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Plan Sénégal Emergent

Les 10 enjeux de la Conférence des ministres africains des Finances à Dakar

Prévue à Dakar du 23 au 28 mars 2017, la semaine africaine de Développement réunit les ministres des Finances et leurs homologues en charge du Plan, du Développement et de l’intégration.

Précédé de plusieurs comités d’experts sur des thématiques de développement et ponctuée de 15 side events, ce raout continental, en partenariat entre la Commission économique africaine (CEA) et l’Union Africaine, donnera lieu à l’examen des thématiques d’intégration et des sujets divers comme la réduction des coûts de transfert de l’argent des immigrés. Ce thème est d’autant plus important que les envois de la diaspora africaine, estimés à 66 milliards de dollars en 2016, sont supérieurs aux flux des IDE et de l’Aide publique au développement. L’Europe et l’Afrique se sont entendus, rappelons-le, en novembre 2015,à Valletta, à ramener les coûts de transfert en deçà des 3% d’ici 2030.
L’un des clous de l’événement de Dakar sera le lancement de 21 profils pays. Il s’agit d’analyse détaillées des contextes, situations macroéconomiques et orientations économiques desdits pays en rapport avec la transformation économique et l’intégration africaine.
Ces focus seront suivis du lancement du rapport Économique de l’Afrique, devenu avec le temps un tableau de bord indispensable pour suivre l’évolution du continent. L’intitulé du rapport 2017 porte sur le tandem urbanisation-industrialisation comme levier de transformation de l’Afrique.

Le choix du Sénégal pour le lancement de ce rapport n’est sans doute pas fortuit engagé qu’il est dans le projet de la nouvelle ville de Diamniadio qui concilie cadre de vie, de savoir et développement d’activités logistiques et industrielles.
Si la semaine africaine revêt une dimension Institutionnelle de haut niveau, il n’en reste pas moins que de nombreuses résolutions et réflexions adoptées restent par la suite dans les tiroirs. Les observateurs suivront avec attention les travaux du comité des 10 ministres des Finances qui devraient mettre en place un mécanisme de prélèvement de 0.2% sur une liste de produits importées afin de financer les opérations de maintien de la paix. Sans ce mécanisme, les Forces Africaines en attente resteront dans l’état, plus que jamais dépendantes des financements de l’Union Européenne.
Autre enjeu de cette Conférence, les discussions sur le code d’investissement continental en relation avec le projet de Zone de libre-échange continental. Évoqué depuis la Conférence des ministres africains de l’intégration à Abuja en 2008, ce projet stratégique connaîtra-t-il une avancée significative à Dakar? Wait and see.

 

Auteur: financialafrik – Webnews

Tournées économiques : Macky Sall guest star à Saint Louis et au Fouta ce week-end

Après l’investiture en Gambie d’Adama Barro et la visite d’Etat de ce dernier depuis jeudi, Macky Sall va néanmoins reprendre ses tournées économiques ce week-end cap sur Saint Louis et le Fouta.

Le président de la République sera ainsi l’hôte du Fouta au début du mois de mars. Macky Sall profite de cette période de pré-campagne des élections législatives pour aller au contact avec les populations de cette partie nord du Sénégal.

Le président de la République reprend ainsi ses tournées économiques à partir de ce dimanche 5 mars prochain. Le chef de l’Etat et sa délégation vont démarrer leur périple par Saint-Louis avant de faire cap vers le Fouta des profondeurs où il va inaugurer des infrastructures et lancer les travaux de la RN1 à partir de Ndioum.

Cancer : Macky Sall réaffirme l’acquisition prochaine d’un nouvel appareil de radiothérapie

Le chef de l’Etat Macky Sall a réaffirmé, samedi à Dubaï, la volonté du gouvernement d’acheter un nouvel appareil de radiothérapie devant remplacer celui tombé en panne de l’Hôpital Aristide Le Dantec, déplorant en même temps la polémique qu’il y a eue autour de cette question.

« Il n’y avait lieu de polémiquer sur cette question. Il y avait à l’Hôpital Le Dantec une vielle radio cobalt. Elle était défectueuse. Le gouvernement va acheter une nouvelle machine. L’argent est disponible. La machine sera là », a dit Macky Sall.

Il s’exprimait en wolof devant la communauté sénégalaise des Emirats arabe unis qui abritent, à partir de dimanche, le 5e sommet des gouvernements.

Le chef de l’Etat confirme ainsi le ministre de la Santé et de l’Action sociale, Awa Marie Coll Seck, présente à cette rencontre, et qui a annoncé récemment que le Sénégal va disposer d’un appareil de radiothérapie pour le traitement du cancer dans « au moins six mois ».

L’appareil devrait coûter entre un milliard 200 millions et un milliard 400 millions de francs CFA.

Elle avait également ajouté que l’Etat du Sénégal a pris toutes ses responsabilités pour entièrement prendre en charge l’évacuation au Maroc de tous les malades du cancer sélectionnés par un comité scientifique, afin de bénéficier d’un traitement par radiothérapie.

L’hôpital Dalal Diam de Guédiawaye devait avoir deux appareils appelés accélérateurs de particules pour soigner le cancer avant la fin de l’année 2016, mais il y a eu un problème avec la banque basée à Khartoum au Soudan, qui est un pays sous embargo, a-t-elle révélé.

En tout, Awa Marie Coll Seck avait annoncé l’acquisition de trois nouveaux accélérateurs de particules dans les 6 prochains mois dont 2 pour l’hôpital Dalal Jamm et un autre destiné à l’Hôpital Le Dantec.

A cela s’ajoute le Plan national de lutte contre le cancer évalué à plus de 10 milliards de francs CFA.

Pour le chef de l’Etat, « le problème de la radiothérapie sera bientôt réglé », insistant sur l’entretien afin que cette situation ne se reproduise pas.

Selon lui, il faut aussi mettre en avant la prévention et la sensibilisation dans le cadre de la lutte contre le cancer.

Devant la communauté sénégalaise, le président de la République a rappelé les actes posés par le gouvernement dans le domaine de la santé, citant entre autres la Couverture maladie universelle, la gratuité des soins pour les enfants de 0 à 5 ans

Idrissa Diabira, nouveau Dg de l’ADEPME : « nous visons à faire de nos entreprises des PME émergentes en particulier dans les secteurs prioritaires du PSE »

Idrissa Diabira est le nouveau Directeur général de l’agence de développement et d’encadrement des petites et moyennes entreprises (ADEPME). Il a été installé jeudi. La cérémonie de passation de service a eu lieu dans les locaux de ladite structure. Un moment d’émotion pour le directeur sortant Mabousso Thiam, qui avoue ne pas avoir l’intention d’aller à la retraite avant de présenter son bilan qu’il juge « spectaculaire ». A son tour, le nouveau directeur en présence de nombreux directeurs généraux, a félicité M. Thiam pour le travail remarquable qu’il a abattu durant les 5 ans. Il a soutenu que, « nous visons à faire de nos entreprises en particulier dans les secteurs prioritaires du PSE des PME émergentes ».

source: leral

Félicitations à Kabirou Mbodj de Wari ! (Par El Malick Seck)

Kabirou Mbodj, le patron de Wari, vient de s’illustrer de la plus belle des manières pour son entreprise d’abord, pour l’économie sénégalaise et la fierté de notre pays, ensuite. En rachetant Tigo à 80 milliards de francs CFA, Mbodj permet à tous les sénégalais et africains de manière générale de prendre une revanche sur l’histoire. Une licence que nos amis socialistes avaient bradé à 50 millions de francs, qui a produit des centaines de milliards pendant près de vingt ans et qui continuera à dégager des profits importants nous l’espérons pour la compagnie Wari.

Le rachat de cette filiale de Millicom par un jeune sénégalais doit faire la fierté et la joie de tout sénégalais digne de ce nom. C’est une première historique pour un africain de l’ouest, voir un sahélien de signer un si gros chèque pour un business aussi important aux mains d’étrangers. L’acte économique qu’il a posé aura une portée historique et va retentir au-delà de nos frontières.

L’histoire retiendra également qu’une toute petite société sénégalaise qui n’avait pas 10 millions de capital il y a dix ans, a avalé un gros poisson qui pèse plusieurs centaines de millions de dollars. Wari est une belle aventure numérique, où à partir de l’économie virtuelle, le génie sénégalais s’est signalé pour une fois. Kabirou montre à toute la jeunesse sénégalaise qu’on peut partir de rien, avec un ordinateur, une table et une chaise et réaliser une grande entreprise de taille africaine, quelques années plus tard. Son idée de transférer de l’argent par le téléphone est simple, mais comme Facebook ou Google,  il fallait y penser et les bonnes idées appartiennent à ceux qui les mettent en pratique. C’est le mérite de Kabirou. Son service a révolutionné l’économie sénégalaise et une enquête devrait être menée pour savoir quel est l’impact de Wari dans le PIB du Sénégal car selon des interviews du fondateur plus de 3000 milliards transitent par année au niveau de son réseau. Aux Etats Unis, Wal Mart a été longtemps un indicateur de la bonne marche du moral des ménages et de leur bonne santé financière. Les sommes qui transitent par Wari facilitent à beaucoup de familles la vie quotidienne. C’est un système qui a ramé à contre-courant des banques. Car, avant il y avait le vieux mandat postal ou l’intimidant Western Union qui nous imposait d’entrer dans une banque. Wari, c’est l’économie du partage ou encore de manière beaucoup plus techno, c’est une nouvelle forme d’UBERISATION de la banque, car le service reprend le fondement même du métier de banquier, donner de l’argent.

A l’heure où nous parlons de Sénégal Emergent et de préférence nationale, il est donc salutaire d’inscrire en lettres dorées ce rachat de ce qui était d’abord Sentel, avant de devenir Tigo. J’étais jeune journaliste au quotidien Le Matin en 1998 et je faisais partie des quelques journalistes qui avait couvert la cérémonie de lancement du second opérateur téléphonique au Sénégal. A cette époque, la compagnie avait son siège en face de l’Hôpital Principal. Nous avions en face de nous que des managers étrangers, des occidentaux. Nul ne pouvait dire donc ce jour-là que cette société serait un jour propriété d’un sénégalais.

Ce que Kabirou vient de faire, montre aux sénégalo-sceptiques que ce pays peut se développer, si nous travaillons, si nous innovons, si nous avons des projets. C’est aussi une lueur d’espoir pour tous les afro-optimistes qui pensent que le reste du nouveau siècle sera africain.

Dans le même ordre d’idées, il y a un peu plus d’un an, Ameth Amar de NMA avait racheté Les Moulins Sentenac et a ré-investi 2 milliards pour sa rénovation et augmenter ses capacités de fabrication. Que ce soit Kabirou ou Ameth Amar ou encore mon ami, Mar Thiam qui est en train de réaliser le plus grand projet immobilier du Sénégal sur le pôle urbain de Diamniadio, c’est ce secteur privé qui pousse le pays de l’avant qui nous intéresse. Ils méritent nos félicitations et nos encouragements.

Forte Coalition autour du Chef de l’Etat  Benno Bokk Yakaar prouve le  génie de Macky Sall 

C’est un fait inédit: jamais dans l’histoire politique du Sénégal, une coalition de coalitions aussi forte n’a pu tenir pendant tout ce laps de temps, c’est à dire, 5 ans presque que Macky Sall est au pouvoir. Les analystes politiques ne s’y trompent pas sur la longévité de BennoBokk Yakaar comme la preuve du génie politique de Macky Sall. La modernité démocratique requiert autre chose qu’une vision et une gestion partisane de la chose politique, Macky Sall a réussi là où Abdoulaye Wade avait échoué.En quoi faisant ? En couvant et en développant cette majorité alternative qui pourrait lui permettre de gagner les élections législatives de juin 2017 et l’élection présidentielle en 2019. Car, malgré les soubresauts politiques,il ne fait aucun doute que l’Apr ira aux élections dans le cadre porteur de Benno bokk yakaar. Cette dernière coalition, composée d’une centaine d’organisations, est à même d’assurer des succès au Président Macky Sall. N’en déplaise à ses détracteurs, la coalition Benno Bokk Yakaar prouve aujourd’hui qu’elle est une addition de volontés sincèrement orientées vers un compagnonnage durable. En effet, toute coalition politique a son heure de vérité, proche ou lointaine. Le but de BBY étant de conquérir le pouvoir et de le conserver. En ce sens, le fameux Yonnu Yokkute rejoint Benno Bokk Yakaar à travers Macky 2012. La coalition au pouvoir a toujours été stratégiquement porteuse. Elle a été bâtie par des partis comme le PS, l’APR, l’AFP, la LD/MPT, le PIT, etc, et demeure électoralement une entité massive et dominante. Benno l’a prouvé lors du référendum et lors de l’élection des hauts conseillers des collectivités territoriales.Pour porter le Président Macky Sall, Benno Bokk Yakaar a su construire une nouvelle alliance stratégique qui regroupe autour de leur leader, toutes les forces patriotiques et progressistes du pays. Quoi de mieux pour assurer à Macky Sall un deuxième mandat en 2019 ?
UN BILAN ECONOMIQUE FAVORABLE
La récente tournée économique effectuée par Macky Sall dans les régions de Kaolack, Kaffrine et Tambacounda est un baromètre de sa vision économique claire. Elle a permis de juger de la pertinence de ses choix stratégiques qui sont en train de transformer de manière structurelle le Sénégal des profondeurs, trop longtemps considéré comme le parent pauvre des politiques publiques, d’apprécier les résultats fort encourageants et de mieux ajuster les choix d’investissement. Les belles performances de l’agriculture, considérée comme le secteur moteur du Plan Sénégal Emergent (PSE), sont le fruit d’une politique mûrement réfléchie, d’une stratégie coordonnée et bien mise en œuvre.En demandant également au gouvernement de travailler autour de l’émergence d’un label «Banane du Sénégal», et de l’amélioration de la productivité agricole, du stockage et de la conservation des productions, ainsi que leur commercialisation dans les meilleures conditions, le Président Macky Sall entend véritablement gagner, sous peu de temps, le pari de l’autosuffisance alimentaire. Au rythme où vont les choses avec l’éclairage public du village de Dialacoro, réalisé dans le cadre du PUDC, et l’inauguration de la centrale solaire de Bokhol, une première en Afrique sub-saharienne (hors Afrique du Sud), le Président Macky SALL va atteindre l’objectif de taux d’électrification rurale de 60% à l’horizon 2017-2020, et en même temps réussir sa révolution verte grâce au développement des énergies renouvelables dans le mix énergétique.Avec l’ambitieux programme de réaliser 221 km de réseau autoroutier en 2019, soit 50 km d’autoroute par an, le Sénégal est résolument engagé dans l’émergence. Sans compter la dynamique du pétrole et du gaz et les bons rapports des partenaires économiques du Nord. Avec une économie qui se transforme chaque jour, un peu plus dans le bon sens, une croissance inclusive consolidée avec un fort contenu social et une gouvernance qui nous rapproche des standards internationaux.
UNE DIPLOMATIE ECONOMIQUE
Depuis son accession à la magistrature suprême, le Président Macky Sall a décidé de faire de la diplomatie économique, une priorité et un fil conducteur de son mandat afin que nos outils diplomatiques et notre politique étrangère soient aussi mobilisés au service des entreprises et de l’investissement au Sénégal. Pour réussir son pari, le Sénégal est sur tous les fronts de la scène internationale où les enjeux de développement et d’investissement sont à l’ordre du jour. Le sommet pour le développement durable qui a précédé la conférence de Paris sur le climat ( COP 21 ) est illustratif de l’élan économique que Macky Sall veut donner à la diplomatie sénégalaise.Dans son intervention devant l’Assemblée Générale, il a su décliner et défendre une vision et des objectifs dans le sens des intérêts de notre continent concernant toutes les questions relatives au développement durable : lutte contre la pauvreté, la faim, la santé et l’éducation, le travail décent et la croissance économique, les énergies propres et à un coût abordable, la lutte contre le changement climatique, la réforme de la Gouvernance financière , la lutte contre l’optimisation fiscale en Afrique ou la juste rémunération des matières premières. S’il est de tradition que l’une des missions du ministère des Affaires étrangères est de promouvoir nos intérêts économiques, force est de constater que la diplomatie sénégalaise n’a pas toujours pu adapter ses objectifs, ses moyens et son organisation pour faire de l’enjeu économique une priorité et un projet politique. Par son activisme et son volontarisme, le Président Macky Sall s’emploie à insuffler un nouveau dynamisme avec une ténacité et une constance dans les choix de la diplomatie sénégalaise afin qu’elle soit aussi au service de l’entreprise et des investissements et développe un «réflexe économique». C’est à dire une diplomatie orientée au redressement économique du Sénégal par un soutien aux entreprises sur les marchés extérieurs et capable de vendre la destination Sénégal auprès des investisseurs étrangers. Et cela s’est traduit notamment par une constante progression du stock des investissements directs étrangers (IDE) au Sénégal depuis deux ans. Ces bons chiffres des investissements directs étrangers et l’évolution positive de notre classement par les différentes agences internationales (Doing Business, Forum Economique Mondial…), fruits de la démarche polymorphe du Président Macky Sall pour promouvoir une diplomatie moderne et offensive afin de faire face aux exigences de la coopération internationale dans une mondialisation de plus en plus accrue, vont contribuer de façon plus significative au développement économique du Sénégal et feront de nos ambassades et consulats, des «vitrines» permanentes pour attirer davantage les investisseurs
Media7.Info 

AUTOROUTE « ILA TOUBA » : La fin des travaux annoncée en fin décembre 2018

L’autoroute « Ila Touba » sera livrée en fin 2018 ! Cette bonne nouvelle a été faite, hier, par le ministre des Infrastructures, des Transports terrestres et du Désenclavement, Mansour Elimane Kane. C’était à l’occasion d’une visite de chantier.
Il était avec le ministre de l’Industrie et des Mines, Aly Ngouille Ndiaye et le porte-parole du Gouvernement Seydou Guèye. A en croire au ministre, les travaux avancent à grand pas. Car, 84% du terrassement est terminé. Les ouvrages hydrauliques sont également terminés à 42% avec 20 forages en action au niveau localités traversées par l’autoroute.
« Il faut se féliciter de ces résultats qu’on a pu avoir en changeant la façon de travailler. A ce rythme, deux livrables sont à l’horizon », a expliqué le ministre qui renseigne que « le premier livrable est attendu en novembre 2017. Il concerne les échangeurs Thiès ville et Nord. »
Ainsi, les passagers qui emprunterons cette voie lors du prochain Magal de Touba pourront, à partir de Dakar, prendre l’autoroute contourner Thiès et reprendre la Rn3. Poursuivant, le ministre annonce que « livrable est prévu en décembre 2018. Le 31 décembre 2018, l’autoroute sera livrée clef en mains avec son système de vidéo surveillance. »
Cependant, le Directeur de la société chinoise, Song Ahi Xiang reconnait que ce sera très difficile de respecter cette date mais, s’engage-t-il, nous allons faire de notre mieux pour satisfaire la demande du Gouvernement. Interpellé, le Chef de projet de l’Agence des Travaux et de Gestion des Routes (Ageroute), Mohamed Dème a fait savoir que la nature du relief très accidenté au niveau de certaines localités du tracé de l’Autoroute peut ralentir le rythme d’évolution des travaux.
Par ailleurs, le ministre Mansour Elimane Kane a révélé que le Sénégal va totaliser en 2018 une distance de 219 kilomètres d’autoroute.

MEDIA

18 IMAGES/ Inauguration du stade Alassane Djigo de Pikine

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L’impérieuse nécessité du TER pour améliorer les conditions de transports à Dakar

L’agglomération de Dakar représente 0,3% de la superficie nationale, concentre 23 % de la population sénégalaise, 50% de la population urbaine et 66% de l’activité économique du pays. 72% du parc automobile immatriculé, soit environ 324 000 véhicules circulent à Dakar.

Ce parc enregistre une croissance de 10% par an. Dans une perspective d’accroissement du taux de motorisation des ménages, du fait d’une augmentation de la richesse (taux de croissance économique de 6.6%), la part modale de la voiture, qui assure aujourd’hui seulement 10% de l’ensemble des déplacements (7,2 millions de déplacements quotidiens) dans l’agglomération de Dakar connaitra de fortes évolutions. Ce taux est à 40% dans les pays émergents au niveau desquels notre pays veut se hisser. Cette projection, dans un contexte urbain où le réseau routier atteint déjà ses limites de capacité, demande une action publique forte en faveur des transports collectifs.

 

Par ailleurs, la configuration de Dakar, sous la forme d’une presqu’île, combinée à une urbanisation bipolaire (activités administratives et commerciales au sud et habitat au nord), marquée par une rapide expansion vers le nord de la ville ont accru la pression sur les besoins de services urbains, en particulier de mobilité urbaine. A cela, s’ajoute un contexte de forte croissance démographique : 2,6 millions d’habitants en 2005, 3,3 millions d’habitants en 2015 et + 100 000 habitants environ annuellement.

La combinaison de tous ces facteurs entraine un problème structurel de mobilité (offre inadaptée, nouveaux besoins de déplacement, parc automobile en croissance, congestion de la circulation etc.) dont les externalités négatives avaient été estimées par la Banque mondiale à plus de 100 milliards par an.

A cette question  structurelle d’offre de transport, des réponses innovantes et adaptées doivent être apportées. Deux leviers sont actionnés grâce à la vision du Président de la République, Son Excellence Macky Sall :

Aménagement du territoire : nouveaux pôles urbains (Diamniadio, Lac Rose etc., redéploiement de l’activité économique (parc industriel Diamniadio, DISEZ, Port sec à Tambacounda, etc.) ;

Transports de masse à forte capacité : Train express régional (TER) et Bus Rapid Transit (BRT).

Justification économique du Train Express Régional Dakar-Diamniadio-AIBD

Le TER est un transport de masse qui assurera, dès 2019, la liaison entre Dakar et Diamniadio, en acheminant 115 000 voyageurs par jour. A terme, il permettra de rejoindre le nouvel aéroport AIBD depuis Dakar en 45 minutes. Son coût pour la première phase (Dakar-Diamniadio) est de 568 milliards, dont 110 milliards pour l’Etat et 458 milliards pour les Partenaires Techniques et Financiers. 458 milliards ont été empruntés à des taux concessionnels ou semi concessionnels (moyenne 3% et délai de remboursement 25 ans). Ce qui correspond à un service de la dette d’environ 26 milliards par an. Ces 26 milliards doivent être mis en perspective avec les 100 milliards perdus par l’économie sénégalaise avec la congestion de la circulation à Dakar. Nous voyons donc que le TER  fait même gagner à l’Etat au moins 74 milliards par an (100 – 26), sans compter les autres bénéfices socioéconomiques liés au projet, y compris la structuration de l’urbanisation. Le coût de renonciation du TER serait donc énorme car, avec l’émergence et le développement des activités  économiques, les externalités négatives induites par l’absence de transport de masse dépasseraient de loin les 100 milliards de pertes estimés pour l’économie.

Pour lever toute équivoque, il faudrait revenir de manière précise sur le marché de fourniture du matériel roulant (15 trains de type Coradia) attribué à Alstom et financé par l’Agence Française de Développement ainsi que le Trésor français, pour 107 milliards de FCFA. Ce montant ne constitue que 19,% du coût global de la première phase constituée par d’autres marchés (infrastructure du TER, systèmes, ripage de la voie métrique, gares, …). Ce qui devrait suffire à faire taire les contrevérités sur le sauvetage d’Alstom par le projet sénégalais de TER. L’entreprise en question a fait en 2015/2016 un chiffre d’affaires de 4 585 milliards de FCFA. Plusieurs commandes sont en cours pour le matériel roulant bi-mode (diesel et électrique) de dernière génération dont va se doter le Sénégal : 1000 TER en France, livrés progressivement jusqu’en 2025 ; des TER en Algérie avec une livraison prévue à partir  janvier 2018. Dans un autre registre, il  faut noter la commande récente des trains TGV de dernière technologie pour relier Boston à Washington ainsi que plusieurs marchés de fourniture de matériel roulant ferroviaire dans le monde.

Revenons donc sur l’étude d’évaluation socio-économique qui justifie, à plusieurs égards, l’opportunité d’investissement. Parmi les effets positifs du projet, peuvent être considérés entres autres :

l’accompagnement de la croissance démographique de l’agglomération dakaroise, chiffrée à 3% par an ;

l’amélioration des conditions d’exploitation des transports publics, en procurant des économies de compensation (PTB et DDD) estimées à 4,5 milliards de FCFA annuellement ;

le développement du trafic de marchandises avec le ripage et le renouvellement de la voie métrique ;

la réduction de la congestion routière en circulation comme en stationnement avec respectivement, l’économie de 1,32 millions d’heures par an pour les automobilistes et de plus de 3000 places de stationnement ;

la réduction des émissions de gaz à effet de serre (CO2) ; une contribution aux engagements de l’Etat du Sénégal face aux défis climatiques, avec 8500 tonnes de CO2/an économisés en 2025.

La liste de ces effets positifs n’est pas exhaustive. En effet, le TER va aussi permettre une création massive d’emplois et un transfert important de technologies :

Le TER créateur d’emplois :

Pendant  les phases travaux et d’exploitation, ce seront près de 10000 emplois directs ou indirects qui seront créés. Ce qui,  outre la formation, permettra à des milliers de jeunes de trouver un emploi et des qualifications professionnelles pointues.

Le TER vecteur de transfert de technologies et de formation 

Tenant compte de la nécessité d’augmenter en permanence le niveau de connaissances et de compétences dans le domaine ferroviaire, le protocole préparant la mise en exploitation du TER et sa maintenance prend en compte, en accord avec la SNCF et la RATP, la mise en place d’un centre de formation dédié à la mobilité urbaine. La maîtrise dans la durée de l’innovation technologique qu’introduit le TER dans le système de transports dakarois implique de faire de la formation des ressources humaines une priorité indissociable de la mise en œuvre du projet. En complément de cette démarche et en vue de la mise en exploitation du TER projetée en janvier 2019, une masse critique de personnes sera recrutée et formée, en mettant à profit la phase travaux du projet.

Le protocole signé avec la SNCF et la RATP en vue de l’exploitation du TER favorisera un transfert de technologies qui permettra à notre pays de disposer des outils et des compétences nécessaires dans le domaine de l’exploitation et de la maintenance ferroviaire

Rentabilité financière du TER

En plus de sa rentabilité économique,  le TER dégage aussi, sur la base  d’hypothèses réalistes, un taux de rentabilité  interne de plus de 15%, dès sa mise en service.

Il est important de relever à ce niveau que le TER s’inscrit dans une démarche globale de planification du réseau ferroviaire national. Son phasage tient compte de la rentabilité socio-économique des investissements, avec un déploiement progressif pour relier Diamniadio à AIBD, mais aussi pour rejoindre demain Mbour, Thiès, Saint Louis et Tambacounda en écartement standard. L’expression « Régional » dans Train Express Régional prend tout son sens à cet effet.

Le BRT, un système de transport de masse complémentaire au TER

Le TER, qui apporte une réponse structurelle, à travers la planification d’un système de transport moderne, est complété par un autre projet de transport de masse : les Bus Rapides sur Voies Réservées (Bus Rapid Transit en anglais – BRT). Le BRT desservira la région de Dakar du Nord au Sud, en reliant le Centre-ville à Guédiawaye en 45 minutes (au lieu de 90 mn actuellement).

Pour la première phase de cette expérience pilote, l’objectif est de construire l’infrastructure d’une ligne de 18,3 km qui traverse 14 communes, en desservant 20 stations et 3 pôles d’échanges.

La Banque mondiale a exprimé son engagement pour accompagner l’État du Sénégal à hauteur de  330 millions de $ soit 181 milliards de F CFA (1$= 550 FCFA). Les études techniques et la préparation du projet sont en cours avec la Banque mondiale et la Société Financière Internationale (IFC). La mise en mise en service du BRT est prévue fin 2018.

Le TER et le BRT permettront de desservir les zones périphériques et les quartiers denses de l’agglomération, en contribuant à coup sûr à la réduction de la congestion automobile. Le réseau de transport public sera restructuré avec des lignes de rabattement permettant la connexion à ces nouveaux systèmes. Avec un ticket unique, l’usager aura le plaisir d’utiliser successivement le TER et le BRT.

MEDIA

IMAGES/VIDEO: Suppression des taxes sur les appels en fin mars : Sept pays africains dont le Sénégal concernés

Les ressortissants sénégalais établis au Togo, de même que les togolais du Sénégal mais aussi la Côte d’Ivoire, Guinée Conakry, Burkina Faso le Mali et la Sierra Leone vont pouvoir recevoir et émettre des appels sans payer les frais de roaming ou coûts de communication à compter de ce 31 mars 2017. Un accord de coopération vient d’être signé par les deux pays aujourd’hui. Une signature de protocole qui a eu dans les locaux de l’Autorité de régulation des télécommunications et des postes (ARTP) en présence du ministre sénégalais des Télécommunications et des Postes Yaya Abdoul Kane de son homologue togolais Mme Cina Lawson ministre en Charge des Télécommunications et du directeur général de l’ARTP Abdou Karim Sall.

« Le Free roaming qui va entrer en vigueur le 31 mars 2017 va permettre pour ceux qui sont en déplacements dans les six pays signataires du protocole dont le Sénégal et la Togo recevront des appels sans pour autant payer  le coût de la Communication et émettre des appels comme s’ils étaient dans leur propre pays. C’est un avantage considérable pour nos concitoyens qui va surtout faciliter l’intégration électromagnétique ». Ces déclarations sont du directeur  général de l’Autorité de régulation des télécommunications et des Postes Abdou Karim Sall.

Selon le directeur général de l’Autorité de régulation des Postes et des Télécommunications (ARTP), «  l’objectif recherché est de permettre en place un seul réseau le « one area network » qui va compter six pays afin de procéder à la libre circulation électromagnétique en levant les coûts de communications des ressortissants des six pays », poursuit Mr Sall.
Pour sa part la ministre Togolaise Cina Lawson en charge des Télécommunications a magnifié cet accord qui lie son pays et le Sénégal et qui va dans le sens voulu par les chefs d’Etats des pays de la sous-région pour une meilleure intégration en enlevant les barrières tarifaires en matière de communication. Ajoutant que cette signature va dans la direction d’une baisse des coûts de communication mais aussi d’une bonne intégration africaine pour avoir un continent intégré », soutient Mme Cina Lawson.

La sous-région sera un seul réseau, « nous avons reçu les instructions de nos autorités, pour à travers le « free roaming », permettre à la communauté Ouest africaine, et tous les citoyens de se déplacer librement sans pour autant faire face à une charge supplémentaire dans le domaine de l’utilisation des télécommunications », poursuit-elle.

Venu présider la cérémonie de signature le ministre Yaya Abdoul Kane a salué cet  accord de coopération entre les deux pays tout en précisant que « cela va dans le sens de la politique mise en place par les chefs d’Etats et de gouvernements des pays de la sous-région ouest africaine pour permettre une meilleure circulation des personnes et des biens mais aussi une intégration à travers la suppression des barrières tarifaires en matière de téléphonie ».

Ainsi hormis le Sénégal et le Togo, quatre autres pays dont la Côte d’Ivoire, Guinée Conakry, Burkina Faso le Mali et la Sierra Leone ont décidé de s’unir afin de faciliter la mobilité des populations à travers les TIC et de favoriser l’intégration régionale par la matérialisation du « free roaming à compter du 31 mars 2017».

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Wagane Faye (Stagiaire)

IMAGES: THIOME-LAYE

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