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TOTAL SENEGAL : Les pertes enregistrées par la société française basée à Dakar

La société Total Sénégal, filiale de la multinationale du même nom spécialisée dans la distribution de produits pétroliers, a fait une perte de 48,280 millions F Cfa au 31 décembre 2016 comparé à 2015, a appris APA lundi auprès de cette société basée à Dakar. Au 31 décembre 2015, cette entreprise pétrolière avait réalisé un bénéfice de 3,953 milliards F Cfa en baisse de 947 millions par rapport à 2014 (1 F CFA équivaut à 0,0016 dollar).
Les responsables de Total Sénégal avancent une série de facteurs pour expliquer ces contreperformances. Parmi ceux-ci, il y a des effets de stocks négatifs consécutifs à la baisse des prix des carburants des mois de janvier et février 2016 estimés à 1,7 milliard F Cfa.
Les dirigeants de Total avancent également « deux redressements fiscaux suite à un contrôle sur pièce et à une vérification générale de la comptabilité sur la période 2012-2016 pour un montant global de 1,8 milliard F Cfa. »
Quant au chiffre d’affaires, il suit la même tendance baissière, s’établissant à 293 milliards contre 357,211 milliards FCFA en 2015 (moins 18%). A part les charges de personnel qui ont augmenté de 17,13% à 7,083 milliards contre 6,047 milliards en 2015, la société a bien maitrisé ses charges de fonctionnement en général qui passent de 345,330 mil- liards en 2015 à 276,320 milliards un an plus tard, soit une réduction de 78,01 milliards.
La valeur ajoutée de Total Sénégal a régressé de 552 millions FCFA en valeur absolue, se situant à 13,529 milliards contre 14,081 milliards précédemment. Quant à l’excédent brut d’exploitation, il suit la même tendance baissière s’établissant à 6,445 milliards contre 8,034 milliards en 2015. Il en va de même du résultat d’exploitation qui se situe à 2,118 milliards contre 4,364 milliards FCFA en 2015.

Macky Sall et les Baye Fall en symbiose: le chef de l’Etat se rattrape par un important don en matériels agricole et médical

Les relations entre le Président Macky Sall et la famille de Mame Cheikh Ibra Fall ont été exécrables depuis que Macky Sall, à peine élu à la magistrature suprême, avait ordonné de récupérer tous les véhicules affectés par l’ancien régime sous Wade aux chefs de village et chefs religieux dont celui du Khalife général des Baye Fall, Serigne Cheikh Dieumb Fall.

 

Cet acte avait suscité un tollé et une indignation au sein de la famille Baye Fall. Mais aujourd’hui, tout semble se dissiper avec cet important lot de matériel et médical offert par le Président de la République au Khalife de Mame Cheikh Ibrahima Fall, Seigne Cheikh Dieumb Fall, qui a reçu cet important don.

Ce lot est d’ailleurs composé de trois tracteurs entièrement équipés et une ambulance médicalisée destinée à la commune de Touba Fall où vit une importante communauté Baye Fall. Il a été remis par l’ambassadeur itinérant Pathé Diakhaté. La remise des clés s’est déroulée dans la sobriété et la plus grande discrétion dans la demeure du Khalife , sise au quartier Palène à Mbacké. Cet acte de haute portée sociale a été très apprécié par le Khalife, Serigne Cheikh Dieumb Fall, qui a formulé des prières pour le Président Macky Sall et pour un Sénégal émergent.

D’ailleurs, ke Khalife a rappelé que de tous les régimes, c’est la première fois qu’il réceptionnait un tel matériel, surtout l’ambulance qui est en effet venue à son heure.  » C’est une vieille doléance des populations de Touba Fall et environs, qui éprouvent d’énormes difficultés pour évacuer les malades dans les structures sanitaires« , dira le porte-parole.

A rappeler que le commune de Touba Fall, à quelques encablures de de la ville sainte de Touba, où chaque fils de Cheikh Ibra Fall dispose d’un village, vient de recevoir ainsi sa première ambulance (depuis l’indépendance) pour une commune polarisant notamment 39 villages.

source: La Tribune

Licenciements abusifs, intimidations, gestion chaotique : Le personnel d’Expresso n’ose plus rêver

Les travailleurs d’Expresso n’osent plus rêver pour reprendre le slogan cher à l’opérateur de téléphonie. Le personnel nage dans un cauchemar sans fin. Après les licenciements abusifs, la Direction joue désormais la carte de l’intimidation. Ce qui a provoqué l’ire du personnel, qui a saisi l’inspection du travail, le Haut Conseil du dialogue social et le Directeur du Travail, dans une lettre qui en dit long sur le quotidien des travailleurs d’Expresso.

e feu couve à Expresso et pour cause. Jotay.net avait révélé la situation exécrable des travailleurs qui, victimes de licenciements abusifs, ne savent toujours pas à quel saint se vouer. Ces derniers sont montés au créneau cette semaine pour faire face aux dérives de la direction. Le personnel des travailleurs de l’opérateur de téléphonie a saisi l’Inspection du travail, via une lettre dont l’objet s’intitule : «Mémoire de défense contre la Direction d’Expresso pour tentative d’intimidation». La même missive a été envoyée aussi au ministre du Travail, au Haut Conseil du dialogue social et au Directeur du Travail.
Dans la lettre, les travailleurs attirent l’attention des autorités compétentes sur «la situation très précaire et les mauvais traitements des travailleurs». En effet, lit-on dans la lettre, la Direction est en train de les intimider en leur servant à chaque fois comme bon lui semble, des demandes d’explication sans aucun motif réel et sérieux. Pire, la Direction adresse parfois des lettres d’avertissement sans demande d’explication au préalable.

La Direction fixe un objectif «fantaisiste» de 200.000 abonnés par mois soit 2,4 millions par an

Nos sources au sein de la boîte vont plus loin. Selon nos interlocuteurs, la Direction prend prétexte des objectifs non atteints sur les activations des puces par les travailleurs pour créer des problèmes. «L’équipe commerciale qui subit la pression actuelle est le même team qui avait atteint les 100.000 clients en 6 mois (Ndlr : avec le Cdma, c’est-à-dire téléphone plus puce) pendant que l’un de leur concurrent avait fait 100.000 clients en 3 ans», déplore la source. «L’objectif, c’est 200.000 nouveaux clients par mois, ce qui fait 2,4 millions de clients sur toute l’année 2017. Ce qui est un objectif fantaisiste, que nous ne pourrons atteindre, dans la mesure où Orange même ne parvient pas à faire 2 millions de nouveaux clients par année», note une source très au fait de ce qui se trame à la Direction d’Expresso.
Pour ne rien arranger, les responsables du 3e opérateur mobile au Sénégal ont servi des demandes d’explication et des avertissements le 19 avril. Ce qui est déplorable, note la source, «ils ont servi des avertissements à certains employés sans pour autant leur notifier une demande d’explication par rapport aux objectifs qui leur ont été assignés. Alors que les conditions ne sont pas réunies pour atteindre ces objectifs, car, depuis février 2017, ils font travailler d’honnêtes Sénégalais, en l’occurrence les free lanceurs, dans des conditions très difficiles».
Et le personnel de noter : «Une contre-performance du département commercial a été alléguée comme motif, mais il faut noter que la responsabilité ne nous est pas imputable, car nous avons attiré l’attention de la Direction en début d’année sur la nécessite d’améliorer et diversifier la qualité de l’offre».

Expresso «nargue» l’Artp

Début avril, l’Autorité de régulation des télécommunications et des postes (Artp) est venue corser davantage les activations, car il est formellement interdit l’identification par le service client. La méthode à suivre est la suivante : il faut se rendre dans une agence ou une boutique partenaire pour acheter une puce et se faire identifier. «Expresso est allé plus loin en permettant même aux boutiquiers, aux ambulants, la possibilité d’identifier en appelant le 1070, ce qui est anormal, vu la nouvelle disposition de l’Autorité de régulation des télécommunications et des postes», informe la source.

Un cadre juridique jamais respecté….

Malgré ces conditions inouïes, le personnel poursuit «toujours avec des moyens très limités aussi bien en logistique qu’en effectif, en comparaison avec nos concurrents qui déploient de gros moyens». Mais, fait savoir le personnel, «la Direction refuse de satisfaire notre demande en mettant en place un faisceau de faits très superficiels, provocateurs, réduisant l’espace dans lequel nous devons exercer convenablement notre mission». Mieux, le personnel a tenté de mettre en place un syndicat qui tarde à voir le jour, du fait de la forte pression de la Direction. «Nous avons attiré l’attention de la hiérarchie sur les fluctuations du marché qui régissent la forte demande des consommateurs durant les fêtes, évènements religieux et nationaux. Malheureusement, le schéma sur lequel la Direction s’appuie pour mettre en branle ses manœuvres sordides, est déjoué à chaque fois qu’il s’agit de nous porter des coups fourrés», fait savoir la lettre.
A cela s’ajoute le cadre juridique bafoué par la direction. «Ayant compris leurs manœuvres, nous avons pris nos précautions, à chaque fois qu’une demande d’explication nous est servie, de fournir une réponse très détaillée sur un tableau synoptique, avec des chiffres exacts comme illustration pour étayer nos arguments». Et de poursuivre : «sous ce rapport, il convient de préciser que le motif allégué ne figure pas dans les instruments juridiques qui encadrent le droit du travail et la convention collective nationale interprofessionnelle». Pour finir, le personnel d’Expresso juge légitime cette saisine de l’autorité administrative car, disent-ils, «nous la considérons comme un devoir de veille et d’alerte contre l’attitude de la Direction et les intentions inavouées de certaines personnes tapies dans l’ombre, qui cherchent comme par le passé à nuire leurs collègues par des licenciements abusifs pour des raisons d’externalisation des emplois qui contrastent avec le travail décent».

Le Directeur commercial….un cas à part

Un homme qui s’est attiré les foudres du personnel d’Expresso, c’est le Directeur commercial, Sajid Ahmad Khan. «Sa façon de parler avec le personnel laisse à désirer et sa manière de traiter avec les femmes datent du moyen âge…», renseigne notre source. Pis le Directeur commercial est accusé de s’être illustré d’une manière irrespectueuse envers ses employés, dans un mail groupé dans lequel il fait savoir à son personnel qu’il n’attend plus de justificatif. «Soit ils font des résultats, soit ils laissent la place à d’autres», dira ce dernier.

Expresso Sénégal vache laitière du groupe Sudatel en Afrique

Autre problème qui brouille le réseau des travailleurs d’Expresso, c’est la manière insolite de gestion de la direction. En effet, Expresso Sénégal est la vache laitière des autres filiales du groupe Sudatel en Afrique. «Expresso Sénégal fait des chiffres énormes par rapport aux boites qui sont un peu partout en Afrique. Expresso se porte à merveille», soutient une source.

Saint-Louis : Gestion de la pêche, l’État fixe des mesures pour une bonne intégration

Le gouvernement du Sénégal a pris des mesures pour faciliter l’intégration des pêcheurs revenus de la Mauritanie. Une enveloppe de 15 milliards est aussi dégagée pour résoudre le probleme de la brèche a Saint-Louis. Le ministre de la pêche Omar Guèye qui prenait part au conseil interministeriel sur la situation tendue de la pêche entre sénégalais et mauritaniens est revenu sur l’engagement du président pour résoudre la crise…


Départ du Gouvernement : pourquoi Thierno Alassane Sall n’est plus ministre de l’énergie

Thierno Alassane Sall, n’est plus ministre de l’énergie. Et « Dakaractu », à qui rien n’échappe revient ici sur les raisons de ce départ. Mais d’abord préciser qu’il existe une ambigüité sur le terme même de « démission ». Car selon nos sources, l’ancien ministre des transports aériens dans le deuxième Gouvernement de Macky Sall, a plutôt été démis de ses fonctions. « C’est le Président Macky Sall qui l’a démis avant son départ pour l’Afrique du Sud » nous confie une source. Et selon la même source, cette volonté du Chef de l’état de se séparer de son ministre serait motivée par des actes « déloyaux » posés par Thierno Alassane Sall. Des actes qui concernent certains dossiers dont la conduite par TAS,  n’agrée pas le Président ni le Premier ministre Mouhamed Dionne. 

SENELEC  :  Dg Makhtar Cissé pour un appel sans délestage

 
Le directeur général  de la SENELEC  Makhtar Cissé s’est  rendu lundi apres-midi à Yoff pour apporter sa contribution  à la communauté Layénne en vue du 137eme  anniversaire de l’appel de Seydina LimamouLahi Al Mahdi. Accompagné d’une forte délégation  Le directeur général SENELEC,Makhtar Cissé  a précisé que cette visite s’explique par une volonté de prendre les devant afin  qu’il n’y ait  pas de problème d’électricité au cours de l’appel et après l’appel. Il en profite pour réitérer son engagement à travers la communauté Layénne mais aussi auprès de la population Musulman. Il a également offert des  nappes et  des centaines  de bouteille d’eau.
Wagane  Faye Media7.Info 
SEN EAU

L’autosuffisance en riz peut aider à equilibrer le déficit de la balance commerciale du pays

Lors de l’Atelier d’évaluation de la commercialisation du riz local par le système de régulation des importations mercredi à Dakar ,Babacar Diagne conseiller technique au ministère du Commerce a soutenu que L’autosuffisance en riz peut aider à résorber de 5 % le déficit de la balance commerciale du pays,

Cette rencontre se tenait dans le cadre du projet ‘’Organisations paysannes comme acteurs clefs dans une bonne gouvernance des filières rizicoles au niveau national et régional en Afrique de l’Ouest’’.

Selon Babacar Diagne, ‘’si l’autosuffisance signifie la satisfaction de la demande nationale par la production nationale, il y a encore des efforts à faire pour renverser la tendance entre le riz local et le riz importé sur le marché sénégalais’’.

 

‘’Sur la base des trois dernières années, le riz local gagne d’importantes parts de marché grâce aux efforts combinés du gouvernement, des partenaires au développement ainsi que des acteurs du secteur du riz. Le Sénégal, en réalisant des avancées dans la production du riz, va résorber ce gap’’, a-t-il souligné.
Il a indiqué que ‘’le bilan à mi-parcours de la problématique de la commercialisation du riz local est salutaire, car il permet d’identifier à temps les facteurs bloquants, afin de trouver des solutions ». Selon lui, « le marché marque un intérêt nouveau pour le riz local’’.

Intervenant au cours de la rencontre dont l’objectif général est de contribuer à l’amélioration des différentes stratégies mises en place pour la commercialisation du riz paddy et du riz blanc, le directeur de l’Agence de régulation des marchés, Amadou Abdou Sy souligne qu’‘’il faut moderniser les rizeries artisanales et augmenter les plateaux techniques des petites rizeries industrielles’’

Wagane Faye media7.info

Vers la construction de « grands marchés modernes » à Kaolack et Diamniaddio (OFFICIEL)

Le président de la République a demandé mercredi au gouvernement « d’engager la réflexion en vue de la construction d’un marché moderne » à Kaolack (centre) et de « hâter l’exécution du projet de réalisation d’un grand marché d’intérêt national à Diamniadio« , la nouvelle ville en construction dans le département de Rufisque, à la sortie de Dakar, a appris l’APS de source officielle, mercredi.

Macky Sall, présidant mercredi la réunion hebdomadaire du gouvernement, a demandé « aux ministres en charge des Finances, du Commerce et de la Gouvernance locale, en relation avec le maire de Kaolack, d’engager la réflexion en vue de la construction d’un marché moderne intégrant toutes les commodités requises« , rapporte le communiqué du Conseil des ministres.

Il abordait, lors de cette réunion, la question de la réhabilitation et de la modernisation des marchés, centres commerciaux et artisanaux, « suite aux incendies survenus au niveau des marchés ’Zinc’ de Kaolack et des HLM de Dakar« , rapporte le texte.
Il ajoute qu’à ce sujet, le chef de l’Etat a exprimé « toute la solidarité de l’Etat envers les commerçants« , avant de demander au gouvernement de « hâter l’exécution du projet de réalisation d’un grand marché d’intérêt national à Diamniadio, et de procéder à l’examen rapide des modalités de régulation des baux à usage commercial, afin de faciliter l’installation adéquate des activités économiques« .

 

SOURCE: APS

Bilan 5 ans de Macky Sall : Mamadou Lamine Diallo liste les dossiers « scandaleux » du régime

« Macky Sall, 5 ans après : quel bilan ou les priorités institutionnelles du patriotisme économique ».

C’est le thème du dernier samedi de l’économie animé par le député Mamadou Lamine Diallo. Le président du mouvement Tékki en a profité pour faire le procès du régime apèriste.

Le président du mouvement Tekki, qui a animé le dernier samedi de l’Economie de l’Arcade et de la fondation Rosa Luxembourg, est d’avis que toutes les promesses qui ont été faites par le candidat Macky Sall à la présidentielle de 2012, en matière de « gouvernance sobre et vertueuse », de politique sociale et de création d’emplois, sont aujourd’hui foulées au pied.

Pour le parlementaire, en 5 ans, le président de la République n’a pas créé plus de 25 000 emplois formels. Pis, souligne M. Diallo, sur les 25 000 emplois sont inclus les 10 000 agents de sécurité de proximité qui ont été recrutés. Pourtant, il avait promis de créer 500 000 emplois en 7 ans. Un objectif qui est loin d’être atteint, à moins de deux ans de la fin de son premier mandat. Aux dires de l’opposant, « pour mieux tromper et leurrer les Sénégalais, à chaque fois qu’une entreprise comme la CSA gagne un marché de travaux et recrute des temporaires ou des journaliers, le gouvernement les comptabilise et les considère comme des emplois créés alors qu’il suffit que les travaux soient exécutés pour que ces temporaires et journaliers se retrouvent dans la rue ».

Sur le plan social, dit-il, le gouvernement se targue de distribuer, chaque année, 100 000 F Cfa par famille pour un nombre de 300 000 familles. Même si cela est en soi un bon geste que magnifie le député, ce dernier indique toutefois que le Président Macky Sall « vise à capturer une clientèle politique ».
En matière de gouvernance, Mamadou Lamine Diallo dit constater avec amertume des « manquements graves ». Le premier exemple, selon lui, c’est l’affaire Necotrans où le môle 8 a été confié à une entreprise française dans une transaction douteuse.

L’autre dossier scandaleux, révèle le député, est l’accord de pêche intérimaire que le gouvernement du Sénégal a signé avec l’Union européenne sous le régime de Macky Sall.

Mais en croire l’opposant de Mankoo Wattu Senegaal, L’affaire « la plus scandaleuse » a trait au marché des cartes d’identité biométrique attribué à une société malaisienne pour 55 milliards de Fcfa.

Enquête

Institution de Prévoyance Retraite au Sénégal (IPRES): Un «tong-tong» portant sur 1,2 milliard éventé

Pendant que les retraités tirent le diable par la queue, l’Institut de prévoyance retraite du Sénégal (Ipres) a cadeauté ses employés à hauteur de 1,2 milliards de FCFA. Une subvention qui maquille une opération foncière dont le principal bénéficiaire est la Socabeg qui semble régner en maître sur le foncier de l’Ipres.

L es relations entre l’Institut de prévoyance retraite du Sénégal (Ipres) et la société immobilière Socabeg sont des plus troublantes.Libération a appris de sources autorisées, que presque tous les projets immobiliers de l’Ipres ont été confiés à cette entreprise. Le cas le plus scandaleux concerne une « subvention » de 1,2 milliards de FCFA que l’Ipres avait accordée à son personnel.

En fait, ce cadeau cache une opération foncière dont le bénéficiaire est la Socabeg puisque les fonds en question ont servi à l’achat de terrains auprès de cette structure. Ces terrains ont été mis à la disposition du personnel et aujourd’hui, c’est encore la Socabeg qui est chargé des travaux sur le site.

La Cour des comptes a dénoncé cette opération opaque en soulignant que « cette subvention ne peut pas être considérée comme une charge normale liée au fonctionnement de l’IPRES, dont la mission première est de payer des pensions aux retraités, aux veufs et aux orphelins à des taux d’un niveau socialement acceptable« .

Qui plus est, cette transaction n’est que la face visible de l’iceberg puisque c’est encore à la Socabeg que l’Ipres a confié la construction des résidences Cheikh Ahmadou Bamba sur l’avenue du même nom. Une source autorisée de l’Ipres, renseigne que personnene connaît exactement les termes liant la boîte à la Socabeg pour ce projet constitué de 36 immeubles et d’un centre commercial.

Dans tous les cas, aujourd’hui, plus que jamais, la gestion de l’Ipres est fortement décriée. Faut-il s’étonner de ce flou artistique sur le foncier si on sait que le Directeur général de l’Ipres, Mamadou Sy Mbengue, s’est fait octroyer un salaire de 5 millions de FCFA avec la complicité du Conseil administration? Les retraités sont aujourd’hui frustrés et demandent l’intervention du Président de la République. 

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