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DAAKA 2017 : Pour s’assurer de la qualité du réseau, Abdou Karim SALL en visite à Madina Gounass

Pour une bonne couverture en réseau à l’occasion de la célébration de la 76e édition du Daaka de Madina Gounass qui a démarré samedi dernier, le Directeur général de l’ARTP, M. Abdou Karim SALL, a effectué une visite de terrain sur le site du Daaka de Madina Gounass, le Mardi 11 Avril 2017.

 

Le Dg de l’ARTP a en effet effectué ce déplacement pour s’approprier et constater de visu le dispositif mis en place afin de s’assurer que les opérateurs ont  mis en œuvre les directives qui devraient permettre aux  pèlerins présents au Daaka au cours des 10 jours de la retraite spirituelle et les journalistes d’opérer de bonnes communications à travers les lignes téléphoniques et par l’internet.

D’ailleurs, pour une bonne connectivité, une équipe technique de l’ARTP est déjà sur les lieux où elle va tout mettre en œuvre durant cette période du Daaka afin de veiller et de contrôler la qualité du service offert par les opérateurs. C’est donc une équipe de veille qui sera à la disposition des pèlerins 24/24.  

La principale mission de cette équipe consistera à transmettra en temps réels aux opérateurs les éventuels dysfonctionnements qui seront constatés dans la zone du Daaka et ses environs pour évidement apporter des réponses dans des délais précis.

Avant d’être reçu par le khalife pour effectuer sa « Ziara », le directeur de l’ARTP, Monsieur Sall en a profité de cette visite pour échanger avec les autorités administratives et religieuses.

C’est justement après ce moment que Monsieur Sall avec son staff ont été reçus par le Président du comité d’organisation du Daaka, Thierno Abdou Aziz Ba, et par El Hadji Thierno Amadou Tidiane Bâ, Khalife de Madina Gounass qui a formulé des prières pour la réussite de leur mission et celle du président de la République, Macky Sall.

Monsieur Abdou Karim SALL, était accompagné du Directeur du contrôle et de la qualité de service, du Directeur de l’Economie et des marchés de télécoms, du chef de département de la communication et du partenariat entre autres agents de la boîte. 

Kabirou Mbodj « Pas question de fusion Wari Tigo ou de licenciement »

Le Groupe Wari, actif dans les services financiers de proximité, dont le plus connu est le transfert d’argent, vient d’acquérir Tigo, le deuxième opérateur de téléphonie mobile au Sénégal, pour un montant de 78 milliards de francs Cfa, signant ainsi une diversification de ses activités. Son président directeur général, Kabirou Mbodj, qui affirme être actionnaire de Wari à 97%, explique, dans cet entretien, les raisons qui l’ont poussé à acquérir Tigo et évoque les perspectives qui s’offrent à la nouvelle entité, dans une « dynamique d’excellence », au profit des clients.

L’acquisition de l’opérateur de téléphonie Tigo, est-ce une opportunité qui était à saisir ou une volonté d’expansion et de diversification du groupe ?

« L’acquisition de Tigo et de différentes sociétés de Millicom que le Groupe Wari a achetées n’est pas une opportunité. L’opération résulte d’une volonté de compléter l’offre de Wari pour donner des services financiers aux populations sénégalaises. Nous pensons que cette combinaison de la plateforme Wari et des services de télécommunication va réellement apporter l’inclusion financière telle que souhaitée par les institutions étatiques, le régulateur, pour le plus grand bien des populations sénégalaises ».

Que ressentez-vous en entendant certains dire qu’ils vont désormais s’abonner en masse à Tigo et exprimer leur fierté de noter que c’est un Africain qui vient d’acquérir un groupe multinational de télécommunication ?

« J’ai ressenti beaucoup de fierté et cela me rend d’autant plus heureux de faire partie de ces Sénégalais qui ont senti cette fierté en se disant que c’est possible et que nous devrions le faire et nous aurions dû le faire avant. Je pense à tous ces valeureux chefs d’entreprises africains qui travaillent et qui sont freinés et brimés par tout le capital étranger des multinationales et qui devraient maintenant voir que c’est possible. Je suis content de voir que c’est nous qui l’avons fait en premier et que c’est une première en Afrique qu’une compagnie africaine rachète une multinationale. Mais, au-delà du principe et de l’effet, ce qu’il faut maintenant retenir, c’est le fait que d’autres capitaines d’industries accompagnent et poursuivent cette ambition. Nous en avons quelques-uns au Sénégal. Ce sont de valeureux capitaines d’industries qui, je l’espère, vont aller identifier les pans d’industries dans les secteurs d’activité et en prendre possession. Il est temps que l’on parle de l’Afrique. C’est le temps des Africains. C’est cela que nous avons essayé de montrer ».

Avez-vous bien mesuré le pari qui est le vôtre d’investir un domaine dans lequel s’activent deux autres opérateurs déjà bien implantés ? Et quel sera l’engagement sur la qualité ? 

« Nous sommes là en tant que consommateur sénégalais et pour challenger l’offre et la qualité des services qui sont offerts de façon générale. Nous souhaitons justement apporter un plus en termes de disponibilité de service et en termes de coûts. Je pense que c’est sur cet aspect que nous allons travailler à Tigo. Nous devons faire en sorte qu’au-delà de l’adhésion, de l’engouement qu’ont les populations sur le principe d’acquisition, qu’il y ait un engouement beaucoup plus fort par rapport à la qualité que nous comptons offrir et au système que nous allons créer avec Wari ».

Par ce rachat et au-delà de la téléphonie mobile, misez-vous sur d’autres créneaux et niches offerts par les technologies ?

« Nous sommes déjà dans les technologies. L’économie digitale est là. Elle est globale, accessible à tout le monde et s’impose, que ce soit dans les banques, de la téléphonie, des services administratifs, de la consommation. On y est de plain-pied. Il n’y a pas d’autres choses à inventer. Le monde de demain est déjà là, aujourd’hui. C’est pourquoi, l’acquisition de Tigo renforce notre stratégie d’offrir les services digitaux dont ont besoin les Africains. Nous voulons connecter l’Afrique au reste du monde ».

Cela veut-il dire que, demain, Wari sera dans la banque ?

Karibiou Mbodje« Wari est déjà dans la banque en tant que partenaire stratégique de presque l’ensemble du système bancaire sur le continent. Plus de 152 banques sont partenaires de la plateforme Wari. C’est quelque chose sur laquelle nous travaillons déjà ».

Comment comptez-vous gérer les deux activités qui, même si elles peuvent se compléter, sont quand même différentes ?

« Elles sont différentes, mais complémentaires. Il n’est pas question de fusion ou de plan de licenciement. L’intérêt dans le rachat de Tigo est de créer une vraie synergie entre deux entités fortes, au service des populations pour que, ensemble, on profite de l’expertise des employés de Tigo, de son management et de celui de Wari. Pour que chacune et ensemble ces deux entreprises puissent construire une vraie offre et faire comme Wari ».

Les facilités offertes par la téléphonie pour le transfert d’argent ont-elles pesé dans votre choix de racheter Tigo afin de constituer un groupe homogène avec des produits qui se complètent ? 

« La technologie sur le service que vous évoquez (les transferts d’argents), c’est un panel de services financiers. L’acquisition de Tigo, c’est pour permettre d’offrir la connectivité, quel que soit l’endroit où l’on est, que l’on puisse accéder aux services. L’inclusion financière, ce n’est pas seulement de disposer d’un compte bancaire, c’est de faire en sorte que l’on soit inclus économiquement. C’est ce que nous voulons apporter aux populations. Cette acquisition nous permettra d’être beaucoup plus proches d’elles ».

Cela semble paradoxal. Vous avez souvent dénoncé les sociétés de téléphonie qui ont intégré le secteur rentable du transfert d’argent. Pourquoi, alors, avoir racheté Tigo ?

« On n’est pas dans la même situation. Parce que Wari est une plateforme digitale qui permet aux banques d’offrir des services financiers de manière plus large et plus dense, à travers notre réseau de proximité. Le rôle de la finance doit revenir aux banques qui, pour exercer leur métier, disposent d’un agrément de la Banque centrale. C’est un métier bien distinct de celui d’opérateurs de télécom. L’acquisition de Tigo n’est pas une question de services financiers. A travers ce rachat, nous voulons repositionner le rôle d’un opérateur de télécom dans un environnement complet. Concernant l’environnement des services financiers, il faut voir ce que doit être un incubateur de télécom, c’est-à-dire de la connectivité, et tout faire pour rendre accessible les services financiers offerts par les banques ou par les institutions financières qui sont des partenaires de Wari ».

Avec cette acquisition et la mise en place d’un groupe intégré, quels sont vos objectifs stratégiques à court, moyen et long termes ?

« Les objectifs à court terme, c’est de rendre l’offre de Tigo plus attractive et faire en sorte que la qualité soit au rendez-vous. Nous voulons plus d’adhésion de la part des populations sénégalaises qui ont manifesté un grand engouement avec l’acquisition de Tigo. Le pari est de faire en sorte que la qualité, la pluralité des services et leur coût soient au rendez-vous. C’est ça notre volonté à court terme. Après, il s’agira de construire une autre offre qui sera plus alternative. L’idée est d’avoir cet écosystème qui a réussi à Wari et de le reproduire à travers le partenariat Tigo – Wari ».

Récemment, des problèmes avaient été notés dans le réseau de Wari. Qu’est-ce qui a été fait pour y remédier ?

« Des difficultés, on en retrouve dans tout système, mais elles sont reprises de façon insidieuse par certains concurrents pour faire croire qu’il y a des problèmes majeurs. Aujourd’hui, sur les millions de transactions effectuées sur la plateforme de Wari, s’il y a une dizaine qui pose problème, c’est vraiment insignifiant. Mais vous avez des structures concurrentes qui, au lieu de se concentrer sur une offre de meilleure qualité pour concurrencer Wari, préfèrent utiliser des procédés diffamatoires pour tenter de jeter l’opprobre sur nous. Mais l’adhésion encore plus grande des populations à notre endroit montre qu’il n’y a pas de problèmes à ce niveau, même si tout est à parfaire. Il ne faut pas oublier que même si Wari est devenu très populaire, il est quand même récent. Et chaque fois qu’un système grossit, il y a des ajustements à faire. Parce que notre intérêt est de construire chaque jour une offre encore beaucoup plus proche des populations et qui rencontre leur adhésion en réglant leurs problèmes quotidiens ».

La concurrence vous talonne de plus en plus. Comment comptez-vous faire pour maintenir votre avance ?

« Nous avons été les pionniers dans l’offre de services financiers digitaux au grand public. C’est ça qu’il faut préciser. Dans ces services, il y avait du transfert d’argent à côté d’autres services de paiement. La concurrence, c’est quelque chose de simple. Elle aide à innover, à renforcer la qualité des services et à réduire les coûts pour gagner l’adhésion des utilisateurs. C’est cela notre crédo. Nous sommes contents qu’il y ait la concurrence et nous souhaitons que les pouvoirs publics l’organisent pour qu’elle soit saine et équitable. Et à ce moment, les populations choisiront le service qui correspond le mieux à leurs attentes ».

Mettre sur la table environ 80 milliards n’a pas été une mince affaire. Comment a été conçu le montage financier ? Quelle est la part de fonds propres et quel est le niveau du financement complémentaire ? 

« Je pense que le plus important dans cette acquisition, ce n’est pas tellement le montant de l’acquisition, contrairement à l’intérêt qui est suscité. En fait, c’est une structure qui était à vendre et que nous avons achetée. Maintenant, pour les modalités d’achat, je ne pense pas que ce soit la chose la plus importante. Ce qui intéresse plutôt les Sénégalais, c’est de savoir qu’est-ce que nous comptons faire de cette société qui, aujourd’hui, intervient dans un secteur très sensible et qui fait appel à une offre de service au quotidien. Les services de téléphonie ne sont pas un luxe, mais un service public pour lequel aussi bien l’Etat, le régulateur que les populations accordent un intérêt particulier ».

D’aucuns estiment que vous êtes un prête-nom. Que leur répondez-vous ?

PDG Wari Tigo« Il faut vraiment le déplorer parce que vous avez des personnes qui, au lieu de travailler à trouver des offres pour une concurrence saine, n’ont d’autre chose à faire que de produire des allégations qui sont fausses et diffamatoires. C’est vraiment déplorable. Actuellement, Wari est présent dans 62 pays. On aurait pu faire comme certaines multinationales et investir ailleurs qu’au Sénégal. Mais on a réinvesti la totalité de nos revenus dans le pays. Je pense que c’est ce qu’il faut saluer. Il faut que les rumeurs fausses et diffamatoires soient décriées et que les populations ne soient pas abusées par les propos malveillants. Pour le reste, je pense que les populations mesurent bien exactement ce qu’a réalisé Wari depuis sa création. Notre parcours est complètement transparent. Les Sénégalais nous suivent depuis nos débuts en 2008. C’est ce que nous prônons et elles le constateront toujours au quotidien, aussi bien maintenant que dans l’avenir. Il n’y a absolument aucune personne qui est derrière Wari, à part les Sénégalais ».

Quelle est la géographie du capital de Wari ? Qui en est l’actionnaire majoritaire ? Certains susurrent même que vous êtes peut être un prête-nom. Que répondez-vous par rapport à ces commentaires ?

« Encore une fois, ce sont des allégations diffamatoires et réductrices. Il vaut mieux saluer les initiatives plutôt que d’essayer de penser qu’il y a toujours quelque chose de malsain derrière. C’est assez déplorable de ne pas avoir un esprit positif. La société Millicom détenait les trois sociétés au Sénégal que sont Sentel S.A., Data International et Mobile Cash. L’ensemble de ces trois structures, c’est-à-dire 100 %, appartiennent maintenant à Wari, un groupe détenu à 97 % par Kabirou Mbodj. Le reste du capital, soit 3 %, est détenu par les employés ou les anciens employés. Voilà la structure de notre capital. Dans le futur, il y aura des ouvertures parce que Wari s’internationalise et de grandes institutions sont en train de vouloir entrer dans le capital. Ce ne sont pas des Marocains, ni des Algériens et il n’y a pas quelqu’un qui est derrière et qui tire les ficelles. L’autre objectif est de redonner aux Sénégalais et aux Africains la propriété du groupe Wari pour que tout le monde en soit, en partie, propriétaire. Nous souhaitons que les retombées de cette grande aventure que nous essayons de construire puissent servir et profiter à tous ».

Wari avait connu, ces deux dernières années, une polémique opposant des actionnaires qui a atterri au tribunal. Où en est cette affaire ? Est-ce qu’elle a gêné ou retardé le processus d’acquisition de Tigo ?

« Il n’y a jamais eu un problème chez les actionnaires. La politique de Wari c’est de redistribuer. Ça fait partie de notre Adn. Quand j’ai créé la société, j’ai voulu donner des parts à des employés pour qu’ils puissent en bénéficier. C’est ce que je leur avais promis, c’est-à-dire créer une fierté et des revenus pour que tout le monde puisse en bénéficier. C’est ce que j’ai voulu faire. Malheureusement, cela a été détourné pour créer de la polémique par voie médiatique. Mais, il n’y a aucune incidence sur la vie de la société. La preuve, les personnes qui sont derrière pour dénigrer Wari ont été elles-mêmes condamnées, à savoir Jeune Afrique et d’autres journaux de la place qui ont relayé cette information et qui ont été condamnés pour diffamation par le Tribunal de Dakar ».

Après Total Sénégal, il y a un an, envisagez-vous une future introduction de Wari et Tigo en Bourse, à la Brvm notamment ? Dans le futur, une ouverture du capital de vos deux entités vers un actionnariat populaire est-elle possible ?

« Tout cela est non seulement possible, mais souhaitable car aujourd’hui, il en va de l’intérêt de l’entreprenariat sénégalais et africain que les gens comprennent que dans le monde, les mécanismes de financement les plus complets et les plus efficaces se font par les marchés et cela a l’avantage de créer un vrai engouement populaire. Déjà, on a noté avec intérêt l’engouement engendré par l’information de cette acquisition et le patriotisme au Sénégal. Cela nous rend fier et nous le saluons à juste titre. Fort de cela, nous voulons redonner aux populations sénégalaises la possession de cet outil que constitue Tigo qui est un outil de souveraineté et nous ferons en sorte que les populations se l’approprient. Oui, l’entrée en bourse est quelque chose qui est envisagée ».

C’est-à-dire aller en bourse et faire une ouverture sur l’actionnariat populaire ?

« Oui l’actionnariat populaire a toujours été une chose voulue par le groupe Wari. Nous travaillons là-dessus pour les deux entités ».

Avec l’acquisition de Tigo, est-ce qu’on peut désormais considérer Kabirou Mbodj comme un capitaine d’industrie ?

« La personne importe peu dans le dispositif. Si ce n’était l’engouement suscité par Wari, j’aurai souhaité rester anonyme. Cet engouement est encore plus fort avec l’acquisition de Tigo et m’oblige à me mettre au-devant de la scène. Mais un capitaine d’industrie, c’est un entrepreneur au départ. Pour cela, je sais que tous les entrepreneurs qui se lèvent tous les jours et qui se disent qu’il faut essayer de changer les choses sont à saluer. Il n’y a pas de profil qui soit plus haut que les autres. Il y a des degrés de réussite, mais ça n’enlève pas le mérite de l’ensemble des gens qui essayent. C’est tout cela qu’il faut saluer ».

Le fait d’être considéré comme un capitaine d’industrie, ça ne vous choque pas ?

Kabirou Mbodje Wari Tigo« Il n’y a pas à être choqué. Si c’est légitime, je l’accepte avec fierté et responsabilité. Parce que derrière, c’est un devoir qui s’impose. Nous devons offrir un service public, même si Wari est une société privée. Il y a donc une énorme responsabilité qui se renforce par l’adhésion des populations et nous voulons qu’elles soient encore plus fières de ce que nous faisons et beaucoup plus engagées à porter l’entreprenariat sénégalais et africain ».

Que vont représenter Tigo et Wari dans l’économie nationale en termes de chiffres d’affaire et d’emplois créés ?

« Ce sont les populations qui vont définir la qualité et l’envergure de l’utilisation qui va être faite des services que nous offrons aujourd’hui et pour le futur. Cet engouement va nous obliger à réfléchir plus fort à comment redonner aux Sénégalais cette force qu’ils ont créée en nous, en générant encore plus d’emplois. Aujourd’hui, avec 18.000 emplois directs, Wari est le premier créateur d’emplois et nous comptons accroître ce chiffre à travers tout l’écosystème que nous allons mettre sur pied. Le rôle de l’Etat est d’organiser l’économie. Il ne lui revient pas de créer des emplois, mais d’accompagner les entreprises. Et en développant les entreprises, on générera plus de revenus fiscaux pour l’Etat, ce qui lui permettra de construire plus d’infrastructures ».

Quelle sera votre stratégie à Tigo ? Ce sera la rupture ou la continuité ?

« Vous me permettrez de rassurer tous nos employés. Que ce soit ceux de Tigo ou de Wari. Ce que nous cherchons, c’est avant tout l’excellence et offrir les meilleurs des services. Il n’y a donc pas de chasse à l’homme, de politique de restriction ou de réduction d’emplois. L’objectif, aujourd’hui, est tourné vers les populations sénégalaises. Qu’est-ce que nous pouvons leur offrir de mieux, de plus adapté et de moins cher ? C’est ensemble que nous allons travailler, aussi bien les équipes de Tigo que celles de Wari, pour offrir ces performances aux populations ».

Vous êtes aussi un chantre de la préférence nationale. Comment appréciez-vous la position de l’Etat à l’endroit des opérateurs économiques nationaux ?

« Nous prônons la concurrence saine et un environnement juste et attentifs aux investisseurs nationaux. L’Etat ne peut pas tout faire. On a tendance à penser que c’est l’Etat qui crée les emplois. J’évoque avec respect le nom de Babacar Ngom et d’autres qui sont de véritables capitaines d’industrie au Sénégal. Au début, un entrepreneur défend son projet sans tout attendre de l’Etat. Notre préoccupation porte plutôt sur ce que nous pouvons apporter à notre pays. C’est ce que nous avons fait. Ce n’est pas une question d’argent, mais d’organisation. Il faut que nous, Sénégalais, nous mettions ensemble, que nous travaillions ensemble, ayons une stratégie commune, des ambitions communes et un destin commun. A ce moment-là, l’Etat pourra nous rejoindre et organiser cet engouement de solidarité. C’est ce qu’on attend de l’Etat. Il doit venir en dernier ressort pour organiser le cadre et faire en sorte que tout le monde puisse librement exercer sa profession ou son activité. Que chacun soit, de façon équitable, dans le système économique pour que l’ensemble de la population et des acteurs puisse en profiter. Je pense qu’on a le soutien de l’Etat et j’en suis content ».

Quels sont vos conseils aux jeunes Sénégalais pressés de créer des entreprises gagnantes ? Quelle est votre méthode managériale et entrepreneuriale ? 

« Il n’y a pas d’âge pour entreprendre. Il n’y a que la volonté de faire et de réussir. La seule limite, c’est le ciel. Si vous commencez une chose et que vous pensez que c’est ce qu’il fallait faire, il faut le continuer. Il ne faut pas vous arrêter que quand c’est fait et réalisé. Ce qui est important, c’est de se dire, à un moment donné, qu’on va créer une activité parce qu’on sait qu’elle peut rapporter de la valeur ajoutée à soi-même et aux gens à qui c’est destiné, c’est-à-dire à la population. Rien que pour cela, il faut se donner corps et âme, quelle que soit la dureté des épreuves, afin d’atteindre la réussite. C’est le conseil que j’apporte. Tous les rêves sont valables. Ne pas penser que les rêves ne sont pas à notre portée, c’est ce qui brise l’entreprenariat africain. Il faut décomplexer les Sénégalais. Je donne l’exemple de Coca-Cola dont l’origine était une petite structure à Atlanta. Cent ans plus tard, cette société est non seulement pérenne, mais est présente partout dans le monde. Cela veut dire qu’on a une opportunité de jouer sur un terrain mondial. Les outils sont là et les Sénégalais ont une capacité d’adaptation. Il faut décomplexer et l’environnement et l’ensemble du continent pour qu’ensemble on aille à la conquête de ce qui fait la réussite des grands groupes du monde entier et qui puisse nous permettre même de décider de notre avenir ».

(Entretien) Joyce S. Gotta : «Pourquoi Millicom a vendu Tigo à Wari»

La cession de Tigo à Wari est l’info économique qui a dominé l’actualité de ces derniers jours. Mme Joyce Sagoe Gotta, Directrice marketing de Tigo, dans cet entretien avec Seneweb, explique pourquoi Millicom a pris une telle décision. Elle s’exprime aussi sur l’avenir de l’opérateur de téléphonie et celui des employés de la boîte. Interview…

Mme Gotta, pourquoi Millicom a décidé de céder Tigo à Wari ?

Millicom a décidé de céder Tigo parce que cela fait partie de la stratégie globale du Groupe qui est de sortir progressivement de l’Afrique et d’investir un peu plus dans certains autres domaines en Amérique Latine où le business est beaucoup plus profitable. Donc c’est une stratégie Groupe, une vision décidée par le Groupe. Mais cela n’a pas été facile de sortir de Tigo Sénégal parce que la vente est intervenue au moment où depuis trois ans, l’entreprise était en pleine croissance. Depuis le lancement de la 3G, et avec les initiatives prises par la Direction générale, on a vu nos parts de marché augmenter. Nous avons lancé successivement Tigo Cash et Tigo Business. On a vu qu’en termes d’opérateur digital, on fait partie des meilleurs de la place. Donc c’est vraiment intervenu à un moment où ça n’a pas été facile de prendre la décision.

Est-ce que les difficultés antérieures, notamment les litiges avec l’État, n’ont pas conditionné ce retrait ?

Comme je l’ai dit tout à l’heure, c’est une stratégie du Groupe. Il faut dire que le Groupe a une certaine souveraineté en termes de décisions. Nous appartenons à un groupe qui a aussi des obligations vis-à-vis de ses actionnaires. Donc la stratégie est déjà établie et ça n’a rien à voir avec tous les litiges ou les situations précédentes ou ce qu’on a vécu avec les gouvernements antérieurs. Parce que, comme je l’ai dit, depuis trois ans, tout se passe très bien. Wari a fait une offre très intéressante, raison pour laquelle, en toute légitimité, le Groupe a décidé de céder Tigo Sénégal.

Est-ce que le secteur des télécommunications permettait de faire davantage de profits ?

Le marché est toujours intéressant. Il y a encore beaucoup de potentiel. Tigo Sénégal ne disparait pas. On est toujours au Sénégal et on a notre stratégie qui est en place. On continue la lutte pour grignoter des parts de marché. Depuis un bon bout de temps, on voit bien que le marché est actif et tous les acteurs sont très présents. Il y a des secteurs où nous sommes beaucoup plus avancés que d’autres. Mais il est clair qu’il y a des niches, notamment le secteur B to B où nous comptons faire des choses.

Tigo restera-t-il toujours tigo ? Le nom va-t-il changer ?

Je ne peux pas dévoiler la stratégie. Mais ce que je peux dire, c’est que les clients Tigo n’ont pas à s’inquiéter. Parce que pour l’instant et jusqu’à preuve du contraire, la marque Tigo reste. Après, bien évidemment, dans tout ce qui est décision de cession, il y a une stratégie qui sera mise en place. Mais pour cela, il faudra attendre que nous puissions discuter avec les équipes de Wari. Mais, ce qui est intéressant, et ce qui est vécu ici en interne, c’est de dire qu’aujourd’hui nous allons avoir des services encore plus convergents. Nous allons passer à une étape supérieure. Donc nous le voyons comme une opportunité pour réellement être encore plus forts sur le marché, plutôt qu’un risque. Parce que nous avons des clients qui nous font confiance. Il ne s’agit pas pour nous de les laisser tomber ou de passer à autre chose. C’est plutôt leur offrir plus avec les acquis de Wari. Il y a des compétences chez Wari que nous n’avons pas et il y a des compétences chez Tigo qu’on n’a pas chez Wari. Donc il y a une certaine complémentarité qui va naitre pour nous permettre d’être encore plus forts sur le marché.

Qu’en sera-t-il des travailleurs de Tigo ?

Pour les employés de Tigo, il n’y a aucun changement. Vous savez, dans ce type de transaction, les employés sont protégés par la loi. Et comme l’a dit récemment M. Kabirou Mbodje, il ne s’agit pas de venir casser un business. C’est plutôt utiliser les compétences en présence, qui ont fait de cette marque ce qu’elle est aujourd’hui, pour continuer l’œuvre. Donc c’est une synergie entre les forces. Mais dans la pratique, il ne s’agit pas de venir restructurer, bouleverser le business tel qu’il est. Notre activité est assez sensible et a besoin des hommes du sérail. L’organisation ne change pas en tant que telle. C’est le groupe qui devient plus fort, avec une empreinte locale plus forte.

La nationalité du nouveau propriétaire va-t-elle aussi constituer un nouvel atout pour Tigo ?

Je pense que oui. Mais il faut dire une chose, Tigo a toujours été une marque locale et considérée comme une marque locale. Nos produits sont locaux, ils n’ont pas été pensés ailleurs pour être exploités sur le marché. Ce sont des produits basés sur une étude de marché locale avec une équipe fortement locale avec des publicités locales. On a toujours été une marque locale et ça se voit sur le terrain. Un des éléments qu’on nous reconnait, c’est la proximité. Donc je pense que le côté local, on l’avait déjà. Et évidemment, le fait d’être avec Wari renforce ce sentiment parce que là on parle de nos origines. Et on sait maintenant que l’origine est maintenant sénégalaise et locale. Ça ne peut être qu’une fierté nationale. Donc c’est un vrai atout que ça renforce ce sentiment-là.

Votre dernier mot ?

Je remercie les clients pour la confiance qu’ils nous accordent. Si, en termes de croissance depuis trois ans, on en est arrivés là, c’est grâce à eux. J’aimerais remercier les clients qui nous suivent depuis la première heure. De Hello jusqu’à Tigo. Qu’ils soient rassurés que tout ce que nous faisons est pour leur accorder plus et je pense qu’ils ne seront pas déçus.

Téléphonie au Sénégal : L’ARTP reconnait un défaut de services

Il ya un réel problème de qualité de service au niveau de tous les opérateurs. Une confidence de l’Artp qui évaluait au deuxième jour de son séminaire, le contrôle et le suivi de la qos (quality of service). La qualité de service cette mission a toujours été prise en charge selon L’Artp qui reconnait cependant  des problèmes. Ainsi pour remédier à cela des concertations sont en vue et un protocole sera mis en œuvre avec des outils performants pour définir les canevas d’évaluation avec les acteurs concernés . D’ailleurs depuis l’an passé, l’Artp est en attente du rapport bilan pour pouvoir le présenter aux opérateurs afin de  corriger ainsi les insuffisances.
L’agence de régulation des télécommunications et des postes, loin de jouer aux gendarmes, estime être dans une logique de travailler pour être dans les temps. A l’heure actuelle des évaluations sont faites sur l’axe sud et le centre. Il ne reste que la partie nord. Seulement une évaluation parcellaire place Kédougou, région la moins favorisée en qualité de service.

MEDIA

Le DG de l’ARTP sur le rachat de Tigo par Wari : « Je n’ai pas été officiellement saisi »

L’Autorité de régulation des télécommunications et des postes (ARTP) n’a pas été officiellement saisie par l’opérateur de téléphonie mobile Tigo Sénégal concernant la cession de ses actifs au groupe Wari, a soutenu, jeudi à Saly (Mbour), son directeur général, Abdou Karim Sall.

« Je ne me prononcerai pas sur cette question étant donné que je n’ai reçu aucune correspondance officielle de Tigo me parlant de son intention de céder ses actifs à Wari », a répondu M. Sall à la question d’un journaliste.

S’exprimant en marge d’un séminaire de partage avec les journalistes sur les 15 ans de l’ARTP, Abdou Karim Sall a précisé que « la condition sine qua non d’une cession de concession, c’est l’approbation de l’Etat du Sénégal ».

« Si tel est le cas [rachat de Tigo par Wari], le Code des télécommunications dispose des moyens nous permettant de [valider] cette opération si nous avons l’accord des autorités’’, a encore ajouté M. Sall.

L’ARTP rappelle n’avoir attribué aucune licence 4G à un opérateur

L’Autorité de régulation des télécommunications et des postes (ARTP) n’a pas encore attribué une licence 4G à un opérateur de téléphonie mobile, a précisé, vendredi à Saly-Portudal (Mbour), son directeur général Abdou Karim Sall.

« Le seul opérateur qui a la 4G, et non la licence 4G, c’est la Sonatel (…) à travers le renouvellement de sa concession. Et nous avons profité de ce renouvellement pour élargir les périmètres de cette concession », a dit M. Sall à l’ouverture d’un séminaire d’information des journalistes organisé à l’occasion du 15e anniversaire de l’ARTP.

L’organe de régulation des télécommunications est prêt, selon son directeur général, à « négocier » avec tous les opérateurs de téléphonie mobile qui manifesteront la volonté de détenir la licence 4G.

« Nous n’avons pas encore attribué une licence 4G. Pour attribuer une licence, le Code des télécommunications exige de lancer un appel à candidatures. Cela a été fait en janvier 2015, mais ça a été infructueux », a rappelé Abdou Karim Sall.

Dans le cahier des charges des opérateurs de téléphonie mobile, a-t-il ajouté, « il n’était pas question de la 4G, c’est la raison pour laquelle nous avons modifié ce cahier avec la Sonatel (…) pour élargir la liste des services et des réseaux de sa nouvelle concession ».

« Ce n’est pas interdit qu’un autre opérateur négocie avec nous la modification de sa concession. Demain, un opérateur comme Tigo ou Expresso peut manifester sa volonté » de modifier le cahier des charges qui le lie à l’ARTP, a poursuivi M. Sall.

« D’ailleurs nous sommes en discussion avec eux (les opérateurs de téléphonie, Ndlr), sur la 4G. Rien n’interdit à l’autorité de régulation d’entamer la discussion avec un opérateur pour modifier son cahier des charges et d’y introduire la 4G », a-t-il précisé.

SOURCE: MEDIA

(VIDEO) ENTRETIEN AVEC DIEGO CAMBEROS , DG de Tigo Sénégal : « C’est la 1ère fois en Afrique qu’on voit une convergence entre services financiers et de télécommunications dans le monde digital…Kabirou est expérimenté »

De sa décision de céder Tigo à Kabirou Mbodje, Diego Camberos ne retient qu’une chose : son « enfant » a échu dans de bonnes mains. Celles d’un « homme expérimenté qui a bâti une impressionnante société financière. Dans cet entretien exclusif accordé à Dakaractu, l’homme d’affaires reviendra sur certains détails de la transaction et sur son avenir. ENTRETIEN…

Dakaractu : Les dernières nouvelles font état de l’achat de Tigo par le patron du groupe Wari, pouvez-vous nous révéler comment la transaction s’est faite ? Maintenant que la transaction est officialisée, pouvez-vous nous dire à combien elle s’élève ?

C’est une information publique maintenant, cela a été annoncé. Je vous invite à aller sur notre page Milicom et vous aurez tous les détails de la transaction et aussi le montant. C’est déjà publié dans notre page Web.

Peut-on dès lors considérer TIGO comme un produit local ?

Tigo a toujours été un produit local, je pense. Tous les produits que nous offrons dans la compagnie ont été créés au Sénégal. Donc, bien sûr, ce sont des produits locaux et cela ne va pas changer. Milicom est une multinationale certes, mais nous avons une équipe locale qui comprend le marché, Tigo est un produit local.

Pourquoi Milicom, la maison-mère de l’opérateur, a décidé de vendre ses actifs au Sénégal ?

C’était une décision difficile à prendre croyez-moi, en particulier à cause des bons résultats que nous avons réalisés ces trois dernières années. Nous avons beaucoup investi dans le pays, notre marque s’est beaucoup améliorée en perception, nous avons une équipe très passionnée, engagée, et très professionnelle. Mais, comme vous le savez, nous avons des responsabilités envers les actionnaires. Le groupe Wari est venu avec une offre très intéressante et nous pensons que c’est une grande opportunité pour amener nos deux compagnies à un niveau supérieur. En réalité, cette convergence avec les services financiers et les services télécoms est le futur. En fait, c’est la première fois qu’une compagnie de télécoms est rachetée par un opérateur financier. C’est une grande opportunité, la première en Afrique de voir réellement la convergence dans le monde digital, entre les services financiers et de télécommunications. Donc je suis sûr que le marché Sénégalais verra beaucoup d’innovations découlant de cela, et beaucoup d’offres pertinentes  pour s’ouvrir au monde. C’est une fusion très attrayante. Donc Milicom a eu raison d’accepter cette offre du groupe Wari.

La presse avait annoncé récemment votre démission pour rejoindre un groupe installé dans un des pays du Golfe était-ce un signe annonciateur de ce qui vient d’être conclu ? 

Cela n’a rien à voir avec la vente de la compagnie. Je voudrais exprimer ma gratitude au groupe Millicom. J’ai passé huit ans avec eux, et ils auraient souhaité que nous continuions ensemble. Mais c’est une décision familiale. Ma famille et moi avons passé huit ans en Afrique. Je pense que c’ est le moment de continuer ma carrière dans un continent où je n’ai pas encore travaillé : l’Asie. J’ai voulu d’ailleurs reconsidérer mon projet de départ avec l’arrivée de cette transaction car c’est réellement un challenge attractif et important dans notre industrie. Mais j’ai finalement décidé pour des raisons familiales. Il n’y a vraiment aucun lien avec la vente de la compagnie.

Coïncidence pour coïncidence on parlait de votre démission  alors que Tigo faisait l’objet d’un redressement fiscal de 5 milliards de francs CFA. La direction des Impôts, avait même lancé un Avis à tiers détenteur, avant de recueillir un milliard des comptes bancaires de l’opérateur de téléphonie mobile. Quelle est votre part de vérité ?

Toutes les entreprises du Sénégal font face à ces défis à la fin de chaque année. Alors, comme elles, Tigo fait face à ces problèmes de taxes dans la gestion normale de son business. Nous avons réglé cette situation comme toute autre entreprise qui pourrait faire face à des paiements de taxes au Sénégal. Donc encore une fois,  mon départ n’a rien à voir avec cela. 

Quelle est la situation de l’entreprise que vous  laissez au repreneur?

Je pense que le groupe Wari a vu la grande opportunité au regard des performances de la compagnie. Ces trois dernières années nous avons accru notre part de marché et augmenté nos revenus. Nous avons une croissance à deux chiffres ces deux dernières années. Nous avons lancé des innovations  comme Tigo business pour nos clients corporate et Tigo cash qui est notre service financier mobile. Nous avons changé complètement notre portefeuille de produits et notre marque est aujourd’hui beaucoup plus forte. Tout cela pour dire que la trajectoire de la compagnie est très claire. C’est pourquoi il a été difficile de prendre la décision de vendre au niveau de Millicom car nous sommes en très bonne position et nous nous améliorons continuellement. Je suis très fier d’en parler. Cela a pu être possible car nous avons une équipe formidable, professionnelle et engagée.

Maintenant que vous partez,  que va devenir le grand projet que vous aviez récemment initié, celui du Datacenter de Diamniadio?

C’est en cours. Je vous invite à y aller, les travaux sont en cours. Vous pouvez voir,  y entrer et le visiter. Nous projetons d’ici à la fin du mois de mars  de terminer les travaux et de le rendre fonctionnel. Rien ne change, nous poursuivons nos plans. Nous avons toujours les mêmes ambitions. Ce projet Datacenter continuera. Je peux vous dire que d’ici à la fin de mars vous verrez un Datacenter fonctionnel comme promis.

Vous partez alors que Tigo n’est pas encore détenteur de la 4 G, cela ne vous donne-t-il pas un goût d’inachevé ? 

C’est toujours un plaisir d’avoir la 4G, surtout pour quelqu’un qui dirige une compagnie de télécommunication digitale. Cependant, le sujet est toujours d’actualité, il y a toujours des démarches en cours. En attendant nous nous concentrons sur ce que nous avons. Nous avons agrandi et amélioré notre réseau internet 3G. Nous offrons aujourd’hui de l’internet de haute qualité à nos clients. Et ça a été un grand facteur de notre croissance. Nous sommes très contents de la qualité de l’internet que nous fournissons aujourd’hui. Mais cela, c’est la technologie. Nous parlons aujourd’hui de 4 G, demain on parlera de 5G, 6G. Ceci va avec la mouvance quotidienne des compagnies de technologie, une compagnie digitale. Bien sûr en tant que Directeur général d’une compagnie de télécommunication, on n’aimerait offrir toujours plus à nos clients. Mais en attendant nous nous focalisons sur ce que nous avons et nous nous assurons que le client en tire le meilleur. Et je peux vous assurer et je pense que vous le savez notre internet est de haute qualité, et nos clients le reconnaissent.  

Quel bilan tirez-vous de votre gestion à la tête de Tigo ?

Ce qui m’a marqué c’est l’équipe de Tigo Sénégal. J’ai du respect pour l’équipe que j’ai. J’ai une équipe formidable qui fait réellement la différence sur le marché, très engagée, très passionnée, et ils ont accepté le défi avec moi. Mes sentiments, mes remerciements vont à leur endroit car ils ont été vraiment fantastiques.

 La position de Tigo dans le secteur des télécoms au Sénégal vous satisfait-elle, aujourd’hui que vous partez? Comment appréciez-vous le niveau de la concurrence au Sénégal ?

Vous savez, le marché de la téléphonie est un marché très concurrentiel. Mais c’est un environnement est assez positif, je dirais. Nous avons reçu le soutien des autorités, du gouvernement. Il y a de la concurrence certes, mais le plus important est que le marché soit équilibré.  Et nous avons bénéficié du soutien des autorités pour améliorer cet équilibre sur le marché. C’est vraiment un bon partenariat qui a été mis en place .

Quels conseils donneriez-vous à Kabirou Mbodje qui va assurer la relève ?

Kabirou est un Directeur général très expérimenté. Ce qu’il a bâti à la tête du groupe Wari, est impressionnant. Je lui demanderais plutôt des conseils pour savoir comment il y est arrivé.  Il a été entreprenant, il a construit un business assez grand, et aujourd’hui il veut accélérer sa croissance. Alors les conseils seraient plutôt dans l’autre sens.

 Un mot sur votre présence au Sénégal ?

Je ne sens que de la gratitude envers le Sénégal. Ils m’ont accueilli ainsi que ma famille. Nous nous sommes sentis chez nous dès le premier jour, les gens sont formidables. Donc je n’ai rien d’autre à exprimer si ce n’est de la gratitude envers les autorités, ma grande équipe, le marché… Merci Sénégal ! C’est une grande partie de ma vie.

Peut-on savoir la prochaine destination de Diego Camberos et ses projets ? 

  Nous vivons dans un petit monde, spécialement dans l’univers des  télécommunications.  Je serais dans la télécommunication avec un groupe différent et un autre défi. On ne sait jamais. Je serai quelque part à côté…

source: dakaractu

Togo: deux médias audiovisuels interdits d’émettre

LOMÉ (AFP) – 

La Haute autorité de l?audiovisuel au Togo a retiré les fréquences de deux médias privés qui émettent depuis 10 ans, pour n?avoir pas rempli les « formalités préalables d?autorisation », a-t-on appris mardi auprès de l’institution.

La télévision La Chaîne du Futur (Lcf) et la radio City FM, qui appartiennent au groupe Sud Média, « n?ont obtenu aucune autorisation préalable avant de commencer à émettre en 2007″, a déclaré à l?AFP Mathias Ayena, deuxième rapporteur de la Haute autorité de l?audiovisuel et de la communication (Haac).

« Nous demandons simplement aux responsables de ces organes de faire une demande en bonne et due forme et nous allons analyser », a-t-il indiqué.

Tôt mardi matin, les deux médias ont effectivement cessé d?émettre, a constaté l?AFP.

Luc Abaki, directeur général du groupe Sud Media, juge la démarche de la Haac « illégale », assurant que « toutes les démarches » avaient été effectuées à plusieurs reprises pour soummettre le dossier.

« Nous n?allons pas défier l?autorité de régulation, raison pour laquelle nous avons décidé de suspendre nos émissions, le temps de faire des recours nécessaires », a-t-il toutefois précisé.

Dans un communiqué, l?ONG Amnesty International a dénoncé lundi soir « une attaque contre la liberté d?expression », estimant cette « sanction disproportionnellement lourde au vu des faits reprochés ».

L?autorité de régulation avait déjà fermé plusieurs médias en 2013, notamment la radio Légende FM pour « multiples dérapages », affirmant qu’elle diffusait de fausses informations durant les législatives.

Au Bénin voisin, trois médias proches de l’opposition – E-Télé, Eden TV, et Radio Soleil – avaient également été suspendus fin novembre-début décembre, avant d’être à nouveau été autorisés à émettre fin janvier par l’autorité de régulation de l’audiovisuel béninoise.

 

Le PDG du Groupe WARI Kabirou Mbodje a finalement acheté l’opérateur de téléphonie TIGO à 80 milliards

Nous avions annoncé en exclusivité il y a quelques jours les négociations, Et cela s’est finalement concrétisé. Selon des informations, le patron du groupe Wari, Kabirou Mbodje vient de finaliser avec les responsables du Groupe Millicom, l’achat du deuxième opérateur de téléphonie au Sénégal, TIGO.
A en croire toujours notre source, après quelques jours de négociations, l’achat de Tigo par le patron du groupe Wari, vient d’être effectif. Les deux parties ont déjà signé les papiers et la vente effectuée. Le montant de l’achat s’élève à près de 80 milliards de nos francs.
Il reste du côté de Kabirou Mbodje, d’attendre l’approbation de l’Etat du Sénégal en ce qui concerne les réglages de la licence. A la suite de cela, TIGO deviendra totalement un produit local et Karibou Mbodje et son groupe pourront démarrer leur exploitation.
Nous y reviendrons…

MEDIA

La France veut attirer davantage de talents avec un « French Tech Visa »

Bercy a précisé les contours du « French Tech Visa » – une procédure simplifiée d’obtention d’un titre de séjour pour les talents de la tech. Ce programme spécifique devrait être mis en place au printemps 2017.

Le dispositif français pour attirer des talents étrangers de la tech va s’étoffer dans les mois à venir avec le « French Tech Visa ». Le ministère de l’Économie a confirmé, jeudi 19 janvier, que cette procédure accélérée et simplifiée d’obtention d’un titre de séjour devrait entrer en vigueur « au printemps 2017″.

Le principe de ce programme avait été dévoilé par Axelle Lemaire, secrétaire d’État chargée du Numérique, deux jours plus tôt. Il concerne des fondateurs ou employés de start-up étrangère, des « talents étrangers » recrutés par des jeunes pousses françaises et des investisseurs étrangers spécialisés dans l’innovation.

Le « French Tech Visa » doit « attirer en France et faciliter l’accueil » de ces entrepreneurs très convoités « dans un contexte de compétition mondiale (où la France) doit mobiliser tous ses atouts pour internationaliser son écosystème de startup en renforçant son attractivité vis-à-vis des talents tech internationaux », souligne Bercy dans un communiqué.

French Tech Ticket

La mission French Tech, une structure qui incarne le label éponyme, juge que « la simplicité, la rapidité et la lisibilité des démarches administratives pour l’obtention d’un titre de séjour sont des critères importants pour les candidats et pour la réputation internationale ».

Le programme « French Tech Visa » simplifie les démarches pour obtenir le « passeport talent« , un visa de quatre ans introduit en 2016. Ce titre de séjour est censé faciliter la vie professionnelle des étrangers qui ne peuvent pas encore prétendre à la carte de résident.

Ce nouveau dispositif complète un autre programme, le « French Tech Ticket« , également destiné au monde de la tech et qui existe depuis 2015. Ce « ticket » d’entrée sur le territoire français s’adresse uniquement aux start-up qui viennent s’installer dans des incubateurs (structures d’accompagnement de projets) en France.

Hasard du calendrier, l’annonce du programme « French Tech Visa » intervient deux jours après que Facebook a annoncé avoir choisi Paris pour fonder son premier incubateur de start-up.

MEDIA

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