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Moyen Orient

Mais pourquoi les cambrioleurs iraniens s’en prennent-ils autant aux Peugeot ?

Si vous jetez un œil sur les réseaux sociaux iraniens, vous pourrez trouverdes dizaines de vidéos de caméra-surveillance montrant des cambrioleurs s’introduisant dans des voitures en moins de cinq secondes, montre en main. Ils s’emparent de tout ce qui se trouve dans le véhicule en un clin d’œil. Mais, chose étrange dans ces vidéos, on y voit essentiellement des modèles de la marque française Peugeot.

Les images étonnent par la facilité apparente qu’ont les voleurs à pénétrer dans les voitures. Ils utilisent deux méthodes très simples.

Dans certaines vidéos, on les voit se servir d’un petit pied-de-biche, forcer le cadre de la vitre en une seconde, introduire leur main et ouvrir la porte. Certains y parviennent même à mains nues :

La seconde méthode est encore plus impressionnante. Les voleurs utilisent un simple tournevis. Ils le glissent entre la poignée et la portière et font céder la serrure en un seul mouvement.

La plupart de ces vidéos montrent des cambriolages sur des modèles 206, 405, et 207 de Peugeot. On y voit essentiellement les voleurs s’introduire dans la voiture et s’emparer de tous les objets de valeur. Mais il arrive aussi qu’ils ne s’arrêtent pas là et parviennent à démarrer le véhicule. Et là encore, les Peugeot sont visiblement les cibles favorites de voleurs.

« Y a-t-il un problème avec les Peugeot en Iran ? »

Iman est un journaliste iranien, spécialisé dans le secteur automobile

Il y a une règle d’or en matière de sécurité automobile : si vous empêchez le voleur d’agir en moins de 30 secondes, vous réduisez très sérieusement le risque.

La première des méthodes est difficile à mettre en œuvre parce qu’elle demande normalement beaucoup de force. Pour empêcher le cambrioleur de plier le cadre de la vitre avec un pied-de-biche, il faut que la carrosserie à cet endroit soit très robuste.

Mais si l’on compare une 405 Peugeot et une « Samand« , qui est le même modèle, re-dessiné et fabriqué par le partenaire iranien de Peugeot, Iran Khodro, on constate que la Peugeot pèse 200 kilos de moins pour la même motorisation. Non pas parce que les matériaux seraient plus légers, ou parce que le design serait plus sophistiqué, mais parce que les arceaux de métal qui renforcent les portes sont moins solides.

La police iranienne confirme que les Peugeot sont parmi les cibles favorites des cambrioleurs. Lors d’une conférence de presse le 19 juin 2016, le Général Ali Ghiasvand, chef de la section banditisme de la police iranienne, expliquait que le groupe Peugeot était la deuxième marque la plus volée en Iran.

En 2014 déjà, en présentant des statistiques similaires, il invitait les constructeurs à renforcer « le niveau de sécurité de la production »

Le journalsite Iman poursuit :

La deuxième méthode [celle du tournevis] profite du système ancien de verrouillage qui est utilisé par Peugeot dans plusieurs de ses modèles fabriqués en Iran. C’est un système mécanique facile à manipuler, au contraire des nouveaux dispositifs électroniques qu’utilisent certains concurrents en Iran, notamment Renault.

La rançon du succès ?

Contacté par la rédaction des Observateurs de France 24, Alexis Vannier, responsable de la communication et des relations extérieures de Peugeot pour l’Afrique, l’Asie, l’Inde, le Moyen-Orient et le Pacifique, s’étonne de notre appel. « Les équipes de Peugeot en Iran n’étaient pas au courant de ces vidéos en ligne, et n’ont pas eu de réclamations de leurs clients sur le sujet » assure-t-il.

Pour lui, la première explication réside dans l’ancienneté du parc automobile iranien : « Sur les images, il s’agit essentiellement de 405 produites en Iran dans les années 1980. Ces véhicules ne bénéficiaient pas du même niveau de sécurité qu’aujourd’hui. » [Pourtant, sur les vidéos, on aperçoit aussi des véhicules beaucoup plus récents et équipés de plaques minéralogiques délivrées ces dernières années, NDLR].

Quoi qu’il en soit, selon Peugeot, il ne s’agit pas d’un problème de production locale, car « les voitures sont construites avec les mêmes standards de qualité partout dans le monde ».

L’autre explication avancée par Peugeot tient à sa popularité en Iran. C’est la première marque vendue dans le pays. Elle représente un tiers du parc automobile iranien. Pour Alexis Vannier, « ce n’est donc pas étonnant qu’elle soit la deuxième la plus volée ». Et d’expliquer que Peugeot va revenir en force cette année avec de nouveaux modèles, (2008, 208 et 301), fabriqués sur place dans le cadre de la joint venture avec le constructeur Iran Qhodro, et « avec les mêmes niveaux de sécurité que celles produites en Europe ».

Les hauts et les bas de l’histoire d’amour entre Peugeot et l’Iran

Peugeot a commencé à produire des véhicules en Iran en 1995. Dix ans plus tard, les revenus dégagés par la marque dans le pays dépassaient le milliard d’euros. L’Iran est devenu en quelques années le centre de production et d’exportation de Peugeot pour tout le Moyen-Orient et l’Afrique du Nord.

Mais en 2012, Peugeot a dû interrompre brusquement sa coopération avec son partenaire local, après les sanctions américaines sur le programme nucléaire iranien (à l’époque, le groupe américain General Motors possédait 7 % du constructeur français). Cette année-là, les ventes de la marque française ont baissé de 16 %.

Après l’accord conclu entre Téhéran et la communauté internationale sur le programme nucléaire iranien, en juillet 2016, Peugeot a amorcé son retour en Iran. Mais ce retour a un coût. Le constructeur automobile français va devoir verser près de 430 millions d’euros d’indemnités pour les pertes infligées par son départ soudain en 2012.
Des indemnités qui prendront la forme d’investissements, de fournitures de pièces détachées, ou encore d’effacement de dettes.

Le prix fort pour conserver une place de leader. Aujourd’hui quatre millions de voitures Peugeot roulent en Iran.

Syrie : le régime pourchasse l’EI après la reprise de Palmyre

Le régime syrien pourchassait lundi les jihadistes du groupe État islamique (EI) au lendemain de la reprise de la ville de Palmyre, une victoire majeure pour l’armée qui veut extirper cette organisation de ses principaux fiefs en Syrie.

Fort de son succès le plus important face à l’EI dans le conflit syrien, le pouvoir de Bachar al-Assad, soutenu par les Russes, le Hezbollah libanais, s’est posé comme la partie la plus efficace combattant l’organisation la plus redoutée au monde qui a revendiqué les attentats meurtriers de Bruxelles et Paris.

Avec la reprise dimanche de Palmyre (centre), « la perle du désert syrien » connue mondialement pour ses trésors archéologiques dont une partie a été détruite par l’EI, le régime veut se poser aussi comme le sauveur du patrimoine de l’Humanité face aux extrémistes qui contrôlaient le site millénaire depuis mai 2015.

Lundi, l’armée, appuyée par la puissante aviation russe et des milices, « se préparait à lancer l’assaut sur les villes d’al-Qaryatayn et Sokhné », tenues par l’EI et situées respectivement à l’ouest et à l’est de Palmyre, a affirmé à l’AFP Rami Abdel Rahmane, directeur de l’Observatoire syrien des droits de l’Homme (OSDH).

« Arriver à Raqa et Deir Ezzor »

« Il y a de violents combats aux abords d’al-Qaryatayn. L’armée veut sécuriser les environs de Palmyre pour empêcher le retour des jihadistes », a-t-il ajouté.

Une source militaire syrienne a indiqué à l’AFP que les « opérations militaires avaient commencé à al-Qaryatayn. C’est le prochain objectif de l’armée, qui a également les yeux rivés sur Sokhné », à 70 km de Palmyre et vers laquelle se sont repliés les jihadistes.

AP/SIPA

Si le régime s’empare de Sokhné, il sera aux portes de la province pétrolière de Deir Ezzor (est), contrôlée en grande partie par le groupe ultraradical.

Dans le même temps, s’il parvient à contrôler la localité d’al-Koum, au nord de Palmyre, il sera à la lisière de la province septentrionale de Raqa, dont le chef-lieu éponyme est la capitale de facto de l’EI.

Le commandement militaire a affirmé que Palmyre serait « la base à partir de laquelle s’étendront les opérations contre le groupe terroriste notamment à Deir Ezzor et Raqa ». Le but est de « reprendre les territoires sous leur contrôle pour mettre fin à leur existence » en Syrie.

En plus, les prorégime devraient déloger l’EI de la localité d’Al-Alianiyé, à 60 km au sud de Palmyre, pour reprendre le contrôle du désert et avancer vers la frontière avec l’Irak, contrôlée en grande partie par les jihadistes.

Félicité par le président russe Vladimir Poutine, M. Assad a salué « l’efficacité de la stratégie de l’armée et de ses alliés dans la guerre contre le terrorisme (…) ».

Cependant prendre Deir Ezzor et Raqa ne sera pas une mince affaire.

« L’EI est évidemment plus faible que par le passé. Il se battra avec beaucoup plus de détermination pour garder Raqa, sa capitale de fait, Deir Ezzor, la plus grande ville qu’il contrôle en Syrie et sa porte vers l’Irak », estime Thomas Pierret, spécialiste de l’islam contemporain en Syrie, qui souligne que « Palmyre n’était somme toute qu’un avant-poste ».

5 ans pour reconstruire Palmyre

A Palmyre, la partie résidentielle ressemblait à une ville fantôme, la quasi-totalité des habitants ayant fui les bombardements. D’énormes destructions témoignent de la violence des combats.

Le site antique portait les stigmates des destructions de l’EI, qui avait fait exploser deux de ses plus beaux temples, Bêl et Baalshamin, et détruit également l’Arc de triomphe et des tours funéraires.

Ces deux temples ne sont plus qu’un amas de pierres, selon un correspondant de l’AFP sur place.

Toutefois, le chef des Antiquités syriennes, Maamoun Abdelkarim, a assuré à l’AFP que Palmyre « redeviendra comme avant » et estimé qu’il faudrait cinq ans pour réhabiliter les monuments détruits ou endommagés, après l’approbation de l’Unesco.

« 80% du site est en bon état », a-t-il précisé.

Responsable d’atrocités, l’EI a perdu en 20 jours de combats à Palmyre 400 jihadistes, soit le bilan le plus lourd « dans une seule bataille depuis l’émergence » du groupe dans le conflit en 2013, selon l’OSDH. 188 membres des forces prorégime y ont péri.

De l’autre côté de la frontière, en Irak, l’EI est aussi la cible d’une large offensive de l’armée qui cherche à reprendre son fief de Mossoul (nord), avec le soutien de la coalition internationale dirigée par les États-Unis.

Alors que les grandes puissances sont déterminées à en finir avec l’EI, les forces prorégime concentrent leur combat contre le groupe jihadiste, à la faveur d’une trêve avec les rebelles syriens entrée en vigueur il y a un mois.

Le conflit en Syrie, déclenché en mars 2011, a fait plus de 270 000 morts et provoqué une grave crise migratoire avec la fuite de millions de Syriens.

Source: News

Des Français dans le camp de l’Etat islamique bombardé par la France en Syrie

Le camp d’entraînement récemment visé par des chasseurs français abritait des combattants jihasdistes français et francophones.

Le camp d’entraînement du groupe jihadiste Etat islamique visé par des chasseurs français en Syrie, dans la nuit de jeudi à vendredi, abritait des combattants »français et francophones ». Une source au ministère de la Défense a confirmé l’information du JDD, dimanche 11 octobre.

Selon le JDD, il y avait « plusieurs Français » ainsi que d’autres « jihadistes francophones parmi la centaine de combattants qui s’entraînaient dans ce camp », installé sur au moins une vingtaine d’hectares à cinq kilomètres au sud-ouest de Raqqa, le fief de l’Etat islamique dans le nord-est de la Syrie.

« Formés pour venir nous attaquer en France »

Cette présence de combattants étrangers avait été identifiée par le renseignement français, à travers notamment des interrogatoires de jihadistes liés à la Syrie, a-t-on précisé au ministère. Ces « combattants étrangers de Daech », l’acronyme de l’Etat islamique en arabe, sont « formés pour venir nous attaquer en France », a-t-on fait valoir au ministère, rappelant la notion de légitime défense sur laquelle repose l’intervention française en Syrie.

Ce raid aérien a été le deuxième mené par des Rafale français en Syrie, après une première frappe le 27 septembre sur un objectif similaire. Et « tout a été détruit », selon la source citée par l’hebdomadaire dominical.

Drame de Mouna : Le nombre de décès côté sénégalais dépasse la cinquantaine

Officiellement, le nombre de pèlerins sénégalais qui ont perdu la vie, dans la bousculade de Mina est de 33. Ce chiffre a été communiqué avant-hier, par le Premier ministre. Mouhammed Dionne qui était venu accueillir les pèlerins du premier vol retour de la Commission générale au pèlerinage a ajouté que dix autres corps sans vie sont en cours d’identification. Le quotidien La Tribune dans sa livraison du jour, conteste ce bilan et avance que les décès côté sénégalais dépassent la cinquantaine. D’après le canard du groupe D Média, un certain Mourtala Guèye, étudiant sénégalais en Arabie Saoudite dit avoir fait le tour des hôpitaux, et recenser 23 corps sans vie, de pèlerins sénégalais. Mieux ou pire, Mamadou Mansour Diop, le correspondant de la radio privée Zik fm, confirme les dires du sieur Mourtalla Guèye et soutient que le nombre de morts côté sénégalais va bien au-delà du chiffre avancé par le chef du gouvernement.
Par ailleurs, La Tribune annonce qu’un pèlerin est décédé hier, à Dakar à son retour de La Mecque. Abdoulaye Diallo, 81 ans, aurait fait un malaise lorsqu’il descendait de l’avion, et a rendu l’âme lors de son évacuation à l’hôpital.

Syrie: les Chinois arrivent !

Syrie: un sous-marin Chinois d’attaque à propulsion nucléaire à Tartous

D’une manière encore plus discrète que l’acheminement d’avions de combat russes en Syrie, la Chine continue de renforcer sa présence militaire près des côtes syriennes: quatre bâtiments de surface de la marine chinoise mouillent déjà près du port militaire de Tartous. Deux autres bâtiments de guerre de l’Empire du Milieu croisent au large de Lattaquié.

Cependant la nouvelle la plus surprenante concerne la présence confirmée d’au moins un submersible nucléaire chinois de la classe Jin (Type 094) dans les lieux. Le Type 094 n’est pas très silencieux en comparaison avec les submersibles en possession des autres puissances nucléaires et certains analystes de la région se demandent comment se fait-il que ce submersible armé de douze missiles balistiques (SLMB) JL-2 d’une portée variant entre 7300 et 8000 kilomètres n’ait pas été détecté bien avant par la pléthore de satellites, stations d’écoutes, drones et avions de reconnaissance militaires surveillant la Méditerranée orientale et le Levant.

La Chine ne compte pas s’arrêter là et des informations non encore confirmées indiquent que Pékin envisage d’envoyer son second porte-avions, le Mao Tsé-Tung (théoriquement en cours de construction avec un autre porte-avions), au large de la Syrie pour son voyage inaugural.

Enfin des sources proches du ministère russe de la Défense à Moscou évoquent une éventuelle participation d’avions de combat Chinois à la campagne de raids aériens menés par Moscou contre les différentes organisations terroristes en Syrie.

Les avions de combat chinois se joindront aux frappes aériennes russes en Syrie.(Debka)

Russia_China_bigLa Russie obtient une base aérienne en Irak

L’intervention militaire de la Russie en Syrie s’est radicalement élargie dans deux directions. Les sources de Debkafile au sein de l’armée et des services de renseignement rapportent que la Chine a envoyé un mot à Moscou vendredi 2 octobre, que des chasseurs-bombardiers J-15 rejoindraient bientôt la campagne aérienne russe qui a été lancée le mercredi 30 septembre. Bagdad a par ailleurs offert à Moscou une base aérienne afin de cibler l’État islamique qui occupe maintenant une bonne partie du territoire irakien
L’intervention militaire de la Russie en Syrie dispose de cinq participants supplémentaires : Chine, Iran, Irak, Syrie et Hezbollah.

Les avions de combat J-15 décolleront du porte-avions chinois Liaoning-CV-16, qui a atteint les côtes syriennes le 26 septembre (comme debkafile l’avait signalé en exclusivité à l’époque). Il s’agit d’un événement marquant pour Beijing : sa première opération militaire au Moyen-Orient, et aussi le premier test du porte-avions dans des conditions réelles de combat.

Jeudi soir, le ministre des affaires étrangères chinois Wang Yi, a fait ce commentaire sur la crise syrienne lors d’une session du Conseil de sécurité des Nations Unies à New York: « le monde ne peut se permettre de regarder avec les bras croisés, mais ne doit pas non plus interférer arbitrairement (dans la crise) ».

Un développement non moins important a eu lieu à peu près au même moment quand le Premier ministre irakien Haider al-Abadi, s’adressant à la PBS NewsHour aux États-Unis, a dit qu’il serait favorable à un déploiement de troupes russes en Irak pour combattre les forces de l’EI dans son pays aussi. De plus, il a noté que ce serait aussi donner sa chance à Moscou pour faire face aux 2.500 musulmans tchétchènes qui, dit-il, se battent avec l’EI en Irak.

Les sources militaires de Debkafile ajoutent que les paroles de Al-Abadi ont été tenues dans le contexte de deux événements étroitement liés au rôle croissant de la Russie dans l’arène de la guerre :

  1. Un centre opérationnel commun russo-irano-syro-irakien a travaillé depuis la semaine dernière avec le ministère irakien de la Défense et l’état-major de Bagdad pour coordonner le passage des ponts aériens russes et iraniens en Syrie ainsi que des raids aériens russes. Ce centre de commandement organise également le transfert des forces iraniennes et chiites  pro-iraniennes en Syrie.
  2. Bagdad et Moscou viennent de conclure un accord pour que la force aérienne russe  commence à utiliser la base aérienne de Al Taqaddum à Habbaniyah, à 74 km à l’ouest de Bagdad, à la fois comme étape dans le corridor aérien Russe pour la Syrie et comme une rampe de lancement pour des missions de bombardement contre les forces et l’infrastructure de l’EI dans le nord de l’Irak et le nord de la Syrie.

La Russie a ainsi gagné une enclave militaire en Irak, tout comme elle l’avait fait en Syrie, où elle a constitué une base à l’extérieur de Lattaquié sur la côte ouest de la Syrie. Dans le même temps, la base aérienne de Habbaniyah sert également aux forces américaines opérant en Irak, qui sont au nombre d’environ 5.000

Traduction Avic – Réseau International

Scénario catastrophe : la Troisième Guerre mondiale a peut-être commencé aujourd’hui

Deux évènements se sont produits, l’un à Moscou, l’autre dans le Golfe, qui pourraient être les déclics d’un affrontement généralisé.

L’Histoire retiendra peut-être, à Dieu ne plaise, que le troisième conflit mondial a débuté, à bas bruit, mercredi 30 septembre 2015.

En 1914, tout a commencé un 28 juin par l’assassinat à Sarajevo de l’archiduc d’Autriche. A l’époque, évidemment, personne n’avait imaginé que cet attentat, perpétré loin des grandes capitales, allait conduire à la boucherie de la Grande Guerre. C’est le jeu des alliances et l’irresponsabilité des « somnambules » qui gouvernaient alors les grandes puissances qui ont entraîné le monde vers l’abîme.

Pourquoi une comparaison avec aujourd’hui ? On a appris, ce 30 septembre, deux nouvelles apparemment peu graves mais qui, combinées, pourraient être la double étincelle d’une déflagration que beaucoup redoutent depuis quelque temps. De quoi s’agit-il ?

1Iran-Arabie, le ton monte très vite

D’abord, l’Arabie saoudite aurait arraisonné aujourd’hui deux navires battant pavillon de son ennemi intime, l’Iran. Les bateaux étaient, semble-t-il, remplis d’armes à destination des rebelles outhistes du Yémen que Riyad combat militairement. Cet arraisonnement est à l’évidence un acte hostile, si ce n’est de guerre.

Il se produit dans une atmosphère particulièrement tendue entre les deux pôles de l’Islam. Téhéran a violemment reproché aux Saoud, gardiens autoproclamés des Lieux Saints, de ne pas assurer la sécurité de base des pèlerins à la Mecque. Une accusation gravissime en ces périodes d’affrontements entre Chiites et Sunnites.

2Poutine est entré en guerre en Syrie

Ce n’est pas tout. Ce mercredi 30 septembre, Vladimir Poutine a fait voter par son parlement fantoche une loi l’autorisant à mener une opération armée en Syrie. Son aviation a déjà commencé à bombarder à Homs. Or, on sait que, sur le terrain, les Russes seront alliés au régime de Bachar et, surtout, aux Iraniens. Tandis qu’en face, Occidentaux et pays sunnites du Golfe mènent leurs propres opérations.

Les deux coalitions, qui ont, sur plusieurs points, des objectifs totalement opposés, risquent de se retrouver face à face. Il semble, d’ailleurs, que les bombardements russes de ce jour aient déjà touché une position de rebelles soutenus par les Etats-Unis – une information qui n’est pas encore confirmée.

Hubris et bras de fer

Quoi qu’il en soit, la crainte est donc de voir le Kremlin, tout à son affirmation extérieure pour faire oublier la déroute économique interne, et Téhéran, pris par l’hubris qui a suivi l‘accord nucléaire de juillet, de tester au maximum la volonté de l’autre camp. Et de voir les Saoudiens, effrayés par la montée de l’ennemi mortel chiite, entraîner ses alliés, dont la France, dans un bras de fer sans fin, qui pourrait gravement dégénérer.

Évidemment, ce scénario catastrophe n’est pas sûr. Il n’est pas écrit que les gouvernants actuels soient des « somnambules », qu’ils n’empêcheront pas le conflit militaire de s’étendre au delà de la Syrie et de l’Irak. Mais certains acteurs de cette partie sont tellement à cran qu’on ne peut l’exclure tout à fait.

source: http://tempsreel.nouvelobs.com

LE DERNIER BILAN DES VICTIMES SÉNÉGALAISES DE LA BOUSCULADE DE MOUNA EN EXERGUE

‘’bilan provisoire’’ des pèlerins sénégalais morts dans une bousculade à Mouna, jeudi dernier, dans le cadre du pèlerinage 2015 à La Mecque.

Cet accident a fait plus de 769 morts et 934 blessés. Les autorités sénégalaises en charge de l’organisation du pèlerinage avaient fait état de 5 victimes sénégalaises, mais ce dernier bilan a évolué, passant ‘’de 5 à 7 morts’’, indique le journal Le Quotidien.

‘’La liste des morts et disparus s’allonge’’, note le quotidien national Le Soleil. ‘’Deux autres Sénégalais sont venus s’ajouter à la liste des morts de la bousculade de Mina survenue jeudi dernier dans la banlieue de La Mecque’’, annonce le journal.

‘’Ces cas de morts ont été découverts hier dans les structures sanitaires de La Mecque portant le nombre de décès sénégalais à sept (7)’’, explique Le Soleil. ‘’L’hécatombe !’’, s’exclame Libération qui évoque par ailleurs ‘’52 pèlerins portés disparus’’.

L’As évoque à son tour ce nouveau bilan en parlant de « décompte macabre ». « Ça se corse pour le Sénégal », relève le quotidien Walfadjri. « Officiellement, écrit ce journal, sept pèlerins ont trouvé la mort, 52 sont portés disparus et 18 autres ont été blessés ».

‘’La Mecque une véritable hécatombe », juge Le Témoin quotidien. Selon cette publication, la commission d’organisation du pèlerinage a assuré que les recherches se poursuivaient « partout en Arabie saoudite, pour trouver les 52 pèlerins +perdus de vue+ ».

L’Observateur fait état d’un bilan plus lourd mais donne surtout la parole à des « rescapés sénégalais de l’horreur de Mouna ». « Pas encore bons pour la tombe, mais morts de l’intérieur (…) », trois survivants sénégalais se sont confiés au journal.

« Ils ont vécu l’horreur en direct. Ils ont caressé l’agonie, flirté avec la mort. +J’étais à deux doigts de la fin+, témoigne l’un deux. Et comme tous les autres rescapés de la bousculade de Mouna, lui aussi a certainement piétiné des femmes, marché sur des enfants pour sauver sa peau », écrit L’Observateur.

Conséquence de l’alourdissement du bilan des victimes sénégalaises, le ministre des Affaires étrangères et des Sénégalais de l’extérieur, Mankeur Ndiaye, « brûle le commissariat général » au pèlerinage.


« Il y a eu beaucoup de manquements constatés, un véritable problème de management depuis le départ », a déclaré M. Ndiaye, avant d’ajouter : « Nous tirerons toutes les leçons et nous prendrons toutes les mesures qui s’imposent ».

Selon Direct Info, l’ampleur du drame doit amener le président de la République Macky Sall à rappeler l’ambassadeur du Sénégal en Arabie Saoudite et à convoquer l’ambassadeur saoudien à Dakar.

Bousculade à la Mecque : C’est dans une semaine qu’au saura le nombre exact de Sénégalais décédés, selon la présidente des organisations privées

Le nombre de pèlerins Sénégalais décédés lors de la bousculade à la Mecque pourrait bien augmenter. Mais, si on se réfère aux allégations des voyagistes privés, c’est dans une semaine qu’on pourra connaitre le nombre exact. « C’est déplorable, mais on ne pourra pas évaluer le nombre de pèlerins décédés ou disparus qu’au moment du retour, dans une semaine. On a du mal à identifier des pèlerins, dans la mesure où certains ne portaient pas leur badge au moment du drame. Plus d’une vingtaine de Sénégalais sont portés disparus. On ignore s’ils sont en vie ou dans les hôpitaux. Des voyagistes privés sont à la recherche de leurs pèlerins », fait savoir la présidente du Consortium des organisations privées pour le hadj et la oumra (Cophom), Safiétou Séck, dans les colonnes du journal EnQuête. Selon elle, un privé a perdu une quinzaine de pèlerins au moment où d’autres en cherchent 2 ou 3.

Le père du petit Syrien noyé en Turquie : « Mes enfants m’ont glissé des mains »

La photo du petit garçon syrien mort sur une plage turque suscite l’émotion dans le monde entier. Son père raconte l’horreur du naufrage.

SOURCE AFP

La guerre, l’exil et, au bout de la route, la mort. Le père d’un enfant de 3 ans dont la mort a ému le monde entier a décrit la fin tragique de son périple pour échapper à la guerre civile en Syrie, à quelques centaines de mètres de la côte turque. Le corps du petit Aylan Kurdi (ou Shenu selon sa famille syrienne) a été découvert mercredi matin, gisant sur une plage de la station balnéaire huppée de Bodrum (sud-ouest). Face contre le sable, comme paisiblement endormi. Non loin de lui, celui de son frère Ghaled, 5 ans, et de leur mère Rihanna, 27 ans, morts noyés avec neuf autres réfugiés syriens qui tentaient de rallier l’île grecque de Kos, porte d’entrée vers l’Union européenne (UE), comme des milliers d’autres avant eux. Leurs deux petites embarcations ont coulé dans la nuit.

« Nous avions des gilets de sauvetage, mais le bateau a subitement chaviré parce que des gens se sont levés. Je tenais la main de ma femme. Mais mes enfants m’ont glissé des mains », a raconté jeudi le père, Abdallah Shenu, à l’agence de presse Dogan. « Il faisait noir et tout le monde criait. C’est pour ça que ma femme et mes enfants n’ont pas pu entendre ma voix. J’ai essayé de nager jusqu’à la côte grâce aux lumières, mais je n’ai pas pu retrouver ma femme et mes enfants une fois à terre, a expliqué Abdallah Shenu. Je suis allé à l’hôpital et c’est là que j’ai appris la mauvaise nouvelle. »

Relayées par les réseaux sociaux puis par une bonne partie de la presse occidentale, les photos du corps sans vie d’Aylan ont fait le tour du monde et personnalisé le drame vécu par des centaines de milliers de Syriens qui tentent par tous les moyens de quitter leur pays en guerre depuis plus de quatre ans. Comme l’a raconté à l’AFP un journaliste syrien, Mustefa Ebdi, la famille Shenu errait depuis trois ans à la recherche d’un havre de paix. « Ils ont quitté Damas en 2012 pour Alep (nord) et, lorsque des combats s’y sont déclarés, ils sont partis à Kobané. » Mais la ville kurde a été prise pour cible par les djihadistes de l’État islamique (EI) à l’automne 2014. Abdallah, sa femme et leurs deux enfants ont fui en Turquie.

Refus canadien

Une fois la ville de nouveau contrôlée par les milices kurdes en janvier, ils ont repassé la frontière. Mais une nouvelle offensive djihadiste contre Kobané en juin les a définitivement convaincus de quitter la Syrie. La famille a tenté de partir légalement pour le Canada avec l’aide d’une tante installée à Vancouver (ouest), a témoigné cette dernière, Teema Kurdi, dans le quotidien canadien Ottawa Citizen. Mais leur dossier pour obtenir le statut de réfugié a été refusé. Au Canada, ce refus a pris jeudi un tour très politique à un peu plus d’un mois des législatives, mettant en difficulté le gouvernement conservateur.

Les Kurdi ont alors pris le risque de rejoindre clandestinement l’Europe, comme des milliers d’autres Syriens. « Ils ont emprunté de l’argent à un proche et sont partis pour tenter de trouver une vie meilleure », selon Mustefa Ebdi. Direction Bodrum, donc, à quelques milles nautiques de la Grèce. Comme l’a lui-même confié le père jeudi, leurs premières tentatives ont échoué. « La première fois, les gardes-côte nous ont arrêtés. Nous avons été libérés plus tard. » La deuxième fois, « les passeurs nous ont fait faux bond et ne sont jamais venus nous chercher avec leur bateau », a expliqué Abdallah.

Après le naufrage qui a décimé la famille Kurdi, la police turque a arrêté jeudi quatre passeurs présumés, tous de nationalité syrienne. En désespoir de cause, Abdallah a décidé de forcer le destin de sa famille en ralliant Kos par ses propres moyens, avec une poignée d’autres candidats au départ. « Nous avons récupéré un bateau et nous avons donc essayé de traverser seuls. » Comme il l’a confié, le père de famille est désormais décidé à rentrer en Syrie pour y enterrer sa famille. Selon les autorités locales turques, Abdallah doit quitter Bodrum dès jeudi soir pour Istanbul avec les corps d’Aylan, Ghaled et Rihanna. Il doit repartir dès vendredi vers Suruç, à la frontière turco-syrienne, puis rallier Kobané. La fin du voyage.

Blocage des travaux de l’Aibd : Les Saoudiens réclament 63,62 milliards à Macky

Depuis plusieurs semaines, les travaux de l’aéroport international Blaise Diagne de Diass (Aibd), achevés à près de 90%, sont à l’arrêt. La société chargé de la construction de l’infrastructure, Saudi Bin Ladin Group, a croisé les bras et réclame la somme de 63,62 milliards de Fcfa à l’Etat du Sénégal, selon «L’As», après avoir «absorbé» 303 milliards de Fcfa.

Courroucé par ce qu’il assimile à du chantage, la Direction générale de l’Aibd a mis en demeure le groupe Saudi Bin Ladin et menace de saisir le Tribunal arbitral de Paris.

«L’As» rappelle que le contrat de base (pour la construction de l’aéroport Blaise Diagne) a été signé le 3 avril 2007 pour une date de démarrage des travaux le 4 décembre 2007 et pour un montant total de 349,479 millions d’euros, soit 229 milliards de Fcfa. C’est le marché de base avec Saudi Bin Ladin Group pour la réalisation complète de l’aéroport dans un délai de 33 mois qui devait courir à partir du 4 décembre 2007.

Seulement, plusieurs avenants seront signés par la suite. Le premier est intervenu le 15 décembre 2008 pour un montant de 1,8 milliards Fcfa. Avenant qui devait servir à la viabilisation du site de recasement des populations déguerpies. Les travaux devaient être réalisés en 5 mois et ne devaient pas impacter sur le délai de 33 mois imparti. Un deuxième avenant a été signé le 7 juillet 2010 pour un montant de 46 milliards. Argent qui devait servir à régler un problème de traitement de cavité pour des prix de bitume qui ont entre temps évolué. Une nouvelle date de livraison de l’ouvrage est ainsi retenue pour novembre 2011. Plus tard, un 3e avenant est signé à la demande de Saudi Bin Ladin Group le 17 juin 2011 qui disait n’avoir pas signé le financement à long terme. L’Etat casque 27 milliards et un délai supplémentaire de 12 mois pour la livraison de l’aéroport est consenti.

Un 4e avenant négatif (-4,5 milliards) est signé en 2013 puisque la date de livraison prévue en novembre 2012 n’avait pas été respectée et la direction de l’Aibd avait soutenu que c’est le groupe Saudi Bin Laden qui n’a pas été performant pour terminer les travaux à temps. La société saoudienne s’engage alors à livrer l’aéroport en novembre 2014. Elle n’a pas terminé à la date prévue et réclame maintenant un 5e avenant de 63,62 milliards Fcfa. Ce que l’Etat du Sénégal refuse, surtout que Saudi Bin Laden ne veut pas s’engager sur une nouvelle date de livraison. D’où le bras de fer qui est en train d’être mené.

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