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Youssou Ndour sur la victoire des « Lions » : « Je vois les prémices d’une équipe convaincante »

Les Lions du Sénégal ont battu samedi les Hirondelles du Burundi sur le score de 3-1, au stade Léopold Sédar Senghor. Un match comptant pour les éliminatoires de la Can 2017 de football.  Ravi de la victoire de l’équipe nationale du Sénégal qui a effectué sa première sortie sous l’ère Aliou Cissé, Youssou Ndour a tenu à féliciter les « Lions ».

« Je tiens à remercier et à féliciter l’équipe nationale du Sénégal qui nous a honoré ce soir. Je vois les prémices d’une équipe convaincante. Toute la fougue et la rage de vaincre qu’avait Aliou Cissé se voient sur chacun des joueurs. Pourvu qu’ils continuent sur cette lancée », a souhaité Youssou Ndour en marge du concert qu’il animait samedi au Cices.

GFM

Du sexe contre un téléphone: des Casques bleus mis en cause par un rapport de l’ONU

Des Casques bleus ont échangé de l’argent ou des téléphones contre des faveurs sexuelles de centaines de femmes en Haïti et au Liberia indique un rapport interne des Nations unies, par ailleurs vivement critiquées pour leur gestion d’accusations d’agressions sexuelles d’enfants en Centrafrique.

L’expérience des missions de paix de l’ONU en Haïti (Minustah) et au Liberia (Unmil) «démontre que ces échanges à caractère sexuel sont répandus et pas assez dénoncés», souligne le rapport des services de contrôle interne de l’ONU (OIOS).

Le document, encore confidentiel et daté du 15 mai, a été obtenu par l’AFP et doit être publié sous sa forme définitive la semaine prochaine.

La divulgation de ce rapport intervient quelques jours après la décision du secrétaire général de l’ONU Ban Ki-moon de lancer une enquête externe indépendante sur la façon dont l’organisation internationale a géré une affaire d’agressions sexuelles présumées d’enfants en République centrafricaine par des soldats étrangers, notamment français, non mandatés par l’ONU.

Selon le rapport de l’OIOS, 231 femmes haïtiennes ont indiqué avoir eu des relations sexuelles avec des Casques bleus en échange de services ou de biens matériels (chaussures, vêtements, téléphones, ordinateurs portables, parfums).

Pour les femmes en zone rurale, ce sont «la faim, le manque d’abri et la pénurie de produits de première nécessité et de médicaments qui sont fréquemment cités comme facteur déclenchant».

Selon une autre enquête menée à Monrovia auprès d’un échantillon de 489 femmes âgées de 18 à 30 ans, «plus d’un quart (…) avaient procédé à des transactions sexuelles avec les Casques bleus, généralement pour de l’argent».

Il s’agit d’une violation flagrante des règles des Nations unies, qui affirment pratiquer une «politique de tolérance zéro» envers les abus sexuels dans leurs missions et «réprouver fermement les relations sexuelles» entre les Casques bleus et les populations qu’ils protègent.

A Haïti, seulement sept femmes connaissaient ces règles onusiennes et aucune n’avait connaissance de l’existence d’une ligne téléphonique confidentielle pour dénoncer de tels abus.

Le problème reste récurrent dix ans après le lancement par l’ONU d’une stratégie pour lutter contre les abus sexuels dans ses missions, qui regroupent aujourd’hui près de 125.000 Casques bleus à travers le monde.

- Un tiers de mineurs -

Les accusations d’abus ou d’exploitation sexuels –480 recensées entre 2008 et 2013– sont en baisse depuis 2009, mais une hausse a été constatée en 2012 et 2013. Sur la période 2008-2013, elles concernent pour un tiers des mineurs.

Quatre des 16 missions de l’ONU sont particulièrement concernées: Haïti, République démocratique du Congo, Liberia, et Soudan et Soudan du Sud. Ces accusations visent en premier lieu les militaires. Mais les civils, qui représentent 17% du personnel des missions, génèrent 33% des accusations.

En réaction au rapport, un haut responsable du département de Maintien de la paix de l’ONU, Atul Khare, a fait valoir auprès de l’AFP que la baisse du nombre des plaintes «tendait à prouver que les efforts de l’ONU pour prévenir l’exploitation sexuelle dans ses missions produisaient certains résultats positifs».

Le rapport a estimé que les enquêtes menées sur ces accusations prenaient «beaucoup trop de temps» (16 mois en moyenne), déplorant que l’ONU doive s’en remettre aux pays d’origine des coupables pour les sanctions, ce qui entraîne «de grandes différences».

Les civils sont le plus souvent congédiés tandis que soldats et policiers sont renvoyés dans leur pays avec interdiction de participer à une autre mission onusienne.

Le rapport a également estimé que les commandants de ces contingents étrangers ne sont «pas assez» contrôlés et forcés de rendre des comptes.

La semaine dernière, la mission de l’ONU en Centrafrique (Minusca) a par ailleurs annoncé l’ouverture d’une enquête sur un nouveau cas d’agression sexuelle présumée sur une enfant, impliquant l’un de ses Casques bleus.

L’ONU avait auparavant été très critiquée pour sa gestion de l’affaire des agressions sexuelles présumées d’enfants dans ce pays, par des soldats français et africains entre décembre 2013 et juin 2014, en échange de nourriture.

Aéroport Roissy Charles De Gaulle: Deux fillettes d’origines ivoiriennes retenues cinq jours en zone d’attente

Deux fillettes, une Ivoirienne âgée de 3 ans et une Française de 6 ans, ont été retenues respectivement cinq et quatre jours dans la « zone d’attente » de l’aéroport Roissy-Charles-de-Gaulle, avant d’être libérées.

La zone d’attente pour personnes en instance (ZAPI) est un endroit où sont habituellement placés les sans-papiers qui ne sont pas admis à entrer en France. Sous l’autorité de la police aux frontières, les mineurs y sont accueillis dans des locaux spéciaux, avec du personnel spécialement formé.

Suspicion de faux passeport

La Française de 6 ans, qui arrivait du Cameroun où elle vit avec sa grand-mère pour rendre visite à sa mère habitant en France, y a été conduite samedi. Les policiers ont estimé que ses papiers étaient « usurpés », considérant que la petite fille ne ressemblait pas à la photo sur son passeport français, pourtant récent.

Il a fallu quatre jours pour qu’elle soit libérée, après que la petite fille a reconnu sans hésitation sa mère à l’aéroport et au tribunal de Bobigny, où elle a comparu mardi. Elle a aussi pu prouver son identité en nommant sa maîtresse et ses camarades sur une photo de sa classe au Cameroun.

Le juge a souligné que « l’ensemble des éléments du dossier » contredisait la version policière du faux passeport. L’avocate de la mère compte désormais demander des dommages et intérêts à l’Etat et la restitution des papiers.

Le défenseur des droits ouvre une enquête

La petite Ivoirienne, Fanta, 3 ans, est également arrivée samedi à l’aéroport et n’a été libérée que mercredi, sur décision du juge des libertés et de la détention (JLD).

Le maintien d’un enfant aussi jeune, isolé de ses parents, en ZAPI, est exceptionnel, a précisé à l’Agence France-Presse une source impliquée dans le dossier. Cette décision se justifiait toutefois par la nécessité de vérifier que c’était bien son père qui l’accompagnait et qu’elle n’avait pas été arrachée à sa famille ivoirienne.

Le père de la fillette avait présenté aux policiers un faux passeport, acquis, selon lui, parce qu’il devait l’amener d’urgence en France pour lui éviter une excision et que, lui-même en situation irrégulière, il ne pouvait user des voies légales. Il a affirmé avoir demandé l’asile pour sa fille.

Le défenseur des droits a ouvert une enquête pour éclaircir les circonstances du maintien de cette fillette dans la ZAPI.

AFP

Stromae annule son concert à Kinshasa après une « urgence médicale »

Le chanteur belge Stromae annule le concert qu’il devait donner samedi à Kinshasa à la suite d’une « urgence médicale » qui a nécessité son retour en Europe, a annoncé vendredi la société chargée de la promotion de l’événement dans la capitale congolaise.

Stromae a commencé le 13 mai à Dakar sa toute première tournée africaine qui devait le conduire dans huit villes. Kinshasa était l’avant-dernière étape de son périple, qui devait prendre fin au Rwanda, pays d’origine de son père.

Les organisateurs sont « au regret de devoir annuler le concert » à Kinshasa du chanteur, qui a dû « rentrer en urgence en Europe » pour une « urgence médicale », a déclaré à la presse l’administrateur directeur général du groupe de communication Pygma, Alain Yav.

Il est en « Europe depuis hier (jeudi) matin », a indiqué M. Yav, sans pouvoir préciser les raisons médicales qui ont poussé le musicien à partir.

Le concert de Stromae – Paul Van Haver de son vrai nom – prévu le 20 juin à Kigali est maintenu à ce stade, a précisé à l’AFP sa société de production Auguri, tout en refusant de donner le moindre détail sur l’état de santé du chanteur.

Plus tôt, un employé de Pygma avait dit à l’AFP que l’interprète de « Papaoutai » devait traverser le fleuve Congo dans la matinée depuis Brazzaville, où il s’est produit mercredi soir, afin de regagner Kinshasa.

Jeudi soir, Pygma avait expliqué le retard du chanteur à Kinshasa par un problème de visa rencontré par certains techniciens de sa tournée.

Pygma a annoncé que les billets achetés à Kinshasa seraient remboursés.

L’étape au Rwanda, pays où son père a péri dans le génocide de 1994, est la plus attendue depuis le début de la tournée africaine de l’artiste trentenaire.

« Quand je vais me rapprocher de plus en plus du Rwanda, étant donné que c’est vraiment la terre directe de mes ancêtres, du côté de mon père en tout cas, j’avoue que là d’un point de vue personnel, je ne sais pas vraiment à quoi m’attendre », confiait Stromae le 12 mai à Dakar, à la veille du démarrage de sa tournée.

« Ce seront pas mal de choses en moi qui vont ressortir et je ne sais pas à quoi m’attendre, honnêtement », glissait-il lors d’une conférence de presse.

La popularité de Stromae a explosé sur la scène internationale après le lancement en 2013 de son deuxième album, « Racine carrée ».

AFP

ENTRETIEN AVEC IBRAHIMA DIOP, NOUVEAU DIRECTEUR GENERAL D’IB SENEGAL

«nous avons un savoir-faire, des références et nous investissons depuis 12 ans au Sénégal»

Chargé du développement régionale sur l’ensemble des pays de l’Afrique de l’Ouest pour le groupe IB-Maroc, Ibrahima Diop, le nouveau Directeur général d’IB-Sénégal a étalé les ambitions de la filiale sénégalaise, lors d’une rencontre avec la presse. Entretien…

Arrivé au Sénégal en début d’année 2015, à un moment où la société IB-Sénégal, selon son nouveau Directeur général, «avait un déficit de notoriété», malgré d’«excellentes références au niveau des grands comptes privés et des administrations publiques», Ibrahima Diop assure, aujourd’hui, que son entreprise«travaille avec la Présidence de la République, certains ministères, des grands comptes comme l’Asecna, la Sonatel, des banques ,… » IB Sénégal  est une société de services informatiques qui adresse principalement les organisations qui ont des infrastructures informatiques critiques pour lesquels ils ont besoin dun hautniveau de disponibilité».

Selon le patron d’IB-Sénégal, cette société peut, au profit de ses clients, «apporter des services d’amélioration, d’optimisation et d’allongement de la vie de leur système d’information». Ceux-ci, estime-t-il, «investissent de manière systématique pour accroître leur productivité en améliorant constamment leur processus. Pour cela, il faut avoir des prestataires capables de comprendre leurs exigences métiers et de pouvoir concevoir et de maintenir des solutions aux meilleurs prix». Pour arriver à un tel résultat, le groupe IB Maroc a continuellement investit dans sa filiale IB-Sénégal pour «que l’expertise soit locale»indique son Directeur général. «A l’heure où l’on parle de coopération sud-sud », souligne M. Diop, « nous n’avons pas attendu la visite du roi Mohammed VI pour le faire ».

Le groupe IB-Maroc est présent dans notre pays depuis 2003 et, «comme la souligné M. Abdellatif Hadef,PDG du Groupe IB-Maroc, nous avons toujours prôné un développement local de proximité avec des Sénégalais », se réjouit le DG, « l’expertise du groupe vient juste en appui et, à partir du moment où la demande s’inscrit dans la durée, l’expertise est déléguée à 100% à la filiale qui embauche localement. La proximité commerciale et technique s’inscrit dans notre stratégie d’accompagnement de nos clients dans la durée». Fort de nos références, ajoute-t-il, «on a tenu, de façon annuelle, à présenter l’ensemble des savoirs faire du groupe et marquer nos avancées sur le Cloud Computing. Un des moments fort de cette journée a été la démonstration en live d’une solution de mise à disposition d’une infrastructure de calcul (IaaS) et de stockage en ligne (StaaS). Son ambition est de faire «toucher du doigt cette technologie de haute portée».

Interrogé sur son action en faveur de la lutte contre le chômage, M. Diop tranche net : «Il faut rester pragmatique. Moi, je ne vais pas me mettre à la place de l’État mais, en tant qu’acteurs de l’économie sénégalaise, nous avons des ambitions qui ont nécessité de renforcer nos équipes, en embauchant. Pour ce faire nous travaillons main dans la main avec des écoles de gestion et d’ingénieurs comme l’ESMT pour embaucher des jeunes. Aujourd’hui, indique encore M. Diop, «en quatre mois, nous avons 10 personnes de plus». Car, sa forte conviction est que « le développement de la filiale passe d’abord par l’investissementhumain ».

M. Diop, qui admet que son entreprise n’est pas assez, fait remarquer que c’est justement pour pallier cette absence de notoriété qu’IB-Sénégal «a organisé cette manifestation et invité la presse locale pour faire relayer cette information et se faire connaître». Car, ajoute-t-il, «nous tenions à communiquer sur le fait que nous avons un savoir-faire, des références et nous investissons depuis 12 ans au Sénégal».

Pour ses projets les plus immédiats, notamment à travers le Pôle urbain de Diamniadio, IB-Sénégal entre de plain-pied dans le Plan Sénégal Emergent (PSE), comme en attestent les propos de son Directeur général. «Aujourd’hui, le PSE, tout le monde en parle. C’est un projet ambitieux et fédérateur. Il y a une grande dynamique qui s’en dégage. L’Administration publique a poussé les sociétés privées à mettre l’argent sur la table et à financer des projets. Diamniadio est un pôle en développement » se réjouit M. Diop. Pour ce qui nous concerne nous sommes intéressés par le volet ville numérique, rassembler sur le même lieu université et entreprise du secteur technologique pour bâtir un pôle d’excellence. Et de marteler que sa société «a besoin d’avoir d’un terrain sur Diamniadio pour investir dans un complexe comprenant un centre de données, des salles de formation et des bureaux pour accueillir un centre de service technique ».

Papa Ibrahima NDIONGUE

Audiences accordées par Macky Sall en Afrique du Sud

Audiences accordées par Macky Sall  en Afrique du Sud. Des opportunités de partenariats public- privé passées en revue

Le Président Macky Sall  est arrivé ce vendredi 12 juin à Johannesburg où il prendra part, du 13 au 15 juin 2015, à la 33ème Réunion du Comité d’Orientation des Chefs d’Etat et de Gouvernement du NEPAD suivie du 25e Sommet de l’Union Africaine. Tambour battant, le Président de la République a mis à profit la première journée de son séjour Sud-Africain pour s’entretenir avec des acteurs économiques et politiques dont M. Ibrahim Mayaki, Directeur exécutif du Nepad, le Docteur Mabouba Diagne,  Directeur régional de Barclays  et Mme Catherine Samba-Panza, Présidente de la Transition en République Centrafricaine.


Nepad, le pari du partenariat gagnant- gagnant

L’audience que le Président de la République a accordée à Monsieur Mayaki entre dans le cadre de la préparation de la 33ème Réunion du Comité d’Orientation des Chefs d’Etat et de Gouvernement du NEPAD que le Chef d’Etat sénégalais présidera demain, à Johannesburg.

Les échanges ont principalement porté sur l’intégration régionale sous l’angle du renforcement de la capacité des commissions économiques régionales qui constituent le pilier de l’intégration.

En effet, à travers ces commissions économiques  régionales,  l’Afrique parvient, désormais, à parler d’une seule voix. Car elle a « une idée très claire  de ses intérêts ; elle a des projets de développement très bien définis dans plusieurs domaines que ça soit l’énergie, les transports, l’éducation et l’agriculture.

Ce qui donne au partenariat entre l’Afrique et les autres une autre dimension. « (…) Ce n’est plus un partenariat inégal. Il peut être inégal du point de vue des ressources, mais ce n’est plus un partenariat inégal du point de vue des idées », a expliqué le Directeur exécutif du Nepad à sa sortie d’audience.

Des opportunités de  Partenariat Public/Privé présentées

Le Président Macky Sall a aussi rencontré le docteur Mabouba Diagne, Directeur régional de Barclays, accompagné d’investisseurs Sud-africains porteurs de projets. Le premier projet exposé porte sur la proposition de  construction, au sein de l’université Amadou Makhtar Mbow de Dakar, d’un campus universitaire d’une capacité de 10.000 logements dont les 5000 premiers logements pourront être livrés en octobre 2016 et les 5000 restants  en octobre 2017.

Il s’agissait, pour le Dr Diagne, à travers cette audience, de « rendre compte au Président de la République de l’état d’avancement des négociations ». Le Dr Diagne s’est dit « très séduit par l’ouverture d’esprit du Président de la République » et a espéré voir ce projet aboutir. Ce qui permettrait de rendre opérationnel, très rapidement, la deuxième université de Dakar au bénéficie des étudiants sénégalais.

Le deuxième projet présenté au Chef de l’Etat lors de cette audience porte sur la construction de plusieurs  centrales solaires de 5 mégawatts chacune qui permettrait, à terme, de mettre à la disposition du Sénégal, une capacité additionnelle de 50 mégawatts sur 22 mois et améliorer sensiblement la prise en charge des besoins en énergie du Sénégal.

Les discussions vont se poursuivre car le Président souhaite que l’énergie proposée au Sénégal coûte le moins cher à notre pays.

Le troisième projet exposé porte sur la construction de centres commerciaux et de supermarchés de standing qui permettront de décongestionner le centre ville de Dakar.

Enfin, le quatrième projet présenté consiste à accompagner l’Etat sénégalais à travers des contrats de partenariat Public/ Privé, pour la construction et l’amélioration de prisons et autres lieux de détentions.

Echanges sur la transition en Centrafrique

Poursuivant ses activités au pas de charge, le Président Macky Sall a reçu par la suite Mme Catherine Samba-Panza, Présidente de la Transition en République Centrafricaine. Mme Catherine Samba-Panza a souligné avoir saisi cette occasion pour entretenir le Chef de l‘Etat sénégalais de l’évolution de la Transition en République Centrafricaine et échanger avec lui sur l’état de la coopération bilatérale entre le Sénégal et la République Centrafricaine.

Sénégal : Everjobs, une nouvelle plateforme panafricaine de recrutement.

Apres Cameroun, Cote d’Ivoire, Ouganda, Everjobs lance ses activités au Sénégal. Cette plateforme vise à  simplifier la recherche d’emploi et les processus de recrutement en mettant en relation chercheurs d’emploi et employeurs à travers son portail web.

Everjobs se fixe comme objectif de contribuer à la réduction du taux de chômage en Afrique notamment au Sénégal où ce taux avoisine 26% de chômeurs sur une population de 60% de jeunes.

« Notre ambition est de faciliter la croissance du marché du travail sénégalais en relevant ces défis qui permettent aux employeurs comme aux candidats de gagner un temps précieux à la recherche de l’emploi», a déclaré Eric Lauer, co fondateur et directeur général d’Everjobs en Afrique. Non sans oublier d’ajouter que sa structure veut promouvoir la transparence sur le marché du travail au Sénégal miné par des recrutements politiques et par connaissance.

Everjobs envisage également de réduire au maximum possible la problématique de l’employabilité  tout en rendant les offres des entreprises visibles au grand nombre  des demandeurs d’emploi.

A travers ce portail, les demandeurs de travail pourront avoir accès gratuit aux offres déposées par les entreprises partenaires d’evrejobs mais aussi ils vont bénéficier d’un suivi en temps réel de leur candidature.

Everjobs a pour ambition de devenir le portail de recrutement panafricain de référence et sera présent dans 15 pays africains avant  fin 2015.

Ablaye Modou Ndiaye

Destruction de maisons situées près de l’aéroport : Me Wade au secours des victimes

La démolition des maisons de la cité Tabago ne laisse pas indifférent Me Abdoulaye Wade qui a annoncé qu’il va prendre des avocats pour défendre les « victimes ». « L’Etat n’a pas le droit de démolir des maisons d’autrui même si ces maisons étaient construites sur la route, il n’a pas le droit de les détruire. Seule la justice a cette prérogative », a souligné le pape du Sopi selon qui les victimes peuvent chercher des avocats pour leur défense. « Personnellement je vais payer les honoraires des avocats », a dit Me Wade.

 

Lumière sur le document du Groupe de travail de l’Onu: Les notes escamotées

Les notes contenues dans l’Avis du Groupe de travail des Nations unies sur la détention arbitraire, en ce qui concerne l’enfermement de Karim Wade, ne sont pas toujours conformes à ce qui se crie le plus fort.

Il y a eu beaucoup de bruits autour des Avis du Groupe de travail des Nations unies sur la détention arbitraire, notamment autour de celui concernant la détention de Karim Wade et pris lors de la 72ème session en avril dernier.
Le Quotidien a pu parcourir le document et noté avec surprise que sur bien de points, les déclarations tonitruantes des différentes parties ne correspondent pas aux notes de l’Avis n°4/2015. Or, dans ses conclusions, ce document lui-même indique les limites du Groupe de travail.

Ce dernier précise que son travail n’a pas porté sur «l’accusation qui a fait l’objet de la procédure contre Karim Wade, mais aux conditions de mise en œuvre de cette procédure», car tout doit être mis en œuvre pour combattre et sanctionner la corruption sous toutes ses formes, sans enfreindre les droits de l’accusé.

La légalité de la Crei non contestée


Ainsi, concernant la compétence et la légalité de la Crei, que les avocats de Karim Wade avaient invoquées pour récuser cette juridiction, le Groupe de travail des Nations unies n’a pas suivi la logique des conseils de l’ancien ministre.

Il n’a nulle part déclaré illégale cette juridiction, ni contesté son pouvoir de juger Karim Wade.

Par contre, dans ses discussions, le Groupe «constate, sur la base des éléments crédibles et concordants (…) que les différents délais pour la détention préventive et pour le procès, puis le temps de la délibération n’ont pas été respectés, de sorte que les dispositions mêmes de la loi sénégalaise concernant les mesures de privation de liberté n’ont pas été respectées, entraînant ainsi une violation des dispositions pertinentes précitées (…).»

Ce que vise ainsi le groupe de travail, c’est le second mandat de dépôt pris à l’encontre de Karim Wade, à la suite de la découverte du fameux compte bancaire de Singapour par l’expert commis par la Crei, M. Ndao.

Il y a également le fait que la loi sur la Crei, telle qu’interprétée par les avocats de l’ancien ministre et par le Groupe de travail des Nations unies, imposerait de tenir un procès deux mois après le renvoi de la personne inculpée devant la juridiction.

Or, en ce qui concerne le fils de Abdoulaye Wade, le délai a excédé deux mois, ce qui a entraîné une détention illégale.

Renversement de la charge de la preuve

Toutefois, quand les avocats de Karim Wade invoquent le renversement de la charge de la preuve, au prétexte que «le prévenu ne peut justifier de l’origine légale de ses biens. (…) il y a là une violation de la présomption d’innocence car le renversement susmentionné entraîne que l’impossibilité pour une personne de prouver sa propriété ne peut que conduire à la conclusion d’une appropriation illégale», les experts du Groupe de travail affirment par contre que, en matière fiscale et de lutte contre le blanchiment d’argent, le renversement de la charge de la preuve «ne viole pas les conventions africaines et des Nations unies en matière de corruption, toutes deux adoptées en 2003 et auxquelles le Sénégal est partie(… )».

D’ailleurs, renforce le document du Conseil des droits de l’Homme, «même si un renversement de la charge de la preuve aurait violé le droit à un procès équitable (…), en l’espèce le type de renversement opéré est admis en droit et, de l’avis du Groupe de Travail, il n’y a pas de violation de la présomption d’innocence.»

Le Groupe n’a pas exigé la remise en liberté immédiate de Karim

Toutefois, sur le refus de la liberté provisoire à Karim Wade, les membres du Groupe de travail considèrent comme les avocats de l’ancien ministre, que du moment que certains autres prévenus l’ont obtenu, en priver Karim Wade entraînait une inégalité de traitement.

Néanmoins, si le Groupe de travail a demandé au gouvernement de la République «de prendre les mesures nécessaires pour remédier au préjudice subi, en prévoyant une réparation intégrale», il n’a nulle part demandé ou exigé sa remise en liberté immédiate.

De même, le gouvernement du Sénégal n’encourt pas de sanction quelconque en cas de non-respect de l’avis du Groupe de travail, ainsi que le reconnaît le document en question.

Inégalité de traitement à l’égard du gouvernement

Par ailleurs, certains juristes consultés par Le Quotidien, ont fait remarquer que le Groupe de travail des Nations unies a fait, lui-même, montre d’une inégalité de traitement en ce qui concerne le gouvernement.

Ainsi, il a rejeté les réponses du gouvernement pour forclusion, pour un jour de retard. Mais il a par contre admis, des informations supplémentaires des avocats de Karim alors que l’affaire était en délibéré.

Et il n’a pas jugé utile de communiquer ces nouvelles informations au gouvernement, au motif que ces informations «n’ajoutaient rien de plus à la substance de la requête initiale».

Dans ces conditions, pourquoi les admettre alors ?

Le Quotidien

Procès Luc Nicolaï : le promoteur a failli être jugé hier par la Cour d’appel, sans défense

Pour peu, le promoteur de lutte Luc Nicolaï allait être jugé hier par la Cour d’appel, sans défense. Lorsque l’affaire a été évoquée hier, aux environs de 9 heures, aucun de ses avocats n’était présent dans la salle à l’exception de Me Abdou Dialy Kane. Compte tenu de la situation, l’avocat a sollicité un nouveau renvoi d’autant plus que, certains de ses confrères sont retenus par le procès de Tahibou Ndiaye qui se déroulait à la salle 4.
Devant le refus de la Cour, l’avocat s’est déporté arguant qu’il se sentait « trop seul » vu qu’il s’agit d’une affaire « très sérieuse » avec plusieurs avocats constitués. Surtout que tous les avocats de l’autre partie étaient présents. Mais la présidente n’a voulu rien entendre, même lorsque Luc Nicolaï a sollicité à son tour pour constituer une nouvelle défense. « Vos avocats vous ont lâché », lui a rétorqué la juge lorsque le promoteur lui a dit qu’il avait sept avocats. Finalement Me Baboucar Cissé est arrivé à 10 heures passées de quelques minutes après que la Cour a commencé à notifier les préventions aux prévenus.

Luc/Eumeu Sène
C’est finalement le 17 juin prochain que la Cour d’appel de Dakar va rendre son verdict dans l’affaire d’abus de confiance opposant le promoteur Luc Nicolaï au lutteur Eumeu Sène. Le lutteur qui avait été condamné à payer la somme de 22 millions au titre de dommages et intérêts avait introduit un recours devant la Cour d’appel. Puisque la décision était assortie de l’exécution provisoire, il veut obtenir le sursis à exécution, c’est-à-dire qu’il n’ait pas à payer encore les dommages et intérêts tant que l’affaire ne soit pas jugée au fond par la Cour d’appel.

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