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Le célèbre sculpteur sénégalais Ousmane Sow est mort à l’âge 81 ans

Figure de l’art africain contemporain, le célèbre sculpteur sénégalais Ousmane Sow est mort jeudi 1er décembre à Dakar à l’âge de 81 ans. Il était connu pour ses sculptures monumentales de guerriers qui ont fait le tour du monde.

Il était une figure de l’art africain contemporain. Le célèbre sculpteur sénégalais Ousmane Sow est mort tôt jeudi 1er décembre à Dakar à l’âge de 81 ans, a annoncé sa famille. « Il emporte avec lui rêves et projets que son organisme trop fatigué n’a pas voulu suivre », ont déclaré ses proches.

Ousmane Sow était connu pour ses sculptures monumentales de guerriers qui ont fait le tour du monde. En 2013, il était devenu le premier Noir membre de l’Académie des Beaux-Arts de Paris.

Sculpteur-né

Né à Dakar en 1935, Ousmane Sow débarque à Paris à l’âge de 22 ans, où il vit de petits boulots, de nuits passées au chaud dans les commissariats parisiens, de l’hospitalité des uns et des autres, avant d’entrer à l’école Boris Dolto. Avant de s’accomplir dans sa passion, il se consacrera donc à un métier – lié au corps, évidemment. Il sera kinésithérapeute. Mais dès sa plus tendre enfance, Sow sait qu’il deviendra sculpteur. Sur les plages sénégalaises déjà, il ramassait des pierres pour les modeler, les façonner. « Vous renouvelez ce geste vieux comme l’humanité. Vous avez l’instinct du sculpteur », dit de lui Jean Cardot. Son maître d’école expose l’une de ses premières sculptures dans la classe. Un bon présage.

Il attendra pourtant ses 50 ans avant de se consacrer pleinement à son art. Il expose d’abord à Dakar, qu’il a rejoint en 1960, à l’Indépendance. De cette période sénégalaise, on retient surtout la gigantesque sculpture de plus de 50 mètres, appelée de manière grandiloquente « Monument de la renaissance africaine », et qu’il a édifiée en 2010 sous le regard bienveillant d’Abdulaye Wade. Sur le continent européen, son œuvre, moins colossale, est présentée en Allemagne, en Italie, en France. Sow s’intéresse à l’homme, à l’Africain, aux ethnies zoulous, masaïs, peuls, noubas.

Un succès international

Le succès est au rendez-vous. Son art dépasse les frontières. Sow devient l’un des créateurs contemporains les plus doués de sa génération. Il expose aux États-Unis, au Whitney Museum. « Ousmane Sow ne cisèle pas seulement la complexité des êtres et des choses, des instants et des événements, des émotions et des sentiments, il sait extraire l’énergie vivifiante de la terre pour créer l’Homme à l’image de l’Homme, il arrive à extirper de l’inerte la mémoire essentielle du vivant, sait l’emprisonner pour mieux la libérer, la contraindre pour mieux la magnifier », écrit à son propos l’écrivain John Marcus.

C’est en 1999 qu’il connaît la consécration, quand il expose ses sculptures sur le Pont des Arts, au-dessus de la Seine. Plus de trois millions de visiteurs viendront admirer ses « guerriers » et « lutteurs », massifs, magistraux. La même année, son œuvre consacrée à la bataille de Little Big Horn – ultime victoire du peuple sioux sur le général Custer avant l’extermination – fait l’unanimité. Pas moins de trente-cinq sculptures, hommes et chevaux font partie de cette œuvre unique.

Sur la fin de sa vie, Ousmane Sow a travaillé sur les personnalités qui l’ont marqué, notamment à travers une série de sculptures intitulée « Merci » parmi lesquelles on retrouve Victor Hugo, Toussaint Louverture, Martin Luther King ou encore son propre père…

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SOURCE: MEDIA

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