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Giannis, KAT : les nouveaux patrons sont prêts à rouler sur la NBA

NBA – Ils ont moins de 24 ans, ils ont les dents longues et ils pourraient casser la baraque cette saison. Zoom sur ces jeunes stars en devenir qui incarnent le futur de la ligue Nord-Américaine… mais aussi le présent.

 

Giannis Antetokounmpo à pas de géants

Le demi-dieu grec est déjà reconnu comme l’un des plus grands. Sorti de nulle part (littéralement) et drafté en 2013, le phénomène a inscrit au moins cinq points de plus en moyenne d’une année sur l’autre depuis son arrivée NBA. Il pointait d’ailleurs à presque 23 points par rencontre (22,9) la saison dernière. Avec à la clé une première sélection pour le All-Star Game. Juste récompense pour le premier homme à avoir bouclé un exercice parmi les vingt premières places aux points, aux rebonds, aux passes, aux contres et aux interceptions. Un monstre !

Sa progression est tellement fulgurante qu’il est facile d’oublier que le jeune prodige n’a toujours pas fêté ses 23 bougies. S’il maintient le cap, il devrait logiquement s’immiscer dans la course au MVP cette équipe. Son équipe en aura justement bien besoin. Les Bucks ne se sont pas particulièrement renforcés cet été. Ils ont misé sur la stabilité. Le but : suivre les exploits de leur héros pour scalper l’un des quatre cadors (Cleveland, Toronto, Boston et Washington) de la Conférence Est. L’avenir est en marche et il avance à pas de géants. Ceux de Giannis Antetokounmpo.

Karl-Anthony Towns, le roi des chiffres

A 21 ans, « KAT », comme il est surnommé, est devenu le premier basketteur NBA à compiler plus de 25 points et 12 rebonds par match tout en affichant plus de 54% de réussite dans le champ et plus de 36% à trois-points. Un OVNI. Ils ne sont que dix dans l’Histoire à avoir déjà dépassé la barre du 25-12 (points, rebonds). Dont un sacré paquet de légendes : Tim Duncan, Hakeem Olajuwon, Moses Malone ou Shaquille O’Neal pour ne citer que ceux-là.

Talent précoce, Towns marche sur les traces des plus grands. Mais ses statistiques individuelles ne suffisent pas (plus) à masquer le bilan collectif de sa franchise. Les Minnesota Timberwolves n’ont plus disputé les playoffs depuis 2004. Le gamin ne doit pas juste faire des chiffres, il doit faire gagner. Le patron, c’est lui. Pas le nouvel arrivant Jimmy Butler ou l’autre star montante Andrew Wiggins. Il est mieux entouré qu’il ne l’a jamais été depuis son arrivée en 2015. Les Wolves n’ont plus d’excuse : derrière lui, ils sont armés pour viser le top cinq à l’Ouest.

Nikola Jokic, la surprise du chef

Et si Denver fondait dans l’ombre la dynastie que personne ne voit venir ? Un peu comme Golden State il y a quatre ou cinq ans, la franchise du Colorado se construit intelligemment sur des bases solides. Alors oui, oser lui prédire un avenir aussi brillant qu’une équipe aussi dominatrice que celle des Stephen Curry, Kevin Durant et compagnie est exagéré. Mais les Nuggets vont faire du bruit cette saison. Et ça, c’est surtout grâce à Nikola Jokic.

Le Serbe s’est imposé comme la pierre angulaire d’une organisation qui se cherchait justement un nouveau visage depuis plusieurs années. Il a clairement passé un cap la saison dernière (presque 17 points, 10 rebonds et 5 passes par rencontre). Le voilà bombardé ingénieur en chef d’une machine offensive capable de donner de grosses sueurs froides à toutes les armadas de la Conférence Ouest. En attendant d’éventuellement prendre un jour le contrôle de la ligue, Denver a tout de l’équipe surprise de la saison à venir.

Embiid, Porzingis et les autres

Que ce soit à Philadelphie, New York ou Phoenix, il y a des jeunes talents prêts à éclore aux quatre coins des Etats-Unis. Joel Embiid aura beaucoup à prouver après la signature de son contrat gigantesque de 148 millions de dollars sur cinq ans. Le Camerounais n’a joué que 31 matches en NBA et le voilà titulaire d’un salaire exorbitant. Normal, il est tellement fort à chaque fois qu’il est en bonne santé que ses dirigeants ne pouvaient laisser passer l’occasion. Si ses genoux tiennent le coup, les Sixers pourront peut-être prolonger leur saison au-delà du mois d’avril.

La tâche s’annonce plus compliquée pour Kristaps Porzingis et Devin Booker. En revanche, ils sont en bonne position pour faire exploser leurs compteurs personnels. Le Letton est (enfin) la seule star des Knicks tandis que l’arrière des Suns, auteur d’un match à 70 points l’an dernier, aura encore une fois carte blanche. Même topo aux Pacers où Myles Turner pourrait se révéler et peut-être même gratter une place au All-Star Game.

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