Home » Sénégal (page 167)

Sénégal

Sénégal : Macky Sall s’est rendu chez les Layennes à Yoff

Dakar, 14 mai (APS) – Le chef de l’Etat a rendu visite, jeudi, à la famille religieuse des Layennes à Yoff où il s’est, dans un premier temps, longuement entretenu avec le Khalife général des Layennes, El Hadji Abdoulaye Thiaw Laye, rapporte la présidence.

Macky Sall qui était Yoff dans le cadre de la célébration de la 135eme édition de l’appel de Seydina Issa Laye a  »recueilli » prières et bénédictions, selon le communiqué reçu à l’APS.

Le président de la République ‘’a ensuite rencontré les différents responsables et membres de la famille religieuse’’, ajoute la même source, notant qu’au cours de ces échanges, Macky Sall ‘’est revenu sur les projets initiés et qui impacteront fortement et positivement le vécu des membres de la communauté d’une part et de tout les sénégalais d’autres part’’.

Le communiqué cite, entre autres, la modernisation de la Cité religieuse, la rénovation du mausolée de Seydina Issa Laye, le prolongement de la VDN sur l’axe Cices-Golf, en passant par Camberène ainsi que la rénovation de la voirie intérieure de la commune de Yoff.

Concernant la VDN, Macky Sall a annoncé que le budget des travaux de prolongement de l’axe CICES- Golf, d’un montant de 38 milliards de francs, est entièrement mobilisé. Les travaux vont bientôt démarrer.

Il a ainsi demandé à la communauté Layène ‘’de soutenir fortement ces projets d’infrastructures qui ont un cachet éminent stratégique pour la mobilité urbaine à Dakar et sa banlieue’’, selon le communiqué.

Macky Sall a aussi assuré que ‘’toutes les dispositions sont prises pour que le prolongement de la VDN ne puisse en aucune manière gêner l’accès au mausolée de Seydina Issa Laye’’, indique toujours la même source.

Au sujet de la modernisation de la cité religieuse, le chef de l‘Etat a annoncé que les travaux vont démarrer à la fin de la 135eme édition de la commémoration de l’appel de Seydina Issa Laye, selon la présidence.

APS.sn

Sénégal-Portrait : Moustapha Guirassy, ouvert à tout

Enseignant, entrepreneur, homme politique… Le fondateur de l’Institut africain de management, à Dakar, ne s’interdit rien. Pas même de s’allier à l’ISM, son concurrent historique.

Homme d’affaires, homme politique et homme de foi. De son propre aveu, Moustapha Mamba Guirassy, 50 ans, est un peu tout cela à la fois. Très religieux – au point de porter sur son front une marque de prosternation -, le fondateur de l’Institut africain de management (IAM), à Dakar, est même artiste à ses heures, comme le prouvent les tableaux signés de sa main sur les murs colorés de son école de commerce. De multiples facettes qui traduisent une seule ambition : « Il faut donner du sens », répète cet admirateur du Français Jacques Attali, ancien conseiller du président François Mitterrand et chantre du développement personnel.

La formation intellectuelle de cet homme dont la famille est originaire de Kédougou, dans le sud-est du Sénégal, est marquée par la découverte du Canada, au milieu des années 1980. Venu suivre des études d’ingénieur, il débarque dans un Québec à la culture très anglo-saxonne et autonomiste. Une révélation : « Il y avait là-bas cette ouverture à l’autre, un encouragement à être soi. Je me souviens qu’on me disait que j’étais beau quand je venais en tenue traditionnelle. »

De retour au Sénégal, il devient professeur de management et d’informatique appliquée à la gestion, pendant quatre ans. L’un de ses étudiants le met alors en relation avec un riche homme d’affaires sénégalais, qui cherche un directeur pour l’école d’enseignement supérieur qu’il est en train de créer. Ce sera un échec, mais aussi l’occasion pour Moustapha Guirassy de se découvrir une fibre entrepreneuriale.

Seul et sans un franc CFA de financement, il décide de poursuivre dans cette voie en s’inspirant de l’approche pédagogique découverte au Canada. L’IAM, qui voit le jour en 1996, naît aussi d’une frustration : « Les formations qui existaient étaient encore calquées sur le modèle colonial, avec comme objectif de former les Africains pour aller dans l’administration ou pour servir les intérêts des entreprises étrangères, souvent tournées vers l’exportation, et non pas de produire pour développer les pays. »

Visionnaire

Vingt ans plus tard, l’IAM s’enorgueillit de former quelque 3 500 élèves d’horizons divers (28 nationalités africaines) aux métiers des ressources humaines, de l’audit, de l’immobilier et de la communication. En plus de son campus principal, situé dans le quartier chic de Mermoz, l’institut compte plusieurs antennes au Sénégal, ainsi qu’à Ouagadougou et à Bamako. En 2014, il s’est hissé au deuxième rang des écoles de commerce sénégalaises dans le classement de Jeune Afrique.

L’IAM s’attache à offrir une « éducation africaine au management », tout en évitant le « nombrilisme », précise son fondateur. « Avant, nous voulions former des leaders africains. Nous souhaitons maintenant forger des « global leaders », et c’est un changement important : il ne faut pas s’enfermer sur l’Afrique, cela entraîne des dérives, des contre-performances », poursuit celui que ses collaborateurs, admiratifs, qualifient de « visionnaire ». « Nous avons des cultures, des valeurs, mais l’Afrique n’est pas le centre du monde. Le bon produit, la bonne démarche peuvent être chinois, français ou africains. »

En plus des échanges à l’étranger, de nombreux cours sont dispensés en anglais depuis la rentrée 2014. La reconnaissance internationale de son école est l’une des obsessions de Moustapha Guirassy, comme en témoigne la conférence donnée récemment à l’IAM par Christine Lagarde, la directrice du FMI. L’établissement suit en outre un programme de mentorat pour décrocher le label Equis, qui récompense les meilleures écoles de commerce dans le monde. Sur quelque 150 structures labellisées, seules trois sont situées sur le continent (en Afrique du Sud et en Égypte).

Guerriers

Pour faire naître un HEC africain dans un milieu très concurrentiel, Moustapha Guirassy a franchi l’année dernière un pas décisif. L’IAM s’est allié à son grand rival dakarois, l’Institut supérieur de management (ISM). Occupant la première place sénégalaise du classement Jeune Afrique, ce groupe compte, en plus d’une business school, un institut de droit, plusieurs lycées et une école d’ingénieurs. Entre l’IAM et l’ISM, la course aux meilleurs professeurs et aux événements les plus prestigieux a duré de longues années. « C’est la rencontre de deux guerriers qui se sont toujours affrontés et qui ont décidé de relever le défi ensemble », résume, l’oeil brillant, ce passionné.

Un partenariat idéal, car complémentaire : alors que Moustapha Guirassy est posé et réfléchi, Amadou Diaw se révèle un entrepreneur plus « agressif ». Et le patron de l’ISM d’abonder dans ce sens en citant les atouts des deux écoles : « L’IAM est mieux implanté dans l’est du Sénégal, quand nous sommes plus présents dans l’ouest du pays. Et à l’étranger, l’IAM est très proche des universités canadiennes, tandis que nous sommes davantage liés aux facultés françaises et américaines. »

Cette alliance stratégique se concrétisera dès la rentrée 2015, notamment par des modules communs et une mutualisation de la bibliothèque, des activités de recherche et des activités internationales. À l’horizon 2017, selon Moustapha Guirassy, les deux entités intégreront un même campus et se fonderont dans une identité commune : l’université Madiba. La référence sonne comme une évidence pour le patron de l’institut, où sont affichées des photographies de l’ancien président sud-africain. « Nelson Mandela avait toutes les cartes en main pour se venger, mais il s’est positionné à un autre niveau, celui de la sagesse, du dialogue et de la réconciliation », rappelle-t-il.

Élection

Fils de Mamba Guirassy, ancien vice-président de l’Assemblée sénégalaise, Moustapha a lui aussi fait de la politique l’un de ses champs d’expression. Conseiller régional en 2002, député en 2007, puis maire de sa ville d’origine en 2009, il est finalement propulsé ministre de la Communication et porte-parole du gouvernement la même année, fonction qu’il quittera en 2011. De cette période, il a conservé une profonde admiration pour l’ex-président Abdoulaye Wade, dont il continue de vanter la vision.

À la tête du mouvement Forces citoyennes solidaires du Sénégal, Moustapha Guirassy, bien qu’il ait perdu la mairie de Kédougou en 2014, n’exclut pas de se porter candidat à la prochaine élection présidentielle. Au risque d’effrayer son nouveau partenaire ? Pas vraiment. « Guirassy est piqué à la politique, mais l’école, c’est son bébé. Il ne la quittera jamais », veut croire Amadou Diaw.

Justice : Le procès de l’ex-président tchadien Habré s’ouvrira le 20 juillet à Dakar

Le procès de l’ex-président tchadien Hissène Habré, poursuivi pour « crimes contre l’humanité, crimes de guerre et crimes de torture », s’ouvrira le 20 juillet à Dakar, où il est en détention préventive depuis juillet 2013, a annoncé mercredi le tribunal spécial chargé de le juger.

« La session de la Cour d’assises des Chambres africaines extraordinaires (CAE, tribunal spécial) chargées de juger M. Hissène Habré s’ouvrira le lundi 20 juillet 2015 à 09H00″ (locales et GMT) à Dakar, affirme dans un communiqué ce tribunal spécial créé par l’Union africaine (UA) à la suite d’un accord avec le Sénégal signé en décembre 2012.

« Cette session sera présidée par M. Gberdao Gustave Kam », président du tribunal, qui sera « assisté des juges Amady Diouf et Moustapha Ba, assesseurs titulaires, et du juge Pape Ousmane Diallo, assesseur suppléant », précise-t-il.

M. Kam, un Burkinabè, et MM. Diouf, Ba et Diallo, des Sénégalais, ont tous les quatre été nommés en avril par la présidente de la Commission de l’UA, Nkosazana Dlamini-Zuma. Selon l’UA, M. Kam, ancien juge au Tribunal pénal international pour le Rwanda(TPIR), a été désigné pour dix mois.

Le 23 avril, le ministre sénégalais de la Justice, Sidiki Kaba, avait évoqué une période de deux mois pour les derniers préparatifs du procès, laissant entendre que l’audience inaugurale aurait lieu « sans doute » en juin. Il avait cependant exclu toute peine capitale. Le Sénégal a aboli la peine de mort en 2008.

Hissène Habré a dirigé le Tchad de 1982 à 1990, date à laquelle il a été renversé par l’actuel président Idriss Deby Itno. Il a été inculpé de crimes de guerre, crimes contre l’humanité et tortures. Depuis sa chute, il vit en exil au Sénégal.

Il a été arrêté le 30 juin 2013 à Dakar puis inculpé le 2 juillet 2013 par le tribunal spécial et placé en détention préventive.

En février, à l’issue de 19 mois d’instruction, il a été renvoyé devant la cour d’assises des CAE, les magistrats instructeurs concluant qu’il y avait suffisamment de preuves pour le juger pour les chefs d’inculpation retenu à son encontre.

AFP

Sénégal-Gambie-Tourisme: Foundiougne: le festival de l’amitié veut ouvrir des perspectives touristiques

10 mai (APS) – Le festival de Niumi Badiya de l’amitié transfrontalière entre le Sénégal et la Gambie  »peut ouvrir davantage de perspectives et offres touristiques » aux deux pays mais également  »favoriser le développement communautaire », a assuré son initiateur, Adama Ndiaye.

‘’Nous pensons, aujourd’hui, il est temps que le Sénégal et la Gambie puissent entretenir des relations qui permettent de part d’autre d’ouvrir des perspectives touristiques mais également de développement communautaire de plus en plus intégré’’, a-t-il dit samedi à Toubacouta, lors de la première édition du festival.

Selon lui, cette manifestation veut arriver ‘’à créer un marché local axé sur les arts et la culture, afin de mieux vendre la destination Toubacouta et environs mais au-delà, c’est  »le festival de la communion » entre la Gambie et le Sénégal.

‘’Les peuples ont déjà réussi leur intégration et je pense qu’en écoutant ces peuples évidemment, l’intégration se fera au niveau des politiques’’, a martelé M. Ndiaye, docteur en communication et technicien de tourisme.

‘’C’est cela la quintessence de ce festival des peuples, de l’économie mais aussi un festival pour le tourisme et la durabilité. Il faut envisager d’aller plus loin, d’étendre cela au niveau national et l’exporter, a-t-il fait valoir.

Venue présider l’ouverture de ce festival de l’amitié transfrontalière, l’ancienne Premier ministre Aminata Touré, envoyée spéciale du président de la République, a émis son souhait de voir ce festival devenir un festival international pour augmenter la renommée de la localité sur le plan touristique.

Sénégal-Justice : Régions du centre 30 personnes arrêtées, deux déférées au parquet

Birkilane (Kaffrine), 13 mai (APS) – Trente personnes ont été arrêtées et deux autres déférées au parquet de Kaolack, à la suite de l’opération « Saxaal Jaam 4″ menée par la Gendarmerie nationale dans les régions du centre du pays, de samedi à mardi, a annoncé le lieutenant-colonel Mamadou Sanor Ngom.

« L’opération a (…) permis l’interpellation de 761 personnes dont 136 pour identification. Trente personnes ont fait l’objet d’une arrestation pour détention d’armes à feu ou d’armes blanches, usage de chanvre indien, vols durant la nuit ou vente de boissons alcoolisées sans autorisation », a indiqué le lieutenant-colonel Ngom, commandant de la Légion centre de la Gendarmerie nationale.

Deux personnes soupçonnées d’être impliquées dans de récents braquages et vols avec arme à feu, dans des localités du centre, ont été arrêtées et déférées au parquet, a-t-il dit en livrant aux journalistes le bilan de l’opération, lors d’un point de presse, mardi, à Birkelane, dans la région de Kaffrine.

« Le propriétaire du véhicule et son conducteur ont été arrêtés nuitamment, en brousse, par nos éléments. Il s’agit d’un véhicule blanc de type 4×4. Ses caractéristiques correspondent parfaitement à la description donnée par des habitants des localités où des braquages ont été commis par des individus circulant en voiture », a expliqué Mamadou Sanor Ngom.

Trois cents gendarmes de la Légion centre (Fatick, Kaffrine et Kaolack) et de la Légion d’intervention de la Gendarmerie nationale ont participé à cette opération, qui a permis de contrôler 1.586 voitures, dont 171 de type 4×4, parmi lesquels 14 ont été « immobilisés ».

Six charrettes et 52 motos  »Jakarta » ont également été immobilisés pour des infractions au nombre de 283. Les amendes forfaitaires à payer par les auteurs de ces infractions s’élèvent en tout à 894 mille francs CFA, selon le lieutenant-colonel Ngom.

 »Quatorze munitions, six fusils de calibre 12 millimètres, 28 coupe-coupe, quatre haches, deux pistolets, 234 litres de boissons alcoolisées prohibées et 9,5 kilogrammes de drogue ont été saisis », a-t-il signalé.

Des  »perquisitions » ont été menées dans 141 lieux  »à usage d’habitation ».

 »Pour mener cette opération, nous avions à notre disposition les contacts téléphoniques de plus de 500 chefs de village de la zone centre, avec lesquels nous allons désormais communiquer et échanger des informations », a ajouté le commandant de la Légion centre de la Gendarmerie nationale.

Des opérations similaires seront menées de temps en temps, dans les régions du centre, pour permettre aux populations de vaquer librement et en toute sécurité à leurs occupations, a-t-il promis.

APS

Le cadeau d’anniversaire d’El hadji Diouf au Daara J Family

7780212-12054300Pour les vingt (20) ans de leur carrière musicale, Ndongo D et Faada Freddy n’ont pas failli à leur réputation de véritables bêtes de scène. Le Grand Théâtre National a refusé du monde. Les fans ont très tôt afflué vers ce lieu culturel. Un public pas comme les autres s’est vu servi un show rythmé et harmonieux.

Dans un style revisitant toute la panoplie hip hop, allant du rap pur et dur au reggae, en passant par le ragga, Ndongo et Fada ont assuré sur scène. Ils ont revisité leur répertoire dans son ensemble enchaînant son après son au grand bonheur du public. Ces derniers, fidèles à leur groupe, ont chanté et dansé tout au long de la soirée.La reprise des titres de 1995 a enflammé le public. Les fans se sont laissés transporter vingt (20) en arrière, accompagnant le crew de pas de danses et des claps de main.
L’invité surprise a été l’ancien international sénégalais de football, El Hadji Diouf, toujours égal à lui-même. Fan du groupe qui l’a, dit-il, souvent bercé avec sa bonne musique. Il a apporté le gâteau de l’anniversaire en forme de tama (tam-tam d’aisselle). El Hadj Diouf a entonné avec le public un « happy birthday » en l’honneur du Daara J Family. «J’aime Daara-J car ils sont des «olds» dans le milieu. Avant de jouer un match, je les écoutais, ce qui me permettait de me détendre sur le terrain », témoigne le ballon d’or africain de 2002.
La soirée a pris fin aux environs de 3 heures du matin. Auparavant, beaucoup d’artistes ont répondu à l’invitation de Ndongo et Fada. Tour à tour, ils se sont succédé sur le podium, rappeurs et mbalax men ont chanté et fêté en chœur avec le Daara-j Family.

Musique-Monde: Stromae  » A Dakar, je dois faire mes preuves »

stromae (1)L’artiste-musicien belge, originaire du Rwanda, Stromae, a déclaré qu’à Dakar, la capitale sénégalaise, où il donne mercredi soir (20h) le premier concert de sa première tournée africaine, comme pour les sept autres étapes, il devra faire ses preuves face au public pour le convaincre avec sa musique.

‘’Ici, il y a des attentes. Ce qu’on me raconte, c’est qu’il y a des gens qui connaissent +Papaoutai+ (son premier grand succès), mais pas forcément Stromae. Il y en a qui connaissent Stromae. Il y a tout ça. Je vais essayer de rencontrer ce public, de le saluer, de m’entendre avec lui et de le convaincre. Je n’ai jamais fait de concert ici, je dois faire mes preuves en fait », a-t-il affirmé, mardi, lors d’une conférence de presse.
Il a dit qu’il appréhendait cette première rencontre avec un public du continent africain, relevant qu’il a « peur de l’inconnu ». « J’appréhende un peu, pour être honnête, comme chaque continent sur lequel on a été et qu’on connaissait moins bien que celui où j’ai grandi (l’Europe) », a-t-il souligné.
Stroame a ajouté : « J’ai peur de l’inconnu, étant donné que je suis assez rigide et calculateur, forcément, dès que je suis face à l’inconnu. Je perds un peu mes moyens. C’est cet inconnu qui me fait un peu peur. Mais c’est l’excitation, évidemment. Comme chaque excitation lorsqu’on monte sur scène. C’est l’imprévu, c’est positif, c’est super. »
Cette « peur », a expliqué Stromae, est surtout liée à son caractère personnel. « J’aime bien savoir ce qui va se passer. Et forcément, quand je ne sais pas ce qui se passe, j’appréhende un petit peu, a-t-il insisté (…) Comme tous les publics que je découvre, j’appréhende, parce que je ne sais pas comment il va réagir. »
« Je ne sais pas s’il (le public dakarois) va réagir à mes blagues. En général, s’ils ne rigolent pas je suis plutôt content. J’appréhende, même s’il y a un vrai enthousiasme. Il y a quand même pas mal de gens qui promettent le déplacement. On ne sait jamais comment ça va se passer. Donc j’appréhende, comme quand on a été aux Etats-Unis. Mais c’est encore différent, parce qu’aux Etats-Unis, c’était un projet en développement », a-t-il indiqué.
Dakar, la capitale sénégalaise, est la première étape d’une tournée africaine qui va ensuite conduire le musicien belge à Praia, au Cap-Vert (16 mai), Douala, au Cameroun (19 mai), Abidjan, en Côte d’Ivoire (23 mai), Libreville, au Gabon (6 juin), Brazzaville, au Congo (10 juin), Kinshasa, en République démocratique du Congo (13 juin) et Kigali, au Rwanda (20 juin).
A propos de Dakar, il a dit son envie de « revivre les bons moments » qu’il y a passés en 2013 pour l’enregistrement d’un morceau de son album « Racine carrée ». « C’étaient des moments en soirée. On a fait un saut assez rapide sur Abidjan. Je vous passe tous les détails de sortie, mais c’étaient de super moments. Evidemment, on a envie de revivre ça », a-t-il dit dans un sourire.
Sur le choix des pays, « c’est plus des rencontres entre les promoteurs locaux et Karim (son manager), et puis des choix et des réalités de planning aussi, qui font qu’on ne peut pas passer partout », a expliqué Stromae.
« Si on pouvait passer partout, on l’aurait fait. On a essayé de passer plus ou moins partout. Evidemment, la priorité pour nous, c’étaient des pays francophones. C’était une façon de résumer le passage ici de la meilleure manière, en essayant de ne déplaire à personne. Avec le temps qui était imparti, évidemment », a-t-il ajouté.

APS

Sénégal-Politique: Pourquoi le Sénégal envoie- t-il plus de 2000 soldats auprès d’Arabie saoudite

Le Sénégal va envoyer 2 100 soldats en Arabie saoudite pour rejoindre la coalition internationale formée par Riyad. L’annonce, faite lundi, est loin de faire l’unanimité dans le pays.

Le Sénégal rejoint la coalition menée par Riyad au Yémen, qui inclut 10 pays dont, sur le continent, le Maroc, l’Égypte ou le Soudan. Le ministre sénégalais des Affaires étrangères, Mankeur Ndiaye, a annoncé lundi 4 mai l’envoi de 2 100 soldats en Arabie saoudite. Objectif affiché : lutter contre les rebelles chiites installés au Yémen et contre toute infiltration terroriste dans le pays.

Le président sénégalais, Macky Sall, « a décidé de répondre favorablement à la demande [de Riyad] en déployant un contingent de 2 100 hommes sur la terre sainte d’Arabie saoudite », a déclaré le chef de la diplomatie sénégalaise. Une décision qui ne fait pas l’unanimité, y compris parmi les députés de la majorité. Retour en trois points sur ce nouveau déploiement militaire.

Quelle sera la mission des troupes sénégalaises ?

Les 2 100 soldats déployés en Arabie Saoudite auront pour objectif de protéger les deux grands lieux sains de l’islam dans le pays. « La coalition internationale vise à assurer la sécurité des lieux saints de l’islam à Médine et à La Mecque », a précisé le ministre sénégalais des Affaires étrangères, sans donner davantage de détail.

Ce déploiement avait été demandé par l’Arabie saoudite le mois dernier, lors d’une visite de Macky Sall à Riyad. À son retour, le président sénégalais avait fait savoir qu’il réfléchissait au moyen d’accéder à la requête saoudienne.

Pourquoi le Sénégal s’engage-t-il aussi frontalement ?

Si l’engagement du Sénégal auprès de son allié sunnite n’est pas une surprise, la forme qu’il revet laisse certains observateurs dubitatifs. Parmi les pays engagés, le Sénégal est en effet l’un des rares (avec l’Égypte) à envoyer un contingent de cette envergure sur place. D’autant que Macky Sall ne s’est pas montré aussi va-t-en guerre sur le continent. Absent de l’offensive africaine contre Boko Haram, le Sénégal avait en revanche déployé quelque 800 hommes au Mali. Bien loin, donc, des quelque 2 000 soldats envoyés en Arabie Saoudite.

Ce qui fait dire à certains analystes que ce geste ne s’explique pas seulement par le biais de l’alliance stratégique, mais trouve aussi des explications économiques. « L’avantage le plus évident du Sénégal à s’engager militairement aux côtés de l’Arabie saoudite serait un rapprochement économique et politique entre les deux pays, mais aussi certainement des paiements comptant de la part de l’Arabie saoudite », explique ainsi Andrew Lebovich, spécialiste de l’Afrique de l’Ouest, interrogé par le Washington Post.

Comment l’engagement militaire du Sénégal a-t-il été accueilli ?

La classe politique a réagi avec fraîcheur à l’annonce de Mankeur Ndiaye, d’autant que la mesure n’a pas été soumise au débat à l’Assemblée nationale. Certains députés ont vertement critiqué la décision de Macky Sall, y compris au sein du camp présidentiel.

Le député Cheikh Oumar Sy s’est ainsi ouvertement opposé au déploiement des troupes sénégalaises dans la péninsule arabique, jugeant au micro de RFI que le Sénégal n’avait pas de rôle à jouer au Yémen. Avant d’avancer l’hypothèse de contreparties financières promises par Riyad : « Si l’Arabie saoudite a promis d’investir au Sénégal contre notre soutien militaire, c’est extrêmement dangereux. Nous ne devons pas échanger la vie de nos soldats pour des pétrodollars. »

Jeune Afrique

Sénégal-Lutte-Portrait: Balla Gaye 2: « Les propos de Ahmed Aidara sur ma relation avec Malick Gackou n’engagent que lui-même »

Le lion de Guédiawaye cité dans une sortie du journaliste de la Zikfm, s’est finalement prononcé sur cette grande rumeur propagée par l’animateur de Teuss.

Balla Gaye 2 connu pour ses remerciements à l’endroit de son grand frère Malick Gackou après chacun de ses combats a foulé aux pieds les « révélations » du journaliste Ahmed Aidara.

« Ma relation avec Malick Gackou est au beau fixe et reste très saine. Il m’a soutenu dès le début de ma carrière. Il a été d’un grand apport pour l’école de lutte Balla Gaye dont je suis aujourd’hui le porte-flambeau. Je lui en suis reconnaissant et je le serai pour toujours. Il est mon grand frère et le restera pour moi et pour les jeunes de Guediawaye qu’il a toujours soutenu et accompagné », déclare le lutteur approché par notre source.
Rappelons que les propos de Ahmed Aidara concernent aussi Youssou Ndour, son ancien patron, Aliou Sall et le couple présidentiel.

« Les propos de Ahmed Aidara n’engagent que lui-même. Je n’ai jamais entretenu une telle conversion avec lui », conclut Balla Gaye 2 avant qu’un autre pensionnaire de l’écurie ne rajoute ce qui suit : « Malick Gackou n’a que Guédiawaye et nous jeunes de Guédiawaye aussi n’avons que lui. Qu’on arrête de vouloir nous mettre en mal avec lui ».

Sénégal-Economie : Le gouvernement invité à investir sur le dividende démographique

La Représentante-résidente du Fonds des Nations unies pour la population (FNUAP), Andréa Wojnar Diagne, a invité, mardi à Dakar, le gouvernement à investir sur le dividende démographique voire sa ‘’forte proportion de jeunes en âge de travailler’’, à travers ‘’une feuille de route multisectorielle’’, pour accroitre sa croissance économique.

 »La forte proportion des jeunes en âge de travailler constitue une opportunité et peut contribuer à l’accélération de la croissance économique, c’est ce qu’on appelle le dividende démographique’’, a-t-elle dit.

 »La référence au dividende démographique dans le Plan Sénégal émergent (PSE) (…) doit être maintenant opérationnalisée à travers une feuille de route multisectorielle suivie au plus haut niveau avec une analyse très poussée et un engagement soutenu’’, a ajouté Mme Diagne.

Elle intervenait lors d’un atelier de lancement de la capture du dividende démographique organisé par le ministère de l’Economie, des Finances et du Plan et l’UNFPA.

La rencontre a pour objectif de ‘’de créer une véritable synergie dans le processus d’élaboration du document de référence pour la capture du dividende démographique’’.

Selon la Représentante- résidente, ‘’des études ont démontré que la fenêtre du dividende démographique n’est ouverte que sur une période limitée d’environ 50ans’’.

 »Le dividende démographique ne se réalise pas automatiquement. Pour une soixantaine de pays dont le Sénégal, l’exploitation du bonus démographique dépendra des politiques et des investissements sur les jeunes et de l’appropriation de la population elle-même », a-t-elle souligné.

Mme Diagne a indiqué que la frange des adolescents et des jeunes  »est à un niveau jamais atteint dans l’histoire du monde avec 1, 8 milliard de personnes âgées entre 15 et 24 ans », citant un rapport du Fond des Nations unies pour la population de 2014 sur l’état de la population mondiale.

Aussi a-t-elle évoqué, dans le contexte de définition de nouveaux programmes de développement post 2015, la possibilité de relancer ‘’la réalisation des objectifs de développement durable (…) en intégrant le lien inextricable entre les droits humains, la dynamique de la population et la croissance économique ».

Selon elle, le développement durable passe par la réponse aux besoins des jeunes, l’autonomisation des femmes et l’assurance que la santé et les droits en matière de sexualité et de reproduction sont garantis.

 »Ces problématiques doivent être au cœur de l’agenda post 2015 afin de mieux assurer que les générations présentes et futures soient créatives et capables de bâtir une société résiliente », a-t-elle soutenu, ajoutant que le poids démographique des jeunes  »est un défi majeur ».

De son coté, le secrétaire général du ministère de l’Economie, des Finances et du Plan, Cheikh Tidiane Diop a indiqué que le Sénégal présente ‘’à ce jour des conditions satisfaisantes de l’évolution de sa population pour la capture du dividende démographique’’.

‘’Notre pays se situe dans la 3eme phase de sa transition démographique caractérisée par une baisse de la fécondité et une poursuite de la baisse de la mortalité’’, a-t-il dit.

M. Diop a aussi expliqué que le dividende démographique  »exige des politiques sociales et économiques ambitieuses qui se manifeste par la croissance économique accéléré résultant du changement de la structure par âge d’une population suite à une baise de la fécondité et de la mortalité ».

APS

Facebook login by WP-FB-AutoConnect