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Musique-Monde: Stromae  » A Dakar, je dois faire mes preuves »

stromae (1)L’artiste-musicien belge, originaire du Rwanda, Stromae, a déclaré qu’à Dakar, la capitale sénégalaise, où il donne mercredi soir (20h) le premier concert de sa première tournée africaine, comme pour les sept autres étapes, il devra faire ses preuves face au public pour le convaincre avec sa musique.

‘’Ici, il y a des attentes. Ce qu’on me raconte, c’est qu’il y a des gens qui connaissent +Papaoutai+ (son premier grand succès), mais pas forcément Stromae. Il y en a qui connaissent Stromae. Il y a tout ça. Je vais essayer de rencontrer ce public, de le saluer, de m’entendre avec lui et de le convaincre. Je n’ai jamais fait de concert ici, je dois faire mes preuves en fait », a-t-il affirmé, mardi, lors d’une conférence de presse.
Il a dit qu’il appréhendait cette première rencontre avec un public du continent africain, relevant qu’il a « peur de l’inconnu ». « J’appréhende un peu, pour être honnête, comme chaque continent sur lequel on a été et qu’on connaissait moins bien que celui où j’ai grandi (l’Europe) », a-t-il souligné.
Stroame a ajouté : « J’ai peur de l’inconnu, étant donné que je suis assez rigide et calculateur, forcément, dès que je suis face à l’inconnu. Je perds un peu mes moyens. C’est cet inconnu qui me fait un peu peur. Mais c’est l’excitation, évidemment. Comme chaque excitation lorsqu’on monte sur scène. C’est l’imprévu, c’est positif, c’est super. »
Cette « peur », a expliqué Stromae, est surtout liée à son caractère personnel. « J’aime bien savoir ce qui va se passer. Et forcément, quand je ne sais pas ce qui se passe, j’appréhende un petit peu, a-t-il insisté (…) Comme tous les publics que je découvre, j’appréhende, parce que je ne sais pas comment il va réagir. »
« Je ne sais pas s’il (le public dakarois) va réagir à mes blagues. En général, s’ils ne rigolent pas je suis plutôt content. J’appréhende, même s’il y a un vrai enthousiasme. Il y a quand même pas mal de gens qui promettent le déplacement. On ne sait jamais comment ça va se passer. Donc j’appréhende, comme quand on a été aux Etats-Unis. Mais c’est encore différent, parce qu’aux Etats-Unis, c’était un projet en développement », a-t-il indiqué.
Dakar, la capitale sénégalaise, est la première étape d’une tournée africaine qui va ensuite conduire le musicien belge à Praia, au Cap-Vert (16 mai), Douala, au Cameroun (19 mai), Abidjan, en Côte d’Ivoire (23 mai), Libreville, au Gabon (6 juin), Brazzaville, au Congo (10 juin), Kinshasa, en République démocratique du Congo (13 juin) et Kigali, au Rwanda (20 juin).
A propos de Dakar, il a dit son envie de « revivre les bons moments » qu’il y a passés en 2013 pour l’enregistrement d’un morceau de son album « Racine carrée ». « C’étaient des moments en soirée. On a fait un saut assez rapide sur Abidjan. Je vous passe tous les détails de sortie, mais c’étaient de super moments. Evidemment, on a envie de revivre ça », a-t-il dit dans un sourire.
Sur le choix des pays, « c’est plus des rencontres entre les promoteurs locaux et Karim (son manager), et puis des choix et des réalités de planning aussi, qui font qu’on ne peut pas passer partout », a expliqué Stromae.
« Si on pouvait passer partout, on l’aurait fait. On a essayé de passer plus ou moins partout. Evidemment, la priorité pour nous, c’étaient des pays francophones. C’était une façon de résumer le passage ici de la meilleure manière, en essayant de ne déplaire à personne. Avec le temps qui était imparti, évidemment », a-t-il ajouté.

APS

Sénégal-Politique: Pourquoi le Sénégal envoie- t-il plus de 2000 soldats auprès d’Arabie saoudite

Le Sénégal va envoyer 2 100 soldats en Arabie saoudite pour rejoindre la coalition internationale formée par Riyad. L’annonce, faite lundi, est loin de faire l’unanimité dans le pays.

Le Sénégal rejoint la coalition menée par Riyad au Yémen, qui inclut 10 pays dont, sur le continent, le Maroc, l’Égypte ou le Soudan. Le ministre sénégalais des Affaires étrangères, Mankeur Ndiaye, a annoncé lundi 4 mai l’envoi de 2 100 soldats en Arabie saoudite. Objectif affiché : lutter contre les rebelles chiites installés au Yémen et contre toute infiltration terroriste dans le pays.

Le président sénégalais, Macky Sall, « a décidé de répondre favorablement à la demande [de Riyad] en déployant un contingent de 2 100 hommes sur la terre sainte d’Arabie saoudite », a déclaré le chef de la diplomatie sénégalaise. Une décision qui ne fait pas l’unanimité, y compris parmi les députés de la majorité. Retour en trois points sur ce nouveau déploiement militaire.

Quelle sera la mission des troupes sénégalaises ?

Les 2 100 soldats déployés en Arabie Saoudite auront pour objectif de protéger les deux grands lieux sains de l’islam dans le pays. « La coalition internationale vise à assurer la sécurité des lieux saints de l’islam à Médine et à La Mecque », a précisé le ministre sénégalais des Affaires étrangères, sans donner davantage de détail.

Ce déploiement avait été demandé par l’Arabie saoudite le mois dernier, lors d’une visite de Macky Sall à Riyad. À son retour, le président sénégalais avait fait savoir qu’il réfléchissait au moyen d’accéder à la requête saoudienne.

Pourquoi le Sénégal s’engage-t-il aussi frontalement ?

Si l’engagement du Sénégal auprès de son allié sunnite n’est pas une surprise, la forme qu’il revet laisse certains observateurs dubitatifs. Parmi les pays engagés, le Sénégal est en effet l’un des rares (avec l’Égypte) à envoyer un contingent de cette envergure sur place. D’autant que Macky Sall ne s’est pas montré aussi va-t-en guerre sur le continent. Absent de l’offensive africaine contre Boko Haram, le Sénégal avait en revanche déployé quelque 800 hommes au Mali. Bien loin, donc, des quelque 2 000 soldats envoyés en Arabie Saoudite.

Ce qui fait dire à certains analystes que ce geste ne s’explique pas seulement par le biais de l’alliance stratégique, mais trouve aussi des explications économiques. « L’avantage le plus évident du Sénégal à s’engager militairement aux côtés de l’Arabie saoudite serait un rapprochement économique et politique entre les deux pays, mais aussi certainement des paiements comptant de la part de l’Arabie saoudite », explique ainsi Andrew Lebovich, spécialiste de l’Afrique de l’Ouest, interrogé par le Washington Post.

Comment l’engagement militaire du Sénégal a-t-il été accueilli ?

La classe politique a réagi avec fraîcheur à l’annonce de Mankeur Ndiaye, d’autant que la mesure n’a pas été soumise au débat à l’Assemblée nationale. Certains députés ont vertement critiqué la décision de Macky Sall, y compris au sein du camp présidentiel.

Le député Cheikh Oumar Sy s’est ainsi ouvertement opposé au déploiement des troupes sénégalaises dans la péninsule arabique, jugeant au micro de RFI que le Sénégal n’avait pas de rôle à jouer au Yémen. Avant d’avancer l’hypothèse de contreparties financières promises par Riyad : « Si l’Arabie saoudite a promis d’investir au Sénégal contre notre soutien militaire, c’est extrêmement dangereux. Nous ne devons pas échanger la vie de nos soldats pour des pétrodollars. »

Jeune Afrique

Sénégal-portrait – Mohamed Mbougar Sarr : « Lire apporte un surplus de vision politique »

Le Sénégalais Mohamed Mbougar Sarr, 24 ans, est le lauréat du prix Ahmadou-Kourouma, décerné le 1er mai à Genève, pour son roman « Terre Ceinte ». Interview.

« Je suis très ému de ce prix, que d’autres auraient tout autant mérité », a-t-il confié à Jeune Afrique. Nous l’avions rencontré une quinzaine de jours avant son sacre. Ce qui a changé depuis ? “Cela met la pression pour la suite : personne ne m’attendait, mais désormais les gens seront sûrement moins indulgents… le plus dur commence.” Voici l’interview du jeune auteur, recueillie dans un café parisien, situé en face de son éditeur, Présence africaine, dans le légendaire quartier latin, où de nombreux écrivains aimaient, et aiment toujours, trouver l’inspiration.

Jeune Afrique : Votre livre, Terre Ceinte, se déroule dans un pays inconnu que l’on devine dans le Sahel… En tant que Sénégalais, êtes-vous inquiet pour l’avenir de la région ?

Mohamed Mbougar Sarr : Cela me préoccupe, naturellement. Bien sûr le Mali, frontalier de mon pays, occupé en 2012 et qui, de façon assez transparente, est le pays que je mets en scène dans Terre Ceinte. J’ai toujours eu peur des frontières poreuses au Sahel. C’est, selon moi, un problème majeur pour la stabilité en l’Afrique de l’Ouest.

Le livre s’ouvre sur une exécution, celle d’un très jeune couple coupable de s’être aimé sans être marié, devant une foule passive. C’est d’une violence inouïe, très réaliste…

Il est très difficile, incongru même, de faire de la poésie sur un acte aussi rapide, sec et barbare qu’une lapidation ou une exécution. Il ne s’agit pas d’exagérer le minimalisme, mais de rendre les choses telles qu’elles sont, ou telles qu’elles peuvent être.

Dans votre récit, la population semble résignée face à la terreur islamiste. Manque-t-elle de courage ?

Une lecture possible est de la considérer comme faible. Mais le récit est en grande partie basé aussi, et surtout, sur l’histoire d’un journal clandestin et d’une résistance qui gagne la connivence d’une partie de la population. Je pense tout simplement que ces gens ont peur. Comment peut-on survivre dans une situation où la seule composante est la terreur ? J’essaie de démontrer que la peur n’est pas une fatalité et qu’on peut en faire plusieurs choses. Comme l’a écrit Montaigne avant moi, la peur est quelque chose de très ambivalent. La peur peut être à l’origine d’une action. On peut aussi la laisser nous submerger. Sartre a écrit : “Nous n’avons jamais été aussi libre que sous l’occupation allemande.” C’est paradoxalement en situation d’occupation que la liberté peut vraiment s’exprimer.

La résistance française pendant la Seconde guerre mondiale a-t-elle été une source majeure de ton inspiration ?

L’occupation allemande de la France et la résistance est une période qui m’a véritablement intéressée. Il y a beaucoup de romans, de textes, de témoignages sur cette période. Les romans de Joseph Kessel – L’armée des Ombres, par exemple, est un très beau roman de résistance -, les récits de la résistance au quotidien, le journal Combat, dans lequel ont écrit Camus et Malraux… sont des images et des atmosphères que j’ai eu à l’esprit au moment d’écrire.

On remarque en Afrique un sérieux recul de la lecture des livres. Vous avez lu cependant. Énormément et jeune. Comment expliquez-vous cela ?

Je suis de ceux qui croient que la lecture est d’abord une culture. Cette culture part d’un environnement familial : les parents doivent pousser légèrement l’enfant vers la lecture et l’habituer à la solitude de l’exercice, à son côté aride. Au Sénégal, le recul de la lecture est aussi lié à des raisons économiques. Beaucoup de familles n’ont pas les moyens de s’acheter des livres, qui restent très chers. À cela s’ajoute l’absence de structures éditoriales. Il y a cependant toujours moyen de lire. Encore faut-il avoir envie d’être émerveillé.

La démocratie, c’est d’abord pouvoir réfléchir et critiquer le choix qu’on nous propose.

L’avènement des nouvelles technologies ne devrait-il pas régler ce problème d’accès aux livres ?

Sur les progrès technologiques qui facilitent l’accès, je n’ai pas d’avis péjoratif. Je remarque tout de même qu’avec les écrans, la tentation de la distraction est beaucoup plus présente. La lecture est constamment interrompue, avec des hyperliens, des fenêtres qui s’ouvrent, de la lumière, l’état de la batterie… Je n’oppose pas livres et écrans, mais je préfère le livre. C’est la position typique pour se faire traiter de réactionnaire, de nostalgique ou d’élitiste. J’assume. J’ai écrit un long texte intitulé “Lecture numérique et sinéité” dans lequel j’essaie de démontrer que la lecture numérique est une lecture qui expose à beaucoup de manques.

Vous préparez un doctorat et l’éducation semble au coeur de vos préoccupations, notamment comme rempart à la radicalité…

L’école est la clé dans la mesure où le fanatisme religieux a pour lit l’ignorance. Nous ne pourrons nous en prémunir qu’en renforçant le rapport au savoir et à l’intelligence, le rapport à l’esprit critique sur soi, et sur ce que fait l’autre. Sans instruction il n’est pas possible de s’apercevoir qu’on est soi-même dans une forme d’acceptation béate de tout ce qui est proposé par la culture, l’héritage culturel ou par une religion.

Pour les processus démocratiques aussi, c’est important. La démocratie, c’est d’abord pouvoir réfléchir et critiquer le choix qu’on nous propose. Je ne crois pas que la démocratie se résume au multipartisme. Il faut de l’éducation profonde, à grande échelle.

Les leaders politiques actuels vous semblent-ils à la hauteur des enjeux?

Il manque aujourd’hui chez nos hommes politiques une vision. Il manque surtout des hommes de culture, cela se ressent dans leurs discours. Les points communs, selon moi, entre des Sankara ou des Lumumba, ce n’est pas tant qu’ils étaient des révolutionnaires avec un projet panafricain. C’est plutôt qu’ils étaient des hommes qui avaient beaucoup lu et avaient une solide culture. Je ne le sens plus chez beaucoup d’hommes politiques africains. Lire apporte pourtant un surplus de vision politique.

Jeune Afrique

Amérique-Etats-unis : La mort de Ben laden au coeur d’une nouvelle polémique

Au lendemain de la parution d’un article du célèbre journaliste américain Seymour Hersh remettant en cause la version officielle de la mort d’Oussama Ben Laden, la Maison Blanche a rejeté lundi les allégations de son auteur, les qualifiant de « sans fondement ».

Les États-Unis ont menti sur les conditions dans lesquelles Oussama Ben Laden a été tué en mai 2011. C’est en tout cas ce qui ressort d’une enquête-choc parue, le 11 mai, dans « London Review of Books ». Son auteur, l’ancien journaliste d’investigation Seymour Hersh, dénonce les « mensonges, inexactitudes et trahisons » dans la version officielle de la mort du chef d’Al-Qaïda.

Trois principaux « mensonges » de la version officielle, selon Hersh

1. Washington n’a pas mené seul l’opération. À l’en croire, les États-Unis n’auraient pas mené seuls l’opération, comme l’avait rapporté la Maison Blanche. Au contraire. L’administration américaine a collaboré avec les services de renseignement pakistanais pour mener à bien ce raid des forces spéciales américains contre la résidence où se cachait Ben Laden à Abbottabad, près d’Islamabad.

2. Ben Laden était prisonnier au Pakistan depuis 2006. Le journaliste américain conteste également  » [plusieurs] autres éléments du récit de l’administration Obama », notamment sur la localisation du leader d’Al-Qaïda. Selon lui, Ben Laden n’a pas été trouvé en pistant son messager par les services secrets américains, comme l’avait prétendu l’administration d’Obama.

>> Lire aussi : L’homme qui a tué Ben Laden raconte le raid d’Abbottabad au Pakistan

Sa localisation exacte aurait été indiquée par une source pakistanaise, moyennant 25 millions de dollars. Pour Seymour Hersh, Ben Laden ne se cachait donc pas à Abbottabad, mais il y était détenu par le Pakistan depuis 2006.

3. Le corps de Ben Laden n’a pas été jeté dans la mer. Dans son enquête, le lauréat du Prix Pulitzer et plusieurs fois distingué pour ses révélations sur le massacre de My Lai pendant la guerre du Vietnam ou encore le scandale de la prison d’Abou Ghraïb en Irak, remet enfin à cause la version officielle selon laquelle le corps de Ben Laden a été jeté dans la mer.

Se basant sur l’une de ses sources, Seymour Hersh affirme que la dépouille du leader d’Al-Qaïda aurait été dispersée en petits morceaux dans les monts, situés entre le Pakistan et l’Afghanistan.

>> Lire aussi : Dix choses à savoir sur Oussama Ben Laden

Washington maintient la version officielle

« Il y a trop d’inexactitudes et d’affirmations sans fondement dans cet article pour y répondre point par point », a retorqué, le 11 mai, Ned Price, porte-parole du Conseil de sécurité nationale (NSC).

Réaffirmant que ce raid fut « une opération américaine de bout en bout », le porte-parole du NSC souligne que « seul un tout petit cercle » de responsables américains étaient informés et que le président Barack Obama avait décidé, dès le début, de ne pas informer d’autres gouvernements, pas même le gouvernement pakistanais.

Jeune Afrique

Sénégal-Lutte-Portrait: Balla Gaye 2: « Les propos de Ahmed Aidara sur ma relation avec Malick Gackou n’engagent que lui-même »

Le lion de Guédiawaye cité dans une sortie du journaliste de la Zikfm, s’est finalement prononcé sur cette grande rumeur propagée par l’animateur de Teuss.

Balla Gaye 2 connu pour ses remerciements à l’endroit de son grand frère Malick Gackou après chacun de ses combats a foulé aux pieds les « révélations » du journaliste Ahmed Aidara.

« Ma relation avec Malick Gackou est au beau fixe et reste très saine. Il m’a soutenu dès le début de ma carrière. Il a été d’un grand apport pour l’école de lutte Balla Gaye dont je suis aujourd’hui le porte-flambeau. Je lui en suis reconnaissant et je le serai pour toujours. Il est mon grand frère et le restera pour moi et pour les jeunes de Guediawaye qu’il a toujours soutenu et accompagné », déclare le lutteur approché par notre source.
Rappelons que les propos de Ahmed Aidara concernent aussi Youssou Ndour, son ancien patron, Aliou Sall et le couple présidentiel.

« Les propos de Ahmed Aidara n’engagent que lui-même. Je n’ai jamais entretenu une telle conversion avec lui », conclut Balla Gaye 2 avant qu’un autre pensionnaire de l’écurie ne rajoute ce qui suit : « Malick Gackou n’a que Guédiawaye et nous jeunes de Guédiawaye aussi n’avons que lui. Qu’on arrête de vouloir nous mettre en mal avec lui ».

Afrique-Nigéria: Goodluck Jonathan : « J’ai été trahi par mon entourage »

C’est le 29 mai prochain que le président sortant nigérian, Goodluck Jonathan devra céder le pouvoir à son successeur Muhammadu Buhari qui est sorti gagnant de l’élection présidentielle du 28 mars dernier. Mais avant, M. Jonathan passa aux aveux. Il affirme que les amis et ses soutiens l’ont lâché.

Au cours d’une messe d’adieu organisée dimanche dernier à Lagos, Goodluck Jonathan, défait par le général Muhammadu Buhari, a déclaré que  nombreux de ses partisans ou membres de son parti sont passés dans le camp adverse en rejoignant le parti de Buhari et d’autres se sont répandus en critiques sévères à l’encontre de sa personne.

« Certaines décisions difficiles ont un prix. Il n’y a aucun doute là-dessus. Cela a été une décision très lourde, mais je dois être prêt à payer », a déclaré M. Jonathan.

Pour l’ancien président, chaque décision qu’il prenait rencontrait des oppositions au sein de son entourage.

« Si vous prenez certaines décisions, vous devriez savoir que même des personnes proches de vous, vous abandonneront à un moment», a-t-il dit avant d’affirmer qu’il n’était pas surpris par ces désertions, ni par ces déclarations d’anciens loyalistes.

M. Jonathan pense être incompris de son camp et compare son épreuve à celle de l’ancien président sud-africain Frederik de Klerk quand il avait décidé d’abolir la domination de la minorité blanche.

Sachant qu’il n’avait plus rien à faire, Goodluck Jonathan avait appelé le 31 mars dernier son rival pour le féliciter, avant de reconnaître publiquement sa défaite.

Son attitude a ravi la vedette à la victoire de son challenger et a été applaudie tant par les Nigérians que par la communauté internationale. Pour preuve, Barack Obama a salué cette attitude en qualifiant Goodlock Jonathan d’un «véritable homme d’État ».

Par la reconnaissance de sa défaite, M. Jonathan a apaisé les tensions dans le pays à l’issue des élections les plus serrées de l’histoire du pays. Il est le premier président nigérian à concéder sa défaite après avoir perdu les élections.

Afrique-Guinée: Des femmes marchent à Nzérékoré pour réclamer le retour de Dadis Camara

Une manifestation était organisée pour réclamer le retour de l’ancien chef de la junte, Moussa Dadis Camara, originaire de Guinée forestière et en exil au Burkina Faso.calb5911calb4365dadis_camara_fasso_jpg_jpg-300x272

Des centaines de femmes, selon les organisatrices, ont marché vendredi 8 mai dans la ville de Nzérékoré, capitale administrative de la Guinée forestière, à 1000 km au sud-est du pays. Elles réclamaient le retour du capitaine Moussa Dadis Camara, ex-chef de la junte au pouvoir (décembre 2008-décembre 2009) qui vit en exil à Ouagadougou, la capitale burkinabé.

Hélène Zogbélémou, présidente du Mouvement des femmes forestières pour le retour de Moïse Dadis Camara, créé depuis deux mois, s’est réjouie du bon déroulement de la marche qui est partie du gouvernorat, en passant par la cathédrale, la place des martyrs et le marché régional pour revenir au point de départ.

« Des centaines de femmes y ont pris part. Nous réclamons le retour de Dadis, qui était en convalescence. On suppose que tout va bien chez lui, après cinq ans. Il doit revenir chez lui, maintenant. »

La chute de Blaise inquiète les partisans de Dadis

La chute de Blaise Compaoré a été une mauvaise nouvelle pour Hélène Zogbélémou et ses camarades du mouvement. « C’est déplorable que nous n’ayons aucune nouvelle de lui. Après le départ de son tuteur, nous craignons pour sa vie et nous nous demandons s’il va bien. Chaque fois que nous posons ces inquiétudes, il n’y a personne pour nous répondre. On espère que cette fois on aura une réponse, à défaut nous reprendrons la marche. »

« Appelez-le désormais monsieur Camara »

Jusque-là relevant du Bataillon autonome des troupes aéroportées, l’ex-chef de la junte militaire a officiellement démissionné en avril dernier de l’armée guinéenne. « Appelez-le désormais monsieur Moussa Dadis Camara », a conseillé son avocat, Me Jean Baptiste Jocamey Haba. Son client a déjà été désigné président du parti Force patriotique pour la démocratie et le développement (FPDD). « Il a pris acte de sa désignation et va se prononcer officiellement dans les jours qui viennent », a précisé Me Haba, qui a démenti les informations sur la candidature de Dadis Camara à la présidentielle d’octobre prochain.

La présidente du Mouvement des femmes forestières pour le retour de Moïse Dadis Camara a aussi rejeté tout rapprochement avec le FPDD. « Nous sommes apolitiques. Nous sommes mêmes confuses par rapport au parti qui est créé », a rassuré Hélène Zogbélémou.

Moussa Dadis Camara reste très populaire à Nzérékoré, notamment, sa préfecture d’origine, où il ne s’est plus rendu depuis les obsèques de sa mère, en avril 2013. 

Jeune Afrique

Sénégal-Economie : Le gouvernement invité à investir sur le dividende démographique

La Représentante-résidente du Fonds des Nations unies pour la population (FNUAP), Andréa Wojnar Diagne, a invité, mardi à Dakar, le gouvernement à investir sur le dividende démographique voire sa ‘’forte proportion de jeunes en âge de travailler’’, à travers ‘’une feuille de route multisectorielle’’, pour accroitre sa croissance économique.

 »La forte proportion des jeunes en âge de travailler constitue une opportunité et peut contribuer à l’accélération de la croissance économique, c’est ce qu’on appelle le dividende démographique’’, a-t-elle dit.

 »La référence au dividende démographique dans le Plan Sénégal émergent (PSE) (…) doit être maintenant opérationnalisée à travers une feuille de route multisectorielle suivie au plus haut niveau avec une analyse très poussée et un engagement soutenu’’, a ajouté Mme Diagne.

Elle intervenait lors d’un atelier de lancement de la capture du dividende démographique organisé par le ministère de l’Economie, des Finances et du Plan et l’UNFPA.

La rencontre a pour objectif de ‘’de créer une véritable synergie dans le processus d’élaboration du document de référence pour la capture du dividende démographique’’.

Selon la Représentante- résidente, ‘’des études ont démontré que la fenêtre du dividende démographique n’est ouverte que sur une période limitée d’environ 50ans’’.

 »Le dividende démographique ne se réalise pas automatiquement. Pour une soixantaine de pays dont le Sénégal, l’exploitation du bonus démographique dépendra des politiques et des investissements sur les jeunes et de l’appropriation de la population elle-même », a-t-elle souligné.

Mme Diagne a indiqué que la frange des adolescents et des jeunes  »est à un niveau jamais atteint dans l’histoire du monde avec 1, 8 milliard de personnes âgées entre 15 et 24 ans », citant un rapport du Fond des Nations unies pour la population de 2014 sur l’état de la population mondiale.

Aussi a-t-elle évoqué, dans le contexte de définition de nouveaux programmes de développement post 2015, la possibilité de relancer ‘’la réalisation des objectifs de développement durable (…) en intégrant le lien inextricable entre les droits humains, la dynamique de la population et la croissance économique ».

Selon elle, le développement durable passe par la réponse aux besoins des jeunes, l’autonomisation des femmes et l’assurance que la santé et les droits en matière de sexualité et de reproduction sont garantis.

 »Ces problématiques doivent être au cœur de l’agenda post 2015 afin de mieux assurer que les générations présentes et futures soient créatives et capables de bâtir une société résiliente », a-t-elle soutenu, ajoutant que le poids démographique des jeunes  »est un défi majeur ».

De son coté, le secrétaire général du ministère de l’Economie, des Finances et du Plan, Cheikh Tidiane Diop a indiqué que le Sénégal présente ‘’à ce jour des conditions satisfaisantes de l’évolution de sa population pour la capture du dividende démographique’’.

‘’Notre pays se situe dans la 3eme phase de sa transition démographique caractérisée par une baisse de la fécondité et une poursuite de la baisse de la mortalité’’, a-t-il dit.

M. Diop a aussi expliqué que le dividende démographique  »exige des politiques sociales et économiques ambitieuses qui se manifeste par la croissance économique accéléré résultant du changement de la structure par âge d’une population suite à une baise de la fécondité et de la mortalité ».

APS

Afrique-FootballL’Ivoirien François Zahoui, nouveau coach du Niger

ZAHOUILa Fédération nigérienne de football a confié son équipe nationale à François Zahoui. L’Ivoirien conduira le Mena durant les éliminatoires de la Coupe d’Afrique des nations 2017 (groupe K, avec le Sénégal, la Namibie et le Burundi).

La Fédération nigérienne (Fénifoot) a trouvé un sélectionneur pour son équipe nationale, à un mois du début des éliminatoires pour la Coupe d’Afrique des nations 2017. Il s’agit de l’Ivoirien François Zahoui, vice-champion d’Afrique avec son pays, en 2012.

François Zahoui a été choisi parmi une liste de 24 prétendants, pour succéder à l’Allemand Gernot Rohr. Le ministère des Sports du Niger préférait un entraîneur local. La Fénifoot et le ministère ont donc trouvé un compromis en engageant un technicien africain et expérimenté.

Renouer avec la CAN

François Zahoui a achevé un court passage sur le banc de l’AS Kaloum, après l’élimination du club guinéen en Ligue des champions.

La tâche de l’ex-attaquant d’Ascoli (Italie), de Nancy et de Toulon (France) sera d’emmener le Mena à la CAN 2017.

Les Nigériens avaient disputé pour la première fois la Coupe d’Afrique en 2012, s’étaient ensuite qualifiés pour l’édition 2013, mais ils avaient manqué la CAN 2015.

Ils débuteront les éliminatoires de la CAN 2017 le 14 mai face à la Namibie, dans un groupe K qui compte également le Sénégal et le Burundi.

RFI

Sénégal-Education : Les questions de qualité au centre des préoccupations

Les questions de la qualité de l’Education demeurent au centre des préoccupations de tous les pays en Afrique Subsaharienne dans l’élaboration de l’agenda post-2015, selon le Directeur de la Planification et de la Réforme de l’Education, soulignant que les progrès dans l’accès  »n’ont pas été toujours suivis par des avancées très significatives dans le domaine de la qualité des apprentissages’’.

‘’L’agenda post 2015 devra accorder beaucoup d’importance à la qualité au sens holistique du terme pas seulement qualité des apprentissages mais la qualité des curricula, des enseignants, de l’environnement physique et pédagogique entre autres’’, a soutenu Djibril Ndiaye Diouf en marge de l’ouverture mardi de la réunion des circonscriptions africaines du Partenariat mondial pour l’Education (PME).

Le Partenariat mondial pour l’Education organise à Dakar une rencontre préparatoire de 4 jours de la réunion de son Conseil d’administration prévue en Corée à Séoul les 22 et 23 mai 2015 en marge du Forum mondial sur l’Education (19- 22 mai).

Pour l’agenda post 2015 qui sera élaboré au cours de ce forum, les ministres d’Education de l’Afrique subsaharienne ont déjà, non seulement, validé le projet d’agenda, mais aussi formulé des recommandations à prendre en compte depuis la réunion de Kigali tenue en février 2015, a expliqué Djibril Ndiaye Diouf.

 »Un autre point extrêmement important pris en compte par les ministres en charge de l’Education c’est l’équité’’, a t –il ajouté. En effet, a expliqué Djibril Ndiaye Diouf, beaucoup de progrès ont été faits en Afrique dans le domaine de l’accès mais il y a encore énormément d’enfants exclus du système d’éducation ou qui sont dans des modèles alternatifs qu’il convient de prendre en charge.

Il s’agit de l’équité  »sous tous les angles en termes de genre, de résorption des disparités et de prise en compte de la demande et d’inclusion pour les enfants souffrant d’handicaps’’, a t –il ajouté.

L’éducation qualifiante des jeunes devient aussi  »un impératif pour le devenir économique social et culturel de nos pays », a ajouté le DPRE.

Avant chaque Conseil d’administration du Partenariat mondial de l’Education, les trois circonscriptions africaines qui regroupent 37 pays se réunissent pour échanger sur tous les points décisionnels, harmoniser les positions pour que les représentants de ces pays au niveau du Conseil d’administration puissent porter des points de vue harmonisés et partagés par l’ensemble des pays.

Le PME est un mécanisme qui permet des échanges Sud-Sud en termes d’expériences et de bonnes pratiques dans le domaine de l’Education, selon le Responsable pays au niveau du secrétariat du PME, Douglas Lehman.

La réunion des circonscriptions permet aux différents pays membres de discuter des projets de décisions autour des allocations des plans sectoriels avec les conseillers techniques et des directeurs de planification qui prennent part à cette rencontre , a t –il ajouté

Les questions abordées lors de la réunion de Dakar auront trait à l’élaboration, la mise en œuvre des plans sectoriels pays, des points de vue sur la conception du nouveau plan stratégique du PME (2016-2020) et affiner des plans d’action et de communication pour chaque circonscription mais aussi entre les circonscriptions pour améliorer la fonctionnalité.

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