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Faits Divers

Imam Mouhamadou Kabir Touré, sur la crise Gambienne « Le Sénégal a, là, une belle occasion de résoudre le conflit Casamançais »

Un problème comme celui que connaît la Gambie voisine interpelle toutes les franges de la population. Les chefs religieux ne sont pas en reste et selon Imam Mouhamadou kabir Touré, « la crise politique Gambienne offre au Sénégal une occasion en or pour résoudre en même temps le conflit que connaît le sud du pays. Sinon, il ne faudrait plus jamais penser à vouloir y remédier », soutient Imam Touré, en marge du gamou annuel dédié à Mouhamadou Kabir Barry, Salihoul Fouyadati Rabbani.

Le choix du Cices fait partie des innovations apportées, cette année, dans le cadre de l’organisation annuelle du gamou pour rappeler les prédications de l’Imam Mouhamadou Kabir Touré. En choisissant le thème : « Vie et œuvre de Mouhamadou Kabir Touré », le conférencier pense que c’est un bon exemple pour promouvoir les bonnes habitudes auprès de la jeunesse désemparée et sans repère. Ce gamou a aussi été un prétexte pour Imam Touré pour parler à ses camarades venus de la Gambie où sévit une crise politique qui interpelle  l’Union africaine, les états de la Cedeao et la communauté internationale, suite à la volte-face de Yaya Jammeh de revenir sur sa décision de reconnaître la victoire d’Adama Barro à l’élection présidentielle du 1er décembre. « J’invite le président déchu à s’inspirer du Saint Coran qu’il portait tous les jours, et à reconnaître le verdict des urnes. C’est l’occasion de montrer qu’il croît en Dieu, car, après avoir félicité le vainqueur, on ne comprend pas qu’il décide de rester. Mais, on ne doit pas le laisser au pouvoir, le Sénégal est le premier responsable, car, tout se joue à l’intérieur de son territoire. Il doit prendre ses responsabilités avec rigueur et détermination pour protéger les populations sénégalaises, les citoyens Gambiens et les autres communautés y résidant », déclare Imam Touré. Devant des disciples de Mouhamadou Kabir Barry, venus de tous les horizons pour le gamou annuel, Imam Touré se veut décisif. « J’espère que le Sénégal ne ratera pas l’occasion en or qui se présente devant lui pour résoudre, en même temps, le conflit Casamançais, surtout que Jammeh est en ballotage. Mais, s’il rate cette occasion, il sera inutile de revenir la prochaine fois pour espérer une solution dans le sud du Sénégal », signale Mouhamadou Kabir Touré, après la séance de récital de Coran.

Youssouf NDIONGUE

Accident de la route :Tolérance zéro, ma conviction

La route tue et tue énormément au Sénégal. Depuis les hécatombes du dernier Magal de Touba jusqu’au drame survenu sur la route de Tamba, il y a quelques jours, on ne compte plus le nombre de victimes d’accidents de la circulation. Les plus chanceux sont traumatisés à vie et trainent des séquelles d’une tragédie vécue quelque part  où ils se seraient trouvés au mauvais moment. D’autres prennent tout simplement le chemin des cimetières, laissant derrière eux des veuves, des veufs, des orphelins et souvent des parents éplorés à jamais.

Qui ne se souvient pas de ce drame survenu il y a quelques années sur la VDN où un  chauffard n’avait trouvé rien de mieux à faire que d’envoyer des élèves qui revenaient de l’école, sept pieds sous terre ? On s’en était ému. On avait déploré et ensuite, l’affaire fut rangée dans les calendes sénégalaises. L’autoroute Seydina Limamou Laye a également sa contribution dans les drames. On ne compte plus le nombre de victimes qui ont succombé sur cette voie. Partout ailleurs, on note la même chose. Le macabre s’installe sur nos routes.

Selon une étude du ministère des Infrastructures, des Transports terrestres et du Désenclavement, environ 500 personnes périssent annuellement du fait d’accidents de la circulation. Des pertes en vies humaines qui agrègent lourdement le budget de l’Etat. En effet, leur coût représentent 1% du PIB, soit environ 77 milliards de francs CFA.

C’est dire alors qu’il y a urgence. Des informations tirées du «Bulletin d’analyse des accidents corporels (BAC)», publié par la Brigade Nationale des Sapeur-Pompiers (BNSP), font froid dans le dos. En dix ans (entre 2002 et 2011), 3177 personnes dont 1205 piétons ont été arrachées à l’affection de leurs parents, proches et amis dans des accidents de la route au Sénégal. 49747 autres s’en sont sorties avec des blessures dont 21274 jugées graves. Ce qui selon la même source, prouve si besoin en était, que les «les accidents de la route contribuent largement à l’appauvrissement et à la désolation des familles en emportant des bras valides, en participant à la prolifération d’orphelins, d’infirmes, etc.»

Ces chiffres donnent tout simplement la chair de poule. Pourtant, pour dramatiques que cela soit, les explications vont des plus rationnelles au plus loufoques, mais toutes ont tendance à oublier le primordial, qui est la sécurisation des populations et nous y reviendrons plus loin.

Pour toute explication, un chauffeur de taxi me raconte des histoires à dormir debout. Selon lui, ces accidents, surtout ceux qui surviennent sur l’autoroute, Seydina Limamou Laye, axe Patte d’oie-Malick Sy,  seraient l’œuvre d’un diable (rab) qui traverse la route avec ses enfants. Celui-ci renverserait tout véhicule qui tenterait de heurter un de ses rejetons. Il faut vraiment vivre au siècle de l’obscurantisme pour croire en de pareilles sornettes qui heurtent toute logique cartésienne.

L’autre explication, celle-là tentée par les autorités du ministère en charge des Transports, est plus plausible, car plus rationnelle. C’est en effet la conjugaison de plusieurs facteurs qui est à la base de ces drames. Il y a d’abord «le conflit entre la voiture et le piéton» qui y contribue pour 43% des cas et 2%  des cas résultent de l’état de dégradation des routes. Les plus dramatiques selon toujours ces autorités, relèvent de l’individu humain qui trainent des tares liées à son  comportement sur les routes, à la somnolence au volant, à l’utilisation de substances psychotropes «la drogue», au défaut de maîtrise, à l’indiscipline et au manque de civisme. Tout ceci est la cause de 92 % des accidents de la route.

«Indiscipline» et «manque de civisme», deux mots qui ressortent de cette étude et qui constituent deux tares qui gangrènent la société sénégalaise dans son ensemble et partant, qui portent un sacré coup aux usagers des routes. Combien de conducteurs sont-ils à faire preuve de «maateey » sur les routes ? Difficile du répondre avec exactitude. Mais les faits sont là pour en témoigner. Car à ce jeu, les chauffeurs professionnels (conducteurs de taxis, de bus, de Tatas, de cars rapides, de Ndiaga Ndiaye) ont toujours beau dos. Les particuliers ne sont pas en effet, exempts de reproches.

Comment veut-on vouloir conduire, se concentrer et s’appliquer sur ce que l’on fait, si on se met à suivre une vidéo qui diffuse, clips et pièces de théâtres, histoire de tuer le temps ? On ne peut hélas pas courir deux lapins à la fois.

Comment veut-on vouloir conduire, se concentrer et s’appliquer sur ce que l’on fait, si l’on a sur ses genoux, son enfant parce que tout simplement, celui-ci refuse de se mettre à l’arrière ?  Moralité bien sénégalaise, «mieux vaut les larmes d’un enfant que celles des adultes».

Comment veut-on vouloir conduire, se concentrer et s’appliquer sur ce que l’on fait, si on manipule son téléphone portable en répondant à un appel, en envoyant des textos à un  correspondant couché lui, dans son lit ?  Les exemples ne manquent pas.

Autant d’interrogations qui cependant, traduisent notre irresponsabilité, voire notre incivisme.

Face à tout ceci, il urge  alors aux autorités de poser des actes concrets. Le président Macky Sall a récemment remis au goût du jour son fameux concept de «tolérance zéro», pour mettre un terme à cette série de catastrophe. Mais ceci représente une condition nécessaire, mais hélas pas suffisante. Certes, il est temps de sortir la cravache pour punir sévèrement les coupables. Même si les syndicalistes du transport, jouant sur le registre de la réticence,  demeurent contre le permis à points, force est tout  de même de reconnaître que c’est un pas de géant dans la résolution de ce problème qui constitue une véritable épine aux pieds de tous les Sénégalais et même des hôtes étrangers qui vivent parmi nous.

L’autre paire de manche, c’est le renouvellement de ces cercueils roulants que nous qualifions pompeusement de transport en commun, sans oublier l’instruction civique des populations. Et là, un fait à attirer mon attention. Un vendredi matin, parce que le président Macky Sall devait se rendre à l’aéroport pour prendre son avion, les gendarmes interdisaient aux piétons la passerelle située à côté de la BOA sur la route de l’aéroport, les obligeant à emprunter l’autoroute à cette heure de pointe. Moi – même, j’en fus victime. Je n’ai pas encore compris la rationalité d’un tel comportement, cherchant jusqu’à présent à en comprendre la logique. La sécurité d’un seul citoyen, fut-il président de la République vaut elle la vie de centaines de ses compatriotes ? Une question à méditer. Mais bon, ….

Autre fait d’incivisme qu’il faudrait combattre, c’est le non-respect par les automobilistes qui qu’ils soient d’ailleurs, des passages réservés aux piétons mais également l’absence de feux et de panneaux de signalisation dans tout le pays. Les seuls feux qui marchent encore dans Dakar, sont ceux situés sur le boulevard de la République. Pour l’explication, pas besoin d’un dessin.

Ce concept de «tolérance zéro» ne saurait avoir d’effets positifs que s’il s’accompagnait de mesures hardies dans la sécurisation des populations. Car il n’existe pas et ne saurait exister de pays sans accidents de la circulation. Il faut alors des mesures de sécurisation des populations.

Combien de brigades de Sapeur-Pompiers existe-t-il dans ce pays ? Combien en existe –t-il dans les zones réputés ‘’accidentogènes’’ ? Combien de véhicules de secours d’urgence et même de structures équipées, capables de sauver des accidentés de la route, compte-t-on au Sénégal ? Combien de Sénégalais sont capables de porter secours à un accidenté sans aggraver son cas ? Je n’ose même pas parler de l’existence d’hélicoptères uniquement dédiés à ça, comme cela se fait dans certains pays. La liste est loin d’être exhaustive.

C’est dire alors qu’il faut certes aller vers la «tolérance zéro», mais il faut aussi que l’Etat joue sa partition dans la sécurisation des populations afin que les éventuels accidentés de la circulation puissent recevoir les soins idoines et idéals dès la survenue du drame. Cela permettra aussi de sauver des vies humaines.

 

Souleymane KANE

Journaliste Free-lance

 

 

 

 

400 migrants forcent la frontière Maroc-Espagne à Ceuta Près de 400 migrants originaires d’Afrique subsaharienne ont forcé vendredi à l’aube la haute barrière entourant l’enclave espagnole de Ceuta au Maroc, l’assaut le plus important depuis plus de dix ans, a-t-on appris auprès de la préfecture locale.

Les migrants ont réussi à forcer les portes en deux points de la barrière de six mètres de haut entourant l’enclave, a précisé à l’AFP un porte-parole de la préfecture.

Les images publiées par le journal local El Faro de Ceuta sur son site montrent des dizaines de migrants euphoriques, certains torse nu ou pieds nus, criant « España! « .

Selon le ministre de l’Intérieur Juan Ignacio Zoido, en déplacement à Bruxelles, près 20% d’entre eux n’étaient pas encore localisés en début de matinée. « Il faut remonter au début des années 2000 pour atteindre ce genre de chiffres », a déclaré à l’AFP un porte-parole de la préfecture. Le secrétaire d’Etat à la Sécurité, José Antonio Nieto, a d’ailleurs annoncé un déplacement dans l’enclave à la mi-journée.

Plusieurs migrants légèrement blessés
La Croix-Rouge affirme avoir soigné 103 migrants, dont 25 ont été transférés à l’hôpital pour des blessures sans gravité lors de l’assaut, essentiellement des points de suture.

Selon les images tournées par El Faro, certains semblent blessés, victimes d’écorchures aux pieds ou à la tête, et d’autres étaient encore en début de matinée perchés en haut de la double clôture.

Bignona: Le présumé meurtrier de Mariama Badji échappe au lynchage

Les jeunes de Bignona se sont révoltés contre les gendarmes après l’arrestation, dans la soirée du mercredi au jeudi, du présumé meurtrier de la dame Mariama Badji. La dame a été violée et tuée dans sa chambre. Après avoir commis son crime, le meurtrier a disparu dans la nature avant d’être arrêté dans la soirée. La nouvelle de son arrestation s’est répandue comme une traînée de poudre dans la ville. Les jeunes se sont ressemblés spontanément et ont pris la direction de la brigade de la gendarmerie où le présumé meurtrier est en garde à vue. En colère, ils ont envahi les locaux de la gendarmerie. Déterminés à avoir la peau du présumé bourreau de Mariama Badji, et devant l’opposition des pandores, les jeunes ont brulé des pneus sur les principales artères de la ville. Il a fallu appeler en renfort les gendarmes de Ziguinchor pour repousser, à coups de grenades lacrymogènes, les jeunes furieux. Finalement, le présumé meurtrier a été transporté à Ziguinchor où il doit être entendu par les enquêteurs. Selon L’As, d’autres complices sont recherchés.

SOURCE: NEWS

La vie de couple d’un célèbre animateur étalée en public par son ex-femme via Whatsapp

Un célèbre animateur d’une radio de la place a vu sa vie de couple étalée en public par son ex-femme, via un enregistrement qui est partagé sous le coude via le réseau WhatsApp.

Les hommes publics et autres stars doivent faire très attention. Les femmes (épouses et même petites amies) passent leur temps à faire des enregistrements ignobles sur eux. La preuve par cet animateur connu pour son sérieux, son sens du travail bien fait, sa détermination et son abnégation.

Un célèbre animateur d’une radio de la place a vu sa vie de couple étalée en public par son ex-femme. Et dans l’enregistrement qui est partagé sous le coude via le réseau WhatsApp, on y entend son ex-femme et une personne se présentant comme étant une ex-petite amie du célèbre animateur en train de causer pendant 30 bonnes minutes du sucre sur le dos du gars. Avec des mots, on ne vous dit même pas.

La femme, apparemment experte en enregistrement de conversation, a tout dans son répertoire. Même un message vocal que lui a envoyé son ex-mari et sur le réseau social «WhatsApp». Mais, selon nos informations, l’animateur de radio est tout ce qu’il y a de plus zen.

Il continue de faire son job comme si de rien n’était et vaque le plus tranquillement du monde à ses occupations. Il est temps, mais vraiment temps d’arrêter d’enregistrer les gens à leur insu dans ce pays. Les autorités doivent sévir. Et avoir la main lourde. Nous suivons l’affaire.

Les Echos

Prostitution clandestine à Yoff: La Sûreté urbaine démantèle un réseau animé par des « masseuses »

La brigade des mœurs de la Sûreté urbaine de Dakar a arrêté hier, à Yoff une bande de quatre jeunes filles qui s’activaient dans la prostitution clandestine. Âgées entre 25 et 35 ans, elles s’adonnaient é à ce métier sous le couvert d’une institution de massage. Selon le quotidien La Tribune, elles attireraient les clients via un site pornographique, en leur proposant des séances de massages suivies de relations sexuelles. Interrogées sommairement, elles ont toutes reconnu les faits. Suffisant pour que le patron de la Sûreté urbaine décide de leur placement en garde à vue, pour outrage public à la pudeur, incitation à la débauche, non-inscription sur le fichier sanitaire, proxénétisme. Une enquête a été ouverte la police pour mettre la main sur deux informaticiens, administrateurs du site pornographique.

 

SOURCE: MEDIA

Affaire Ndiaga Diouf : Un ancien Roi des arènes au banc des accusés

Barthélémy Dias désigne Abdoulaye Wade comme le commanditaire de l’attaque de la mairie de Mermoz-Sacré Cœur, au cours de laquelle le lutteur Ndiaga Diouf a perdu la vie. Il promet d’apporter les preuves de sa très grave accusation avant d’aller répondre au tribunal pour cette affaire, le 1er décembre prochain. Et, dans la foulée, montrer qu’une école de lutte réputée est en également impliquée.

« Je donnerai également une autre piste par rapport à tous ces nervis, lance l’édile socialiste, qui est accusé d’avoir tué Ndiaga Diouf. Il y a une grande école de lutte qui porte le nom d’un grand lutteur qui fut Roi des arènes il y a quelques mois. »

De quel Roi des arènes s’agit-il ? Il y en a eu quatre au total : Manga 2, Yékini, Balla Gaye 2 et Bombardier.

Bombardier et Yékini ne sont pas pensionnaires d’écoles de lutte, mais d’écuries ; Ndakarou pour le premier, Mbour pour le second.

Il existe une école qui porte le nom de Manga, mais ce dernier n’a pas été Roi « il y a quelques mois de cela », comme décrit par Barthélémy Dias. Il a régné du début des années 1980 à la fin des années 1990.

Il ne reste alors que Balla Gaye 2. Pensionnaire d’une école de lutte portant le nom « d’un grand lutteur » (pas lui même, mais celui dont il a pris le nom), le Lion de Guédiawaye a été Roi des arènes « il y a quelques mois de cela ». Il a chipé la couronne à Yékini avant d’être détrôné par Bombardier.

Est-ce de lui qu’il s’agit ? Barth promet de tout balancer avant d’aller au tribunal, jeudi prochain.

(Source : Vox PoPuli

Allemagne : Les 3000 Sénégalais menaçaient d’expulsion obtiennent un sursis

Leur situation avait alerté l’opinion et poussé la diplomatie sénégalaise à de belles contorsions pour essayer de démentir l’information. En vain. La médiatisation de l’affaire a peut-être payée.

Les 3000 Sénégalais menacés d’expulsion d’Allemagne peuvent pousser un ouf de soulagement. Car, les autorités de ce pays ont annulé les convocations à Munich qu’elles leur avaient adressées le 8 novembre. Cette mesure devait vraisemblablement précéder leur expulsion.

Pour justifier ce rétropédalage, la police fédérale allemande a simplement indiqué que la délégation de l’ambassade du Sénégal en Allemagne, qui devait assister aux auditions, à renoncer « à la dernière minute » à y participer. Sans davantage de précision.

Les Sénégalais concernés exultent, mais se veulent prudents. Ils soulignent que les autorités allemandes leur a indiqué qu’une nouvelle date pour les auditions sera retenue ultérieurement. Donc, ils sont en sursis.

 

(Source : News

Nigeria : la première dame se rebelle

En critiquant publiquement son mari, Aisha Buhari s’est fait des amis dans le pays. Le principal intéressé, lui, la renvoie à la cuisine.

Après le passage de la gouailleuse Patience Jonathan, connue pour ses frasques et les scandales politico-financiers auxquels elle était associée, Aisha Buhari semblait destinée à ramener le calme et l’harmonie à la présidence. Las : elle vient de prouver qu’elle aussi peut provoquer des remous.

Soutenue par le peuple

Dans un entretien à la BBC, la ­première dame nigériane a sommé son président de mari de changer de politique, sans quoi elle s’abstiendrait d’appeler à voter pour lui s’il devait se représenter en 2019. Aisha Buhari l’accuse notamment d’être sous l’influence d’un petit groupe de personnes n’agissant pas dans l’intérêt du pays. Elle critique aussi la nomination de hauts responsables qui n’ont « ni mission ni vision ». Pis, affirme-t‑elle, Muhammadu Buhari « ne connaît pas 45 % à 50 % d’entre eux ».

Dans le collimateur de la première dame – qui pourtant s’est gardée de les citer –, deux poids lourds du Congrès progressiste (APC, majorité présidentielle) : Rotimi Amaechi, le ministre des Transports, imposé à Buhari par le Sénat, et Babatunde Fashola, celui de l’Énergie, des Travaux publics et du Logement. Visée également, Kemi Adeosun, aux Finances. Protégée supposée d’un autre cacique du parti, cette banquière d’affaires est accusée de ne pas avoir fait ses preuves quand elle était commissaire aux finances de l’État d’Ogun.

Elle sait que la vie ne s’arrête pas à la résidence présidentielle d’Abuja

Si elle a profondément déplu au président – interrogé lors d’une visite en Allemagne sur les déclarations de son épouse, Buhari a répondu que la place de cette dernière était « à la cuisine, dans le salon et l’autre chambre » –, la sortie de la première dame a été applaudie par de nombreux commentateurs. Parmi eux, le journaliste Daouda Aliyou salue « une première dame réellement indépendante, qui s’interdit de suivre son mari dans ses déplacements officiels, préférant vaquer à ses propres occupations ». Quant au choix de rendre publique cette prise de position, Aliyou l’explique par un probable échec de la première dame « à se faire entendre dans le secret de leur chambre à coucher ».

Pour Dele Momodu, également journaliste, Aisha Buhari ne fait que reprendre à son compte ce que serinent des cadres du parti présidentiel depuis des mois, insistant sur les risques de division au sein de leur formation : « Elle a le mérite de ne pas se voiler les yeux face à la situation économique du pays. C’est une femme prévoyante, intelligente et responsable qui ne veut pas être comptable du bilan de son mari. Elle sait que la vie ne s’arrête pas à Aso Rock, la résidence présidentielle d’Abuja. »

Pas de carrière en politique

Élu en mars 2015, le président est critiqué pour sa politique économique. Le pays est entré en récession fin août après deux trimestres consécutifs de croissance négative, marqués par des attaques sur ses installations pétrolières, la chute des cours de l’or noir, une inflation galopante et des taux d’investissements étrangers historiquement bas.

Si la polémique est bien lancée, les spécialistes interrogés ne voient pas là une entrée en politique de la première dame. Chef d’entreprise dans le domaine de la beauté à Abuja et à Kaduna, cette quadra issue d’une grande famille de l’Adamawa est présentée comme « politiquement hors du coup » et peu influente. Il n’empêche. Diplômée de l’enseignement supérieur, mariée à 18 ans, cette petite-fille du tout premier ministre nigérian de la Défense, parfois critiquée à l’étranger pour les accessoires de mode hors de prix qu’elle arbore (une montre à 45 000 euros, un sac à main à 100 000 euros…), est à ce jour l’unique première dame nigériane à avoir osé critiquer ouvertement son mari.

Après la mort Fatoumata Matar Ndiaye : Pikine khourounar réclame la peine de mort au Président Sall

Les habitants de Pikine Khourounar ont exigé du Président de la République, Macky Sall la réactivation de la peine de mort annulée par son prédécesseur, Abdoulaye Wade. Cela s’est passé ce lundi lorsque le Chef de l’Etat était parti présenter ses condoléances à la famille de Fatoumata Matar Ndiaye, 5e vice-présidente du Conseil économique social et environnemental (Cese) égorgée samedi dernier par son chauffeur. « Nous voulons que réactive  la peine de mort », a tonné en chœur  les habitants de cette localité de la banlieue atteinte psychologiquement par la mort atroce d’une des leurs qui constitue le douzième meurtre commis sous le règne du Président Sall. Cette réclamation a été formulée par ces habitants de Khounounar  lorsque le président de la République  a promis de prendre des mesures en Conseil de ministres afin que les peines à perpétuité soient appliquées aux assassins. Renseignant que les effectifs des forces de l’ordre ont été renforcés de dix milles autres éléments  et que les patrouilles de la Police  et de la Gendarmerie seront multipliées nuit et jour pour augmenter la sécurité des citoyens, le président Macky Sall a regretté les conditions atroces dans lesquelles la 5e vice-présidente du Cese  a  été tuée.  Louant son engagement, le Chef de l’Etat de souligner qu’elle soit responsable des femmes de l’Apr au niveau de Pikine Khourounar prouve à suffisante les qualités de cette dame.  « Pikine a perdu une grande responsable. Sa mort a suscité l’émoi. », A soutenu le Chef de l’Etat qui demande à ce qu’on revoit les comportements. Invitant les parents à ne plus mettre la pression sur leurs enfants pour les obliger à réussir sur le plan professionnel, le président Sall de promettre que la justice fera son travail pour éclairer toutes les zones d’ombre relative à ce meurtre.  Présentant ses condoléances à toute la famille plus particulièrement à Diouma Niang  mère de la défunte, le Chef de l’Etat a souhaité un prompt rétablissement à Adama Bâ, fils de la 5e Vice-Présidente. Ce dernier s’est retrouvé s’est retrouvé gravement blessé des suites des coups de couteau  reçus de l’Assassin lorsqu’il a tenté de secourir sa mère.

Media7.Info

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