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Santé

sante: Journée mondiale de la Tuberculose Nouvelle stratégie de lutte lancée ce vendredi

Une nouvelle stratégie mondiale de lutte contre la tuberculose sera mise en branle. Celle-ci sera lancée officiellement par le ministre de la Santé, Eva Marie Colle Seck. Ce sera ce vendredi, jour de la célébration mondiale de la lutte contre la Tuberculose. L’annonce est   Dr Marie Sarr Diouf Coordonnatrice nationale du programme national de lutte contre le paludisme (Pnt) au cours d’une conférence de presse tenue ce mercredi. Cette nouvelle stratégie de lutte va intégrer un nouveau paradigme qui consiste à la mise en place d’une nouvelle démarche pour arriver à l’atteinte de l’objectif de ramener le taux de cas de tuberculeux de 10 cas pour 1000 et de réduire la morbidité liée à la maladie. Souhaitant davantage impliquer les populations dans la lutte contre cette maladie en renforçant les organismes communautaire de base, Mme Sarr de relever l’importance que les jeunes devraient jouer pour combattre cette maladie qui touche 45% des jeunes. « Les 75% des cas souffrant de cette maladie sont des jeunes  et se trouvent dans la tranche d’âge de 15 à 45 ans. », souligne-t-elle. La région de Dakar fait partie des cinq localités au Sénégal qui souffre le plus de la tuberculose selon la responsable du Pnt qui avance que 45% des tuberculeux se trouve dans la capitale sénégalaise. La promiscuité est ce qui favorise cette maladie dans la banlieue où on note forte concentration humaine en à croire Mme Diouf.

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Appareils de radiothérapie : Macky accélère la cadence

Le chef de l’État a pris avant-hier, mercredi 22 février, un décret d’avance pour 659 millions. Ce montant est destiné à compléter le financement de l’acquisition par le gouvernement du Sénégal de deux appareils de radiothérapie.

Les machines valent 2 milliards 766 millions 171 mille 430 francs CFA. Elles devraient être livrées entre fin avril et début mai pour être fonctionnelles au mois de juillet. Elles seront affectées à l’hôpital Dallal Jamm de Guédiawaye.

Les fonds décaissés par Macky Sall portent à 884 millions 387 mille 647 francs CFA, soit 32% du coût global, la contribution du Sénégal pour le financement de l’achat des appareils. Le Fonds saoudien, le Fonds de développement de l’Opep et la Banque islamique de développement sont les autres bailleurs.

Le chef de l’État a pris ce décret d’avance parce que le montant en question n’est pas inscrit dans le budget 2017. Et pour cause. Les 659 millions devaient être supportés, pour l’acquisition des deux machines, par la Banque arabe pour le développement économique (Badea), qui a son siège à Khartoum. Mais le Soudan faisant l’objet d’un embargo international, la Badea ne pouvait plus respecter son engagement et procéder au décaissement. Cet imprévu aurait retardé l’opération, d’après certains membres du gouvernement dont le ministre de l’Économie, des Finances et du Plan, Amadou Bâ.

Les deux machines sont attendues au Sénégal entre fin avril et début mai. Leur montage et les tests sont prévus en juin et la mise en marche en juillet. Dans cette perspective, le docteur Martin Treml, le patron de Vamed, la société qui vend les machines au Sénégal, a été reçu récemment par les autorités.

Pénurie de cannabis dans les rues d’Alger

En Algérie, des habitants de la capitale font état d’une pénurie de cannabis. Depuis plusieurs semaines, le haschich, très consommé, et généralement importé – illégalement – du Maroc, est plus rare. L’une des causes ? Les forces de sécurité ont multiplié les saisies de drogue.

En Algérie, la consommation de cannabis est un délit. Samir fume plusieurs fois par jour, depuis plusieurs années. Mais à la fin du mois de novembre dernier, les choses ont changé. « Moi, j’ai un dealer régulier, qui n’est jamais tombé en panne. Un jour, là il m’appelle, il me dit : « y’a plus rien. » Y’a plus rien ! Il ne me dit pas plus, mais il me dit juste qu’il n’y a plus rien, il a disparu pendant trois mois. Le truc c’est que maintenant ça revient avec d’autres prix. C’est carrément le double maintenant. Si la résine de cannabis n’est plus disponible autant comme avant sur le marché, beaucoup de gens se sont rabattus sur les cachetons », raconte-t-il.

Samir, comme d’autres consommateurs, ne comprennent pas ce qui a causé la pénurie. Mais ils ont une lecture assez politique de l’affaire.

« Ils nous tiennent par ça en fait, parce qu’ils savent que la majorité de la jeunesse algérienne carbure à ça. Maintenant si on m’appelle à 4h du matin pour trouver un plan, j’y vais. Voilà la situation dans laquelle on se retrouve. Même si je bosse à 6h du matin, je m’en fous, je sors à 4h du matin pour aller chercher ma fumette. Parce que c’est devenu quelque chose de rare maintenant », explique un autre consommateur.

Officiellement, aucune opération particulière n’a été signalée contre le trafic de cannabis. Mais ces derniers mois, la contrebande via le Maroc a été ralentie par la construction d’un mur le long de la frontière. Les forces de sécurité annoncent, elles, avoir saisi quatre fois plus de drogue dans la capitale en 2016 que l’année précédente.

MEDIA

POLÉMIQUE SUR LA RADIOTHÉRAPIE/ Macky Sall s’énerve : « Il faut que les gens qui n’ont rien à faire de leur vie, arrêtent de profiter des situations pour tenter de manipuler la population »

Le président de la République Macky Sall, actuellement à Abu Dhabi à Dubaï, a répondu à ceux qui l’attaquent sur la panne de la radiothérapie.
C’est lors d’une rencontre avec les Sénégalais de Abu Dhabi que le président Macky Sall, visiblement très énervé par la polémique soulevée par la panne de la radiothérapie de l’hôpital Aristide Le Dantec, qui ‘est adressé à ses adversaires en ces termes : « Il faut que certains gens aillent chercher autre chose à faire que de dire des choses qu’ils ne maitrisent pas. Des gens qui n’ont rien à faire de leur vie à part errer, profitent des situations dont ils ne savent rien, pour dire n’importe quoi et essayer de manipuler les Sénégalais. Ils ne connaissent rien de la situation actuelle, mais il faut qu’ils parlent tous les jours même si c’est pour ne rien dire. »
Parlant de la radiothérapie, le président Macky Sall est revenu sur ce qui s’est passé. Le président de la République de dire que « quand j’ai été informé de la panne, j’ai dit au ministre de la santé de s’en occuper en achetant de nouveaux appareils. Le ministère a un budget de plus de 100 milliards alors il n’a aucun mal à acheter une machine d’un ou de deux milliards. Juste que nos ne voulons pas réparer mais nous allons acheter les machines de dernière génération comme aux USA, en France ou même ici à Abu Dhabi. Nous allons acheter de nouvelles machines que nous allons mettre à disposition de nos hôpitaux comme Aristide Le Dantec quel que soit le prix que cela coûtera. Alors, de grâce, que ceux qui profitent des situations pour manipuler les gens, arrêtent. On sait ce que les populations attendent de nous et nous ferons le nécéssaire »

Dubaï: Awa Marie Coll Seck récompensée au Sommet mondial des Gouvernements comme ‘’meilleur ministre’’

Le Sommet mondial de la gouvernance, rendez-vous annuel de décideurs organisé à Dubaï, a décerné dimanche le titre de « meilleur ministre » à la Sénégalaise Awa Marie Coll Seck pour son rôle dans la lutte contre l’épidémie d’Ebola.

Mme Seck, ministre de la Santé, a reçu sa récompense des mains de cheikh Mohammad ben Rached Al-Maktoum, vice-président, Premier ministre des Emirats arabes unis et souverain de Dubaï.

Choisie parmi huit candidats, la ministre de la Santé du Sénégal a été saluée pour « son rôle dans la lutte contre Ebola, à travers des programmes de prévention et d’information ».

Partie du sud de la Guinée en décembre 2013, l’épidémie de « maladie à virus Ebola » a fait au moins 11.315 morts pour 28.637 cas recensés, selon l’OMS. Les victimes se sont concentrées à plus de 99% dans trois pays voisins : Guinée (plus de 2.500 morts), Sierra Leone (plus de 3.900 morts) et Liberia (plus de 4.800 décès), des bilans sous-évalués selon l’OMS.

L’OMS a annoncé officiellement en janvier 2016 la fin de l’épidémie en Afrique de l’Ouest, avec l’arrêt de la transmission au Liberia. De nouveaux cas mortels ont toutefois été identifiés depuis, comme en mars en Guinée.

Cancer : Macky Sall réaffirme l’acquisition prochaine d’un nouvel appareil de radiothérapie

Le chef de l’Etat Macky Sall a réaffirmé, samedi à Dubaï, la volonté du gouvernement d’acheter un nouvel appareil de radiothérapie devant remplacer celui tombé en panne de l’Hôpital Aristide Le Dantec, déplorant en même temps la polémique qu’il y a eue autour de cette question.

« Il n’y avait lieu de polémiquer sur cette question. Il y avait à l’Hôpital Le Dantec une vielle radio cobalt. Elle était défectueuse. Le gouvernement va acheter une nouvelle machine. L’argent est disponible. La machine sera là », a dit Macky Sall.

Il s’exprimait en wolof devant la communauté sénégalaise des Emirats arabe unis qui abritent, à partir de dimanche, le 5e sommet des gouvernements.

Le chef de l’Etat confirme ainsi le ministre de la Santé et de l’Action sociale, Awa Marie Coll Seck, présente à cette rencontre, et qui a annoncé récemment que le Sénégal va disposer d’un appareil de radiothérapie pour le traitement du cancer dans « au moins six mois ».

L’appareil devrait coûter entre un milliard 200 millions et un milliard 400 millions de francs CFA.

Elle avait également ajouté que l’Etat du Sénégal a pris toutes ses responsabilités pour entièrement prendre en charge l’évacuation au Maroc de tous les malades du cancer sélectionnés par un comité scientifique, afin de bénéficier d’un traitement par radiothérapie.

L’hôpital Dalal Diam de Guédiawaye devait avoir deux appareils appelés accélérateurs de particules pour soigner le cancer avant la fin de l’année 2016, mais il y a eu un problème avec la banque basée à Khartoum au Soudan, qui est un pays sous embargo, a-t-elle révélé.

En tout, Awa Marie Coll Seck avait annoncé l’acquisition de trois nouveaux accélérateurs de particules dans les 6 prochains mois dont 2 pour l’hôpital Dalal Jamm et un autre destiné à l’Hôpital Le Dantec.

A cela s’ajoute le Plan national de lutte contre le cancer évalué à plus de 10 milliards de francs CFA.

Pour le chef de l’Etat, « le problème de la radiothérapie sera bientôt réglé », insistant sur l’entretien afin que cette situation ne se reproduise pas.

Selon lui, il faut aussi mettre en avant la prévention et la sensibilisation dans le cadre de la lutte contre le cancer.

Devant la communauté sénégalaise, le président de la République a rappelé les actes posés par le gouvernement dans le domaine de la santé, citant entre autres la Couverture maladie universelle, la gratuité des soins pour les enfants de 0 à 5 ans

(Dossier de la Rédaction) Césarienne : La nouvelle passion dangereuse des femmes

cesarienne

Présentée comme un moyen simple, rapide et sans difficultés pour donner naissance, la césarienne attire de plus en plus les femmes. L’accouchement par voie normale tend à être décliné, surtout par les femmes intellectuelles. Cependant, les risques, sous-estimés ou méconnus de ce type d’opération, peuvent avoir des conséquences sérieuses voire graves, à court et à long terme, aussi bien pour la mère que le bébé. Aujourd’hui, nombreuses sont les questions qui tournent autour de la césarienne. Qu’est-ce que la césarienne? Comment est-elle pratiquée? Est-elle dangereuse ? Quand est-il nécessaire de faire une césarienne? Seneweb est allé à la rencontre de spécialistes pour éclairer la lanterne des Sénégalais.

«La césarienne est une naissance par voie chirurgicale. En d’autres termes, c’est un accouchement hors des voies génitales normales». L’éclairage est du Dr Alfousseyni Gaye, gynécologue en service à l’Hôpital général de Grand Yoff (Hoggy, ex-Cto). Ayant capitalisé une expérience de 23 ans, Dr Gaye explique que la procédure de la césarienne nécessite trois étapes. “La première consiste à préparer la patiente, faire un bilan, faire les aptitudes anesthésiques de façon à voir si ces dernières ne trouvent pas d’inconvénients à l’acte opératoire. Puis, la patiente est préparée et amenée au bloc opératoire pour l’intervention chirurgicale. Ainsi, pour faire une césarienne, le médecin doit effectuer une incision dans l’abdomen, rompre ensuite la poche des eaux et faire sortir le liquide amniotique, avant d’extraire le bébé. Après l’opération, viennent les deux dernières étapes que sont les soins et le suivi post-opératoire à surveiller pour s’assurer que le malade et son bébé ne sont pas en danger.

Une fréquence anormale chez les femmes instruites

Les statistiques montrent que les femmes intellectuelles sont plus nombreuses à vouloir accoucher par césarienne où à subir une césarienne. Avec les longues études, elles font leur première grossesse assez tard. Elles ont ainsi tendance à rencontrer des difficultés. Dans ce cas, si la structure sanitaire n’est pas suffisamment outillée pour contrôler un accouchement normal, les médecins sont obligés de jouer la prudence et de faire recours à la césarienne. La fréquence de la césarienne chez les plus instruites pourrait ainsi être liée à la maternité tardive qui les expose à des complications obstétricales, expliquent plusieurs spécialistes interrogés par Seneweb.

L’agence nationale de la statistique et de la démographie, dans son dernier rapport d’Enquête démographique et de Santé renseignait que «pour 5 % des naissances, on a pratiqué une césarienne. La fréquence de cette intervention est plus fréquente chez les primipares (une femme enceinte pour la première fois). Les césariennes sont exclusivement pratiquées dans les structures de santé, sont plutôt rares chez les femmes du milieu rural, dans les régions les moins urbanisées et chez les femmes non instruites qui résident aussi plus souvent en zone rurale. Ce type d’intervention, qui n’est réalisable que dans les formations sanitaires suffisamment équipées et dotées de personnels qualifiés, n’est pas à la portée des couches les plus défavorisées (1 % contre 9 % dans les classes aisées)».

“Dr je veux une césarienne”

Effet de mode ou peur de subir des douleurs atroces, les femmes s’engagent, de plus en plus, vers la césarienne malgré ses coûts élevés. Et pourtant, ce type d’opération était considéré, autrefois, comme un moyen de sauvetage en cas de situation à risque. Selon le gynécologue Alfousseyni Gaye, les femmes aiment beaucoup la césarienne parce qu’elle est moins douloureuse et plus rapide. «La césarienne se fait en 30 mn ou une heure maximum. Alors que l’accouchement par voie basse peut durer 2, 3 ou voire 4 heures avec les contractions et le travail. Ce qui fait que les femmes préfèrent la césarienne. Elles vous disent carrément : “Dr je veux une césarienne”, explique t-il. Le médecin pense que le droit de la femme doit être pris en compte. «Elle a le droit de choisir et le médecin a également l’obligation de lui expliquer les avantages et inconvénients liés à la césarienne. Quand il n’y a pas de raisons pour une césarienne, le médecin doit refuser parce qu’en cas de pépin sur la table opératoire aussi bien anesthésique que chirurgicale la responsabilité du médecin compte plus que celle de la patiente», estime le Dr Gaye.

Sur la question, Diéliya Niang se veut formelle. Gynécologue dans un cabinet privé, elle précise : «les indications de la césarienne doivent être les mêmes aussi bien dans les structures publiques comme dans le privé. Car on ne peut pas faire une césarienne par commodité. Le médecin ne doit pas se plier aux exigences des patientes. La césarienne doit être faite quand l’indication est bien posée».

La césarienne une mort douce ?

Comme toutes interventions chirurgicales, la césarienne présente de nombreux risques qui ont pour noms hémorragie, anémie élevée, infection maternelle, hystérectomie (ablation chirurgicale de l’utérus). Des risques parfois méconnus ou sous-estimés par bon nombre de femmes. «Dans la majorité des interventions chirurgicales, on est confronté à une hémorragie. C’est la première cause de mortalité dans nos pays. Quelques moments après l’opération, la patiente pourrait être exposée à une infection. Quelques jours après l’opération (3 ou 4 jours), la femme “césarisée” peut être confrontée à des risques “thromboemboliques”, autrement dit une chirurgie pelvienne. Si malheureusement aucune réponse adéquate n’est apportée à temps, la patiente peut en perdre la vie. La césarienne est potentiellement mortelle», prévient le Dr Alfousseyni Gaye, interrogé par Seneweb. Dans le cas où la cause est une “coagulopathie”, c’est-à-dire un problème de coagulation sanguine, le malade peut faire une hypertension sévère qui donne un hématome retro-placentaire (décollement prématuré du placenta avant la naissance du bébé).

Pour son collègue Diéliya Niang, gynécologue en service dans son cabinet médical, «en dehors de toutes complications, la césarienne peut limiter les grossesses ultérieurement. En général, après deux (2) césariennes, tous les autres accouchements ne se feront que par intervention chirurgicale parce que la femme n’aura plus de marge de manœuvre pour suivre le travail d’accouchement. Il y’a aussi d’autres complications comme un placenta qui s’insère anormalement au niveau de la cicatrice».

Autre conséquence négligée est la rupture utérine. Une déchirure ou ouverture de l’utérus au niveau de la cicatrice, due en général à des contractions sur une zone fragilisée, elle reste un des risques les plus sérieux. Ses conséquences peuvent aller jusqu’au décès du bébé et de la maman. C’est une complication rare, mais dramatique. Et ce que les femmes doivent aussi savoir sur la césarienne, c’est qu’il est d’usage de n’en envisager que 3 voire 4 au maximum en raison des risques liés à la cicatrisation, explique la gynécologue.

La césarienne est un échec pour un médecin

Au Sénégal, la césarienne est plus pratiquée dans les cliniques privées. Ce qui pousse certains à dire que c’est pour des raisons pécuniaires. Mais, le Dr Diéliya Niang ne partage pas cette position. «S’il y’a beaucoup plus de césarienne qu’avant, c’est tout simplement parce que la responsabilité du médecin est souvent mise en cause, non pas pour des raisons pécuniaires. L’accouchement est un phénomène naturel et présente moins de complications. En réalité, on aurait souhaité que nos patientes accouchent de façon naturelle parce que la césarienne est presque un échec. Mais, elle est souvent salvatrice. Elle permet de sauver la mère et l’enfant et normalement quand elle bien posée elle peut être beaucoup plus utile que l’accouchement par voie basse», souligne-t-elle. Elle ajoute que la seule différence entre le privé et le public, c’est qu’«en clinique, la responsabilité du médecin est impliquée alors qu’en public, c’est l’hôpital qui est responsable. Les médecins des hôpitaux se sentent moins impliqués quand il y’a des implications».

La blouse blanche explique les cas dans lesquels il devient obligatoire de pratiquer une césarienne : «Il est nécessaire de faire recours à la césarienne dans le cas où la femme présente un défaut au niveau du bassin, c’est-à-dire un bassin généralement rétréci. Parfois, une malformation au niveau du bassin se présente. Dans ce cas, il y’a un vice qui fait que l’enfant ne pourra pas passer à travers la filière et en ce moment l’indication est absolue. Il faut une césarienne. Parfois, il y a une disproportion fœto-pelvienne, c’est-à-dire que l’enfant est trop gros par rapport au bassin de la mère. Cela impose une césarienne. La souffrance fœtale dès le début du travail d’accouchement est aussi une raison impérative pour faire recours à une césarienne pour éviter tous risques de lésions graves au niveau de l’enfant. Et en cas d’hypertension sévère aussi, on peut faire la césarienne pour éviter des complications aussi bien pour la mère que pour l’enfant», explique la gynécologue.

En tout cas, la position de l’organisation mondiale de la santé reste la même. Un peu plus de césarienne pour sauver le maximum de femmes. Mais pas trop de césarienne pour diminuer la morbidité chez les femmes.

Problème de radiothérapie : Les malades  au Maroc en attendant une solution 

Madame la ministre de la sante et de l’action sociale Madame Awa Marie Cole Seck a présidé ce lundi une réunion du comité  interne de suivi (CIS) du programme national de développement sanitaire sous le thème « suivi des recommandations ; planification et suivi-évaluation » Dans  hôtel de la place à Dakar. Madame la ministre Awa Marie Cole Seck en a profité pour annoncer acquisition  de deux radiothérapies pour l’hôpital « Dallal jam » de Guediawaye pour  un coût de 3 milliards de nos francs.    Et une   autre pour l’hôpital de Dantec qui a coûté  2 milliards  de nos francs. Ces radiothérapies seront disponible dans 6 mois.
Par rapport à l’absence de radiothérapie  à Le Dantec, le ministre de la sante et de l’action sociale tient à mettre à  la   disposition des malades les moyens d’aller faire au Maroc. Ce qui nécessite une enveloppe de 3 millions par patient qui inclut  l’hébergement et la radiothérapie .  « Le processus est encadré par une commission d’éligibilité composée de cancérologues, de représentant des associations de malades et de la division des maladies non transmissibles’’ selon Madame la ministre de la santé.
Revenant sur la mortalité maternelle, madame la ministre a magnifié les efforts qui ont été faite dans ce domaine. « le Sénégal a fait progrès significatifs pour l’atteinte des OMD. C’est ainsi que selon les EDS,  le ratio de mortalité maternelle est passé de 410 pour 100 000 naissances vivantes en 1997 à 392 pour 100 000 naissances vivantes en  2010 puis en 312 pour 100 000 naissances vivantes en 2015’’ déclare madame la ministre  Awa Marie Cole Seck.
Wagane Faye (stagiaire) media7.info

Enquête : De Dakar à Casablanca, quand l’Etat condamne les malades du cancer à mourir

pays de la Teranga (hospitalité en Ouolof), les malades du cancer se cachent pour mourir. Le seul appareil de radiothérapie disponible à l’hôpital Aristide le Dantec tombe souvent en panne. Dans un pays comme le Maroc, il en existe pas moins de 32 exploités par une vingtaine de centres d’oncologie. Cela donne déjà une idée sur une certaine négligence de la part des autorités sénégalaises dans la gestion de cette maladie qui serait la deuxième cause de mortalité. Pour en avoir le coeur net, le360 Afrique a enquêté de Dakar à Casablanca auprès de malades. Les témoignages sont poignants et révèlent une situation que tout le monde juge inacceptable.

« Quand on m’a diagnostiqué un cancer du côlon et suite à mon opération, on m’a prescrit des séances de radiothérapie », explique Ndeye Khady (voir la vidéo), jeune femme sénégalaise de 28 ans, venue se soigner à Casablanca dans une clinique privée.

A Dakar, elle n’a eu la chance de pouvoir faire qu’une première séance. Quand elle devait en faire une deuxième, la machine est tombée en panne. Elle patiente encore et encore, mais cette machine, acquise en 1989, continue de faire des siennes. Du coup, l’état de santé de Ndeye se détériore, comme celui de la plupart des nombreux autres malades de ce pays qui se vante de sa situation de deuxième économie de la zone UEMOA, derrière la Côte d’Ivoire.

Ndèye Khady Ndiaye, sa soeur jumelle, Yaye Fatou Ndiaye restée au Sénégal et sa mère Fatou Niang ont tenu à témoigner de cette situation qu’elles qualifient d’écoeurante. Au début, elles voulaient le faire à visage couvert avant de se raviser pour en faire un combat. « Nous devons témoigner pour tous les autres malades restés au Sénégal et ceux qui n’ont pas la chance de retrouver le sourire comme Ndèye Khady », assure Fatou Niang.

EVACUATION VERS LA MAURITANIE

Et elle commence à raconter le calvaire de sa fille qui est passée d’une machine qui ne fonctionne pas au verdict des médecins qui « lui avaient purement et simplement demandé de retourner au Sénégal parce que l’état dans lequel elle était arrivée au Maroc relevait d’une cause perdue ». « Son taux de plaquettes est trop bas, en deçà de 30.000, très loin du niveau normal de 120.000. Si l’on commence la chimiothérapie, elle n’a que 1% de chance de survie. Alors, autant la ramener au Sénégal », lui diront les médecins. Peu importe, « au point où nous en sommes, nous allons tenter ce seul 1% qui nous reste », leur répondra-t-elle. Ndeye Khady, comme elle se qualifie elle-même, est une miraculée. Mais des milliers de malades n’auront pas sa chance.

La situation est alarmante selon tous les cancérologues du pays. Cette défectuosité plonge dans un désarroi total les malades du cancer en cours de traitement. Des centres d’oncologie à la pointe de la technologie seraient en cours de réalisation pour la prise en charge des malades, disent régulièrement les autorités depuis une quinzaine d’années. Pour le moment, les patients sont obligés d’aller se faire traiter dans des pays comme le Maroc et la Mauritanie.

Témoins de cette situation pathétique, des voix se lèvent pour la dénoncer. C’est le cas de Mouhamadou Barro, haut conseiller des Collectivités territoriales. «Je ne comprends rien à cette histoire de machine de radiothérapie qui tombe en panne et qui nous oblige à évacuer nos malades jusqu’en Mauritanie. J’en suis témoin et c’est une honte pour tout le monde et un drame pour des familles entières», s’insurge-t-il.
FACTURE DE RADIOTHERAPIE

Des professionnels de la santé comme le Docteur Mouhamadou Moustapha Dieng, oncologue-radiothérapeute à l’Institut du cancer de l’hôpital Aristide le Dantec s’activent çà et là. Ils ont lancé le mouvement «Octobre rose 2016», pour que les services compétents s’activent à résoudre cette équation. Cela n’empêche que la nouvelle machine de radiothérapie tarde à venir.

Cependant, cet appareil est rare, car seuls 5 pays de l’Afrique noire francophone disposent d’une machine de radiothérapie. Le Sénégal en fait partie mais celle dont il dispose est obsolète pour une demande qui tourne autour d’un millier de malades par an. En réalité, le nombre est beaucoup plus important, mais nombreux sont ceux qui meurent sans jamais avoir accès à ce type de soins. En l’absence d’assurance et de prise en charge médicale, il est impossible pour de nombreuses familles de décaisser les 700.000 Fcfa que coûte la séance de radiothérapie.

«Nous sommes sous-équipés dans ce domaine. Pire, la machine de Le Dantec ne répond pas aux normes internationales, même si elle rend d’énormes services aux populations, parce que rentrant dans l’arsenal thérapeutique du Sénégal», a soutenu Dr Dieng. Sur Internet, des lanceurs d’alerte sont en train de se mobilier.
OMAR BA LANCEUR D'ALERTE CONTRE LE CANCER

Ce manque de matériel médical est d’autant plus inquiétant que la médecine sénégalaise était citée comme exemple dans la sous-région ouest-africaine. Maliens, Mauritaniens et d’autres nationalités venaient se faire soigner à Dakar. Autre paradoxe, la faculté de médecine de Dakar, qui forme de nombreux professionnels de la santé, jouit d’une bonne réputation à travers le monde. «Cette situation hante mon sommeil, quand on sait que ce sont nos structures de santé qui ont toujours été sollicitées par les Mauritaniens qui aspirent à une meilleure prise en charge, c’est dire la gravité de la situation», a continué Mouhamadou Barro.

Nul doute que solliciter les structures sanitaires d’un pays autre que le sien demande des moyens supplémentaires qui ne sont pas toujours à la portée des patients. C’est le cas de Dian Camara (sur la photo) qui était, jusque-là, promis à un bel avenir. Un cancer de la face l’a contraint à arrêter à la troisième année, ses études de médecine. Dans un premier temps, il avait compté sur la solidarité de ses amis qui lui avaient apporté un soutien financier pour une intervention qui ne s’était pas bien passée. Il devrait subir une deuxième radiothérapie mais malheureusement, l’unique appareil disponible au Sénégal était en panne. L’évacuation de Dian Camara en Mauritanie s’avère alors indispensable. Mais il doit, pour assurer ce déplacement, rassembler la somme de 1.360.000 francs CFA, soit l’équivalent de 2076 euros.

C’est là le calvaire que subissent tous les malades du cancer au Sénégal. Aujourd’hui, ceux qui ont une prise en charge médicale sont systématiquement évacués vers l’étranger. Mais, souvent, l’assurance médicale ne couvre pas les frais de transfert des malades, très onéreux. C’est le cas par exemple de cette patiente qui a dû débourser quelque 7.000 euros, soit 4,5 millions de Fcfa, pour être évacuée sur Casablanca.

Actuellement, sur Internet, une pétition vient d’être lancée. Peut-être qu’elle permettra enfin de sensibiliser des autorités sénégalaises qui ne pensent souvent qu’au nombre d’électeurs que peut rapporter telle ou telle décision.

 

MEDIA

Appui au  Ministère de la Santé et de l’action sociale: USAID  débloque 180 milliards de francs cfa

 L’Agence des Etats-Unis pour le développement international (USAID) et le ministère de la Santé et de l’Action sociale ont procédé   au lancement officiel du Programme Santé USAID 2016-2017 ce Mardi dans un hôtel de la place.  Un programme l’amélioration de la santé publique a reçu un appui de  180 milliards de francs CFA (300 millions de dollars US) de la part de l’USAID pour la période de 2016 -2021.Ce programme sera mis en œuvre à travers divers mécanismes pour « aider le gouvernement du Sénégal à atteindre ses objectifs pour améliorer la qualité des services sanitaires, l’accès aux services de santé et les comportements dans ce domaine au niveau des 14 régions du pays ».
 Il est articulé autour des axes stratégiques du Plan national de développement sanitaire (PNDS), selon le communiqué.
 Ce nouveau programme de santé quinquennal, bâti sur plus de cinq décennies de succès et de leçons apprises, va concentrer ses interventions dans sept régions où « ces ressources peuvent avoir un impact important sur les principales causes de mortalité infantile et maternelle ».
« La coopération entre le Sénégal et les Etats-Unis a toujours été riche, plus particulièrement dans le domaine de la santé, où ce pays, à travers l’USAID, a contribué à la réalisation d’objectifs prioritaires du PNDS (Plan national de développement sanitaire) », a déclaré le ministre de la Santé et de l’Action sociale, Eva Marie Cole Seck, lors de la cérémonie.
Elle a relevé que ‘’le Sénégal est l’un des rares pays africains à avoir connu une baisse considérable de 25% de la mortalité des moins de cinq, depuis 2010’’.
Elle a déclaré que ce nouveau programme est le résultat de « la pertinence du mécanisme de financement de Gouvernement à Gouvernement, qui se dit G2G (G to G) se caractérise à la fois par la confiance aux acteurs de la santé et des valeurs partagées par les gouvernement américain et sénégalais », a-t-elle indiqué.
Il consolidera son action dans les sept autres régions du pays « en vue de maintenir les acquis grâce à des investissements s’appuyant sur les structures existantes du gouvernement du Sénégal ».
Wagane Faye (stagiaire)
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