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« 98% des joueuses de WNBA sont homosexuelles »

L’ancienne star de la WNBA Candice Wiggins a expliqué avoir été victime d’intimidations à cause de son hétérosexualité.

Retirée des parquets depuis l’hiver dernier et sa décision, à seulement 29 ans, d’arrêter sa carrière WNBA, Candice Wiggins a expliqué les (vraies) raisons de sa retraite. Car si au moment d’annoncer la fin de sa carrière, l’ancienne joueuse du Lynx, draftée en troisième position en 2008, avait expliqué être rattrapée par des problèmes physiques et ne plus vraiment aimer son sport, les causes de son brutal arrêt étaient tout autres.

C’est ce qu’elle a expliqué au San Diego Union-Tribune, confiant que « 98% des joueuses WNBA étaient homosexuelles » et qu’elle avait été victime « d’intimidations du fait de son hétérosexualité assumée ». Des propos qui n’ont pas manqué d’émouvoir le monde de la WNBA même si la Ligue n’a toujours pas officiellement réagi.

« Etre hétérosexuelle et le dire a été particulièrement difficile. J’étais anti-conformiste dans cette Ligue », a-t-elle ajouté, précisant « Il y a eu beaucoup de jalousie et la façon dont je me comportais, la façon dont je jouais m’ont apporté beaucoup d’inimité. »  Et l’ancienne championne WNBA (2011), qui espérait jouer deux ans de plus de détailler son propos. « Les gens ont délibérément essayé de me blesser. Je n’ai jamais été autant insultée qu’au cours de ma saison de rookie. J’ai été mise à terre. Le message été clair et disait ‘On veut que tu saches qu’on ne t’aime pas‘. »

De nombreuses joueuses, parmi lesquelles Imani Boyette ou Monique Currie, ont d’ores et déjà dénoncé ses propos, ne reconnaissant pas la Ligue que leur ancienne comparse veut décrire.

Une gifle pour commencer…

DeMarcus Cousins avait sans doute imaginé un baptême plus réussi. Pour sa première avec La Nouvelle-Orléans, les Pelicans ont en effet été corrigés 129-99 par les Rockets.

Tout avait pourtant bien commencé pour DeMarcus Cousins. Une ovation du public du Smoothie King Center au moment des présentations des équipes, les premiers points du match sur un panier à mi-distance: la soirée avait effectivement parfaitement débuté. L’illusion aura duré le temps du premier quart. Grâce aux huit points de l’ancien King, transféré à La Nouvelle-Orléans dans un échange à cinq joueurs, les Pelicans faisaient en effet jeu égal avec leurs visiteurs, ne concédant que deux points de débours à l’issue de cette période inaugurale.

Las, la suite allait malheureusement tourner au cauchemar pour la franchise de Louisiane, les Rockets virant dès la pause avec 16 points d’avance et l’écart culminant à 35 longueurs dans le troisième quart. Finalement étrillés 129-99, les Pelicans n’avaient pourtant rien à reprocher à leur nouvel homme fort, l’ancien King compilant 27 points à 11 sur 19 aux tirs, 14 rebonds, 5 passes, 5 interceptions et 4 contres en 35 minutes. Une performance XXL qui éclipsait les 29 points et 9 rebonds d’un Anthony Davis moins en réussite, comme en atteste son 8 sur 21, et qui ne faisait surtout pas oublier la faillite de ses coéquipiers. Au premier rang desquels Jrue Holiday, auteur d’un terrible 3 sur 12 aux tirs.

Une faillite d’autant plus rédhibitoire que dans le camp d’en face, les Rockets avançaient groupés avec pas moins de six joueurs à plus de dix points. James Harden pouvait ainsi se contenter de 13 points et 14 passes, Eric Gordon et Clint Capela sortaient du banc pour inscrire 19 et 15 points. Surtout, Louis Williams, lui aussi débarqué chez le Rockets durant la coupure du All-Star Game, signait un premier match de rêve, inscrivant pas moins de 27 points à 7 sur 11 à trois points en seulement 25 minutes.

« Personne ne s’attendait à ce qu’on remporte le titre sur notre premier match », voulait positiver DeMarcus Cousins à l’issue de la rencontre. « On connait notre potentiel, mais on sait aussi ce que l’on doit travailler. Houston est une très bonne équipe, bien en place. Ils ont leur identité et on doit trouver la nôtre. C’est un long processus, mais je suis sûr que ça va le faire. »

ETATS-UNIS : L’administration Trump relance la guerre des toilettes pour les étudiants transgenres

L’administration Trump a annoncé mercredi qu’elle mettait fin à un dispositif fédéral de protection des droits étudiants transgenres, relançant ce qui avait été surnommé « la guerre des toilettes ».

 

L’administration du président américain Donald Trump a annoncé mercredi qu’elle mettait fin à un dispositif fédéral de protection des droits étudiants transgenres, déclenchant immédiatement un tollé parmi les défenseurs des droits des minorités.

Les ministères de la Justice et de l’Education, dirigés tous deux par des conservateurs chrétiens, ont publié mercredi soir un bref communiqué indiquant qu’ils « retiraient les recommandations faites au titre de l’article IX (anti-discrimination, ndlr) en 2015 et 2016″, sur l’accès à des installations non mixtes, comme des vestiaires ou des toilettes par exemple.

Il revient donc de nouveau aux Etats fédérés et aux districts scolaires de trancher dans ce qui avait été surnommé « la guerre des toilettes ».

Dès l’annonce faite par les deux ministères, Mara Keisling, responsable du centre national pour l’égalité transgenre a jugé que cette décision était « tout simplement et dangereusement, mauvaise et fausse ».

« Révoquer les recommandations démontre que les promesses du président Trump de protéger les droits de la communauté LGBT (Lesbiennnes, Gays, Bi et Trans) étaient tout simplement de la rhétorique creuse », a accusé James Esseks, le responsable LGBT de l’ACLU, la plus importante association de défense des droits civiques aux Etats-Unis.

Il a toutefois souligné que la décision de l’administration ne privait pas les étudiants transgenres du droit à être protégés de toute discrimination.

La « guerre des toilettes » avait été déclenchée par le gouverneur de Caroline du Nord d’alors, Pat McCrory, qui imposait notamment l’utilisation des toilettes publiques en fonction de l’identité sexuelle et non de l’identité de genre.

La Caroline du Nord au coeur des protestations

Les étudiants transgenres sont souvent victimes d’humiliations et de vexations du fait de leurs camarades ou des administrations scolaires, qui maîtrisent mal les questions d’identité de genre.

Betsy DeVos, la ministre de l’Education – elle-même très controversée – a souligné dans un communiqué que « le département des droits civiques du ministère s’engageait à enquêter sur toute plainte de discrimination ou de harcèlement contre ceux qui sont le plus vulnérables dans nos écoles ».

La promulgation de la loi HB2 en Caroline du Nord avait immédiatement déclenché un mouvement de protestation, incarné par des artistes mais aussi de nombreuses multinationales, qui ont boycotté l’Etat et refusé de s’y installer ou de s’y produire.

Le président Barack Obama avait pris le parti de mettre en oeuvre des mesures fédérales au titre de l’article IX permettant aux écoliers et étudiants de se rendre dans les toilettes et les vestiaires du genre avec lequel ils s’identifient et non pas celui qui est sur leur acte de naissance.

En retour, toute la droite chrétienne s’était insurgée craignant une multiplication des agressions dans les toilettes des femmes. Les partisans des restrictions avaient également amené l’affaire devant la justice.

Donald Trump avait clairement indiqué qu’il souhaitait laisser les Etats fédérés trancher, donnant ainsi l’avantage aux conservateurs, majoritaires dans bon nombre d’entre eux.

La Cour suprême doit se pencher sur ce dossier le mois prochain et étudier le cas d’un lycéen de 17 ans, né femme mais qui s’identifie en tant qu’homme. Il est allé en justice pour pouvoir utiliser les toilettes pour garçon dans son école de Virginie.

 

137 émigrés « clandestins » sénégalais prochainement expulsés des USA

Sénégalais de la diaspora au pays de l’Oncle Sam en situation administrative irrégulière vous allez rentrer chez vous. Des mesures d’expulsions qui remontent au mois de juin 2016 ont été officiellement notifiées au Consulat Général du Sénégal à New York et à l’Ambassade du Sénégal à Washington.
Et prochainement, cent trente-sept émigrés de ce pays en situation irrégulière aux Etats-Unis et faisant l’objet de mesures de reconduction à la frontière prises par les autorités compétentes américaines, seront rapatriés au Sénégal, selon l’agence sénégalaise de presse (APS) qui cite une source officielle.
Les « griefs » retenus contre ces « modou-modou » (émigrés) illégaux sont entre autres, l’entrée illégale et séjours irréguliers sur le territoire américain, trafic et/ou la consommation de stupéfiants, délits financiers, et délits de contrefaçon, a précisé l’agence.

 « Depuis cette date, les intéressés ayant épuisé toutes les voies de recours, les Services compétents américains et sénégalais ont entamé des consultations sur les modalités de mise en œuvre de ces mesures dans le strict respect des droits et de la dignité des personnes concernées », selon la même source.

Expulsés par vols charters

 

Le ministère des Affaires étrangères et des Sénégalais de l’Extérieur après avoir réagi à cette information précise que « ces cas de rapatriement pour les faits sus indiqués n’entament en rien le comportement exemplaire dont la diaspora sénégalaise vivant aux Etats Unis et ailleurs dans le monde a toujours fait montre ».
Donc pas sûr que ces sénégalais vont bénéficier d’une  « seconde chance » puisqu’il n’y a pas eu de refus de la part des autorités sénégalaises comme ce fut le cas précédemment lorsque 20 émigrés du pays de la « Terranga » ont été menacés d’expulsions par vols charters.
Cette fois ci, Il a été convenu de les reconduire « par vols charters affrétés par le gouvernent américain ». Néanmoins onze personnes vont bénéficier d’un rapatriement par vols commerciaux.

MEDIA

Les meilleurs moments du All-Star Game en vidéo

Retrouvez les highlights de la 66e édition du All-Star Game, remportée par l’équipe de la Conférence Ouest (192-182).

La 66e édition du All-Star Game a une nouvelle fois tourné à l’avantage de l’équipe de la Conférence ouest, vainqueur 192-182 pour sa troisième victoire consécutive.

Une édition record, les 374 points compilés par les deux équipes établissant une nouvelle marque en la matière. Mais la soirée a évidemment été marquée par la performance du local de l’étape, Anthony Davis, qui, devant le public du Smoothie King Center, a effacé Wilt Chamberlain et ses 42 unités des tablettes en inscrivant pas moins de 52 points. De quoi bien mériter son titre de MVP.

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2017-NBA-All-Star-Game-a-New-Orleans-west5-bold-prediction-for-the-All-Star-Game-2017giannis-antetokounmpo-asg-022017-getty-ftrjpg_uvpq649ppyn91wqsrf3topxet image image  NBA+All+Star+Game+2017+5ur2_BpDX1vl22107151-mmmain ALL Star Basketball, New Orleans, USA - 19 Feb 2017 2017-nba-all-star-game-mvp-best-plays-0-1

 

Macky Sall espère que Trump se tournera bientôt vers le continent Africain

Interrogé sur la situation du commerce mondial alors que la crainte d’un retour au protectionnisme est dans l’air notamment avec l’élection de Donald Trump, le chef de l’Etat sénégalais a rappelé auparavant qu’un président américain « quel qu’il soit’’ est d’abord ’’un président des Américains ».

L’Afrique reste ouverte à la coopération avec les Etats-Unis d’Amérique a affirmé, ce dimanche à Dubaï, le chef de l’Etat sénégalais Macky Sall qui espère que le président américain Donald Trump se tournera bientôt vers le continent.

« Nous avons espoir que l’intérêt que l’Afrique a suscité va se poursuivre avec le président Trump. J’espère que très certainement, il se tournera bientôt du côté de l’Afrique. L’Afrique reste un continent ouvert à la coopération avec les USA comme cela a toujours été le cas« , a dit Macky Sall. Il intervenait, aux côtés du PDG de Dubaï Port World, dans un panel sur le commerce intelligent et les partenariats à l’occasion du 5e Sommet mondial des gouvernements qui s’est ouvert ce dimanche à Dubaï en présence de nombreux dirigeants sur les questions relatives aux méthodes innovantes de gouvernance et aux partenariats publics privés.

 

Le Président sénégalais prend part au Sommet sur invitation de Son Altesse Sheikh Mohammad Bin Rashid Al Maktoum, Vice-Président, Premier ministre des Emirats Arabes Unis et Émir de Dubaï. Il est accompagné, entre autres, du ministre de l’Economie et des Finances et du Plan, Amadou Ba, du ministre de l’Industrie, Aly Ngouille Ndiaye, du directeur général de l’APIX, Mountaga Sy. Interrogé sur la situation du commerce mondial alors que la crainte d’un retour au protectionnisme est dans l’air notamment avec l’élection de Donald Trump, le chef de l’Etat sénégalais a rappelé auparavant qu’un président américain « quel qu’il soit’’ est d’abord ’’un président des Américains« .

 

’’Mais en tant qu’Africains, nous avons espoir que le président Trump reconnaîtra l’importance du continent africain qui compte plus d’un milliard d’individus, une classe moyenne assez importante de plus de 300 millions de consommateurs. C’est un continent avec lequel, il faut traiter« , a dit Macky Sall. Le chef de l’Etat a rappelé qu’entre les Etats-Unis et l’Afrique, « il y a l’Agoa qui est un accord commercial qui permet l’admission de produits africains sur le marché américain sans taxe douanière’’.

’’Cela doit être préservé. Les économies ne sont pas les mêmes. Nous ne sommes pas au même niveau de développement. Il faut qu’il y ait une protection pour les plus faibles. Il faut des règles communes, surtout convenues, qui évitent l’enfermement et les surtaxes par rapport à des produits étrangers« , a plaidé Macky Sall.

 

APS

Un congressman américain demande la suppression de l’aide des USA au Sénégal

Le congressman américain Mark Meadows, proche d’Israël, a demandé la suppression de l’aide au développement des USA destinée au Sénégal pour une période d’au moins deux ans. Selon ce congressman cette aide devrait être destinée à des pays comme le Rwanda, l’Ouganda entre autres pays.
Mark Meadows a présenté le projet de loi suivant le 1er Février et qui a été renvoyé à la commission des affaires étrangères des Usa. Il s’attend à ce qu’il soit adopté par le Sénat et la Chambre des représentants des États-Unis d’Amérique réunis en Congrès. Ce congressman est sans doute contre le Sénégal du fait de la résolution votée à L’ONU et qui concerne l’esclavage perpétré par Israël sur la Palestine dont nous étions l’un des principaux acteurs.
Mark Meadows a fait une liste de raisons pour tenter de justifier son acte. Nous vous livrons les raisons  de cette demande…

 

Un congressman américain demande la suppression de l'aide des USA au Sénégal

 

Un congressman américain demande la suppression de l'aide des USA au Sénégal

 

Un congressman américain demande la suppression de l'aide des USA au Sénégal

 

Un congressman américain demande la suppression de l'aide des USA au Sénégal
Un congressman américain demande la suppression de l'aide des USA au Sénégal
MEDIA

ETATS-UNIS : «chaos» au coeur du département d’Etat

Des diplomates qui mènent une fronde, un secrétaire d’Etat sans expérience politique qui se fait très discret, des fuites de mémos internes qui critiquent les décisions du président… Selon de nombreux témoignages, il règne un certain « chaos » au sein du département d’Etat américain.

En attendant que le nouveau secrétaire d’Etat, Rex Tillerson, ait pris ses fonctions le 1er février, le président Donald Trump a monopolisé les dossiers de politique étrangère. Sur le fond comme sur la forme, il a rompu avec les codes diplomatiques habituels, et provoqué une fronde au sein de ce corps aussi prestigieux que bridé aux tractations soignées.

Donald Trump en roue libre

Selon les témoignages anonymes de plusieurs fonctionnaires du département d’Etat recueillis par le magazine Politico, Donald Trump aurait, depuis son élection, ignoré l’expertise des services diplomatiques, et préféré multiplier des déclarations très loin du politiquement correct. Sur Twitter, il ne s’embarrasse pas de commentaires incendiaires sur des pays rivaux comme la Chine, ou sur des pays amis, comme l’Australie.

Donald Trump aurait même refusé d’être briefé avant les coups de fils qu’il a passés aux chefs d’Etat étrangers. Résultat, le président a fait des déclarations qui tranchent avec des décennies de relations diplomatiques : exemple frappant après son élection, quand il se vante de soutenir Taïwan, sur fond de tensions avec la Chine.

Rebelote la semaine dernière. Selon le Washington Post qui a obtenu le témoignage d’un officiel ayant assisté à la conversation, Donald Trump s’est montré très hostile et insultant vis-à-vis de son homologue australien, Malcolm Turnbull. Il lui a quasiment raccroché au nez au bout de 25 minutes alors que le coup de fil devait durer 1h. L’Australie est pourtant un important allié des Etats Unis dans le Pacifique, mais Donald Trump est sorti de ses gonds à cause d’un accord passé par l’administration Obama sur l’accueil aux Etats Unis d’un millier de réfugiés coincés dans un centre de rétention australien. Un accord que Donald Trump a semblé totalement découvrir, vu le tweet qu’il a ensuite posté dans lequel il disait : « Vous le croyez ça ? L’administration Obama a accepté de prendre des milliers d’immigrés illégaux d’Australie. Pourquoi? Je vais étudier cet accord stupide. »

Un style peu diplomatique

Quelque soit le chef d’Etat (sauf peut-être avec Xi Jinping à qui Donald Trump a écrit une lettre), le président américain semble user d’un langage très décontracté, et d’un champ lexical peu nuancé. Un style qui inquiète, dès lors que les questions de fond ne semblent pas être abordées.

Exemple lors de la conversation entre Donald Trump et François Hollande : selon les dires d’un haut fonctionnaire américain qui s’est confié au magazine Politico, Trump aurait longuement pesté sur le fait que les Etats-Unis se « faisaient avoir par la Chine », commentaire qui n’a pas tout à fait sa place dans une discussion sur les relations franco-américaines. La conversation aurait été houleuse et décousue, selon un membre de l’administration Trump cité par le journal : « C’était une conversation compliquée. Car [le président Trump] parle de la même manière que lors de ses interventions en public. Ce n’est généralement pas de cette manière que les chefs d’Etat ont l’habitude de parler. [Trump] s’exprime avec des formules toutes faites, des slogans. La conversation n’était pas réellement construite, il n’y avait presque pas de fil conducteur. »

En revanche, il semblerait selon le Washington Post, que Donald Trump n’ait pas manqué de rappeler à certains leaders européens, le type d’investissement personnel qu’il avait dans leurs pays. Un conflit d’intérêt qui a dû semer un certain malaise.

Des fuites d’informations anormales

On aurait aimé en savoir plus sur la conversation entre Donald Trump et Vladimir Poutine, mais là, peu d’informations ont fuité. C’est d’ailleurs assez étonnant de constater combien de fonctionnaires, de diplomates, de conseillers de la Maison Blanche dévoilent anonymement à la presse ce qui se dit dans le Bureau Ovale.
C’est bien le signe d’un profond malaise au sein d’un corps diplomatique qui a pour réputation de rester discret, voir secret, et de ne faire que des déclarations publiques bien polissées, bien orchestrées, en utilisant les mots qu’il faut pour ne pas froisser alliés comme rivaux. Sauf que depuis trois semaines, les points presse ont disparu, les communiqués se sont taris, les agences ont du mal à savoir qui fait quoi et les ambassades à rattraper les faux pas du président.

Au département d’Etat, règnent donc beaucoup d’incertitudes, et plusieurs hauts fonctionnaires ont préféré quitter le navire avant même que ne soit nommé Rex Tillerson. Quatre vétérans des affaires étrangères, des membres très hauts placés dans l’institution qui ont servi sous différentes administrations ont démissionné sans préavis. Du jamais vu dans l’histoire du département d’Etat. Tant que Rex Tillerson n’aura pas nommé une nouvelle équipe de direction, le ministère tournera à vitesse réduite.

Une « insurrection » bureaucratique

Suite au décret présidentiel qui interdit l’entrée de réfugiés et de citoyens de plusieurs pays musulmans, près d’un millier de fonctionnaires du ministère des Affaires étrangères ont signé un mémo interne pour critiquer la décision de Donald Trump, prise, encore une fois, sans avoir consulté la diplomatie américaine. Une « insurrection » bureaucratique, selon un diplomate, qui décrit une situation de « chaos ».

Pris au dépourvu face à cette annonce, le département d’Etat s’est très vite retrouvé assailli de questions de la part des ambassades étrangères, et a dû gérer des situations diplomatiquement embarrassantes. Dereck Chollet, un adjoint à la Défense pendant la mandature d’Obama avait alors déclaré : « ce manque d’organisation donne l’image d’un pays fantasque, incertain, peu fiable. Cela discrédite notre capital politique et notre leadership. »

Le fait de critiquer une politique de la Maison via une note interne est une procédure autorisée par les instances du département d’Etat, mais très rare. Une critique à laquelle a répondu le porte-parole de la Maison Blanche, Sean Spicer, de façon quelque peu menaçante : « Ces fonctionnaires de carrière ont un problème avec le décret ? Soit ils le défendent, soit ils s’en vont. » Une attitude qui rompt avec la culture qui règne au département d’Etat selon Dereck Chollet, qui décrit les employés de Foggy Bottom comme « des libres penseurs » travaillant dans une institution qui jusqu’à présent « valorisait les gens qui exprimaient des opinions divergentes et faisaient preuve de créativité ».

Qu’attendre de Rex Tillerson ?

Difficile de savoir si le remplaçant de John Kerry réussira à reprendre la main sur la politique étrangère américaine, aujourd’hui accaparée par la Maison Blanche. Rex Tillerson, ancien PDG d’Exxon Mobil, n’a pas d’expérience politique, certains se questionnent sur sa probité, vu les relations qu’il a entretenues lorsqu’il était à la tête du géant pétrolier.

Pour l’instant, il ne s’est pas exprimé publiquement, a fait un discours apparemment très consensuel, tentant de rassurer les 70 000 employés du département d’Etat mais sans fixer de priorités diplomatiques. Il a indiqué qu’il suivrait la ligne de Donald Trump, sans donner davantage de détails.

D’ici quelques semaines il devrait se rendre au Mexique. Les deux voisins affrontent une grave crise diplomatique depuis que Donald Trump a annoncé vouloir faire payer à Mexico le coût d’un nouveau mur frontalier. Rex Tillerson est aussi attendu le 16 février, à Bonn, pour une réunion avec ses homologues européens du G20.

MEDIA

Le fils de 50 Cent se lance dans le rap et clashe son père

Les problèmes continuent pour 50 Cent. Il ne semble plus avoir de problèmes d’argent, mais maintenant, c’est son propre fils qui pourrait bien lui causer du tort.

Marquise Jackson n’est autre que le fils de 50 Cent et il décide de se lancer dans la musique.

Piston, piston, on veut faire comme papa ? Pas vraiment. Si le jeune rappeur est le portrait craché de son père, il ne souhaite pourtant pas lui ressembler. En réalité, Marquise entretient des relations plutôt tumultueuses avec son paternel et ne semble pas avoir été un enfant choyé par sa star de père.

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Il s’agit là le tout premier morceau de Marquise Jackson. Il se dit fier de ce début : « C’est la première chanson que j’ai jamais faite. C’est ma première chanson complète avec un refrain, des couplets et tout. C’est plus ou moins moi, en train de me lâcher, d’évacuer beaucoup de frustrations et de m’exprimer sur mes sentiments« .


Un morceau plutôt réussi pour un début de carrière qui s’annonce prometteur. Un nom, qui lui colle à la peau, même si le rappeur de 18 ans fait tout pour se détacher du style de son père avec un flow qui sonne plutôt West Coast, aux antipodes du New York natal de son père.

Le titre parle de lui-même, Different, comme pour marquer au fer rouge, dès le début de sa carrière, qu’il n’est pas celui que l’on croit.

Avec un tel nom (malgré lui) et un tel talent, Marquise Jackson ne peut que réussir dans la musique. Et vous, vous en pensez quoi ?

Source booska-p.com

ETATS-UNIS : WikiLeaks et Edward Snowden saluent la réduction de peine de Chelsea Manning par Obama

C’est peut-être la plus symbolique des décisions prises par Barack Obama à trois jours de la fin de son mandat : le président des Etats-Unis a annoncé, mardi 17 janvier, qu’il commuait la peine de Chelsea Manning, condamnée à trente-cinq ans de prison pour avoir fourni des centaines de milliers de documents confidentiels de l’armée américaine au site WikiLeaks. La lanceuse d’alerte sera libre en mai.

Chelsea Manning, née de sexe masculin sous le nom de Bradley Manning, avait notamment été condamnée pour avoir copié, puis transmis à WikiLeaks des rapports de l’armée américaine en Afghanistan et en Irak. Ces documents, qui montraient notamment l’ampleur des dommages subis par les civils irakiens durant l’occupation américaine, avaient été largement couverts par la presse internationale, dont Le Monde. Elle avait également fourni à WikiLeaks la vidéo dite « Meurtre collatéral », montrant le pilote d’un hélicoptère de combat américain ouvrant le feu sur des civils désarmés dans une banlieue de Bagdad.

Dénoncée par un hackeur auprès duquel elle avait évoqué avoir transmis les documents, Chelsea Manning avait été arrêtée en juin 2010, détenue au secret, puis jugée par une cour martiale, qui l’a condamnée en 2013 à trente-cinq ans de prison. Chelsea Manning, qui a plaidé coupable, était visée par plusieurs chefs d’accusation, notamment d’espionnage et de collusion avec l’ennemi. Si le second n’a finalement pas été retenu, elle a bien été condamnée en vertu de l’Espionage Act, une loi de 1917, qui lui a valu la plus longue peine de prison jamais infligée à un lanceur d’alerte.

Conditions de détention sévères

Détenue à l’isolement dans la prison militaire de Fort Leavenworth (Kansas), dans des conditions que ses défenseurs jugent insupportables en raison de sa fragilité psychologique, Chelsea Manning a engagé une procédure de changement de sexe, longtemps refusée par l’armée. Elle a tenté à deux reprises de se suicider depuis son incarcération, une première fois en juillet 2016, puis une seconde fois en octobre, lorsqu’elle était à l’isolement pour la punir de sa première tentative de suicide. Saisi de son dossier, le rapporteur des Nations unies sur la torture a considéré que ses conditions de détention étaient « cruelles, inhumaines et dégradantes, à la limite de la torture ».
Plusieurs associations, ainsi que le lanceur d’alerte Edward Snowden, demandaient à Barack Obama sa libération. M. Snowden a félicité mardi soir Chelsea Manning pour sa prochaine libération, la remerciant pour « tout ce qu’elle a fait ».

Intervention de Barack Obama

Depuis plusieurs jours, l’entourage de la Maison Blanche laissait entendre que la peine de Chelsea Manning pourrait être commuée – une grâce complète restant hors de question pour la présidence des Etats-Unis.
En novembre, Chelsea Manning avait envoyé une lettre à Barack Obama. « Je ne demande pas un pardon pour ma condamnation, écrivait-elle. Je comprends que mes actes ont eu des conséquences, et que ma condamnation par la cour martiale restera à jamais dans mon dossier. La seule clémence que je demande est d’être autorisée à sortir de la prison militaire où j’ai passé six années à l’isolement, alors que je n’ai jamais voulu nuire aux intérêts des Etats-Unis ou à d’autres soldats. »

Peu après l’annonce de la Maison Blanche, WikiLeaks s’est félicité de la libération prochaine de Chelsea Manning, évoquant une « victoire ». Mais cette victoire pourrait avoir des conséquences complexes pour l’organisation : son fondateur Julian Assange, qui vit depuis plusieurs années dans l’ambassade d’Equateur à Londres pour échapper à une extradition vers la Suède dans une affaire de viol présumé, avait promis le 12 janvier que « si Obama accorde sa clémence à Manning, [il] acceptera d’être extradé vers les Etats-Unis, malgré le caractère clairement anticonstitutionnel du dossier monté par le département de la justice ». Une enquête est toujours ouverte contre lui aux Etats-Unis pour publication de documents secret-défense.
Nombre de ténors républicains ont exprimé, eux, leur mécontentement. Le sénateur John McCain a dénoncé « une grave erreur » qui risque « d’encourager d’autres actes d’espionnage et d’affaiblir la discipline militaire

Le Monde 

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