian Preda reconnaît qu’il y a eu des problèmes, mais il s’agit « d’incidents mineurs dans seulement cinq bureaux. Des incidents plus sérieux ont été relevés, tels que des bourrages d’urnes ou un vote interrompu, mais ces incidents ne peuvent pas avoir un impact sur le résultat. Aucune élection n’est parfaite, précise-t-il. Avant d’ajouter, j’aimerais que les candidats qui maintenant attaquent le scrutin précisent les pourcentages. Parce que c’est une chose d’avoir des bulletins cochés, selon nos informations on a eu de citations comme ça, deux sur 25 000, vous voyez que c’est marginal. Il n’y a pas d’impact ».

Publications en temps réel

Christian Preda qui a également pointé du doigt les candidats qui publient les résultats même partiels avant l’annonce de la Céni. Des résultats que la Céni publie d’ailleurs en temps réel « par mesure de transparence et d’apaisement », a expliqué le vice-président de la Céni. « C’est long, mais nous devons attendre que les procès-verbaux envoyés des points les plus reculés arrivent à Antananarivo pour les comparer avec les PV scannés ». Officiellement, la Céni a jusqu’au 20 novembre pour annoncer les résultats.

RFI

Laisser une réponse

Entrer votre commentaire
Merci d'entrer votre nom