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Afrique

Le retour triomphal du Pape du Sopi a failli finir par une catastrophe inimaginable

Apres avoir fait plus de deux heures de parade dans Dakar,accompagne dune foule incommensurable,Me Abdoulaye Wade a franchi le seuil du portail de la permanence EL Hadji Omar Lamine Badji du Pds a 20H20.La grande permanence s’est révélée trop étroite a son arrivée c’est la débandade.Devant la batisse, une tribune érigée pour l’occasion avec des barres de fer et planche en bois. C’est la ou Me Wade doit prononcer,son discours.Mais sur la tribune,des dizaines de personnes se bousculent. Malgré les appels de Mayoro Faye et Moussa Diakhate a évacuer la place pour <<permettre au grands maitre>>de s’adresser au militant et au Sénégalais. Dans ces condition, l’ancienne première Dame Viviane Wade,vêtu de blanc arpente les quelques escaliers pour s’installer l’estrapade.puis c’est le tour de Me Wade qui descends de son véhicule pour rejoindre son aide,la tribune ou se trouvaient les journalistes.A peine a t il prononce ses premiers mot qu’une de la tribune s’est affaissée

Pape Samba Mboup dévoile les secrets de Rebeuss: « En prison, Karim pétait le plomb, il m’a supplié de dire à Macky Sall de lui accorder la grâce… »

Pape Samba Mboup confirme que les Wade ont effectivement saisi l’émir du Qatar pour solliciter la grâce auprès du Président Macky Sall. L’ancien chef de cabinet de Wade révèle à ce propos une scène surréaliste qui s’est passé à la prison de Rebeuss en présence de Karim Wade et de Farba Senghor. Récit !

 

«On essaye de manipuler l’opinion en présentant Karim Wade comme un héros. Je dois rétablir les faits et heureusement que ce que je vais vous raconter s’est passé devant des témoins. Souvenez-vous : lorsque Karim Wade était détenu et qu’il y avait des rumeurs sur une grâce en cours, Farba Senghor avait fait une sortie pour dire haut et fort que ce serait une amnistie ou rien.

«Quand Farba a fait cette sortie, Karim Wade l’a convoqué à la prison de Rebeuss et j’étais avec lui. Karim Wade lui a textuellement dit : ‘’Farba, je te remercie, tu as fait du bon travail jusque-là mais il faut que tu arrêtes de dire ‘amnistie ou rien’. Prison nexoul’’.

«Ensuite, Karim Wade a ordonné à Farba d’aller vers les radios afin d’affirmer qu’il n’a jamais tenu ces déclarations. Farba a catégoriquement refusé et Karim lui a dit : ‘’Ah bon ? Je ferai passer le message à mon père’’. Quand nous nous sommes levés pour partir, Karim m’a fait signe et je suis allé vers lui. Il m’a amené à l’écart avant de me dire : ‘’Mais Mboup, pour le moment, il n’y a que des rumeurs. Macky Sall signe quand la grâce ? Il faut qu’il fasse ça vite’’.

«Quand j’ai retrouvé Farba, je lui ai dit que je comprenais Karim. Il était en train de péter les plombs à cause de ses conditions de détention qui n’étaient pas des meilleures. J’avais pitié de lui et il était aux bords de la dépression. Quand Farba a persisté, je lui ai fait comprendre que s’il le remplaçait en prison, il ne dirait pas la même chose. Ils étaient demandeurs maintenant laniouy reuy lamign, même si Karim est encore dans une prison au Qatar avec des domestiques à sa disposition.

«Doudou Wade devait d’ailleurs faire partie de la rencontre mais il est arrivé en retard. Nous l’avons trouvé à la sortie de la prison et on est allé ensemble en voiture jusqu’à chez moi. Je lui ai rendu compte de la volonté de Karim en lui indiquant que le gosse voulait coûte que coûte sortir. Il m’a affirmé qu’il avait la même position que Farba mais comme le gosse voulait sortir, ce n’est plus son problème.

«C’est d’ailleurs la raison pour laquelle Me Madické Niang s’est démené comme pas possible après la lettre de l’émir. La vérité est que Karim n’en pouvait plus. Et une fois de plus, comme il nous l’a dit, ‘’prison nekhoul’’.»

Source: Libération

EL HADJ AMAR LÔ GAYDEL (ARD Deekal Yakaar ) :  » Nous exigeons un audit du système d’achat et de distribution des semences « 

À Darou Diop (15 kilomètres de Darou Moukhty) où il tenait un meeting en perspective des élections législatives, la tête de liste de l’Ard Deekal Yakaar a démarré son discours par déplorer le faible niveau de vie des populations, le manque d’infrastructures médicales au niveau des localités déjà visitées et les terribles difficultés qui plombent le quotidien des paysans.

Pour El Hadj Amar Lô Gaydel, il y a nécessité pour l’État  du Sénégal de prendre ses responsabilités par rapport aux conditions d’existence du monde rural pour limiter les dégâts. Le maire de Sagatta de dénoncer ainsi  » la négligence féroce des préoccupations des populations et surtout des paysans  », avant de demander l’audit du système d’achat et de distribution des semences  ».  Se confiant à la presse, il dira que la chaîne de distribution est coupée quelque part. C’est ce qui cause, précise-t-il, le fait que les potentiels bénéficiaires sont laissés en rade.  » Tous ces milliards versés au titre de la subvention ne profitent pas au monde paysan.  »

Autre point abordé, le cas de la Sonatel. El Hadj Amar Lô Gaydel d’exiger le rachat des 2/3 de la Société Nationale des Télécommunications. »  Il n’est pas normal que les bénéfices de nos entreprises profitent aux pays étrangers !  »

Le leader politique donnera du ciment et des balais aux populations de Darou Diop…

Campagne législatives 2017 : Incroyable, Malick Gakou de Mankoo Taxawu Sénégal marche dans des eaux stagnantes aux Parcelles Assainies.

Stratégie politique ou manière de compatir aux souffrances de la population? Quoi qu’il puisse en être, le leader du Grand Parti Malick Gakou n’a pas hésité à marcher dans les eaux stagnantes aux Parcelles Assainies Unité 3 sous les explications émouvantes des habitants de cette partie des Parcelles Assainies. La pluie ne s’est même pas encore installée et la banlieue patauge déjà, se désole Malick Gakou, qui estime que cela prouve l’échec du régime du président Macky Sall dans sa politique d’assainissement.

Sénégal : Abdoulaye Wade de retour à Dakar pour mener campagne

15582501-20807160L’ancien président sénégalais, âgé de 91 ans, est arrivé lundi en fin de journée à Dakar. Plus de deux ans après son dernier séjour au Sénégal, le voici de retour pour conduire la liste nationale d’opposition Manko Wattu Sénégal aux élections législatives du 30 juillet.

Son jet s’est posé peu avant 18h heure locale (20h GMT) sur le tarmac de l’aéroport international Léopold Sédar Senghor de Dakar. Abdoulaye Wade en est descendu tout sourire, accompagné de son épouse, Viviane, et de son avocat et ancien ministre de la Justice, El Hadj Amadou Sall. Après cinq heures de vol en provenance de Paris, l’ex-président a été accueilli par quelques milliers de personnes massées aux abords de l’aéroport. Une foule dense, composée de nombreux sympathisants et militants de sa formation politique, le Parti démocratique sénégalais (PDS). T-shirts à son effigie, pancartes avec sa photo, fanions jaunes et bleus aux couleurs du parti… Beaucoup arboraient fièrement leur soutien à leur mentor.

Une importante clameur a accompagné Abdoulaye Wade à sa sortie du salon d’honneur de l’aéroport. Debout à bord d’un 4×4, l’ancien chef de l’État, vêtu d’un boubou bleu-azur, a longuement salué ses supporters présents le long de la route le menant au siège du PDS, où il était ensuite attendu pour faire une déclaration publique.

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Oumar Sarr : « Dieu merci, l’autorisation d’atterrissage de l’avion du Président Wade a été accordée »

Oumar Sarr, le coordinateur du Parti démocratique sénégalais (PDS) a révélé à l’instant, que l’autorisation d’atterrissage de l’avion du Président Wade a finalement, été accordée par les structures de l’aviation sénégalaise.

« Finalement, Dieu merci, l’autorisation d’atterrissage de l’avion du Président Wade a été accordée. Nous mobiliserons et recevrons le Président Wade dans son pays cet après-midi », a renseigné le maire de Dagana.

Dimanche, Mayoro Faye de la cellule de communication du Parti démocratique du Sénégal (PDS), avait démenti les allégations de Pape Maël Diop, directeur général de l’Agence des aéroports du Sénégal (Ads), qui avait estimé dimanche matin, que l’avion privé de Me Abdoulaye Wade n’avait pas respecté le délai de 72 heures en vigueur dans la réglementation de l’aviation civile.

« Le DG des ADS s’est trompé. La demande qui est formulée pour obtenir l’autorisation d’atterrissage, n’est pas adressée vers le DG des ADS, mais vers l’Agence Nationale de l’Aviation Civile et de la Météorologie (ANACIM) et les autres services et structures qui s’en occupent. Abdoulaye Wade sera la lundi, maintenant s’ils prennent la responsabilité d’empêcher son avion d’atterrir à Dakar, qu’ils le fassent. Nous avons découvert leur plan de sabotage très tôt et nous aviserons les Sénégalais, qui verront », avait averti Mayoro Faye. Mais, finalement, tout est bien qui finit bien.

En lançant « les ambassades de l’émergence » Touty Ndiaye réussit le pari de la mobilisation

https://www.youtube.com/watch?v=mVN8-ZzsS9g

 

En lançant officiellement son mouvement « les Ambassades de l’émergence », la présidente Touty Ndiaye a réussi le pari de la mobilisation. Parvenu à remplir le staduim Maruis Ndiaye avec la présence des membres de la structure qu’elle vient de mettre en place, Madame Ndiaye a reçu les félicitations du ministre du Sports, Matar Bâ qui est le parrain de son mouvement. « Vous avez comptez sur vous même pour remplir le staduim Iba Mar Diop », a soutenu le ministre des Sports. Ce dernier  de souligner que « les ambassades de l’émergence » est un mouvement qui va conforter la victoire de la coalition présidentielle au sortir des élections législatives 2017. Parce qu’il revêt tout un symbole en à croire le ministre des Sports qui signale que son lancement est intervenu à la vieille du démarrage de la campagne électorale. Ayant affiché son ambition d’accompagner le président de la République dans sa volonté de faire émerger le Sénégal, Touty Ndiaye a eu droit à des propos de la part du maire de Fatik qui s’est dit très honoré de voir les membres de son mouvement épargner le parquet du staduim maruis Ndiaye qui est une patrimoine nationale en mettant en place un dispositif organisationnel bien structuré. C’est sous ce rapport que le ministre des Sport a invité les politiciens de prendre exemple sur le mouvement « les ambassades de l’émergence » dont  les membres s’illustrent par des actes responsables au lieu de verser dans la politique politicienne.
Media7.Info

 

Mamadou Sy Tounkara : « Les députés de la XXIIe Législature ont mangé du Riiba. Le politicien qui insulte et la personne qui urine dans la rue sont pareils »

Evoquant la violence dans la politique sénégalaise, Mamadou Sy Tounkara, tête de liste nationale de Defar Sénégal, a critiqué les politiciens sénégalais en déclarant que «le politicien qui insulte et la personne qui urine dans la rue sont pareils ». Il estime aussi que le Sénégal n’aura jamais une assemblée nationale de ce nom, car, c’est juste un copier-coller de celle française.

« Les députés de la XXIIe Législature ont mangé du Riiba (usure), car, le Peuple leur a tout donné et il n’y a pas eu de commissions d’enquête parlementaire, pas de proposition de loi conséquente. J’appelle ça manger du Riiiba (usure). Le politicien qui insulte et la personne qui urine dans la rue sont pareils », a martelé Mamadou Sy Tounkara ce matin, dans l’émission Yoon Wi d’El Hadji Assane Guèye sur la RFM.

« Depuis 1960, en ce qui concerne tous les pans de l’économie sénégalaise que ce soit la pêche l’agriculture, le logement, les Sénégalais sont restés sur leur faim. Et il faut changer les choses. Modou Diagne Fada l’a bien résumé. Il est plutôt question d’ambitions personnelles, d’egos, et de carrières politiques. », a-t-il ajouté.

Mamadou Sy Tounkara a aussi fustigé le mimétisme sénégalais par rapport à l’Assemblée nationale française.

« Notre assemblée nationale est un copier-coller de celle française, on n’a pas la même histoire, c’est pourquoi ça ne va pas marcher. Un député peut être bon comme El Hadji Diouf, Hélène Tine et Cie, mais, s’il est non inscrit, il sera écrasé par la majorité mécanique. On doit rebâtir les bases de notre assemblée. Détrompons-nous, l’Assemblée nationale, la Constitution, l’école sénégalaise, ça ne va pas prospérer, car c’est juste du copier-coller. La vérité est que nous n’avons pas encore d’Etat, c’est juste une continuité de la colonisation. », a aussi dénoncé Mamadou Sy Tounkara.

Benno Bokk Yakaar de Dakar : Accueillis en grande pompe aux P.A. Amadou Ba et Abdoulaye Diouf Sarr misent sur la campagne programme

La Coalition Benno Bokk Yakkar de Dakar a enclenché son compte à rebours pour les élections législatives ce dimanche aux parcelles assainies. Amadou Ba, tête de liste départemental de la dite Coalition en compagnie de Abdoulaye Diouf Sarr et d’une très forte délégation ont sillonné dans l’après-midi les routes de Dakar à la rencontre des militants et responsables.

Pour ce premier jour de la campagne, le ministre de l’économie et des finances et sa délégation ont choisi Yoff comme première étape de sa visite où ils ont été reçus par le Khalif général des Layennes représenté par son fils Seydina Issa Thiaw Laye.

Celui, après les discours d’Amadou et de son ami Abdoulaye Diouf Sarr a non seulement formulé des prières pour la victoire de ses hôtes et du première ministre Mouhamed Boun Abdallah Dionne, mais aussi il a promis lors du scrutin prochain de voter en faveur la Coalition BBY en guise de soutien aux réalisations du président Macky Sall.

Après la famille Layenne, la délégation de la Coalition Benno Bokk Yaakaarbde Dakar a fait cap vers la Mosquée de la Divinité de Ouakam où elle a été reçue par l’Imam Ratib Babacar Diagne sous les acclamations des militants venus nombreux. Là aussi, l’imam Ratib a formulé des prières pour une victoire éclatante de BBY au soir du 30 juillet.

Le recueillement des prières étant fini, place à la campagne et à la démonstration de force. A ce titre, tout l’honneur reviens aux populations des Parcelles Assainies où Amadou Ba et Abdoulaye Diouf Sarr, respectivement ministre de l’Economie et des finances et ministre de la Gouvernance locale ont été accueillis vers le coup de 21 heures dans la ferveur et la liesse populaire par des militants qui ont pris d’assaut très tôt dans la journée la «Maison des «Parcellois» où s’est tenu le grand meeting.

Dans allocution, le ministre Amadou Ba est largement revenu sur quelques réalisations du président Macky. Lesquelles réalisations, dit-il, « doivent amener les populations à défendre lors du scrutin du 30 juillet prochain ».

A titre illustratif, il cite la construction en cours du Stade qui a été laissé en rade pendant plusieurs années mettant la jeunesse des Parcelles dans une situation compliquée.

Il y a un programme de réhabilitation total et de construction concernant l’ensemble des écoles de Parcelles Assainies. Les marchés sont déjà attribués et les travaux vont démarrer dans les prochains jours.

Concernant le problème d’assainissement qui vivent les populations des Parcelles Assainies, le ministre Amadou Ba a laissé entendre que les « Unies 11 et 13 vont faire l’objet de traitement particulier et diligent ».

« Un programme de près de 416 milliards est en cours d’exécution pour pallier la pénurie d’eau au Sénégal. Dans ce programme, une usine de dessalement d’eau financé par le Japon va être construite, un autre sera réalisé au Lac de Guiers. En plus de cela un plan d’urgence sera mis en œuvre avec la réalisation d’autres forages dans les communes de Patte d’Oie, Grand Yoff et aux Parcelles Assainies. Sur le transport 17 kilomètres de routes sont entrains d’être réalisés dans la Commune des Parcelles Assainies », a expliqué Amadou Ba qui a invité les populations à voter la Coalition Benno Bokk Yaakaar pour mettre à Macky Sall de poursuivre ses réalisations.

SOURCE: LERAL

Mankeur Ndiaye : « On ne peut pas extirper le Sénégal du Sahel

Financement de l’Union africaine, lutte antiterroriste dans le Sahel, participation aux efforts de maintien de la paix sur le continent et crise du Golfe… Mankeur Ndiaye, ministre sénégalais des Affaires étrangères, revient pour Jeune Afrique sur les principaux dossiers internationaux dans lequel le pays est impliqué.

Le ministre sénégalais des Affaires étrangères, Mankeur Ndiaye, est actuellement à Paris pour une visite de travail de trois jours. Il a notamment rencontré la nouvelle ministre française des Armées, Florence Parly, afin d’évoquer la préparation du prochain Forum international de Dakar sur la paix et la sécurité, qui se tiendra les 12 et 13 novembre prochain.

Il évoque pour Jeune Afrique les demandes répétées du Sénégal à intégrer le G5 Sahel, sans succès jusqu’à maintenant. Il plaide également pour un renforcement du mandat de la Minusma au Mali, et dit son inquiétude face à la réduction des budgets des opérations de maintien de la paix des Nations unies, dont le pays est l’un des principaux contributeurs en homme en Afrique de l’Ouest.

Il se défend également de tout « suivisme » dans la crise qui sévit dans le Golfe, depuis l’offensive diplomatique lancée par l’Arabie saoudite contre le Qatar. Interview.

Jeune Afrique : Le sommet du G5 Sahel qui s’est tenu à Bamako le 2 juillet a été essentiellement consacré aux questions du financement de la force conjointe. Vous avez plaidé en 2016 pour que le Sénégal y soit intégré, au moins au rang de pays observateur. Pour l’instant sans succès.

Mankeur Ndiaye : Ce que je tiens à préciser, au nom du Sénégal, c’est que nous, nous respectons la liberté d’association des États au plan international. (…) Nous avons la volonté de travailler avec le G5 Sahel, comme avec tout autre cadre organisé qui s’engage dans la lutte contre le terrorisme et l’extrémisme violent dans le Sahel et au-delà du Sahel, en Afrique et dans le monde en général.

Nous sommes, avec les cinq pays du G5 Sahel, dans un cadre plus élargi, que l’on appelle le processus de Nouakchott [lancé par la Commission de l’Union africaine en mars 2013, il rassemble 11 pays, NDLR] qui travaille sur ces mêmes questions de sécurité sur le continent. Dans ce processus, il y a les cinq pays du G5 Sahel.

L’objectif que nous visons tous est le même : défaire les groupes terroristes, éviter que l’Afrique soit le ventre mou du terrorisme. Nos États sont des États fragiles. Nous sommes tous exposés aux menaces. Aucun pays isolé ne peut assurer à lui seul sa sécurité. Il faut donc que l’on travaille de manière coordonnée, quel que soit le cadre que l’on prend… Et le Sénégal fait partie intégrante du Sahel. On ne peut pas extirper le Sénégal du Sahel.

Pensez-vous que l’absence du Sénégal soit un handicap à l’atteinte des objectifs du G5 Sahel ?

Nous, nous voyons les choses toujours positivement. Que peut-on faire ensemble ? Quel parti peut-on tirer de l’existence du G5, dans un Sahel marqué par tous les trafics, qui minent la sécurité et la stabilité de nos États. Nous ne voulons pas voir les choses en opposition avec tel ou tel. C’est un processus qui vient d’être mis en place et nous appuyons son action. Nous avons soutenu au Conseil de sécurité, en tant que membre non permanent du Conseil de sécurité, la résolution sur la mise en place de la force conjointe du G5. Et cette résolution a été adoptée avec l’appui actif du Sénégal.

Quel est le poids du Sénégal dans les opérations de maintien de la paix actuellement en cours sur le continent africain ?

Le Sénégal est le troisième contributeur de troupes en Afrique, le premier contributeur en Afrique de l’Ouest, il est le septième contributeur de troupes au monde. Et aujourd’hui, nous allons avoir le plus fort contingent au Mali, dans le cadre de la Minusma, avec le redéploiement de notre contingent qui était en Côte d’Ivoire dans le cadre de l’Onuci. Nous allons déployer entre 1 300 et 1 400 hommes, très bientôt. Le rôle que nous jouons dans la sécurité en Afrique est un rôle fondamental, reconnu et souligné par toute la communauté internationale.

Il faut que les forces que nous déployons sur le terrain soient protégées, qu’elles aient un mandat qui leur permette de riposter et de résister

Craignez-vous les conséquences, déjà visibles au Darfour, de la réduction des budgets des opérations de maintien de la paix imposée par les États-Unis ?

Oui, c’est une inquiétude qui a été exprimée par beaucoup de pays aux Nations unies. Ces coupes sombres dans les opérations de maintien de la paix ont commencé à se manifester. Il y a le cas du Darfour, mais cela va être le cas d’autres opérations à travers le monde. Ce sont des opérations qui coûtent extrêmement cher, et les États-Unis en sont le principal contributeur. Donc, face à cette nouvelle politique du président Trump, nous sommes en train de discuter et de voir comment éviter de porter préjudice aux opérations en cours.

Je pense qu’il faudrait également que l’on adapte ces opérations au contexte actuel, en tenant compte des contraintes budgétaires. Mais surtout, il faudrait que l’on réfléchisse à leur adaptation aux contextes changeants. Qu’est-ce qu’une opération de maintien de la paix dans un pays confronté aux attaques terroristes, jihadistes ? Ces opérations méritent d’être revues et adaptées dans des contextes de conflits asymétriques.

Vous avez également plaidé, à de nombreuses reprises, pour une modification du mandat de la Minusma au Mali. Pourquoi ?

Il faut que les forces que nous déployons sur le terrain soient protégées, qu’elles aient un mandat qui leur permette de riposter et de résister. Pour le Mali, nous avons toujours demandé à ce que le mandat de la Minusma soit un mandat robuste. Des changements y ont été apportés, mais nous pensons qu’il faut encore d’avantage de robustesse. Il faut aussi d’avantage d’équipements militaires, d’avantage de moyens humains et de moyens de surveillance. Parce que l’on ne peut pas gagner la lutte contre le terrorisme si l’on n’a pas les bons renseignements. Nous nous félicitons de la prorogation du mandat de la Minusma.

En matière de terrorisme, les pays les plus grands au monde n’ont pas été épargnés. Il  n’y a pas de sécurité à 100%.

Le Sénégal n’a pas été touché directement par les attentats, mais plusieurs jihadistes présumés y ont été arrêtés ces derniers mois. Quel est le niveau de risque actuellement dans le pays ? Craignez-vous le retour des Sénégalais qui combattaient dans les brigades de l’EI en Libye ?

Ce sont des questions de sécurité nationale, sur lesquelles je ne peux me prononcer de manière ouverte et publique. Mais nous avons conscience des risques. Nous sommes dans une région agitée, qui fait l’objet au quotidien de menaces. Nous ne pouvons pas ne pas tenir compte de cette menace, extrêmement importante et sérieuse. Nous développons des moyens pour résister, pour nous préparer à toute éventualité.

En matière de terrorisme, il n’y a pas de sécurité à 100%, mais il faut se préparer. Il faut aussi mettre l’accent sur la prévention et l’éducation des population, l’éducation de la jeunesse. Il faut faire face aux situations qui peuvent pousser des jeunes gens à s’engager dans des mouvements jihadistes, régler la question de l’emploi des jeunes dans nos pays, lutter contre la pauvreté et l’extrême pauvreté, ce sont aussi des instruments pour lutter contre la propagation du jihadisme.

Nous avons dit à l’UA qu’elle pouvait s’inspirer des expériences de l’Uemoa et de la Cedeao en matière de prélèvement communautaire de solidarité

Il faut également développer une réponse doctrinale vigoureuse au terrorisme. C’est extrêmement important. C’est tout le sens du Forum international de Dakar sur la Paix et la sécurité en Afrique dont la prochaine édition va se tenir à Dakar les 13 et 14 novembre prochain. En mai dernier, nous avons organisé un séminaire international à Dakar, en amenant des érudits de l’islam venant d’Egypte, du Qatar, d’Arabie saoudite, et bien sûr du Sénégal. Et ils ont démontré, sur la base des hadiths, que l’islam n’a rien à voir avec le terrorisme et que ceux qui utilisent l’islam pour mener des actions terroristes ne sont pas des musulmans. C’est cette réponse doctrinale que nous allons continuer de développer.

La question du financement – et donc de l’indépendance de l’UA – a été au cœur du sommet. Quel regard portez-vous sur l’initiative portée par Paul Kagamé ?

La volonté des chefs d’État africains, c’est de réussir l’indépendance financière de l’Union africaine. Qu’elle ne dépende plus, pour son fonctionnement et pour la mise en œuvre de ses programmes et de ses investissements, des financements extérieurs. C’est pourquoi le principe du prélèvement de 0 ,2% des importations éligibles a été adopté. Et il sera mis en œuvre, nous l’espérons, pour 2018.

Nous, pays de l’Afrique de l’Ouest, avons déjà l’expérience de ces prélèvements. Nous les pratiquons au sein de l’Uemoa et de la Cedeao, nous avons donc dit à l’Union africaine qu’elle pouvait s’inspirer des expériences de l’Uemoa et de la Cedeao en matière de prélèvement communautaire de solidarité.

Nous saluons le rapport du président Kagamé, des propositions fortes qui nous permettront, nous en sommes sûrs, de moderniser l’institution et de rationaliser ses travaux. Il y a beaucoup de discours, on perd beaucoup de temps, il faut rationaliser. Il faut que les chefs d’État réfléchissent sur deux ou trois thèmes, qu’ils donnent les orientations, à charge ensuite à la commission de les mettre en œuvre.

Cela veut-il dire plus de pouvoirs accordés à la Commission ?

Il faut effectivement beaucoup plus de pouvoir à la Commission, parce que c’est elle qui met en œuvre. Il faut qu’il y ait moins de résolutions, également. Il y a une inflation de résolutions qui, parfois, ne sont pas suivies d’effets. Il faut donc moins de résolutions, mais plus d’effort sur la mise en œuvre des résolutions déjà prises.

 Le Sénégal n’a pas suivi l’Arabie saoudite. Nous ne faisons pas du suivisme

Le Sénégal a été le seul pays ouest-africain à rejoindre la coalition conduite par l’Arabie saoudite dans la guerre qu’elle mène au Yémen. Combien d’hommes avez-vous actuellement sur le terrain, au Yémen ?

Je peux dire aujourd’hui que le Sénégal n’a aucun soldat au Yémen. Le Sénégal n’a jamais envoyé de soldat au Yémen. Le Sénégal avait exprimé la volonté, si c’était nécessaire, de déployer 2 100 hommes au Yémen. Mais les conditions ont changé, et le Sénégal n’a, actuellement, aucun homme sur le terrain.

L’Arabie saoudite et le Qatar sont engagés dans un bras de fer diplomatique qui tourne à la crise dans le Golfe. Pourquoi avoir suivi l’Arabie saoudite dans son offensive diplomatique contre le Qatar ?

Le Sénégal n’a pas suivi l’Arabie saoudite. Nous ne faisons pas du suivisme. Le Sénégal a pris position, en rappelant pour consultation son ambassadeur. Mais cela ne nous a pas empêché de travailler, également, pour promouvoir le dialogue et la recherche d’une solution politique négociée. L’Arabie saoudite, comme le Qatar, sont des pays amis du Sénégal. Nous sommes tous membres de l’Organisation de coopération islamique (OCI). Nous sommes toujours peinés quand des pays membres de la Oumma sont en difficulté, en contentieux, et nous prions pour qu’une solution soit trouvée le plus rapidement possible.

Nous saluons la médiation du Koweït, nous espérons que par le dialogue, une solution pacifique soit rapidement trouvée. Un Conseil des ministres des Affaires étrangères de l’OCI se tient les 10 et 11 juillet à Abdijan. Nous espérons aussi que cette réunion aidera à trouver une solution négociée.

SOURCE: Jeune Afrique

 

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