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Justice

Vol de de 1,6 milliards à la CBAO: Interpol identifie les deux cerveaux

Le procès des quatorze personnes impliquées dans le vol de 1,6 milliard de FCFA suit son cours au Burkina Faso. N’empêche, les premiers témoignages laissent apparaître que les deux cerveaux de cette affaire éventée après l’arrestation d’un cadre de la CBAO à Dakar, se nomment André Kouassi et Franck Yao, deux ressortissants ivoiriens visés par un avis de recherche international de Interpol.

L’homme d’affaires Zidwemba B. surnommé Will Télécom a fait face pour la première fois au juge dans l’affaire dite des 1,6 milliard de la CBAO.

Selon zoodomail, le prévenu a expliqué que tout a commencé par le biais de son petit frère qui est à Abidjan, où il gère la société Will com, qui lui a donné l’information selon laquelle un client, qui s’appellerait Kouassi André, l’a contacté téléphoniquement pour une commande de matériels informatiques, entre autres.

Une grosse commande, en somme. Le petit frère rappelle ensuite le lendemain pour dire que le client exige un compte bancaire, car la somme qui doit être versée est importantee. Le même client explique qu’il a un compte bancaire à la CIB, à Abidjan, et que si toutefois Will télécom a un compte bancaire à la CBAO, au Burkina Faso, la transaction serait facile.

Will télécom ouvre donc un compte CBAO, par l’entremise de son comptable, et le prévient de bien suivre ce compte car il attendait une somme de 300 millions de FCFA.

Le comptable transmet donc le numéro au client. Le lendemain, 28 février 2017, le client, Kouassi André, appelle pour dire qu’un premier virement a été fait et donc il attendait ses marchandises. Après donc vérification et confirmation de la banque, la collecte des marchandises commence. Une première tranche est retirée pour certains achats, en deux opérations, pour un montant total de 20 millions FCFA.

Ensuite, une seconde tranche de 47 millions FCFA est retirée, puis le matériel est livré à Abidjan, pour un montant total de 67 millions FCFA. Et c’est là que les ennuis ont commencé. Car la banque, par la suite, a appelé Will télécom pour lui dire que le compte sur lequel il retirait l’argent, avait des problèmes, car cet argent était d’origine frauduleuse.

Le mystère André Kouassi 

Le prévenu explique qu’il est ensuite parti à Abidjan pour savoir de quoi cette affaire retournait. Sauf que personne n’a plus de trace de Kouassi André. Il est donc parti déposer une plainte au commissariat du quartier Koumassi d’Abidjan contre celui-ci.

Il ajoute qu’il a séjourné pendant 14 jours hors du Burkina et que pendant ce temps, des langues disaient qu’il avait fui. Il rassure cependant que lorsqu’il a appris cela, il a vite fait d’en faire part à ses conseils, qui ont rassuré par écrit le procureur du Faso, la CBAO et la gendarmerie nationale qu’il était en route pour venir se faire auditionner.

De retour donc le 26 mars, il est parti le lendemain en compagnie de ses conseils pour audition à la gendarmerie, pour se retrouver ensuite en prison, à la Maison d’arrêt et de correction de Ouagadougou (MACO), depuis bientôt trois mois.

Les avocats de la partie civile qu’est la CBAO, n’ont pas usé de langue de bois pour essayer de voir clair dans cette transaction rapide. Ils estiment qu’une aussi forte somme d’argent ne peut être transférée ainsi en l’espace de quelques heures, quelke que soit l’urgence, et donc, le prévenu devait quand-même émettre des doutes. Celui-ci répond que les transactions rapides sont possibles maintenant, car la BCEAO a facilité les choses pour les clients des banques.

La tension était vive dans la salle. Car Will télécom ne manquait pas de dire des mots indélicats à l’endroit de la partie civile, qui, elle aussi, lui faisait savoir qu’il n’a pas le monopole de la « malcause ». Le Président du tribunal essayait pour sa part de calmer les esprits à sa manière.

L’audition a duré plusieurs heures, et les avocats des deux parties ont essayé tant bien que mal de défendre leurs clients.

Franck Yao, l’autre équation 

La même source renseigne que parmi toutes les 14 personnes incriminées dans l’affaire CBAO pour cyber escroquerie, K. Alexandre, la trentaine à peu près, qui travaille dans le bâtiment et, est spécialisé surtout dans la pose de plâtre, est le seul à ne pas avoir d’avocat. Il explique qu’il est allé un jour à la SONABEL pour chercher des unités de cash power.

C’est là qu’il tombe sur un certain Franck Yao, qui sympathise avec lui et lui demande ce qu’il faisait comme travail. Après donc conversation, Franck demande à Alexandre son numéro de téléphone et promet l’appeler plus tard, car il a des amis qui peuvent lui trouver du travail et où il sera mieux payé. Franck l’appelle deux jours plus tard, et ils se rencontrent au niveau de la Patte-d’oie où ils se rendent sur un chantier pour une évaluation de pose de plâtre qu’Alexandre doit faire.

Ils se quittent ensuite. Alexandre, qui attendait le coup de fil de Franck, sera impatient par la suite sur le silence de celui-ci. C’est ainsi qu’il essaie de le rappeler, mais en vain. Quelques jours après, c’est le même Franck qui l’appelle et demande à le rencontrer, toujours au niveau de la Patte-d’oie.

Il prétexte qu’il était en voyage, ce qui expliquait son silence depuis lors. Une affaire et mille zones d’ombres Ce jour-là, Franck dit à Alexandre que s’il désire travailler dans l’entreprise où il veut le placer, il doit changer de nationalité, parce que ce sont tous des Burkinabé qui y travaillent.

Il propose à Alexandre, qui est Béninois, de lui trouver la nationalité burkinabé, parce qu’il a des relations qui lui faciliteront les choses. Il vient quelques jours après avec un extrait de naissance portant les nom et prénom de Ouédraogo Alexandre, et ils se rendent ensuite à l’Office national d’identification (ONI) pour établir une Carte nationale d’identité burkinabé (CNIB).

Ce qui fut fait, par ailleurs. Avec donc sa CNIB, Alexandre se pensait ainsi Burkinabé, puisque Franck l’a rassuré qu’il n’y avait même pas de problème. Partant donc de cette CNIB, il lui propose d’ouvrir un compte bancaire à la CBAO, afin que son salaire soit versé, quand il sera embauché.

Ils vont ensemble à la banque, et c’est Franck qui remplit toutes les formalités, interdisant à Alexandre de répondre aux questions qui lui seront posées au sein de l’institution. Franck part ensuite en voyage, et promet à Alexandre de le rappeler plus tard.

C’est ainsi qu’un beau jour, il appelle celui-ci et lui dit qu’il a fait un virement dans son compte, à hauteur de 15 millions FCFA, et voulait qu’il aille chercher la somme pour lui. Et c’est en allant pour ce retrait, qu’Alexandre a purement et simplement été cueilli par les gendarmes. Le sieur Franck, quant à lui, reste introuvable, étant donné que le prévenu Alexandre explique qu’il ne connait même pas chez celui-ci et qu’ils se sont toujours rencontrés dans différents endroits, cela aussi sur appel téléphonique de Franck.

Par ailleurs, il se trouve aussi qu’Alexandre a un compte bancaire dans une Caisse populaire de la ville et où Franck faisait des virements d’argent, et lui demandait de faire le retrait pour lui. Alexandre explique que c’est deux fois qu’il a fait ces retraits. Lors du premier, qui était de 15 millions FCFA, Franck lui a donné 500 000 FCFA en récompense. La seconde fois, c’était 5 millions FCFA, et il a reçu 200 000 FCFA. Selon lui, il ne pouvait se douter de rien, et pensait avoir à faire à quelqu’un de généreux. Affaire à suivre…

Cheikh Mbacké Guissé (Libération)

Arrestation d’une mule de Karim Wade à LSS : Les avocats de Wade-fils démentent

Un journal de la place avait à sa Une d’hier, indiqué qu’une mule de Karim Wade avait été arrêté a l’Aéroport Léopold Sédar Senghor détenant des documents bancaires. Une information que réfute les avocats de l’ancien plus célèbre prisonnier dans ce droit de réponse.

 

« Une «information» rapportée par le journal «le Quotidien» réputé proche du Palais, fait état de l’arrestation d’une personne en provenance d’un pays du Golfe arabique qui détiendrait pour le compte de Karim Wade des documents et autres moyens bancaires dans des valises portant le sceau du Qatar. Cette «information» est publiée en première page sous le titre : «une mule de Karim tombe à Dakar».

Karim Wade, qui dément catégoriquement ces accusations qui portent atteinte à son honneur et à sa réputation, attire l’attention de l’opinion publique sénégalaise et internationale sur la coïncidence entre cette publication, aussi grotesque, que ridicule et l’arrivée imminente de Me Abdoulaye Wade, tête de liste de la Coalition Gagnante Wattu Sénégal. Ces insinuations sont fabriquées de toutes pièces, comme l’ont été le complot des «biens supposés mal acquis» et la résurrection inconstitutionnelle de la Cour de Répression de l’Enrichissement Illicite (CREI).

Cette nouvelle accusation par un organe de presse à la solde du pouvoir est instrumentalisée pour détruire un adversaire politique en vue des prochaines échéances électorales. Après avoir détenu Karim Wade arbitrairement en prison pendant plus de 3 ans, après avoir violé systématiquement ses droits au cours d’un simulacre de procès devant une juridiction politique aux ordres, la CREI, après avoir créé de fausses preuves contre lui, notamment en inventant le faux compte de 47 milliards de Singapour et en lui attribuant la propriété de sociétés appartenant en réalité à d’autres personnes, après avoir extrait Karim Wade de sa cellule dans la nuit du 23 juin 2016 pour l’expulser hors du Sénégal, voilà maintenant que l’État du Sénégal tente d’inventer de nouvelles accusations pour l’empêcher de se présenter contre l’actuel Chef de l’État.

Nous informons l’opinion nationale et internationale que Karim Wade nous a demandé de porter plainte pour diffamation et calomnies contre les auteurs de cette machination, le directeur de publication du journal «le Quotidien» ainsi que l’auteur de l’article Madiambal Diagne, propriétaire du journal. L’opinion constatera que c’est toujours le même journal proche du pouvoir qui est à l’origine d’accusations mensongères contre Karim Wade, sa famille et ses proches. Il en a été de même pour le faux compte bancaire de 47 milliards à Singapour et les 100 milliards imaginaires à Monaco.

Ces manœuvres, ces machinations fantaisistes et les menaces dont il est systématiquement la cible n’empêcheront pas Karim Wade d’exercer pleinement ses droits constitutionnels et politiques pour se présenter à l’élection présidentielle de 2019 contre le Chef de l’Etat Macky Sall. En cette période qui coïncide avec la fin du Ramadan, Karim Wade nous a déclaré : «je prie pour que la haine, les règlements de comptes politiques et l’esprit de vengeance n’aient jamais raison de ce que des générations d’hommes et de femmes de valeur ont bâti à la sueur de leur front et dans l’esprit de concorde nationale».

Fait à Dakar, le 27 juin 2017
Les Avocats de Karim Wade

Bradage foncier sur la Corniche ouest : Atépa attaque en justice

Défenseur invétéré du littoral contre les constructions et lotissements irréguliers sur la Corniche Ouest de Dakar, l’architecte Atépa a mis ses menaces en exécution.

Selon Les Echos, Pierre Goudiaby de son vrai nom, a saisi la justice et déposé des plaintes conte le Maire de Fann-Point E, Palla samb et contre X visés. Outre l’édile de la localité, indiquent nos confrères, l’ambassade de Turquie, l’hôtel Le Terrou Bi, Ecolosoir Sa, Magic Land situés sur le site défendu par Atépa et compagnie, sont cités par la procédure judiciaire.

Après donc Aby Ndour avec qui, Atépa avait été récemment en bisbilles, l’affaire du bradage du foncier sur la Corniche ouest de Dakar atteint d’autres proportions.

SOURCE: MEDIA

Me Baboucar Cissé aux avocats du maire de Dakar: « Si Khalifa Sall paye la caution, le juge le laissera sortir »

La réponse du berger à la bergère. Les avocats de l’Etat ont apporté la réplique à ses collègues de la défense du maire de Dakar, qui demandent la libération immédiate de leur client.

Me Baboucar Cissé, puisque c’est de lui qu’il s’agi,t a bien expliqué la raison qui pourrait conduire le juge à donner une liberté provisoire au candidat de la coalition Manko Taxawu Senegaal.

« Khalifa Sall n’est pas encore jugé. Donc, s’il paie la caution estimée à plus d’un milliard Fcfa, le juge va immédiatement lever les poursuites pour lui permettre de battre campagne convenablement. Autrement, il restera en prison », a assuré Me Cissé sur les ondes de la Rfm.

100 jours en prison : Khalifa Ababacar Sall, une tête de liste nationale dans la pénombre de Rebeuss

Ce mercredi, Khalifa Sall, en détention provisoire à la Maison d’arrêt de Rebeuss, va faire 100 jours derrière les barreaux. Une série d’activités sera organisé dans l’enceinte de l’Hôtel de Ville de Dakar pour le soutenir.

Le séjour en prison du maire de la ville de Dakar commence à durer. Khalifa Sall va, ce mercredi, compter ses 100 jours derrière les barreaux de la Maison d’arrêt de Rebeuss. C’est dans la nuit du 07 au 8 mars dernier qu’il a été envoyé en cellule.

Ce, après qu’il a été inculpé des faits de détournement de deniers publics, association de malfaiteurs, et faux et usage de faux. L’édile de Dakar est accusé d’avoir détourné un montant total de 1,8 milliard de francs Cfa entre 2011 et 2015, à travers la Caisse d’avance de la mairie de Dakar.

Depuis son arrestation, les avocats qu’il a commis, n’ont ménagé aucun effort pour le tirer d’affaire. Ces derniers ont déclenché d’âpres batailles judiciaires pour le tirer des griefs de Dame justice.

Hélas, jusque-là, les conseils du premier magistrat de la capitale sénégalaise n’ont encore rien gagné. Ils avaient commencé par demander une liberté provisoire pour leur client.

Mais, toutes les requêtes formulées ont été tout simplement rejetées par la Chambre d’accusation. Les robes noires avaient également saisi cette même juridiction pour demander l’annulation de la procédure.

En rendant sa décision, la Chambre d’accusation avait suivi le parquet, qui avait demandé à ce que les requêtes des avocats de la défense, notamment sur la demande de mise en liberté provisoire de l’édile de Dakar et l’annulation de la procédure, soient rejetées. En effet, le parquet s’était opposé à une éventuelle saisine du Conseil constitutionnel.

Le dossier ne pourra plus, comme le voulaient les avocats, être transmis au Conseil constitutionnel. Le juge, en donnant son verdict, a estimé qu’il n’y avait pas lieu à saisir cette juridiction sur la requête, pour relever l’exception d’incompétence de l’Inspection générale d’Etat à auditer la municipalité de Dakar.

Dès les premières heures de son interpellation, Khalifa Sall était le détenu qui recevait le plus grand nombre de visites. Mais depuis le 10 mai, il a refusé de recevoir des visites au parloir.

D’ailleurs, le Directeur de l’administration pénitentiaire avait fait une sortie pour expliquer les raisons pour lesquelles ce dernier avait décidé de ne plus recevoir de visites. Pour les 100 jours de détention du maire, la ville de Dakar compte organiser une série d’activités, le mercredi prochain, dans l’enceinte même de l’Hôtel de Ville.

Aliou Diouf (Libération)

Verdict : Abdoul Mbaye blanchi de tous les chefs d’accusation

Abdoul Mbaye peut pousser un ouf de soulagement. Le verdict est tombé dans l’affaire qui l’opposait à son ex épouse. Ainsi, l’ex Premier Ministre a été relaxé sur tous les chefs d’accusation. Quant à Mme Diack, elle a été tout simplement déboutée. Pour sa part, l’agent municipal a été condamné à 6 mois avec sursis.
Pour rappel, le procureur avait requis un an de prison ferme contre l’ex premier ministre Abdoul Mbaye pour faux et usage de faux, tout en demandant la relaxe de son épouse.

Affaire Khalifa Sall : Comment la défense a perdu le combat de juristes en coulisse

C’était un combat de juristes en coulisse. Et, la défense de Khalifa Sall est touchée mais pas coulée. Les avocats du Maire de Dakar ont perdu, ce mardi, une manche dans le combat judiciaire les opposant au parquet, sur une éventuelle saisine du juge constitutionnel.
Donc, il n’y aura pas de rebondissement procédural dans l’affaire de la caisse d’avance. Le dossier suivra son cours. Il ne pourra plus, comme le voulaient les avocats de Khalifa Sall, être transmis au Conseil constitutionnel. Dans son délibéré, la Chambre d’accusation a barré la route aux avocats de Khalifa Sall.
En effet, le juge a dit dans son verdict qu’il estime n’avoir lieu à saisir le Conseil Constitutionnel sur la requête pour soulever l’exception d’incompétence de l’Inspection Générale d’Etat à auditer la municipalité de Dakar.  » Les avocats de Sall voulaient s’accrocher sur cette nouvelle donne introduite par le renforcement des pouvoirs du Conseil constitutionnel pour invalider le rapport de l’IGE « , révèle une source bien informée. Mieux, la Chambre d’accusation a débouté Khalifa Sall de sa demande d’annulation du mandat de dépôt.

Dubaï : 3 mois de prison pour la femme qui fouille le mobile de son mari

Mohamed Rached, un avocat émirati a affirmé que les tribunaux émirati se penchent actuellement sur une nouvelle loi relative à la fouille du téléphone mobile du conjoint à son insu.

D’après Mohamed Rached, plusieurs plaintes ont été déposées récemment auprès d’un grand nombre de tribunaux à l’encontre du conjoint ou de la conjointe qui ne cesse de fouiller le téléphone mobile de son époux ou épouse.

L’avocat en question a affirmé que les accusés ont été condamnés dans la plupart des cas à 3 mois de prison ferme.

Il a ajouté que ce comportement est considéré par la justice émiratie comme étant un crime violant la vie personnelle des victimes.

Il a affirmé que ce jugement ne s’applique que sur les personnes qui font l’objet d’une plainte officielle auprès des tribunaux du pays.

 

La restauratrice et les 500 millions de F Cfa: Alioune Ndoye en pleine tourmente !

Le maire de Dakar Plateau Alioune Ndoye a été de nouveau attrait aujourd’hui à la barre. Il est accusé par Aminata Wade de complicité, d’abus d’autorité, de violation de domicile, de voie de faits et de destruction de biens appartenant à autrui.

 

En effet, le 4 juin passé, le maire Alioune Ndoye avait donné instruction à Adama Diop, agent de la mairie avec un huissier de faire irruption dans le restaurant d’Aminata Wade sis à l’établissement Berthe Maubert. Sans sommation, les agents ont cassé le tableau qui affichait les menus et ont forcé les clients à sortir, face à cette situation, Aminata Wade a enclenché une procédure en justice contre la mairie et l’édile de la commune.

Attrait à la barre, Aminata Wade soutient que, «le directeur de l’établissement Berthe Maubert, Bethio Ndiaye avait signé un contrat qui date de janvier 2010 avec Aminata Wade. Il lui céda ainsi deux locaux : l’un abritait un restaurant et l’autre un transfert d’argent. Les affaires marchaient à merveille et je renouvelais constamment le contrat. 

Mais à ma grande surprise, un beau jour et plus précisément, le 4 février 2014, je reçois la visite de la bande à Adama Diop qui, portant des gilets où il était inscrit le slogan: «Volontaire de la ville de Dakar», sont venus sous la demande du maire Alioune Ndoye, pour nous déguerpir des locaux qui étaient, en ce moment-là, remplis de monde ».

Poursuivant sa plaidoirie, la dame rappelle qu’ « avant de s’installer dans les deux locaux de cet établissement, (elle) y avait effectué d’importants travaux de construction, notamment ledit restaurant et une agence de voyage.

Les travaux sont estimés à 15 millions de nos francs, compte non tenu des travaux effectués dans les toilettes de l’établissement. Sans ménagement, ils ont fermé les locaux avec des cadenas et confisqué tout le matériel d’exploitation. La gérante dit avoir été brutalisée alors qu’elle avait refusé de rendre les clés du local».

Par conséquent, l’agent municipal Adama Diop est poursuivi comme auteur principal. Il est poursuivi pour violation de domicile, abus d’autorité, voie de faits et destruction de biens appartenant à autrui. Par ailleurs, il a reconnu avoir agi sous instruction de M. le Maire car étant un agent de la mairie, donc c’était son droit le plus légal d’exécuter les ordres de son supérieur.

Pour la défense du maire de Dakar Plateau, ils ont d’abord bradé cette phrase «quiconque conclut sur une terre appartenant à l’Etat, est directement assigné aux collectivités locales, 432 du code pénal» avant d’arguer que, «les préfets et les maires représentent la collectivité locale. Et par conséquent, seul l’autorité publique est habilitée à signer un contrat dans une école publique. Un contrat n’entre pas dans l’ordonnancement public. Le maire, seul, est chargé de passer le beau des biens. Les établissements publics sont confiés aux maires et seul le maire est autorisé a signé un contrat».

Ainsi, Aminata Wade en guise de dommage, a réclamé un demi-milliard à Alioune Ndoye. Elle a également sollicité un mandat de dépôt ou d’arrêt à l’encontre du maire et de son agent. Le délibéré est renvoyé au 8 juin prochain.

senenews.com

Affaire « trafic » de drogue dans la police : la défense réclame la tête du commissaire Keïta

Le procès de l’affaire du supposé trafic de drogue dans la police s’est poursuivi hier devant la Chambre criminelle du Tribunal de grande instance de Dakar. Le parquet a requis 15 ans de travaux forcés contre le Nigérian Raymond Ike Akpa dit Austin. La défense a plaidé l’acquittement et indexé le commissaire Cheikhouna Keita.

 

Il avait créé un tumulte dans la police, en accusant l’ancien directeur de l’Office central de répression du trafic illicite de stupéfiants (OCRTIS), Abdoulaye Niang, de se livrer à un trafic de drogue. Raymond  Ike Akpa dit Austin s’était présenté comme son collaborateur et avait proposé d’en faire autant avec son successeur, en l’occurrence le Commissaire Cheikhouna Keïta. Ces révélations avaient coûté au policier son poste. Le Nigérian risque de le payer fort cher. En effet, le parquet a requis, hier, 15 ans de travaux forcés ainsi qu’une amende de 10 millions de francs CFA contre lui.
Mais, la défense a trouvé non fondé ce réquisitoire, car, de l’avis de Me Ibrahima Mbengue, il est impossible de vendre des scellés, puisqu’après saisie, ils sont déposés devant le procureur. Par conséquent, il a relevé que leur client n’y a pas accès. Il a aussi déploré la non-comparution des deux commissaires. « On a peur de ce débat qui implique des commissaires. Le commissaire Keita, dans ses déclarations, a dit que l’accusé lui a restitué les 50g qu’il a  remis à sa place. Il y a une manipulation dans cette affaire, car, le brigadier Mame Pathé Guèye a réfuté toutes les accusations. Il n’y a aucune preuve contre notre client qui ne sera pas l’agneau du sacrifice », a martelé Me Mbengue.  L’avocat ne comprend pas aussi que l’accusé soit inculpé pour corruption portant sur 20 millions, alors que, dit-il : « l’argent ne fait pas partie des scellés ».
« Le commissaire Keita a fait une infraction provoquée »

Son confrère Me Diop a abondé dans le même sens, en soutenant que « ce n’est pas seulement Austin qui devait comparaître, mais aussi le policier Mame Pathé Guèye et les commissaires Niang et Keita ». Selon l’avocat, leur client comparait sur de simples accusations de Keita, or, souligne-t-il, « d’après  les pièces du dossier, le commissaire reconnaît lui avoir donné une baguette de cocaïne ». « Ce qui est grave pour un commissaire qui prend un scellé qu’il dit contenant de la drogue pour le donner à quelqu’un », a tonné Me Diop. Poursuivant ses accusations contre l’ex-directeur de l’Ocrtis,  il a relevé que « la réquisition faite a balayé d’un revers de main les accusations de Keïta portées contre Niang. « Keita a fait une infraction provoquée ».
Sur sa lancée, il a déclaré qu’il n’y a pas eu de vente et qu’il s’agit d’un dossier totalement vide, car les collègues de Keita ont réfuté la déclaration de celui-ci. Vu la quantité (50 g) pour laquelle Austin est inculpé, Me Mbengue considère que l’affaire devait atterrir devant la Chambre correctionnelle, « mais pas ici ».  « En l’acquittant, personne ne criera gare », a conclu le défenseur.  Son client sera édifié, le  16 mai prochain.

Ce dernier avait comparu, une première fois, le 21 mars dernier. Mais, le procès avait été interrompu au beau milieu de son interrogatoire à cause d’une panne d’électricité survenue dans la salle d’audience n°4. Le Nigérian avait eu, néanmoins, le temps de nier être un trafiquant. Il s’était longuement confié sur ses rapports avec les deux commissaires. Parlant du commissaire Abdoulaye Niang, il avait déclaré : « Quand je l’ai connu en 1999,  je ne savais  même pas qu’il était policier. Il était mon client, je le coiffais, à chaque fois. C’est après que j’ai appris qu’il est un policier et nous n’avons jamais discuté de drogue ».
« Le commissaire m’a tenu en respect avec un pistolet »
Par contre, venant à parler du commissaire Cheikhouna Keïta, le ton avait été tout autre. « Un jour, avait-il raconté, j’ai appelé le  commissaire Niang, mais je suis tombé sur Keita. Je lui ai demandé de me passer Niang, mais il m’a dit qu’il était sorti. J’ai rappelé un autre jour, il m’a donné la même réponse et il m’a dit qu’il voulait qu’on soit ami ». Poursuivant, Austin avait ajouté qu’un jour, le commissaire Keita l’a invité à la boîte de nuit où jouent ses enfants. « Il m’a dit que ses neuf enfants jouent de la musique. Depuis lors, pendant 4 mois, nous ne parlions que de musique et jamais de drogue ».
Puis, sur les circonstances de son arrestation, l’accusé avait expliqué que, de retour d’un voyage, le commissaire Keita lui a demandé de le retrouver à Nord Foire pour lui remettre le parfum qu’il lui avait promis. « Une fois dans son véhicule, il m’a remis un sac contenant de la drogue. J’ai refusé de le prendre. Il m’a tenu en respect avec un pistolet », avait encore soutenu l’accusateur des policiers. Qui, lors de l’enquête et devant le magistrat instructeur, avait allégué avoir reçu de la part du Commissaire Keita 50 grammes de drogue qu’il a donnés à un de ses compatriotes qui l’a vendu à 500 000 F. L’argent, disait-il, avait été reversé au policier pour financer le clip de ses enfants « les Takeifa ».

EnQuête 

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