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Nouveau ministre du Pétrole et du Gaz : Quel profil pour remplacer Thierno Alassane Sall ?

Le 20 juillet passé, le quotidien « Libération » annonçait la suppression du département de l’Energie et son remplacement par un nouveau ministère du Pétrole et du Gaz.
Pour l’heure, personne ne sait ce qui se passe dans la tête du chef de l’Etat, si le changement annoncé devait se confirmer. Toutefois, le contenu, encore inconnu, des accords signés entre l’Etat du Sénégal et le pétro-gazier TOTAL et les chamboulements intervenus, récemment, à la Société africaine de raffinage (SAR) orientent les regards vers le profil du successeur de Thierno Alassane Sall.
En effet, depuis le 2 mai 2017, date de la démission de « TAS », le Sénégal est sans ministre de l’Energie. Le poste est placé sous l’autorité Premier ministre Boun Abdallah Dionne. En son temps, les augures annonçaient que le nouveau titulaire du poste ( ?) devrait être nommé au lendemain des législatives du 30 juillet 2017. Maintenant qu’on y est, qui va hériter du fromage qui aiguise bien des appétits ?

 

Ousmane Ndiaye (COS-PETROGAZ)
Le chef de l’Etat peut jeter son dévolu sur Ousmane Ndiaye qui fut, dans les années 90, son directeur général à PETROSEN. Celui-ci, qui a blanchi sous le harnais, est depuis le 10 novembre 2016 le secrétaire permanent du Comité d’Orientation Stratégique du Pétrole et du Gaz (COS-PETROGAZ). Diplômé de l’Ecole nationale supérieure des Techniques industrielles et des Mines d’Ales, et de HEC Paris, précédemment conseiller spécial à la Présidence de la République, l’expert et consultant international dispose de solides références dans ce secteur.
Aly Ngouye Ndiaye
Ministre en charge de l’Energie dans le premier gouvernement issu de la seconde alternance démocratique du 25 mars 2012, Aly Ngouye Ndiaye, qui est bien en cour auprès du président de la République, fait partie des favoris. Paradoxalement, c’est lui qui, le plus clair du temps, monte au front pour défendre le gouvernement face aux attaques de l’opposition. Qui plus est, en perspective de la présidentielle de 2019, la présence à l’Assemblée nationale de Ousmane Sonko, auteur d’un brûlot sur la gestion de la manne pétrolière et gazière, va exacerber le débat, politiquement polluant, afférent à la découverte d’importants gisements au Sénégal, sous le magistère de Macky Sall. Le phrasé tranchant de l’ancien directeur du Crédit de la Bhs est-il alors indispensable pour contenir les assauts programmés de ceux qui vont se servir de la bulle pétrolière comme on se servirait d’un filon?   
Seule ombre au tableau : l’actuel ministre des Mines est souvent la cible des lanceurs d’alerte qui ne lui attribuent pas le beau rôle dans l’affaire PETROTIM.
Maïmouna Ndoye Seck
Un polytechnicien peut en cacher un autre. Ejectée du ministère de l’Energie depuis juillet 2015, Maïmouna Ndoye Seck, qui s’occupe depuis lors du Tourisme et des Transports aériens, cristallise bien des regards. Elle est titulaire d’un master en gestion et économie de l’énergie   et fut conseillère, dans les années 2 000, du Premier ministre Macky Sall pour les questions énergétiques. Il nous est revenu qu’elle fut débarquée du ministère de l’Energie pour avoir refusé de cautionner les pratiques des lobbies qui gravitent autour de la Société africaine de raffinage. Cela, va-t-il constituer un obstacle pour son retour à la tête du nouveau ministère en charge du Pétrole et du Gaz ?
Makhtar Cissé, directeur général de la SENELEC
L’actuel directeur général de la SENELEC est crédité de bons résultats au sommet de la société d’électricité dont les contre-performances ont, par le passé, « électrocuté » les régimes de Abdou Diouf et de Abdoulaye Wade. Même s’il reste des survivances de délestage, l’ancien directeur général des Douanes, qui a poli, grâce à son passage à l’Inspection générale d’Etat ses attributs de gestionnaire rigoureux a permis à la SENELEC d’avoir un bénéfice d’exploitation de 30 milliards de F Cfa pour l’exercice 2016. Au rayon du contrôle des ressources de la compagnie, les comptes financiers sont rendus publics et certifiés. La subvention de l’Etat qui tournait autour de 180 milliards de F Cfa, annuellement, est devenue nulle. Toutes choses qui font que l’ex-directeur de cabinet du président de la République peut réintégrer le gouvernement et capitaliser sur sa dernière expérience pour coacher le ministre en charge du Pétrole et du Gaz.
Le grand mystère ?  
Tout est-il que le président de la République peut, contre toute attente, choisir un profil neuf pour déjouer les pronostics des cancans prompts à lire dans les courbes de la Providence le nom du futur patron de ce département hautement stratégique. Macky Sall qui est un ancien de PETROSEN ne doit pas, en définitive, avoir l’embarras du choix.

 

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