Les tensions se sont considérablement aggravées sur la péninsule coréenne, après le quatrième essai nucléaire nord-coréen du 6 janvier, suivi le 7 février par un tir de fusée largement considéré comme un essai de missile balistique déguisé. Depuis des semaines, Pyongyang ne cesse de menacer les Etats-Unis et la Corée du Sud de frappes nucléaires ou conventionnelles.

Des manœuvres sud-coréennes attisent la colère de Pyongyang

Les tensions ont redoublé du fait des manœuvres annuelles conjointes entre les Etats-Unis et la Corée du Sud, considérées par Pyongyang comme la répétition générale de l’invasion de son territoire. Ces manœuvres, plus importantes qu’à l’accoutumée, comportaient une opération spéciale visant à « décapiter », selon des responsables sud-coréens, le régime nord-coréen en cas de conflit généralisé.

Pyongyang a pris cette opération comme une menace directe contre le dirigeant nord-coréen Kim Jong-Un et son armée a récemment publié un « ultimatum » exigeant que la présidente sud-coréenne Park Geun-hye présente ses excuses et punisse les concepteurs de cette stratégie. La nouvelle vidéo, qui dure 88 secondes, est intitulée « En cas d’absence de réponse à l’ultimatum ». Elle montre des roquettes tirées à partir de lanceurs mobiles en train de s’écraser contre la Maison Bleue, la présidence sud-coréenne, et d’autres bâtiments, qui se transforment en boules de feu. Elle se conclut par l’avertissement suivant: « tout sera réduit en cendres ».