Crise au CNG : Matar Bâ donne sa position

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La crise dans l’arène est toujours d’actualité, malgré le contexte particulier lié au covid 19. Lors de son passage dans la « Tribune de l’ANPS » de ce samedi, le ministre des Sports est revenu sur la situation qui prévaut au sein de cette instance. Selon Matar Bâ, la lutte ne reprendra ses droits que lorsque les problèmes internes seront réglés. 

Depuis plusieurs mois déjà, des voix s’élèvent pour réclamer le départ du Dr Alioune Sarr, président du Comité national de gestion de la lutte (Cng). Après la récente sortie de l’ancien ministre des Sports Abdoulaye Makhtar Diop, invitant la tutelle à siffler la fin de la « récréation », l’’autorité en charge du sport a apporté sa réponse.  « J’ai dit que je ne veux pas entrer dans une polémique. Le Dr Alioune Sarr doit être occupé à 100% pour accompagner les Sénégalais à lutter contre cette maladie. Je ne peux pas parler de limogeage ou autre », a fait savoir Matar Bâ. Dans une récente sortie, le Dr Sarr avait réaffirmé sa volonté de poursuivre sa mission, malgré les « attaques » multiples. Toutefois, les derniers événements notés dans le milieu (suspension des arbitres) devraient pousser l’autorité à intervenir. Et à en croire le patron du sport sénégalais, la lutte ne reprendra que sur des bases claires. « Ce que je peux vous assurer, c’est qu’il n’y aura pas de lutte sans le règlement de ces problèmes », a assuré le ministre des Sports.

Vers une prolongation de la saison !

Les craintes d’une saison blanche hantent également les acteurs de ce sport, seulement quelques mois de la fin de la saison. Avec la situation sanitaire (Covid 19), promoteurs et lutteurs se retrouvent dans une délicate situation. La reprise de l’exercice en cours est plus que jamais hypothéquée. Mais au niveau de la tutelle, on garde encore espoir.  « Je ne vais pas me précipiter pour parler de saison blanche. Il y a des décisions qui ne devront pas venir du ministre. Mais les responsables doivent analyser et faire des propositions. Ce n’est pas une question technique, mais une affaire de santé publique. Toutes les décisions seront basées sur l’avis des autorités sanitaires », informe Matar Bâ. Le ministre des sports n’écarte pas une prolongation de la saison, mais cela dépendra des conditions du moment.  « Vous savez qu’il n’y a pas de combats de lutte durant l’hivernage. Mais si nous pouvons recommencer à la fin de la pandémie au mois de juillet, nous le ferons. Nous allons voir avec le CNG et les acteurs de la lutte, la solution appropriée. C’est pourquoi j’ai parlé d’une éclaircie sur une probable reprise. Nous allons écouter tout le monde. D’ailleurs, je vais faire des consultations pour prendre en charge les questions qui perturbent ou les obstacles qui sont en face de nous, pour une reprise », a-t-il détaillé.

Le MMA, une menace pour la lutte ?

Pas loin de la lutte, le MMA (Mixed martial art) se fait progressivement une place au Sénégal. Après le précurseur Bombardier, d’autres jeunes s’adonnent à ce sport émergent. Au Sénégal, de jeunes champions comme Moussa Togola font la fierté de cette discipline. Son ascension est fulgurante au point qu’elle est parfois considérée comme une « menace » pour la lutte avec frappe. Si le MMA n’est pas encore reconnu par les instances, les assurances du ministre des Sports devraient rassurer ceux qui militent pour sa pratique.  « Cette discipline s’implante petit à petit au Sénégal. Bombardier, Reug Reug et beaucoup d’autres pratiquent ce sport.  Le Sénégal a été même choisi pour abriter une compétition. Nous ne sommes pas encore dans les démarches pour installer cette discipline. Mais si ça devrait se faire, ce sera après une concertation avec tous les acteurs. Pour le moment, le Sénégal peut  abriter n’importe quelle compétition, si le cahier des charges est bien géré », a assuré Matar Bâ. Une position qui trouverait sans doute des échos favorables au niveau des défenseurs de ce sport qui gagne du terrain au Sénégal. 

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