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Afrique – Burundi: des représailles au quotidien

Au Burundi, lundi, dans le quartier de Musaga, une centaine de manifestants se sont massés devant les bureaux de la commune en cherchant à s’en prendre à des membres du parti présidentiel en prison. Une histoire qui en dit long sur la montée des violences au Burundi.

Une dizaine de journalistes, attirés par les cris de colère d’une centaine de manifestants, ont convergé vers le bureau de la commune de Musaga. La police sort alors cinq pauvres types d’une cellule dans laquelle on les a placés, officiellement pour leur protection. Ils portent tous de nombreuses blessures.

Jacques, un membre du parti au pouvoir au Burundi, explique que ce sont des membres de l’opposition qui s’en sont pris à lui : « Ils ont alors fouillé ma maison et ont découvert des photos de l’époque où j’étais encore dans l’armée. Ils ont dit que j’étais armé et m’ont battu, cassé les côtes. J’ai mal partout. »

Le chef du poste de police de Musaga en a presque les larmes aux yeux : « Ce sont des actes ignobles quand même. C’est très malheureux. »

Expédition punitive

Mais quelques minutes après, un autre policier vend la mèche. Ces cinq personnes, tous des Imbonerakure que les Nations unies assimilent désormais à une milice, appartiendraient plutôt à un groupe qui a attaqué des membres de l’opposition au cours de la nuit de dimanche à lundi à Kamesa, dans les hauteurs qui surplombent Musaga.

Ils seraient les victimes d’une expédition punitive organisée, plus tard, dans la journée, selon le policier : « Un certain Gakwavu a été blessé au pied et ils ont blessé Poté à la tête avec une machette, mais ils ont reconnu leur agresseurs. Ils les ont poursuivis et ont découvert sur eux une grenade. Ils s’étaient attaqués aux FNL [Forces nationales de libération] et ceux-ci voulaient se venger mais nous sommes intervenus pour les sauver. »

A Kamesa, quatre kilomètres plus haut, dans ce coin qui ressemble à un paradis avec sa vue imprenable sur la capitale Bujumbura et le lac Tanganyika, les gens racontent la nuit d’enfer qu’ils ont passée et deux habitants montrent les stigmates des coups qu’ils ont reçus. Mais hier soir, les habitants de Kamesa avaient peur car ils craignaient d’autres représailles à leur tour.

RFI

Afrique – Burkina: la veuve de Thomas Sankara entendue par la justice

000_Par8172350_0Mariam Sankara, la veuve du président Thomas Sankara, assassiné en 1987, a été entendue pour la première fois par le juge d’instruction ce lundi à Ouagadougou, dans le cadre de l’enquête sur la mort de son mari.

Pour sa première audition dans le cadre de l’enquête sur l’assassinat de son époux, la veuve de Thomas Sankara a été entendue pendant huit heures par le juge d’instruction militaire en présence de quatre avocats, dont Maître Ferdinand Djammen Nzepa du barreau de Toulouse. « C’est une audition marathon qui a été épuisante pour tout le monde, souligne-t-il.Elle a été auditionnée par le juge d’instruction, elle a pu dire ce qu’elle avait à dire puisque c’est elle qui avait déposé une plainte. Et c’est la première fois qu’elle était entendue dans le cadre de cette procédure. Elle a pu s’exprimer, c’est la raison pour laquelle cela a pris un certain temps parce qu’il y avait un certain nombre de choses à dire. Elle a parlé, elle a dit ce qu’elle avait à dire et elle a maintenu sa plainte. »

Selon l’avocat, plusieurs personnes ont été déjà entendues dans le cadre de cette enquête. Comme à l’accoutumée, Mariam Sankara était habillée en Faso Danfani, un pagne traditionnel burkinabè et elle a saisi l’occasion pour confirmer sa plainte devant le juge d’instruction : « Ça a été long, mais je pense que ça en valait la peine parce que je pense que le juge m’a entendue revenir sur ma plainte et c’est l’essentiel, a-t-elle indiqué. Mais je ne peux pas en dire plus. »

Quant à l’exhumation et l’expertise de la supposée dépouille de Thomas Sankara et celles de ses douze compagnons assassinés pendant le coup d’Etat du 15 octobre 1987, tout se fera dans les formes, selon Maître Ferdinand Djammen Nzepa.

RFI

Burundi : Pierre Nkurunziza limoge les ministres de la Défense et des Affaires étrangères

Après l’échec de la tentative de putsch contre lui et alors que les manifestations contre un troisième mandat reprennent progressivement à Bujumbura, le président Pierre Nkurunziza a procédé lundi à un remaniement de l’équipe gouvernementale.

Au lendemain de sa première réapparition en public après la tentative de coup d’État contre lui, le président burundais a procédé à un remaniement de son gouvernement. Trois ministres ont été limogés, dont les titulaires des portefeuilles de la Défense et des Affaires étrangères.

« Le ministre de la Défense Pontien Gaciyubwenge est remplacé par Emmanuel Ntahonvukiye, un civil », a annoncé le porte-parole de la présidence, Gervais Abayeho. C’est la première fois depuis une cinquantaine d’années qu’un civil occupe ce poste-clé au Burundi. M. Ntahonvukiye est un ancien magistrat qui a dirigé la Cour anti-corruption, et il est apolitique, selon la présidence.

Au ministère des Relations extérieures, Alain Aimé Nyamitwe, jusqu’ici ambassadeur du Burundi auprès de l’Union africaine (UA) succède à Laurent Kavakure. La ministre du Commerce, Virginie Ciza, est elle aussi remplacée, par Irina Inantore.

« Le président de la république a des pouvoirs que lui confère la Constitution, notamment de pouvoir changer l’équipe gouvernementale. Il estime que le moment est venu et que c’est un pouvoir discrétionnaire », a simplement commenté le porte-parole.

Mauvaise gestion des manifestations anti-Nkurunziza

Ce remaniement ministériel intervient alors que le Burundi est plongé dans une grave crise politique depuis fin avril, avec un mouvement de contestation populaire contre la candidature du président Nkurunziza à un troisième mandat à l’élection présidentielle du 26 juin. Ces manifestations, sévèrement réprimées par la police, ont été émaillées de nombreuses violences qui ont fait une vingtaine de morts.

En milieu de semaine dernière, une tentative de coup d’Etat menée par un groupe d’officiers disant agir au nom du peuple mécontent a échoué. Les manifestations anti-Nkurunziza ont repris lundi à Bujumbura, gérées avec difficulté par l’armée qui a remplacé la police dans la rue.

Selon un haut-cadre du parti au pouvoir, s’exprimant sous couvert d’anonymat, le ministre de la Défense est victime de sa gestion des manifestations et des ordres qu’il a donné, lesquels semblaient contredire ceux du président. Le ministre des Relations extérieures, lui, n’a pas été jugé à la hauteur de sa têche. Il n’est pas parvenu à expliquer les questions de l’heure et à convaincre la communauté internationale du bienfondé d’un 3e mandat de Nkurunziza, a ajouté cette source. Quant à la ministre du Commerce, elle est limogée alors que le Burundi connait depuis trois mois une grosse pénurie de produits pétroliers.

(Avec AFP)

Mali : trois militaires maliens tués près de Tombouctou

Trois soldats maliens ont été tués lundi matin près de Tombouctou, lors d’une attaque menée par les rebelles de la Coordination des mouvements de l’Azawad.

Selon des sources militaires concordantes, trois militaires maliens ont été tués lundi près de Tombouctou, dans le nord-ouest du Mali, lors d’une attaque perpétrée par des rebelles de la Coordination des mouvements de l’Azawad (CMA).

Les trois militaires ont péri dans l’attaque lancée tôt lundi matin à Bambara Maoudé, à 100 kilomètres au sud de Tombouctou, alors qu’ils dormaient, a affirmé un officier malien. « Nous sommes sur les lieux, une délégation du gouvernorat de Tombouctou vient d’arriver à Bambara Maoudé pour constater les faits », a ajouté la même source, précisant que les assaillants étaient arrivés à bord de deux véhicules.

« Grave violation du cessez-le-feu »

Confirmant les faits, une source militaire africaine de la Minusma (la mission de l’ONU au Mali) a dénoncé « une grave violation du cessez-le-feu qui met en danger la paix ». Cette attaque intervient en effet trois jours après la signature d’un accord de paix par le gouvernement et la médiation internationale, mais sans la CMA.

« Il n’y a pas eu d’affrontements. C’est une attaque surprise, et les assaillants venaient très probablement de la localité de Ber », a indiqué la source militaire africaine. Aucune réaction officielle n’a pu être obtenue dans l’immédiat de la part de l’armée ni des porte-parole de la rébellion.

Vive inquiétude des habitants

Brahima Dicko, un enseignant de Bambara Maoudé, avait contacté dimanche l’AFP pour lui faire part d’une mobilisation des quelque 4 000 habitants de cette localité, depuis trois jours, contre le départ prévu de l’unité de l’armée chargée de la protéger.

« L’unité de l’armée doit quitter la localité aujourd’hui (dimanche) pour sécuriser un autre lieu et ne sera pas remplacée, avait-il expliqué. Il ne faut pas la population soit abandonnée, nous sommes très inquiets, c’est la psychose. »

(Avec AFP)

Sayara : le médecin-chef craint une propagation du virus Ebola

Le médecin-chef du district sanitaire de Saraya (sud-est), Evrard Kabou, dit craindre une propagation du virus Ebola dans la région de Kédougou, qui attire de nombreux pratiquants de l’orpaillage traditionnel.

« Ce qui nous inquiète surtout, c’est la réouverture des sites d’orpaillage traditionnel. Depuis leur réouverture, nous constatons que des gens de diverses nationalités y travaillent. Certains viennent même de pays où il y a encore la maladie à virus Ebola », a dit le docteur Kabou.

Il s’entretenait avec les participants de la « caravane de sensibilisation » (13-25 mai) sur la fièvre Ebola, à l’initiative de l’ONG Réseau international solidarité-entraide pour le développement/World (RISED).

La campagne de sensibilisation concerne les régions de Tambacounda, Kédougou et Kolda.

Des ressortissants d’ »une quinzaine » de pays travaillent dans les 21 sites d’orpaillage traditionnel de la région de Kédougou, qui sont communément appelés « dioura », selon une source médicale qui a requis l’anonymat.

Le plus grand de ces sites est celui de Kharakhena, situé à 35 kilomètres de Saraya, près de la frontière entre le Sénégal et le Mali.

La caravane s’est rendue sur ce site, où ses animateurs ont évoqué avec les commerçants surtout les risques de contagion du virus Ebola et les mesures à prendre pour l’éviter.

aps.sn

Sénégal-culture: Un festival de danse pour conter la femme en temps de conflit

La 5e édition du Festival international de danse au féminin (Fé’Stival), consacrée à la situation des femmes en temps de conflit, s’est ouverte lundi à Dakar, sous l’égide de l’association Danse Fé, a constaté l’APS.

Cette manifestation se poursuivra jusqu’au 24 mai, sur le thème « Femmes, paix et sécurité : la situation des femmes en temps de conflit ».

« Nous nous rebellons contre la situation des femmes en temps de conflit avec la danse et la gestuelle », a expliqué Aida Camara, présidente de Danse Fé, lors de la conférence de presse de lancement de l’édition 2015.

Dans ce cadre, il est prévu le 23 mai prochain, au Monument de la renaissance africaine, un spectacle intitulé « Rebelles », qui aborde cette question sous un angle artistique.

L’association Danse Fé mise sur l’art pour sensibiliser sur cette problématique et contribuer à « un bond en avant sur cette question », a indiqué sa présidente.

« Nous ne sommes pas insensibles à tout ce qui se passe et plus précisément à tout ce que subissent les femmes dans les pays en guerre », a déclaré Aïda Camara.

« Nous nous rebellons contre cette situation et le seul moyen que nous avons, c’est d’en parler avec notre gestuelle et notre langage corporel », a ajouté Mme Camara.

« Je ne suis pas une arme de guerre », tel est le slogan de la campagne de communication de ce festival, laquelle s’était déroulée en février et mars derniers.

« Il n’est pas exagéré d’affirmer que nous vivons dans un monde où le corps des femmes est devenu un véritable champ de bataille (…) », a relevé la coordonatrice du programmes ONU-Femmes au Sénégal, Marie Pierre Racky Chaupin.

Selon Mme Chaupin, « c’est justement là que réside toute la pertinence de cette initiative de danser, de pouvoir donner à travers les signes et le langage du corps, une expression à ces drames vécues par les femmes à travers ces conflits ».

Elle a cité un rapport de l’ONU, selon lequel « plus 60 mille femmes » avaient été violées pendant la guerre en Sierra Léone (mars 1991-début janvier 2002), « 40 mille femmes pendant le conflit au Liberia et 200 mille en RDC en 1998″.

Aussi la 5e édition du « Fé’Stival » ambitionne-t-elle de créer des liens d’entente et de solidarité dans le milieu de la danse urbaine au féminin. Des danseuses venues de Gabon vont prendre part à l’événement.

Un spectacle et un concert populaire sont au programme de ce Festival, de même que des ateliers de danse, une session de formation gratuite et des séances de dépistage du VIH/Sida.

football: Mondial 2022 au Qatar : trois hauts dirigeants du football africain nommément accusés de corruption Lire l’article sur Jeuneafrique.com : Football | Mondial 2022 au Qatar : trois hauts dirigeants du football africain nommément accusés de corruption…

Au mois de juin 2014, le « Sunday Times » publiait une enquête dénonçant l’existence d’un système de pot de vin ayant conduit à l’attribution de la coupe du monde de football au Qatar. Trois hauts dirigeants sportifs africains sont désormais clairement cités par la principale accusatrice.

Un documentaire diffusé sur la chaine de télévision allemande ARD au début du mois de mai lève un peu plus le voile sur les accusations de corruption qui secouent la Fédération internationale de football association (Fifa). Phaedra Almajid, ancienne membre du comité de candidature de Qatar 2022 cite le nom de trois dirigeants du football africain qui auraient perçu des sommes d’argent pour soutenir la candidature du riche émirat du Golfe.

Sont indexés le tout puissant patron de la Confédération africaine de football (CAF), le Camerounais Issa Hayatou et deux autres grands noms du football continental, le Nigérian Amos Adamu et l’Ivoirien Jacques Anouma.

1,5 million de dollars

Chacune de ces personnalités aurait touché la coquette somme de 1,5 million de dollars censée représenter un « encouragement » financier pour leur fédération.

L’ancienne responsable de la communication du comité de candidature du Qatar assurait déjà en 2014 que la scène se serait déroulée dans un hôtel en Angola en 2010. Elle n’avait à l’époque nommé personne. Elle avait néanmoins décrit la scène dans une interview à France Football : « Une personne indique que les Qataris sont ravis de la présence d’un haut dirigeant du foot africain et qu’ils souhaitent faire bénéficier sa fédération d’un don d’un million de dollars ». Et de poursuivre : « Ce monsieur répond, sans même un regard pour le Qatari : Ah, un million de dollars… Pourquoi pas un million et demi de dollars ? » Le Qatari aurait ensuite demandé s’il pouvait compter sur son soutien. L’intéressé lui aurait assuré que c’était le cas.

Les mis en cause n’ont pour l’heure par réagi à cette charge.

jeuneafrique.com

Monde : Yémen – l’ONU appelle à prolonger la trêve humanitaire de cinq jours

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Le nouvel émissaire de l’ONU au Yémen Ould Cheikh Ahmed a plaidé pour une prolongation de la trêve humanitaire qui avait été respectée pendant cinq jours par les membres de la coalition militaire menée par l’Arabie Saoudite et qui expirait dimanche 17 mai dans la soirée. Un appel lancé lors d’une conférence de fin de trêve à Riyad, à laquelle n’assistent pas les rebelles chiites houthis. Selon lui, l’aide d’urgence n’a pas eu le temps d’arriver et la situation humanitaire sur le terrain serait toujours catastrophique. Mais sa demande n’a pas été entendue. De violents combats ont encore opposé ces derniers aux forces proches du pouvoir dans le sud du Yémen.

L’ONU a appelé toutes les parties à respecter cette trêve humanitaire pour au moins cinq jours, jusqu’à jeudi prochain, indique notre correspondante à Riyad, Clarence Rodriguez. Ce délai permettrait aux associations humanitaires sur le terrain de bénéficier de plus de temps pour acheminer des médicaments et des vivres auprès de la population yéménite nécessiteuse et blessée.

Ismaïl Ould Cheikh Ahmed qui s’adressait au nom du secrétaire général des Nations unies Ban Ki-moon, a souhaité que « ce cessez-le-feu devienne permanent ». De son côté, le président Mansour Hadi, en exil à Riyad depuis sept semaines, s’est exprimé devant un parterre d’environ 400 personnes, dont des chefs de tribus, et des représentants de partis politiques.

Le chef d’Etat yéménite a en effet déclaré que « cette conférence, dont [il est] l’instigateur, concerne tous les Yéménites et leurs différentes composantes. On ne peut en exclure aucune partie ». Cette réunion censée aboutir à une « sortie de crise » s’est déroulée en l’absence remarquée des rebelles houthis qui ont décidé de boycotter « alors qu’ils ont été officiellement invités », a affirmé un membre du cabinet du président Hadi.

Premier échec

A son poste depuis trois semaines, le nouvel émissaire de l’ONU a essuyé son premier échec de négociateur, commente notre correspondante à New York, Marie Bourreau. Moins de deux heures après la fin de la trêve humanitaire qui devait permettre d’acheminer de l’aide aux populations prises en tenaille dans le conflit yéménite, les bombardements de la coalition ont repris à Aden. Ils ont pris pour cible le palais présidentiel et une base des forces spéciales, deux sites contrôlés par les rebelles fidèles à l’ex-président Ali Abdallah Saleh.

C’est une mauvaise nouvelle pour l’envoyé spécial qui doit être entendu mercredi par les membres du Conseil de sécurité à l’issue de sa tournée régionale et qui a une marge de manoeuvre très limitée. L’Arabie saoudite phagocyte les négociations de paix. L’ONU continue, quant à elle, à appeler à une solution politique qui n’a jamais semblé aussi illusoire.

RFI

Monde-Irak: pourquoi Ramadi est tombée aux mains du groupe Etat islamique

L’organisation Etat islamique a pris le contrôle de la ville de Ramadi, en Irak, ce dimanche 17 mai. Il s’agit de la capitale de la plus grande région du pays, al-Anbar, dans l’Ouest, une zone qui échappe en grande partie au contrôle de l’Etat irakien depuis 18 mois, avant même d’ailleurs l’apparition de l’EI. Pour la reconquérir, une campagne de libération a été lancée par le Premier ministre irakien, mais la prise de Ramadi est un sérieux revers.

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Ce sont les mêmes images qu’il y a un an, lors de la chute de Mossoul : des soldats irakiens partent à pied ou dans des véhicules légers, fuyant la ville de Ramadi. L’armée irakienne a ainsi abandonné une base militaire et quitté la ville. L’organisation Etat islamique, de son côté, avait promis de laisser la vie sauve à ceux qui partiraient.

Les jihadistes sont entrés dans Ramadi depuis plus d’un mois et la débâcle de l’armée irakienne a commencé vendredi 15 mai, lorsque les combattants insurgés ont pris le contrôle du quartier du gouvernement régional au cœur de la cité. Désorganisée, mal équipée et démotivée, l’armée irakienne subit de lourdes pertes humaines depuis le début de la campagne pour reprendre al-Anbar.

Les raisons de la débâcle

  • Al-Anbar est le cœur de la rébellion sunnite depuis 2003. Le gouvernement irakien ne contrôle pas vraiment cette région et à l’ouest de l’Irak, ce sont les tribus qui font la loi.
  • Les tribus d’al-Anbar qui veulent combattre le groupe EI ne sont toujours pas équipées ou le sont mal.
  • Les milices chiites, mobilisation populaire forte de 80 000 hommes, ne sont pas présentes à al-Anbar. En effet, les élus sunnites des zones contrôlées par le groupe Etat islamique ne veulent pas de ces milices dans leurs régions, arguant qu’elles sont contrôlées par Téhéran.

Le fond du problème irakien est donc cette forte division entre les communautés chiites et sunnites. Mais la chute de Ramadi a apparemment changé la donne. Des milices chiites se dirigeraient vers al-Anbar pour soutenir l’armée irakienne ce lundi.

RFI.

Égypte : l’ex-président Mohamed Morsi condamné à mort!

L’ex-président Mohamed Morsi a été condamné à mort, ce samedi. Le président destitué en 2013 par l’armée était jugé pour des évasions de prison et des violences durant la révolte de 2011.

Il avait déjà été condamné à 20 ans de prison en avril dernier pour avoir été impliqué dans l’arrestation et des tortures sur des manifestants durant son mandat.

L’accord du grand mufti

Une centaine d’autres accusés, dont des dirigeants éminents de sa confrérie des Frères musulmans, ont également écopé de la peine capitale qui doit, pour tous les accusés, recueillir l’avis, non contraignant, du mufti d’Egypte avant d’être confirmée ou infirmée.

Mohamed Morsi avait été renversé par l’armée le 3 juillet 2013 après des manifestations énormes dans tout le pays et pendant lesquelles plusieurs avaient trouvé la mort.

AFP

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