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Faits Divers

Quand le nu prend ses quartiers au Grand Théâtre !

Notre société souffre d’une sérieuse crise d’identité et c’est peu dire. il n’est que de voir cette déferlante exhibitionniste qui a cours dans tous les domaines, internet, les lieux de spectacle,les écarts de langage et nous en passons, pour s’en convaincre. Le ‘buzz’ est devenu un sport « bien de chez nous » pour nos « célébrités » mais également pour madame et monsieur tout le monde. Qu’en est-il des légendaires vertus de kersa et sutura sénégalaises ?

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SOURCE : LERAL

Recrudescence des accidents: «ça ne peut pas continuer!»

Le meurtrier accident de la route qui s’est produit dans la soirée du dimanche 5 au lundi 6 mars près de l’Université Gaston Berger de Saint-Louis, va entraîner de nouveaux changements dans la circulation sur les routes du pays. Le président de la République, Macky Sall, en a montré la couleur, ce lundi, au cours de la cérémonie de levée des couleurs nationales à la Place Faidherbe, à l’occasion de sa tournée économique devant le mener dans le nord.

Le président Macky Sall trouve qu’il y a trop de morts sur nos routes. D’où sa volonté de corser les mesures d’octroi de visite technique. «Je tiens à exprimer mes condoléances attristées à la Nation suite à cet énième accident mortel avec un bilan extrêmement lourd qui s’est produit hier non loin de l’université de Saint Louis qui, encore, a mis en cause, un car de transport public et un camion de transport d’hydrocarbure. Cela montre que nous avons dépassé les limites en matière de tolérance et que le moment est venu de prendre toutes les mesures que requiert la situation», a martelé le président de la République.

Pour ce faire, il annonce des mesures qui ne vont pas tarder à tomber sur la tête des acteurs de la circulation. «D’une part, vis-à-vis du parc automobile, la nécessité de précéder momentanément à l’arrêt de tous ces véhicules qui présentement ne devraient jamais disposer de visite technique leur permettant de circuler et de transporter des personnes. Revoir donc les visites techniques avec une rigueur extrême. Revoir également avec les professionnels des transports, les transporteurs eux-mêmes, les chauffeurs à travers leurs associations et l’administration sur des modalités de repassage ou alors des formations momentanées pour les conducteurs et autres chauffeurs afin de rappeler les dispositions pertinentes du Code de la route», dit-il.

Rigueur dans la livraison de visites techniques

Dans la même lancée, le président a émis l’idée d’aller vers l’application d’autres mesures. «Il y a d’autres mesures qui devront être également étudiées. Notamment sur les grands corridors tels que Dakar/Bamako la possibilité d’élargir les voies.  En tout cas des mesures seront prises puisque ça ne peut pas continuer. Aujourd’hui personne n’ose emprunter la route parce que vous avez de fortes chances d’y laisser votre vie et ce n’est pas acceptable».

En écho au récent accident mortel à Saint-Louis, il a annoncé le soutien du gouvernement en faveur des familles des victimes. «Hier, déjà, le gouverneur de Saint-Louis, le maire de la ville, le ministre des Transports et le ministre de l’Intérieur se sont rendus dans les hôpitaux pour voir les malades. Le gouvernement apportera tout son soutien aux familles des victimes», promet le chef de l’Etat.

 

Série de braquages : De la bande à la Kalachnikov à l’ère des gangs modernes

Le dépit qui a submergé le vieil homme assombrit son visage. En ce frais matinée de bonheur, les nouvelles qui lui parviennent, à travers la radio mal captée du minibus, ont de quoi apeurer. «Chaque jour, c’est comme ça maintenant. Soit on a droit à un braquage, soit à un cambriolage. On se croirait chez les blancs», crache-t-il, hochant sa tête engoncée dans un gros bonnet noir. Ses mots sonnent comme le coup d’envoi d’un débat qui plonge le véhicule dans un brouhaha indescriptible.

8 attaques en 25 jours

Le vieil homme venait de dire tout haut ce que tout le monde pensait tout bas. En effet, depuis quelques temps, le Sénégal vit une période où les braquages et cambriolages s’installent dangereusement dans le quotidien des sénégalais. Du 19 novembre 2016 au 16 février 2017, au moins 10 ont été perpétrés sous nos cieux, décompte Seneweb. Pis, 8 attaques ont été dénombrées en seulement 25 jours, entre le 23 janvier et le 16 février.

Pourtant, le mal s’annonçait déjà à la fin de l’année 2017. En effet, dans la nuit du samedi 19 novembre 2016, alors que les disciples mourides rallient Touba pour aller y célébrer le Grand Magal, des individus armés attaquent la Caisse de sécurité sociale de Louga. Ils cambriolent l’agence et emportent avec eux une forte somme d’argent. Le même weekend, à mille lieues de là, une bande armée braque l’Agence Boa de Nord foire et vide ses caisses. Ce sera le point de départ d’une série de braquages et de cambriolages qui frappera Dakar, Rufisque, Sédhiou, Louga, Toubacouta, Thiès etc.

Au moins 6 localités frappées

2017, nouvelle année, nouvelles attaques. Dans la nuit du 23 janvier, alors que les honnêtes citoyens se reposent après une dure journée de travail, des individus encagoulés, armés jusqu’aux dents, prennent d’assaut l’agence Ecobank de Yeumbeul. Venus à bord d’un véhicule L200, ils ligotent le vigile, arrachent la grille de protection de l’agence et emportent avec eux 111 millions de francs Cfa. Comme dans les séries américaines, un échange de tirs éclate entre une patrouille de police et les malfaiteurs, mais ces derniers réussiront à s’éclipser après une course poursuite dans les rues de la banlieue. Les Yeumbeulois n’en croient pas leurs yeux!

Février, la frénésie des attaques …

Février 2017, les choses s’emballent. Le 12 du même mois, des cambrioleurs frappent au quartier Mansacounda de Sédhiou et vident les caisses d’une boutique de téléphonie. Le lendemain, aux Ciments du Sahel, des camionneurs maliens sont attaqués et dépouillés de leurs biens. Deux jours après, le rythme des attaques monte d’un cran. Le jeudi 16 février, comble de l’audace : la banque atlantique est braquée en plein jour à la Sicap Liberté 5. Le même jour, l’Etablissement Mouhamed Mar, à Liberté 6, et une agence Wari à Castors reçoivent la visite des braqueurs. Au moment où les limiers s’occupent de ces cas encore chauds, les braqueurs frappent à l’hôtel “Les palétuviers” de Toubacouta et à la station-service Edk de Thiès. L’ampleur que prend le phénomène surprend. L’inquiétude croit petit à petit.

Colonel Ndiaye : «J’ai l’impression que c’est une seule bande qui frappe»

Interrogé par Seneweb, le colonel Alioune Ndiaye, policier expérimenté, ancien patron du Bureau des relations publiques de la police (Brp) pense que c’est la même bande qui opère.

«Moi, j’ai l’impression que c’est une seule bande qui est en train de frapper un peu partout. Les coups sont similaires. Ils arrivent avec des armes, parfois encagoulés, parfois non. Ils font peur, mais ils ne tuent pas. C’est comme ça qu’ils ont opéré à Yeumbeul et à la Sicap Liberté 6. A Edk Thiès, c’est la même chose. Donc pour moi, c’est la même bande, dont le nombre évolue selon les occasions. Tantôt ils prennent quelqu’un qui est fort en ouverture de serrures, tantôt ils prennent quelqu’un qui est fort en conduite automobile parce qu’ils doivent cavaler très vite pour aller à Thiès», analyse le Colonel Alioune Ndiaye, porte-parole de la police à la retraite, ayant capitalisé de nombreuses années d’expérience.

Le 1er braquage sénégalais et la bande à la Kalachnikov

Mais, aussi rocambolesques et aussi inhabituelles qu’ils puissent paraître, ces cambriolages ou braquages ne sont pas nouveaux au Sénégal. C’est ce que renseigne le colonel Ndiaye. «Le premier braquage au Sénégal, c’était vers les années 60, un peu après l’accession de notre pays à l’indépendance», rafraichit-il la mémoire. L’ancien homme de tenue se souvient aussi de la redoutable bande à la Kalachnikov qui sévissait durant les années 80. «J’ai eu à travailler sur un gang de braquage qui faisait exactement la même chose que ce gang. C’était en 1989 déjà, à Dakar. On les appelait la bande à la Kalachnikov. Donc ce n’est pas aujourd’hui que Dakar connait ses premiers braquages», insiste-t-il.

«Aujourd’hui, ils ont plus d’audace»

Mais, ces derniers jours, ce qui frappe le colonel Ndiaye, c’est surtout l’audace avec laquelle opèrent ces bandes. Et notre pays va devoir se préparer solidement à affronter de tels genres de cas. «Aujourd’hui, il y a plus d’audace et de cran. Cela est dû au fait que les gens sont plus aguerris, les délinquants sont mieux informés, ils sont mieux armés, mieux outillés. Abidjan en a connu, Lagos, Accra aussi. Dakar est arrivé à un niveau économique tel que nous allons commencer à connaitre ce genre de pratiques. Donc il faut s’y préparer. Le mal, ce n’est pas de connaitre ce genre de situation, mais de ne pas savoir réagir», explique-t-il.

Ce qu’il faut faire

Le colonel Ndiaye souligne qu’il faudra réagir avec «une réponse policière» forte. Puis, mettre en place un dispositif de veille qui arrivera à dissuader et, à défaut, de pouvoir mettre rapidement la main sur les auteurs de tels types de forfaits. Les services de police doivent aussi asseoir un dispositif de prévention qui ne sera pas que policier. Les établissements bancaires ou financiers, eux aussi, devront mettre la main à la pâte. «Les banques et établissements financiers ont un rôle important dans ce dispositif de sécurisation. D’abord, ils doivent avoir des préoccupations sécuritaires avant de s’implanter quelque part. Ensuite, ils doivent avoir un bon équipement. Il faut aussi adopter des comportements sécuritaires», recommande l’ancien porte-parole de la police.

Les autres aspects non moins importants, c’est la collaboration entre les forces de police et les autres agents de sécurité et surtout, multiplier les patrouilles. «Quand on est statique quelque part, on ne sait pas ce qui se passe derrière. Il faut prendre en charge toute une zone en bougeant à l’intérieur de la zone, en ayant des points focaux ou des informateurs pour qu’à chaque fois qu’il se passe quelque chose au Nord ou à l’Est qu’on puisse vous avertir. Et que ce dispositif de patrouille puisse bloquer une bande armée en attendant de recevoir des renforts», suggère-t-il. Mais, malheureusement, aussi performant qu’il soit, aucun dispositif ne permettra d’acquérir une sécurité à 100%, avertit-il.

L’adjudant Henry Ciss, porte-parole de la police, embouche la même trompette. “La sécurité est une affaire transversale. Elle implique beaucoup d’acteurs. Il faut que la police soit accompagnée par des partenaires. Ça peut-être les communes, les mairies, les mouvements associatifs etc. On ne peut pas accomplir cette œuvre sécuritaire si grandiose sans l’apport des populations”, reconnaît-il.

En attendant que les stratèges de la sécurité trouvent le moyen de mettre hors d’état de nuire ces bandes de malfaiteurs, les braqueurs poursuivent leurs razzias, poussant les populations à se barricader de plus en plus. La peur est dans le camp des populations…

Mystère autour d’un double drame: L’épouse découverte morte dans sa chambre à Dakar, le mari retrouvé pendu à un arbre à Sédhiou

Étrange, cette affaire de double découverte macabre. Le vendredi 10 février on découvrait à la Sicap Liberté le corps sans vie de la dame Fatou Bintou Boye. Le lendemain, jour de son inhumation, on découvre le corps de son mari, Mouhamadou Samba Kambe pendu à un arbre à Sédhiou.

Selon les témoignages de proches du couple, Fatou Bintou Boye et Mouhamadou Samba Kambe s’étaient mariés le 31 décembre dernier.

Et c’est seulement, le samedi 4 février dernier que le jeune couple a rejoint son appartement sis à la Sicap Liberté. Et comme cela est de coutume chez les Sénégalais, ils sont allé salué le voisinage à leur arrivée. Mais trois jours après, les voisins ont commencé à s’inquiéter de ne pas voir le couple. Une absence étrange qui a coïncidé avec l’odeur nauséabonde qui se dégageait de l’appartement de ces derniers.

L’odeur persistant, sa voisine qui vit dans l’appartement d’à côté, a appelé le propriétaire de l’immeuble qui, à son tour, a appelé les sapeurs-pompiers. C’est ainsi que la porte de l’appartement a été défoncée. Mais là, surprise. Ils ont retrouvé le corps sans vie de Fatou Bintou Boye qui était en état de décomposition avancée. A cet instant, tout le monde se demandait où se trouve le mari. Et curieusement, le soir de l’inhumation de Fatou Bintou Boye au cimetière, la famille a été informée de la découverte du corps sans vie de Mouhamadou Samba Kambe à Médina Wandifa, à Sédhiou, où il s’était pendu à un arbre.

La découverte a été faite par les enfants qui venaient des champs. L’homme qui était attaché à l’arbre et qui était à 1 m du sol a en effet été retrouvé avec un permis de conduire, une carte d’identité nationale ainsi qu’une somme de 150. 000 FCfa. Selon les témoignages, la victime avait cependant été aperçue par certains dans un restaurant, la veille de sa mort. Une enquête a été ouverte par la Division des investigation criminelles.

Vox Populi

GAMBIE: La première gaffe de Barrow

Adama Barrow a nommé Fatoumata Tambajang au poste de vice-présidente de la Gambie. Un bon casting de l’avis de nombreux observateurs.

Ex-ministre de la Santé de Jammeh, la successeur d’Isatou Njie-Saidy a démissionné de son poste pour rejoindre l’opposition. Elle a été au premier rang de la contestation qui a déclenché l’alternance en Gambie.

Mais malgré ces états de service qui plaident en faveur de la nouvelle vice-présidente gambienne, sa nomination pose problème : la loi de son pays dispose que l’occupant du poste doit être âgé de 65 ans au plus. Fatoumata Tambajang, elle, compte 68 piges.

Barrow va-t-il reculer pour choisir une autre personne ? Va-t-il mettre cette nomination entre parenthèses le temps de changer la loi ? Ou bien va-t-il faire un coup de force ?

 source: media

Imam Mouhamadou Kabir Touré, sur la crise Gambienne « Le Sénégal a, là, une belle occasion de résoudre le conflit Casamançais »

Un problème comme celui que connaît la Gambie voisine interpelle toutes les franges de la population. Les chefs religieux ne sont pas en reste et selon Imam Mouhamadou kabir Touré, « la crise politique Gambienne offre au Sénégal une occasion en or pour résoudre en même temps le conflit que connaît le sud du pays. Sinon, il ne faudrait plus jamais penser à vouloir y remédier », soutient Imam Touré, en marge du gamou annuel dédié à Mouhamadou Kabir Barry, Salihoul Fouyadati Rabbani.

Le choix du Cices fait partie des innovations apportées, cette année, dans le cadre de l’organisation annuelle du gamou pour rappeler les prédications de l’Imam Mouhamadou Kabir Touré. En choisissant le thème : « Vie et œuvre de Mouhamadou Kabir Touré », le conférencier pense que c’est un bon exemple pour promouvoir les bonnes habitudes auprès de la jeunesse désemparée et sans repère. Ce gamou a aussi été un prétexte pour Imam Touré pour parler à ses camarades venus de la Gambie où sévit une crise politique qui interpelle  l’Union africaine, les états de la Cedeao et la communauté internationale, suite à la volte-face de Yaya Jammeh de revenir sur sa décision de reconnaître la victoire d’Adama Barro à l’élection présidentielle du 1er décembre. « J’invite le président déchu à s’inspirer du Saint Coran qu’il portait tous les jours, et à reconnaître le verdict des urnes. C’est l’occasion de montrer qu’il croît en Dieu, car, après avoir félicité le vainqueur, on ne comprend pas qu’il décide de rester. Mais, on ne doit pas le laisser au pouvoir, le Sénégal est le premier responsable, car, tout se joue à l’intérieur de son territoire. Il doit prendre ses responsabilités avec rigueur et détermination pour protéger les populations sénégalaises, les citoyens Gambiens et les autres communautés y résidant », déclare Imam Touré. Devant des disciples de Mouhamadou Kabir Barry, venus de tous les horizons pour le gamou annuel, Imam Touré se veut décisif. « J’espère que le Sénégal ne ratera pas l’occasion en or qui se présente devant lui pour résoudre, en même temps, le conflit Casamançais, surtout que Jammeh est en ballotage. Mais, s’il rate cette occasion, il sera inutile de revenir la prochaine fois pour espérer une solution dans le sud du Sénégal », signale Mouhamadou Kabir Touré, après la séance de récital de Coran.

Youssouf NDIONGUE

Accident de la route :Tolérance zéro, ma conviction

La route tue et tue énormément au Sénégal. Depuis les hécatombes du dernier Magal de Touba jusqu’au drame survenu sur la route de Tamba, il y a quelques jours, on ne compte plus le nombre de victimes d’accidents de la circulation. Les plus chanceux sont traumatisés à vie et trainent des séquelles d’une tragédie vécue quelque part  où ils se seraient trouvés au mauvais moment. D’autres prennent tout simplement le chemin des cimetières, laissant derrière eux des veuves, des veufs, des orphelins et souvent des parents éplorés à jamais.

Qui ne se souvient pas de ce drame survenu il y a quelques années sur la VDN où un  chauffard n’avait trouvé rien de mieux à faire que d’envoyer des élèves qui revenaient de l’école, sept pieds sous terre ? On s’en était ému. On avait déploré et ensuite, l’affaire fut rangée dans les calendes sénégalaises. L’autoroute Seydina Limamou Laye a également sa contribution dans les drames. On ne compte plus le nombre de victimes qui ont succombé sur cette voie. Partout ailleurs, on note la même chose. Le macabre s’installe sur nos routes.

Selon une étude du ministère des Infrastructures, des Transports terrestres et du Désenclavement, environ 500 personnes périssent annuellement du fait d’accidents de la circulation. Des pertes en vies humaines qui agrègent lourdement le budget de l’Etat. En effet, leur coût représentent 1% du PIB, soit environ 77 milliards de francs CFA.

C’est dire alors qu’il y a urgence. Des informations tirées du «Bulletin d’analyse des accidents corporels (BAC)», publié par la Brigade Nationale des Sapeur-Pompiers (BNSP), font froid dans le dos. En dix ans (entre 2002 et 2011), 3177 personnes dont 1205 piétons ont été arrachées à l’affection de leurs parents, proches et amis dans des accidents de la route au Sénégal. 49747 autres s’en sont sorties avec des blessures dont 21274 jugées graves. Ce qui selon la même source, prouve si besoin en était, que les «les accidents de la route contribuent largement à l’appauvrissement et à la désolation des familles en emportant des bras valides, en participant à la prolifération d’orphelins, d’infirmes, etc.»

Ces chiffres donnent tout simplement la chair de poule. Pourtant, pour dramatiques que cela soit, les explications vont des plus rationnelles au plus loufoques, mais toutes ont tendance à oublier le primordial, qui est la sécurisation des populations et nous y reviendrons plus loin.

Pour toute explication, un chauffeur de taxi me raconte des histoires à dormir debout. Selon lui, ces accidents, surtout ceux qui surviennent sur l’autoroute, Seydina Limamou Laye, axe Patte d’oie-Malick Sy,  seraient l’œuvre d’un diable (rab) qui traverse la route avec ses enfants. Celui-ci renverserait tout véhicule qui tenterait de heurter un de ses rejetons. Il faut vraiment vivre au siècle de l’obscurantisme pour croire en de pareilles sornettes qui heurtent toute logique cartésienne.

L’autre explication, celle-là tentée par les autorités du ministère en charge des Transports, est plus plausible, car plus rationnelle. C’est en effet la conjugaison de plusieurs facteurs qui est à la base de ces drames. Il y a d’abord «le conflit entre la voiture et le piéton» qui y contribue pour 43% des cas et 2%  des cas résultent de l’état de dégradation des routes. Les plus dramatiques selon toujours ces autorités, relèvent de l’individu humain qui trainent des tares liées à son  comportement sur les routes, à la somnolence au volant, à l’utilisation de substances psychotropes «la drogue», au défaut de maîtrise, à l’indiscipline et au manque de civisme. Tout ceci est la cause de 92 % des accidents de la route.

«Indiscipline» et «manque de civisme», deux mots qui ressortent de cette étude et qui constituent deux tares qui gangrènent la société sénégalaise dans son ensemble et partant, qui portent un sacré coup aux usagers des routes. Combien de conducteurs sont-ils à faire preuve de «maateey » sur les routes ? Difficile du répondre avec exactitude. Mais les faits sont là pour en témoigner. Car à ce jeu, les chauffeurs professionnels (conducteurs de taxis, de bus, de Tatas, de cars rapides, de Ndiaga Ndiaye) ont toujours beau dos. Les particuliers ne sont pas en effet, exempts de reproches.

Comment veut-on vouloir conduire, se concentrer et s’appliquer sur ce que l’on fait, si on se met à suivre une vidéo qui diffuse, clips et pièces de théâtres, histoire de tuer le temps ? On ne peut hélas pas courir deux lapins à la fois.

Comment veut-on vouloir conduire, se concentrer et s’appliquer sur ce que l’on fait, si l’on a sur ses genoux, son enfant parce que tout simplement, celui-ci refuse de se mettre à l’arrière ?  Moralité bien sénégalaise, «mieux vaut les larmes d’un enfant que celles des adultes».

Comment veut-on vouloir conduire, se concentrer et s’appliquer sur ce que l’on fait, si on manipule son téléphone portable en répondant à un appel, en envoyant des textos à un  correspondant couché lui, dans son lit ?  Les exemples ne manquent pas.

Autant d’interrogations qui cependant, traduisent notre irresponsabilité, voire notre incivisme.

Face à tout ceci, il urge  alors aux autorités de poser des actes concrets. Le président Macky Sall a récemment remis au goût du jour son fameux concept de «tolérance zéro», pour mettre un terme à cette série de catastrophe. Mais ceci représente une condition nécessaire, mais hélas pas suffisante. Certes, il est temps de sortir la cravache pour punir sévèrement les coupables. Même si les syndicalistes du transport, jouant sur le registre de la réticence,  demeurent contre le permis à points, force est tout  de même de reconnaître que c’est un pas de géant dans la résolution de ce problème qui constitue une véritable épine aux pieds de tous les Sénégalais et même des hôtes étrangers qui vivent parmi nous.

L’autre paire de manche, c’est le renouvellement de ces cercueils roulants que nous qualifions pompeusement de transport en commun, sans oublier l’instruction civique des populations. Et là, un fait à attirer mon attention. Un vendredi matin, parce que le président Macky Sall devait se rendre à l’aéroport pour prendre son avion, les gendarmes interdisaient aux piétons la passerelle située à côté de la BOA sur la route de l’aéroport, les obligeant à emprunter l’autoroute à cette heure de pointe. Moi – même, j’en fus victime. Je n’ai pas encore compris la rationalité d’un tel comportement, cherchant jusqu’à présent à en comprendre la logique. La sécurité d’un seul citoyen, fut-il président de la République vaut elle la vie de centaines de ses compatriotes ? Une question à méditer. Mais bon, ….

Autre fait d’incivisme qu’il faudrait combattre, c’est le non-respect par les automobilistes qui qu’ils soient d’ailleurs, des passages réservés aux piétons mais également l’absence de feux et de panneaux de signalisation dans tout le pays. Les seuls feux qui marchent encore dans Dakar, sont ceux situés sur le boulevard de la République. Pour l’explication, pas besoin d’un dessin.

Ce concept de «tolérance zéro» ne saurait avoir d’effets positifs que s’il s’accompagnait de mesures hardies dans la sécurisation des populations. Car il n’existe pas et ne saurait exister de pays sans accidents de la circulation. Il faut alors des mesures de sécurisation des populations.

Combien de brigades de Sapeur-Pompiers existe-t-il dans ce pays ? Combien en existe –t-il dans les zones réputés ‘’accidentogènes’’ ? Combien de véhicules de secours d’urgence et même de structures équipées, capables de sauver des accidentés de la route, compte-t-on au Sénégal ? Combien de Sénégalais sont capables de porter secours à un accidenté sans aggraver son cas ? Je n’ose même pas parler de l’existence d’hélicoptères uniquement dédiés à ça, comme cela se fait dans certains pays. La liste est loin d’être exhaustive.

C’est dire alors qu’il faut certes aller vers la «tolérance zéro», mais il faut aussi que l’Etat joue sa partition dans la sécurisation des populations afin que les éventuels accidentés de la circulation puissent recevoir les soins idoines et idéals dès la survenue du drame. Cela permettra aussi de sauver des vies humaines.

 

Souleymane KANE

Journaliste Free-lance

 

 

 

 

400 migrants forcent la frontière Maroc-Espagne à Ceuta Près de 400 migrants originaires d’Afrique subsaharienne ont forcé vendredi à l’aube la haute barrière entourant l’enclave espagnole de Ceuta au Maroc, l’assaut le plus important depuis plus de dix ans, a-t-on appris auprès de la préfecture locale.

Les migrants ont réussi à forcer les portes en deux points de la barrière de six mètres de haut entourant l’enclave, a précisé à l’AFP un porte-parole de la préfecture.

Les images publiées par le journal local El Faro de Ceuta sur son site montrent des dizaines de migrants euphoriques, certains torse nu ou pieds nus, criant « España! « .

Selon le ministre de l’Intérieur Juan Ignacio Zoido, en déplacement à Bruxelles, près 20% d’entre eux n’étaient pas encore localisés en début de matinée. « Il faut remonter au début des années 2000 pour atteindre ce genre de chiffres », a déclaré à l’AFP un porte-parole de la préfecture. Le secrétaire d’Etat à la Sécurité, José Antonio Nieto, a d’ailleurs annoncé un déplacement dans l’enclave à la mi-journée.

Plusieurs migrants légèrement blessés
La Croix-Rouge affirme avoir soigné 103 migrants, dont 25 ont été transférés à l’hôpital pour des blessures sans gravité lors de l’assaut, essentiellement des points de suture.

Selon les images tournées par El Faro, certains semblent blessés, victimes d’écorchures aux pieds ou à la tête, et d’autres étaient encore en début de matinée perchés en haut de la double clôture.

Bignona: Le présumé meurtrier de Mariama Badji échappe au lynchage

Les jeunes de Bignona se sont révoltés contre les gendarmes après l’arrestation, dans la soirée du mercredi au jeudi, du présumé meurtrier de la dame Mariama Badji. La dame a été violée et tuée dans sa chambre. Après avoir commis son crime, le meurtrier a disparu dans la nature avant d’être arrêté dans la soirée. La nouvelle de son arrestation s’est répandue comme une traînée de poudre dans la ville. Les jeunes se sont ressemblés spontanément et ont pris la direction de la brigade de la gendarmerie où le présumé meurtrier est en garde à vue. En colère, ils ont envahi les locaux de la gendarmerie. Déterminés à avoir la peau du présumé bourreau de Mariama Badji, et devant l’opposition des pandores, les jeunes ont brulé des pneus sur les principales artères de la ville. Il a fallu appeler en renfort les gendarmes de Ziguinchor pour repousser, à coups de grenades lacrymogènes, les jeunes furieux. Finalement, le présumé meurtrier a été transporté à Ziguinchor où il doit être entendu par les enquêteurs. Selon L’As, d’autres complices sont recherchés.

SOURCE: NEWS

La vie de couple d’un célèbre animateur étalée en public par son ex-femme via Whatsapp

Un célèbre animateur d’une radio de la place a vu sa vie de couple étalée en public par son ex-femme, via un enregistrement qui est partagé sous le coude via le réseau WhatsApp.

Les hommes publics et autres stars doivent faire très attention. Les femmes (épouses et même petites amies) passent leur temps à faire des enregistrements ignobles sur eux. La preuve par cet animateur connu pour son sérieux, son sens du travail bien fait, sa détermination et son abnégation.

Un célèbre animateur d’une radio de la place a vu sa vie de couple étalée en public par son ex-femme. Et dans l’enregistrement qui est partagé sous le coude via le réseau WhatsApp, on y entend son ex-femme et une personne se présentant comme étant une ex-petite amie du célèbre animateur en train de causer pendant 30 bonnes minutes du sucre sur le dos du gars. Avec des mots, on ne vous dit même pas.

La femme, apparemment experte en enregistrement de conversation, a tout dans son répertoire. Même un message vocal que lui a envoyé son ex-mari et sur le réseau social «WhatsApp». Mais, selon nos informations, l’animateur de radio est tout ce qu’il y a de plus zen.

Il continue de faire son job comme si de rien n’était et vaque le plus tranquillement du monde à ses occupations. Il est temps, mais vraiment temps d’arrêter d’enregistrer les gens à leur insu dans ce pays. Les autorités doivent sévir. Et avoir la main lourde. Nous suivons l’affaire.

Les Echos

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