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EL HADJ AMAR LÔ GAYDEL (ARD Deekal Yakaar ) :  » Nous exigeons un audit du système d’achat et de distribution des semences « 

À Darou Diop (15 kilomètres de Darou Moukhty) où il tenait un meeting en perspective des élections législatives, la tête de liste de l’Ard Deekal Yakaar a démarré son discours par déplorer le faible niveau de vie des populations, le manque d’infrastructures médicales au niveau des localités déjà visitées et les terribles difficultés qui plombent le quotidien des paysans.

Pour El Hadj Amar Lô Gaydel, il y a nécessité pour l’État  du Sénégal de prendre ses responsabilités par rapport aux conditions d’existence du monde rural pour limiter les dégâts. Le maire de Sagatta de dénoncer ainsi  » la négligence féroce des préoccupations des populations et surtout des paysans  », avant de demander l’audit du système d’achat et de distribution des semences  ».  Se confiant à la presse, il dira que la chaîne de distribution est coupée quelque part. C’est ce qui cause, précise-t-il, le fait que les potentiels bénéficiaires sont laissés en rade.  » Tous ces milliards versés au titre de la subvention ne profitent pas au monde paysan.  »

Autre point abordé, le cas de la Sonatel. El Hadj Amar Lô Gaydel d’exiger le rachat des 2/3 de la Société Nationale des Télécommunications. »  Il n’est pas normal que les bénéfices de nos entreprises profitent aux pays étrangers !  »

Le leader politique donnera du ciment et des balais aux populations de Darou Diop…

Campagne législatives 2017 : Incroyable, Malick Gakou de Mankoo Taxawu Sénégal marche dans des eaux stagnantes aux Parcelles Assainies.

Stratégie politique ou manière de compatir aux souffrances de la population? Quoi qu’il puisse en être, le leader du Grand Parti Malick Gakou n’a pas hésité à marcher dans les eaux stagnantes aux Parcelles Assainies Unité 3 sous les explications émouvantes des habitants de cette partie des Parcelles Assainies. La pluie ne s’est même pas encore installée et la banlieue patauge déjà, se désole Malick Gakou, qui estime que cela prouve l’échec du régime du président Macky Sall dans sa politique d’assainissement.

Sénégal : Abdoulaye Wade de retour à Dakar pour mener campagne

15582501-20807160L’ancien président sénégalais, âgé de 91 ans, est arrivé lundi en fin de journée à Dakar. Plus de deux ans après son dernier séjour au Sénégal, le voici de retour pour conduire la liste nationale d’opposition Manko Wattu Sénégal aux élections législatives du 30 juillet.

Son jet s’est posé peu avant 18h heure locale (20h GMT) sur le tarmac de l’aéroport international Léopold Sédar Senghor de Dakar. Abdoulaye Wade en est descendu tout sourire, accompagné de son épouse, Viviane, et de son avocat et ancien ministre de la Justice, El Hadj Amadou Sall. Après cinq heures de vol en provenance de Paris, l’ex-président a été accueilli par quelques milliers de personnes massées aux abords de l’aéroport. Une foule dense, composée de nombreux sympathisants et militants de sa formation politique, le Parti démocratique sénégalais (PDS). T-shirts à son effigie, pancartes avec sa photo, fanions jaunes et bleus aux couleurs du parti… Beaucoup arboraient fièrement leur soutien à leur mentor.

Une importante clameur a accompagné Abdoulaye Wade à sa sortie du salon d’honneur de l’aéroport. Debout à bord d’un 4×4, l’ancien chef de l’État, vêtu d’un boubou bleu-azur, a longuement salué ses supporters présents le long de la route le menant au siège du PDS, où il était ensuite attendu pour faire une déclaration publique.

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Oumar Sarr : « Dieu merci, l’autorisation d’atterrissage de l’avion du Président Wade a été accordée »

Oumar Sarr, le coordinateur du Parti démocratique sénégalais (PDS) a révélé à l’instant, que l’autorisation d’atterrissage de l’avion du Président Wade a finalement, été accordée par les structures de l’aviation sénégalaise.

« Finalement, Dieu merci, l’autorisation d’atterrissage de l’avion du Président Wade a été accordée. Nous mobiliserons et recevrons le Président Wade dans son pays cet après-midi », a renseigné le maire de Dagana.

Dimanche, Mayoro Faye de la cellule de communication du Parti démocratique du Sénégal (PDS), avait démenti les allégations de Pape Maël Diop, directeur général de l’Agence des aéroports du Sénégal (Ads), qui avait estimé dimanche matin, que l’avion privé de Me Abdoulaye Wade n’avait pas respecté le délai de 72 heures en vigueur dans la réglementation de l’aviation civile.

« Le DG des ADS s’est trompé. La demande qui est formulée pour obtenir l’autorisation d’atterrissage, n’est pas adressée vers le DG des ADS, mais vers l’Agence Nationale de l’Aviation Civile et de la Météorologie (ANACIM) et les autres services et structures qui s’en occupent. Abdoulaye Wade sera la lundi, maintenant s’ils prennent la responsabilité d’empêcher son avion d’atterrir à Dakar, qu’ils le fassent. Nous avons découvert leur plan de sabotage très tôt et nous aviserons les Sénégalais, qui verront », avait averti Mayoro Faye. Mais, finalement, tout est bien qui finit bien.

En lançant « les ambassades de l’émergence » Touty Ndiaye réussit le pari de la mobilisation

https://www.youtube.com/watch?v=mVN8-ZzsS9g

 

En lançant officiellement son mouvement « les Ambassades de l’émergence », la présidente Touty Ndiaye a réussi le pari de la mobilisation. Parvenu à remplir le staduim Maruis Ndiaye avec la présence des membres de la structure qu’elle vient de mettre en place, Madame Ndiaye a reçu les félicitations du ministre du Sports, Matar Bâ qui est le parrain de son mouvement. « Vous avez comptez sur vous même pour remplir le staduim Iba Mar Diop », a soutenu le ministre des Sports. Ce dernier  de souligner que « les ambassades de l’émergence » est un mouvement qui va conforter la victoire de la coalition présidentielle au sortir des élections législatives 2017. Parce qu’il revêt tout un symbole en à croire le ministre des Sports qui signale que son lancement est intervenu à la vieille du démarrage de la campagne électorale. Ayant affiché son ambition d’accompagner le président de la République dans sa volonté de faire émerger le Sénégal, Touty Ndiaye a eu droit à des propos de la part du maire de Fatik qui s’est dit très honoré de voir les membres de son mouvement épargner le parquet du staduim maruis Ndiaye qui est une patrimoine nationale en mettant en place un dispositif organisationnel bien structuré. C’est sous ce rapport que le ministre des Sport a invité les politiciens de prendre exemple sur le mouvement « les ambassades de l’émergence » dont  les membres s’illustrent par des actes responsables au lieu de verser dans la politique politicienne.
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Mamadou Sy Tounkara : « Les députés de la XXIIe Législature ont mangé du Riiba. Le politicien qui insulte et la personne qui urine dans la rue sont pareils »

Evoquant la violence dans la politique sénégalaise, Mamadou Sy Tounkara, tête de liste nationale de Defar Sénégal, a critiqué les politiciens sénégalais en déclarant que «le politicien qui insulte et la personne qui urine dans la rue sont pareils ». Il estime aussi que le Sénégal n’aura jamais une assemblée nationale de ce nom, car, c’est juste un copier-coller de celle française.

« Les députés de la XXIIe Législature ont mangé du Riiba (usure), car, le Peuple leur a tout donné et il n’y a pas eu de commissions d’enquête parlementaire, pas de proposition de loi conséquente. J’appelle ça manger du Riiiba (usure). Le politicien qui insulte et la personne qui urine dans la rue sont pareils », a martelé Mamadou Sy Tounkara ce matin, dans l’émission Yoon Wi d’El Hadji Assane Guèye sur la RFM.

« Depuis 1960, en ce qui concerne tous les pans de l’économie sénégalaise que ce soit la pêche l’agriculture, le logement, les Sénégalais sont restés sur leur faim. Et il faut changer les choses. Modou Diagne Fada l’a bien résumé. Il est plutôt question d’ambitions personnelles, d’egos, et de carrières politiques. », a-t-il ajouté.

Mamadou Sy Tounkara a aussi fustigé le mimétisme sénégalais par rapport à l’Assemblée nationale française.

« Notre assemblée nationale est un copier-coller de celle française, on n’a pas la même histoire, c’est pourquoi ça ne va pas marcher. Un député peut être bon comme El Hadji Diouf, Hélène Tine et Cie, mais, s’il est non inscrit, il sera écrasé par la majorité mécanique. On doit rebâtir les bases de notre assemblée. Détrompons-nous, l’Assemblée nationale, la Constitution, l’école sénégalaise, ça ne va pas prospérer, car c’est juste du copier-coller. La vérité est que nous n’avons pas encore d’Etat, c’est juste une continuité de la colonisation. », a aussi dénoncé Mamadou Sy Tounkara.

Benno Bokk Yakaar de Dakar : Accueillis en grande pompe aux P.A. Amadou Ba et Abdoulaye Diouf Sarr misent sur la campagne programme

La Coalition Benno Bokk Yakkar de Dakar a enclenché son compte à rebours pour les élections législatives ce dimanche aux parcelles assainies. Amadou Ba, tête de liste départemental de la dite Coalition en compagnie de Abdoulaye Diouf Sarr et d’une très forte délégation ont sillonné dans l’après-midi les routes de Dakar à la rencontre des militants et responsables.

Pour ce premier jour de la campagne, le ministre de l’économie et des finances et sa délégation ont choisi Yoff comme première étape de sa visite où ils ont été reçus par le Khalif général des Layennes représenté par son fils Seydina Issa Thiaw Laye.

Celui, après les discours d’Amadou et de son ami Abdoulaye Diouf Sarr a non seulement formulé des prières pour la victoire de ses hôtes et du première ministre Mouhamed Boun Abdallah Dionne, mais aussi il a promis lors du scrutin prochain de voter en faveur la Coalition BBY en guise de soutien aux réalisations du président Macky Sall.

Après la famille Layenne, la délégation de la Coalition Benno Bokk Yaakaarbde Dakar a fait cap vers la Mosquée de la Divinité de Ouakam où elle a été reçue par l’Imam Ratib Babacar Diagne sous les acclamations des militants venus nombreux. Là aussi, l’imam Ratib a formulé des prières pour une victoire éclatante de BBY au soir du 30 juillet.

Le recueillement des prières étant fini, place à la campagne et à la démonstration de force. A ce titre, tout l’honneur reviens aux populations des Parcelles Assainies où Amadou Ba et Abdoulaye Diouf Sarr, respectivement ministre de l’Economie et des finances et ministre de la Gouvernance locale ont été accueillis vers le coup de 21 heures dans la ferveur et la liesse populaire par des militants qui ont pris d’assaut très tôt dans la journée la «Maison des «Parcellois» où s’est tenu le grand meeting.

Dans allocution, le ministre Amadou Ba est largement revenu sur quelques réalisations du président Macky. Lesquelles réalisations, dit-il, « doivent amener les populations à défendre lors du scrutin du 30 juillet prochain ».

A titre illustratif, il cite la construction en cours du Stade qui a été laissé en rade pendant plusieurs années mettant la jeunesse des Parcelles dans une situation compliquée.

Il y a un programme de réhabilitation total et de construction concernant l’ensemble des écoles de Parcelles Assainies. Les marchés sont déjà attribués et les travaux vont démarrer dans les prochains jours.

Concernant le problème d’assainissement qui vivent les populations des Parcelles Assainies, le ministre Amadou Ba a laissé entendre que les « Unies 11 et 13 vont faire l’objet de traitement particulier et diligent ».

« Un programme de près de 416 milliards est en cours d’exécution pour pallier la pénurie d’eau au Sénégal. Dans ce programme, une usine de dessalement d’eau financé par le Japon va être construite, un autre sera réalisé au Lac de Guiers. En plus de cela un plan d’urgence sera mis en œuvre avec la réalisation d’autres forages dans les communes de Patte d’Oie, Grand Yoff et aux Parcelles Assainies. Sur le transport 17 kilomètres de routes sont entrains d’être réalisés dans la Commune des Parcelles Assainies », a expliqué Amadou Ba qui a invité les populations à voter la Coalition Benno Bokk Yaakaar pour mettre à Macky Sall de poursuivre ses réalisations.

SOURCE: LERAL

Islam : une trentaine de religieux et d’intellectuels entame une « marche des musulmans contre le terrorisme »

Samedi, une trentaine de personnes ont entamé une marche des musulmans contre le terrorisme. Jusqu’au 14 juillet, ils vont visiter la plupart des lieux touchés par des attentats.

Samedi 8 juillet, une trentaine de musulmans ont lancé une marche contre le terrorisme. Ils sont partis en bus des Champs-Élysées à Paris, pour se rendre sur les lieux touchés par des attentats à travers toute l’Europe. Berlin,NiceSaint-Étienne-du-Rouvray… ce tour d’Europe s’achèvera le 14 juillet devant le mur de la Paix à Paris. Cette initiative a été lancée par l’imam de Drancy, Hassan Chalghoumi, et l’écrivain Marek Halter. L’objectif est de favoriser le dialogue interreligieux.

Parmi les musulmans qui participent à cette marche, des intellectuels, des universitaires et des imams. Tous montent dans le même bus blanc pour porter leur message. Certains viennent de loin, comme Mohamed Sadiq, imam aux Pays-Bas. « On va parcourir 4 000 kilomètres pour dire au monde ‘N’ayez pas peur de l’islam, soyez ouverts et vous verrez que nous ne sommes pas des terroristes’. »

Envoyer un message de paix aux autres religions

Pour faire passer ce message, tout une équipe de communicants fait en sorte de mettre en avant l’opération auprès des journalistes. Pour Bouna Djakabi, imam d’Epinay-sur-Seine, une telle opération était nécessaire. « On aurait dû le faire plus tôt », ajoute-t-il. Il veut que les musulmans affichent leur volonté à l’opinion nationale et internationale.

Ils ont fait tellement de victimes que maintenant on ne peut plus s’asseoir les bras croisés

Bouna Djakabi, imam d’Épinay-sur-Seine

à franceinfo

Le Conseil français du culte musulman n’a pas souhaité participer à l’événement. L’institution dénonce régulièrement la légitimité de l’imam de Drancy, trop porté selon elle sur les coups médiatiques. D’après Kamel Omrane, imam et professeur à l’université de Tunis, peu importe les divisions. L’essentiel est d’envoyer un message symbolique au monde. « Ceux qui refusent ont le droit, justifie-t-il. Si on veut faire passer notre message, on doit le faire à traveres le symbolique et le symbolique est ancré dans l’esprit des gens. » 

 

 

 

Malgré le manque de moyens financiers pour soutenir Bby Les personnes handicapées républicains vont battre campagne

Abou Soumaré, chargé de communication du mouvement des Handicapées républicains du Sénégal réaffirme son soutien au président Sall et s’engage à battre campagne en faveur de la liste de Benno Bokk Yakaar . Et cela, malgré que le mouvement ne compte pas  d’investis sur les listes de Benno Bokk Yakaar. A cela s’ajoute le fait que le parti au pouvoir n’a pas octroyé  pour le moment de moyens financiers au mouvement  des Handicapés républicains. « Notre discipline de parti nous oblige pour battre campagne pour donner une majorité confortable au président de la République. », a déclaré Abou Soumaré, chargé de communication du mouvement des Handicapées républicains du Sénégal. Se félicitant des efforts déployés par le président de la République pour récruter les membres de leur mouvement dans les entreprises publiques, le président dudit mouvement Toumany Camara lance un appel au président de la République pour qu’il accorde une audience à leur mouvement. Ce qui permettra de lancer officiellement les activités du mouvement selon M Camara et mettra la structure dans les bonnes disposition « pour massifier le parti présidentiel et le mouvement ». Cheikh Ndiaye, vice président incite les militants à descendre sur le terrain pour battre campagne afin de donner une majorité confortable au président de la République pour parachever les grosses oeuvres déjà entamées.

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Législatives au Sénégal : Abdoulaye Wade, l’éternel retour de nouveau évoqué

La date exacte de son retour n’est pas encore fixée, mais ses partisans l’assurent : Abdoulaye Wade, l’ancien président du Sénégal, sera bien de retour au pays dans les jours qui viennent. L’ancien chef de l’État, désigné tête de liste de son camp pour les législatives du 30 juillet prochain, « mènera campagne », disent ses partisans.

Au Sénégal, le retour des Wade est un serpent de mer. Depuis des mois, des proches de la famille Wade ont tour-à-tour annoncé le retour du fils, Karim, puis du père, Abdoulaye. Dans le même temps, le silence est total du côté des premiers intéressés. Depuis Versailles, Abdoulaye Wade publie parfois sur les réseaux sociaux des messages, sinon sibyllins, du moins très loin de l’agitation qui saisit la scène politique sénégalaise à chaque mention de son nom. Karim Wade, pour sa part, n’a pas pris publiquement la parole une seule fois depuis son exil au Qatar, où il réside depuis un peu plus d’un an après avoir été gracié par le président sénégalais Macky Sall en juin 2016.

Mais cette fois, les partisans de l’ancien président du Sénégal sont catégoriques : Gorgui – « le vieux », en wolof – sera de retour à Dakar dans les jours qui viennent. « La campagne est officiellement lancée le 8 juillet. Je peux vous assurer qu’il sera là le 8 juillet au matin. Il sera des nôtres à l’ouverture de la campagne. Est-ce qu’il arrivera un jour, ou deux jours auparavant, je ne peux le dire. Mais il sera là », assure El Hadj Amadou Sall, cadre du Parti démocratique sénégalais (PDS) qui fut ministre de la Justice d’Abdoulaye Wade.

Un aspect du Code électoral sénégalais pèse beaucoup dans les derniers réglages concernant le retour de l’ancien Président sénégalais. Toute « propagande » est en effet interdite pendant les 30 jours précédant le lancement officiel de la campagne. Défense est donc faite aux médias nationaux publics et privés sénégalais de diffuser « toute manifestation ou déclaration publique de soutien à un candidat ou à un parti politique ou à une coalition de partis politiques, faite directement ou indirectement par toute personne ou association ou groupement de personnes, quelle qu’en soit la qualité, la nature ou le caractère ».

Des déplacements prévus dans les villes saintes

En clair : « Il ne pourra pas prendre la parole avant le début officiel de la campagne, le 8 juillet. Les télés ne pourront pas retransmettre d’images de son arrivée… C’est la loi. On s’interroge donc sur le meilleur moment pour ce retour », explique Oumar Sarr, secrétaire général adjoint du PDS.

Une chose est sûre, Abdoulaye Wade ne compte pas rester cantonné à Dakar. Il a d’ores et déjà prévu de se rendre à Touba et Tivaouane, respectivement ville sainte des Mourides et des Tidianes, les deux principales confréries musulmanes présentes au Sénégal. D’autres déplacements dans les principales villes du pays seraient également en préparation.

Le vieux lion qui fait peur à tout le monde est de retour

Après l’éclatement, fin mai, de la large coalition que l’opposition sénégalaise tentait de mettre sur pied pour faire face à la majorité présidentielle lors des législatives du 30 juillet prochain, Abdoulaye Wade avait été désigné tête de liste de son propre camp. Le jour de ses 91 ans, l’ancien Président a alors repris personnellement les rênes d’un PDS marqué par des luttes fratricides et de nombreuses défections.

« C’est le vieux lion qui fait peur à tout le monde qui est de retour », veut croire El Hadj Amadou Sall, qui fut aussi l’avocat du fils d’Abdoulaye Wade, Karim, devant la Cour de répression de l’enrichissement illicite. D’ailleurs, Karim Wade, qui réside au Qatar depuis la grâce accordée par le président Macky Sall le 24 juin 2016, « a un œil sur ce que nous faisons et il participera à la campagne, d’une manière ou d’une autre », assure El Hadj Amadou Sall.

Les Sénégalais ne voteront pas pour un rancunier ou un revanchard

Abdoulaye Wade, qui a perdu face à Macky Sall en 2012, n’en est pas à son premier « retour au pays ». En avril 2014, déjà, l’ancien président sénégalais était revenu à Dakar, dans des conditions rocambolesques, avant de reprendre le chemin de Versailles quelques mois plus tard. Et c’est la première critique que posent ses adversaires. « Il ne devrait pas « revenir » au Sénégal. C’est un ancien président, son lieu de vie, ce devrait être le Sénégal », estime Moustapha Diakhaté, président du groupe parlementaire sortant de l’Alliance pour la République (APR), le parti de Macky Sall.

Moustapha Diakhaté ne se représentera pas à la prochaine élection, mais il reste un soutien affirmé de la mouvance présidentielle. Et il assure que le retour d’Abdoulaye Wade n’inquiète pas au sein de la majorité. « Le PDS est disloqué, il a perdu l’essentiel de ses troupes. Et Abdoulaye Wade ne vient pas pour se faire élir député, mais pour se venger de la condamnation de son fils. Les Sénégalais le savent et ne voteront pas pour un rancunier ou un revanchard », lance-t-il.

 

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